Google+



 

Partagez | 
 

 King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
AuteurMessage


Messages : 1204

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Sam 11 Oct - 12:38

Quelques timide rayons se faufilèrent entre les rideaux mis-clos, m'aveuglant tout à coup d'une lumière dorée. Je grognais et me réfugiais sous la couette, morose. Je n'ai pas envie de me lever. Je veux rester ici, terrée comme un rat, jusqu'à la fin de mes jours. Après de longue seconde à rechercher le sommeil, en vain, je me décide à quitter la chaleur réconfortante de mes couvertures. Je m'assois sur le bord de mon lit, et laisse mon regard se perdre dans le bazars de me chambre. Je ne m'en étais pas rendu compte, mais elle regorge de souvenir plus ou moins douloureux. Un oreiller bien abimé dont sortait quelques plumes témoigne de la dernière bataille de polochon que j'ai eu avec Misa, le bracelet à breloque posé sur mon bureau est un cadeaux que nous nous sommes acheté pendant un voyage de classe, nous avons les même. Le peigne qu'avait oublié Misa, elle a même laissé un de ses T-shirt ici. L'un de ses préféré, en plus.
-...
Le silence encourage mes souvenirs à refaire surface, chacun me blessant un peu plus. Pour la première fois de ma vie, j'aimerais ne jamais avoir rencontré Misa. Ou pas dans les même circonstances. D'une façons que je ne m'attache pas autant à elle. Si elle n'avait pas été aussi gentille avec moi à l'époque, je n'aurais jamais essayé de vraiment devenir amie avec elle et on n'en serais pas la en ce moment. Souffrir autant pour une seule personne, c'est totalement ridicule.
"Ah... Qu'elle égoïste je fais..."
Tout lui mettre sur le dos ne résoudra rien. Celle qui est la plus à blâmer, c'est moi. Elle n'a jamais demandé mon amour, rien que mon amitié. Je lui ai volé quelque chose de précieux, je lui ai pris son amie. Je suis vraiment...horrible n'est ce pas ? Mon regard s’arrête sur le miroir à ma gauche et ne s'en décroche plus. Que puis-je faire pour réparer mon erreur ? Je n'aurais jamais dû lui montrer ce que je ressentais. Peut-être n'ait-il pas trop tard ? Je pourrais faire comme si rien ne s'était passé, et rester son amie. Quand bien même cela serait douloureux, peu m'importe. Je pourrais même feindre de tomber amoureuse d'un garçon, qu'elle ne s'inquiète plus. Elle pensera que l'amour que je lui portais était léger, ou que je m'étais trompée. Elle ne devrait pas en souffrir, elle sera sans doute même soulagée. Si je me répète que je ne l'aime pas, je pourrais finir par y croire, n'est ce pas ? Il n'y a pas d'autre moyen, n'est ce pas ? C'est ce qu'il y a de plus sage à faire. J'en suis sure. Alors pourquoi ne puis-je m’empêcher de pleurer ? C'est parce que mon amour a du poids, et qu'il n'est pas facile à laisser partir.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Emploi/loisirs : Confisquer les ciseaux d'Haruka et corriger les fautes sur le forum.
Humeur : Bof bof, passable cependant.
Messages : 1988
Âge : 19

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Sam 11 Oct - 16:37

Les autres sont partis, c'est à mon tour. Mais j'hésite encore si d'abord lui parler, ou préparer l'autre chose. Non, lui dire ses vérités est mieux, je pourrais mieux me concentrer après. Je m'apprête donc à ouvrir la bouche, cherchant encore mes mots.

"Hideki... Tu as la chance d'avoir une sœur, encore avec toi. Tu devrais la connaître, et faire attention à elle. Elle doit représenter quelque chose pour toi, et tu ne sais pas quand elle disparaîtra. Tu n'imagines absolument pas la chance que tu as que Chiemi soit ta sœur. Alors pourquoi ne pas la protéger ? Pourquoi faire en sorte qu'elle souffre ? Tu aurais pu la maintenir en dehors de toute cette vengeance, et si elle ne voulait pas tu aurais du la forcer. Toutes ces morts, cette peur et cette angoisse, il aurait fallu lui épargner. Tu devrais aussi la connaître, savoir ce qui la blesse. J'essaie, du moins j'essayais de mon mieux de ne pas l'inquiéter me concernant, mais tu as tout foutu en l'air en lui faisant part de ma... mutilation. Ça tu aurais pu le garder pour toi, ou me faire la morale, mais en privé, pas devant Chiemi, comment je pouvais la regarder sans voir cette lueur de culpabilité dans son regard ? Tu ne sais pas à quel point c'est dur...
Mais je sais que je n'ai pas totalement raison non plus. Jamais je n'aurais du me rapprocher autant d'elle, et faire en sorte qu'elle remplace ma jumelle perdue. C'est ta sœur, pas la mienne. Et pourtant j'ai l'impression que tu t'en fiches d'elle. Tu ne devrais vraiment pas.
Tu sais, il n'est pas non plus trop tard pour ouvrir les yeux et te rendre compte avant de la perdre de ce qu'elle représente pour toi, et essayer de te faire pardonner et rattraper le temps perdu. Pour te comporter comme un frère. Que tu le veuilles ou non, tu as un rôle et des responsabilités, en tant qu'aîné.
Je vais m'arrêter là, je pense avoir dit plus ou moins ce que je voulais, et peut-être que je fais ça inutilement, tu t'en fiches peut-être de tout ce que j'essaie de raconter, donc ça ne sert à rien que je continue. Tu pourrais aussi me dire que je me mêle de ce qui ne me regarde pas et que ce ne sont pas mes affaires. Mais je le dis par rapport à Chiemi. Au fond, quoi qu'elle dise, elle tient aussi à toi et t'aimes, tu es son frère et elle ne pourra rien y faire. Il y aura toujours ce lien entre vous. Je tenais aussi à te le dire, car apparemment aucun de vous deux ne veux faire un pas ver l'autre. Alors peut-être qu'avec un peu de chance mes paroles auront quelque écho et feront avancer la situation entre vous... Un moyen détourné aussi de ma part pour te dire de réfléchir, et de ne pas faire de bêtises, que ce soit avec cette arme ou autre chose."

Je me lève du lit, et vais vers le bureau, fouillant dans les tiroirs. Je trouve ce que je cherche. Je m'assois, prends le stylo et commence à écrire sur la feuille. Je finis par oublier où je suis, me contentant d'écrire, relevant parfois la tête pour réfléchir. Au moins une dizaine de minutes de plus tard je rebouche enfin le stylo, et relis ce que je viens de terminer :

Chiemi, je ne sais pas trop par où commencer. Je me sens bête et lâche de ne pas te le dire en face, mais je dirai mal les choses, en oubliant certaines, en répétant d'autres. Je préfère tout te mettre ici, à tête reposée, et contrôler ce que je dis, écris.
Comment retranscrire en mots ? Ce serait bien plus simple que tu puisses lire en moi, mais c'est malheureusement impossible. Je dois donc trouver comment tout te dire, et un point de départ...
Tu sais, tout à l'heure dans la salle de bain tu as parlé de te couper les cheveux. Tu ne devrais pas, si je pouvais décider pour toi je ne le ferai pas, je les adore tes cheveux. D'ailleurs ça a commencé comme ça non à l'école ? Par tes cheveux... Et je me souviens que tu ne les as jamais coupé depuis ce jour où nous nous sommes parlé, dans les toilettes... Je n'ai pas oublié. Je n'ai rien oublié de ce qui te concerne, parce que tu es le centre de ma vie. Tout est parti d'un sentiment égoïste, je cherchais juste à remplacer ma sœur perdue, mais au fil du temps tu es devenue bien plus que ça, qu'une jumelle, je ne pense pas pouvoir le décrire, c'est quelque chose qui se ressent et non se décrit. Tout ça pour dire que je tiens plus que tout à toi, et que je me raccroche à toi malgré tout. J'ai pu faire l'expérience d'être sans toi, et c'est ma jeunesse qui m'a préservée des envies de suicide, puisque plus rien n'avait de sens ni d'intérêt.
Je croyais que c'était la même chose pour toi, égoïste que je suis, mais ce ne peut être le cas. Parce que tu as un frère tu as encore de la famille. Tu devrais faire en sorte de lui dire qu'il est important pour toi malgré ce qu'il a fait, sinon quand il mourra tu auras des regrets, et la mort vient quand on ne s'y attend pas. Et puis tes sentiments pour moi n'étaient, et ne sont, pas que de l'amitié, c'est quelque chose de plus fort. J'avoue qu'encore maintenant je ne sais pas quoi y répondre, et probablement je ne le saurai jamais, car je t'ai toujours vue sous un angle autre que celui-ci, et il est dur tout à coup de se rendre compte qu'un autre choix, une autre vérité existe.
Je t'ai dit avoir besoin de temps, car je ne savais pas trop comment réagir. Je crois que la vraie et simple solution n'existe pas, mais j'ai choisi ce que j'ai à te proposer : tu peux me dire que tu ne veux plus de moi parce que ce que tu ressens pour moi n'est pas réciproque, que tu ne veux plus me voir. Je partirai juste, et n'interviendrai plus jamais dans ta vie, même par hasard, tu pourras m'oublier en silence et tranquillité. Tu peux aussi me demander de rester, et dans ce cas je ferai en sorte d'être ce que tu veux que je sois, pour ne pas que tu aies à encore souffrir par ma faute. Et quoique tu veuilles choisir, ne te sens pas coupable de le faire, c'est moi qui te le propose, pas toi qui me l'imposes.
Je me rends compte que dites de cette manière mes paroles peuvent paraître étranges, mais je ne sais pas vraiment comment les formuler autrement. Je ne veux pas non plus que ce soit ambigu, le but est qu'elles soient claires. Enfin, je suppose que maintenant que je les ai écrites, il est trop tard pour changer...

Si tu ne veux pas me répondre en face, tu peux toujours le marquer sur un bout de papier, même le dos d'une de ces feuilles, et le glisser sous la porte, où j'attendrai...

Je plie les trois feuilles, et me lève, sans regarder Hideki. Je ne m'attends pas spécialement à ce qu'il me réponde. Bien qu'au départ je ne souhaitais qu'obtenir la fin de mes questions. Encore une fois, tout a changé.
J'emprunte le même couloir que Chiemi, celui où j'étais déjà passée deux fois auparavant. Je ne sais pas trop où elle peut être allée, mais je décide de commencer par le plus simple, et me dirige vers sa chambre. Je regarde timidement par la porte entre-ouverte. Mon cœur accélère. Elle est là. Je pousse la porte et entre, essayant de ne pas marcher trop vite ni lentement, ni de la fixer dans les yeux. Je me concentre sur ses mains. Sans rien dire, je lui tends les feuilles, avant de plutôt les poser ses genoux et me détourner pour repartir, fermant la porte derrière. Pas que je ne voulais pas qu'elle touche les feuilles en même temps que moi, mais ma main avait décidé de trembler et je ne voulais pas qu'elle le remarque. Je me laisse donc glisser le long du mur, appuyant mon visage contre mes genoux ramenés contre moi et entourés de mes bras. Je dois juste attendre. C'est tout.

___________
"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Merci à ma petite Haruka chérie pour cette merveilleuse signature que j'aime beaucoup,
l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
Un superbe cadeau pour mes 16 ans... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Spoiler:
 


Un autre grand merci à Haruka pour ces deux signatures et cet avatar,
offerts pour les 17 ans.
Le temps passe mais je t'aime toujours autant [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Emploi/loisirs : Être fou
Humeur : Fou et tout simplement fou
Messages : 1675
Âge : 18

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Sam 11 Oct - 16:50

En la voyant s'en aller, sans même avoir réellement réagi, il murmura en direction de Misa :
"Elle t'aime, elle t'aime, elle t'aime, elle t'aime. Oui, elle t'aime, l'aimeras-tu assez ?"

(très cours mais c'est normal c'est voulu, je ne peux rien faire de plus pour le moment ^^)

___________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
     Tu cours, tu cours pour échapper à ton destin. Retourne-toi et affronte-le. La meilleur façon de vivre est de survivre.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Humeur : Le très détestable, détestable, détestable moi... va tout détruire ! Runpappa ~ https://www.youtube.com/watch?v=Ma4oH5oYM8w ~
Messages : 1204
Âge : 17

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 12 Oct - 21:07

Court, mais pas le temps pour plus ^^'

La porte s'ouvre sans un bruit, et je n'aurais même pas remarqué sa présence si son reflet n'était pas apparut dans le miroir. Je reste sans bouger à l'observer indirectement. Je suis heureuse qu'elle ne m’ait pas surprise dans mon sommeil, j'aurais sans doute paniqué et dit n'importe quoi. Maintenant, j'étais préparée. Je savais quoi dire. Il me suffisait juste de ne pas pleurer. J'essuyais d'un geste vif les quelques larmes qui pointaient aux coins de mes yeux. Elle s'avance jusqu'à moi ; je prend une grande inspiration. J'ouvre la bouche mais à peine ais-je le temps de souffler un mot qu'elle est déjà partie, fermant la porte derrière elle. Je devine qu'elle est restée derrière, j'entends son souffle. Un papier c'est retrouvé sur mes genoux, délicatement plié. Je le défroisse doucement, et me met à lire le mot écrit d'une belle écriture ronde et élégante.
- Je vois... Alors, c'est comme ça...
Ça me fait plaisir qu'elle n'ai pas oublié cette époque. Même si elle n'a jamais pris le "vrai" moi en compte. Enfin, ça n'a plus beaucoup d'importance, maintenant. Ses propositions sont plus que tentante, mais je ne peux me permettre aucunes des deux. Je ne supporterais pas de la voir partir, et rien n'est pire de savoir qu'une personne fait semblant de vous aimez par piter. Le pire coup qu'elle puisse me faire, en vérité. Il ne restait plus qu'une solution. Ma solution. J'ai déjà tellement souffert de cet amour non partagé, je pense que ça ne pourra jamais être pire. Je m’accoutumerais à la douleurs, probablement. Plus que quelques dizaines d'années à tenir. Je peux y arriver. Je me répéterais chaque jours que je ne l'aime pas, et qui sait, peut-être cela deviendra une vérité, bien que j'en doute. Je prend un stylo qui traine sur ma table de chevet, avec une petite tête de chat au bout. Je me met à écrire les quelques mensonges auquel j'ai pensé plus tôt. Je plie la feuille en deux avant de vouloir la brûler, la déchirer, ou autre chose. Je tremble, je fais tout ce que je peux pour retenir mes larmes. Je me lève et m'écroule au pieds de la porte, avant de glissé la feuille sous celle-ci. J’espère qu'elle sera crédible, et qu'elle ne remarquera pas les quelques traces salées que j'y ai laissé.

Sur le papier ::
 

___________
NEVER FORGOT

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
~~~~~~~~~
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
~ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ~
Warau yorokobi, namida no shimai
Anata wa watashi de, watashi wa anata
Jiseki no nen wa itsushika kiete
Shinde mo kirei na anata ga hoshī

Spéciale dédicace à Mikoto [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Emploi/loisirs : Confisquer les ciseaux d'Haruka et corriger les fautes sur le forum.
Humeur : Bof bof, passable cependant.
Messages : 1988
Âge : 19

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Sam 18 Oct - 23:40

Pardon pour la taille réduite du post, mais vu qu'on stagne et que c'est assez répétitif, je ne vais pas non plus broder encore et toujours pour faire absolument un pavé, qui de toute façon sera rébarbatif et soulant puisque répétant toujours la même chose .-.


Je sursaute presque en entendant le bruit du papier raclant le sol. Je me précipite dessus, et le ramasse en tremblant. Je sais que c'est parfaitement ridicule, mais... Je lis, et reste un peu interloquée, le temps de comprendre. Une blague ? Tout ceci ne serait qu'une plaisanterie ? Je ferme les yeux et me repasse les derniers jours à toute vitesse. Je sais que je suis naïve et cruche, et peut-être que je devrais faire semblant de l'être le plus possible. Croyait-elle vraiment me berner avec ce mensonge ? Je n'en sais trop rien, mais je ne sais pas vraiment comment réagir. Accepter ce qu'elle me dit ? Même si hier était mon anniversaire, avoir 16 ne m'aide en rien à avoir plus de réflexion pour savoir quoi faire... Tout au fond de moi, j'ai envie d'aller voir Chiemi, me serrer contre elle, être prise dans ses bras, pleurer et tout oublier. C'est bien évidemment impossible. Qu'ai-je comme choix ?
Je me résous avec un profond soupir à aller prendre un stylo dans la chambre voisine. Comment tourner cela ? J'hésite, et finalement écris un petit "Attends-moi" sur le morceau de papier que je tiens toujours, avant de le glisser sous la porte et partir en courant vers le placard. Je ne veux pas le faire, mais après tout, ai-je un autre choix ? Il faut que je prenne sur moi, je ne suis pas le centre du monde, et vu tout ce qu'elle a fait pour moi, je peux bien mettre ma toute petite fierté de côté quelques minutes le temps de savoir ce qu'il me convient le mieux de faire.
C'est essoufflée que j'arrive devant la porte que j'ai franchie une dizaine de minutes auparavant. Je m'y adosse, et me laisse lentement glisser au sol tandis que les mots franchissent mes lèvres dans un souffle, mais je sais qu'il les entend, je n'ai pas besoin de les crier :

"Hideki, je sais que tu es au courant de la situation. Je suis une personne maladroite, et je fais souvent les mauvais choix, bien qu'ils partent de bonnes intentions, enfin je suppose. Tu connais Chiemi autant que moi, voire plus. Je ne veux pas me tromper, donc je viens te le demander : que dois-je faire ? Dois-je accepter sa version des faits, que je sais mensonge, et par conséquent la voir souffrir tous les jours, et m'en savoir coupable car encore une fois j'aurais fait preuve d'égoïsme, ou y a-t-il une autre solution, qui puisse la rendre heureuse ? Je ferai tout pour ça. S'il-te-plait Hideki, je... aide-moi, je t'en prie."

Ces dernières paroles sont sorties dans un souffle, j'ai eu un peu de mal à les prononcer, sachant ce que j'éprouve à son égard. Toujours ce pincement de jalousie. Mais plus les minutes passent, plus cette rancœur s'étiole doucement. Je renverse la tête en arrière, afin de l'appuyer contre la porte, ferme les yeux et attends. Il va me répondre... non ?

___________
"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Merci à ma petite Haruka chérie pour cette merveilleuse signature que j'aime beaucoup,
l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
Un superbe cadeau pour mes 16 ans... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Spoiler:
 


Un autre grand merci à Haruka pour ces deux signatures et cet avatar,
offerts pour les 17 ans.
Le temps passe mais je t'aime toujours autant [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Humeur : Le très détestable, détestable, détestable moi... va tout détruire ! Runpappa ~ https://www.youtube.com/watch?v=Ma4oH5oYM8w ~
Messages : 1204
Âge : 17

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Ven 31 Oct - 22:10

Alex ? :x

___________
NEVER FORGOT

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
~~~~~~~~~
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
~ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ~
Warau yorokobi, namida no shimai
Anata wa watashi de, watashi wa anata
Jiseki no nen wa itsushika kiete
Shinde mo kirei na anata ga hoshī

Spéciale dédicace à Mikoto [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Emploi/loisirs : Être fou
Humeur : Fou et tout simplement fou
Messages : 1675
Âge : 18

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 2 Nov - 17:30

Entendant une nouvelle fois la voix de Misa, cette fois Hideki se lève de la place où il était resté assis et étonné. Il ouvrit la porte avant de répéter d'une voix lasse, d'un regard défait et tremblant de tout son corps d'une lente agonie mentale :
"Aime-la, simplement aime-la. Soi celle que tu es, aime-la..."
En parlant il avait pris sa décision. Il ne voulait pas mourir, du moins pas ici, pas dans ce lieu. Il retourna dans ce qui avait été son repère, ramassa les valises qui n'avaient pas étaient prises, sortit, ferma la porte à clé et la scella. Hideki prit Misa par la main et la guide vers la sortie, rejoignant ainsi tous les autres qui attendaient à l'extérieur.
Leur intimant de reculer, il sortit de sa poche un détonateur et l'enclencha. D'abord rien ne se produisit, puis le sol trembla. Tout sembla s'arrêter ici, mais lentement, les bâtiments s'enfoncèrent un à un dans le sol qui se referma tant bien que mal sur eux. Les canalisations qui avaient explosées finirent de remplir les failles encore visible.
"C'est fini, murmura-t-il simplement."

___________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
     Tu cours, tu cours pour échapper à ton destin. Retourne-toi et affronte-le. La meilleur façon de vivre est de survivre.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Humeur : Le très détestable, détestable, détestable moi... va tout détruire ! Runpappa ~ https://www.youtube.com/watch?v=Ma4oH5oYM8w ~
Messages : 1204
Âge : 17

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 2 Nov - 21:45

Les secondes s’écoulèrent, puis les minutes. Rien ne venait perturbé le doux silence qui régnait dans cette pièce si l'on omettait le chant des oiseaux à l'extérieur et ma respiration discrète. L'aube naissante sera bientôt remplacé par l'après midi, amenant avec lui chaleur et soleil. Je n'avais pas changé de position depuis que Misa m'avait intimé d'attendre ici, le papier demeuré même entre mes doigt. Je les observais d'ailleurs avec la plus grande des attention, suivant du regard les courbes délicates de mes mains, faute d'avoir mieux à faire. Soudain, les volets se rabattirent, un vacarme sans pareil ébranla le bâtiment quand toute les autres ici firent de même. Je me levais d'un bond, les membres gourds et engourdis, prise d'un mauvais sentiment. L'oreille aux aguets, le cœur battent la chamade, je me fige pendant ce qui me parait être des heures, le temps s'étendant, se dilatant et s'allongeant à l’infinie. Enfin un bruit strident, confirmant mes craintes, résonne dans la pièce et dans toutes celle environnante. Je reste abrutie un instant, des tonnes de questions se mêlant, se percutant, pour former un nœud compacte. Où est Misa ? Est-elle sortie ? Pourquoi Hideki me fait-il cela ? Puis un ordre, une affirmation sans appelle se fichant dans mon cerveau. " Cours !"
Je m'élance vers la poignet. Je la tourne violemment, manquant presque de l'arracher, mais je n'ai pas de temps à perdre. En une quinzaine de seconde je suis déjà au milieu du couloir. Je cours comme je n'ai courut, aussi vite qu'un cheval au galop, plus vite même, mes pieds heurtent le sol avec violence, avec un empressement disgracieux. Puis arrivée au escalier, je me fige telle un lapin pris dans les phares d'une voiture. Une image s'insinue lentement dans mon esprit, une jeune fille aux cheveux brun-roux me montrant avec fierté, les larmes au yeux, un médaillon argenté qui renferme en son sein sa famille. Tout ce qu'il lui reste de sa famille. Je la revois encore en train de m'affirmer qu'elle n'a en cette terre pas plus grand trésors.
Je me retourne, j'hésite. Les quelques secondes, une minute peut-être, qu'il me faudra pour rebroussé chemin et retrouvé ce collier me seront sans doute fatidique. Mais comment pourrais-je seulement le laisser ici ? Il est le bien le plus précieux de la personne que j'aime. Je fonce à toute allure, allonge la foulée jusqu'à ce que je bondisse presque à travers le couloir tanguant. Je défonce littéralement la porte, rentre en trombe dans la pièce et me jette sur les tiroir. Je déverse leurs contenue avec frénésie, renverse le lit, fouille chaque recoin le plus vite possible. Finalement je le trouve, sagement posé sur la table de chevet. Je m'en empare et sans plus de formalité, quitte en hâte la pièce saccagée. Le bâtiment est pris d'horrible convulsion, les couloirs se tordant et les murs se fissurant. Les boyaux du monstre se plient et se déplient, délogeant des dalles et me faisant danser sur son planché cabossée. La panique m'étreint le cœur, ma main serre le bijoux, la mort souffle son haleine putride sur mes talons. Je force l'allure, mes foulée se font plus longue, le rythme de ma course plus soutenue. Tout mon être lutte contre cet horrible destin auquel je fais face, mais le temps, le temps lui continue de filer, sans se préoccuper de ma lutte pour la vie. Je dévale les escalier, survoles les dernière marche. Je reprend ma courses dans les couloirs. Plus qu'un étage, et je serais hors d'affaire. Je m'imagine déjà dehors, en sécurité, avec tout le monde, avec Misa. Puis une chose se passe : je tombe. Le sol se dérobe sous mes pieds, je reste coincée dans le vide pendant d'interminables secondes. Puis soudain , je chute. Mes cheveux se dressent , comme voulant se raccrocher aux bord du gouffre qui m'aspire. Je crie, je m'époumone, la peur à contaminé chaque cellule de mon être. Mais je ne lâche pas le médaillon. Le choc est rude, un tintement aigus s"insinue dans mon crâne. Je tente de bouger, une douleurs fulgurante à la jambe droite. Je me redresse à demis, encore sonnée, incrédule fasse à cette soudaine souffrance. Je réprime un haut le cœur à la vision de mon membre. C'est sur lui que j'ai dû porter mon poids à l’atterrissage, il est brisé, tordu dans un angle improbable. Des bouts d'os, tantôt minuscule tantôt beaucoup plus gros, transperce ma chair à tout endroits; allant même jusqu'à transpercé mon jean. Du sang suinte de par les plaies. Des lambeaux de chairs pendent, encore rouge. Un gémissement mêlé à un sanglot s'échappe de ma gorge. Je n'ai plus beaucoup de temps, mais comment progresser avec une jambe dans cet état ? Des larmes coulent sur mes joues, j'ai l'intime conviction que je ne m'en sortirais pas. Je mourrais sans connaitre de réponse à ma déclaration. Je regarde le médaillon. Non. Non, je ne veux pas que ça se finisse comme ça. Je ne peux pas être satisfaite comme ça. Je ne peux pas mourir avant d'avoir entendu un "oui" ou un "non". N'importe quoi qui ressemble à une réponse me conviendrais, en réalité. Je regarde autour de moi. J'ai descendu un étage dans ma chute, je suis au rez de chaussez. La porte est trop loin. Beaucoup trop loin. Un bruit sourd se fait entendre. Je panique, cherche frénétiquement une issus. Là ! Un trou dans le mur, à peine assez large pour me laisser passer. Je rampe jusqu'à lui. Ma tête émerge à l'extérieure. Mon cœur bondit de joie, chante son soulagement. Je m'extirpe petit à petit. J'y suis presque. Plus qu'une jambe. Le sol tremble, ma jambe blessée explose d'une douleur sans pareil. J' hurle, mon crie de souffrance déchirant l'air calme de l'extérieur. Je tourne la tête derrière moi, tire pour m'échapper. Un nouveau crie transperce le silence. Ma jambe est broyée, maintenue sous les gravats. Je suis prise au piège. Si proche de la liberté que je pourrais la toucher, la goutter du bouts des doigt. Le soleil me nargue, le vent compatis. Je n'étais qu'à une jambe de la liberté. Et elle m'a filé entre les doigts. Les crie se transforment en gémissements, les gémissements en sanglot. Je n'y suis pas arrivée. Je lève les yeux aux ciel, un morceau de toiture ploie dangereusement dans ma direction. Mon corps ne sera même pas retrouvé, dissimulé par un bout de taule. Je tend le bras gauche au maximum. Faute de me retrouvé vivante, Misa pourra récupéré son médaillon indemne. Cette pensée ne suffit pas à chasser mon désarroi, mais je m'y accroche. Je veux mourir en pensant à elle. Je ferme les yeux, car il n'y à rien d'autre à faire.
" Adieu Misa, je suis désolée. Pardon. Je t'aime."

___________
NEVER FORGOT

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
~~~~~~~~~
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
~ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ~
Warau yorokobi, namida no shimai
Anata wa watashi de, watashi wa anata
Jiseki no nen wa itsushika kiete
Shinde mo kirei na anata ga hoshī

Spéciale dédicace à Mikoto [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Emploi/loisirs : Confisquer les ciseaux d'Haruka et corriger les fautes sur le forum.
Humeur : Bof bof, passable cependant.
Messages : 1988
Âge : 19

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 3 Nov - 14:02

J'apporte une petite précision juste avant mon post, histoire que Kao soit aussi au courant puisqu'il n'était pas sur la cb à ce moment : j'hésitais entre faire une bonne et une mauvaise fin, les deux étant plausibles. Du coup j'ai tiré à pile ou face (et ai essayé 3 fois parce que Isa voulait que je filme) et c'est à chaque fois tombé sur la mauvaise fin. Cependant j'ai dû complètement changé ce que j'avais en tête, puisque la situation où était Chiemi ne se prêtait plus à mon idée. Mais j'ai modifié en fonction de ça, et finalement je me dis qu'à côté l'autre fin que je prévoyais était un peu tirée par les cheveux. Enfin voilà, bonne lecture ;)



Noyée dans mes pensée, je ne m'aperçois pas que la porte derrière moi s'ouvre. Je pousse un petit cri de surprise tandis que je tombe par terre et m'affale au sol. Je regarde Hideki d'un air hébété, pendant que mon cerveau essaie de concilier ma chute avec ses paroles. Un peu dur. Je déteste ce genre de situations. Sans rien ajouter, il fait demi-tour et retourne dans la salle. Je reste encore quelques secondes à fixer le plafond, puis commence à me relever. Ne faisant, une fois de plus, pas attention à ce qu'il se passe autour de moi, un petit bruit ridicule m'échappe alors qu'il m'attrape le bras et me relève d'un coup, à mi chemin entre le cri, de surprise, et le gémissement, de... et le gémissement. Il marche vite, je suis obligée de courir à petites foulée derrière lui. C'est qu'il serre fort mon bras celui-là !
Je repense à ma décision. Est-ce le bon choix ? C'est du moins le seul possible. J'aurais du mal à le lui dire, car je n'ai pas l'habitude de ce genre de chose. Cependant, tout sera arrangé après. J'aimerais tellement que tout redevienne comme avant , mais je sais que quoi que l'on dise, se sera impossible, pour elle comme pour moi.
Je ne comprends pas, pourquoi nous a-t-il emmenés dehors, avec les jumeaux ? Et pourquoi doit-on reculer ? Et quel est cet appareil dans sa main ? Qu'est-ce... Puis le sol se met à trembler, et je vois l'internat s'enfoncer.

"CHIEMI !!!!!!!"

Non, elle est toujours dedans... Je me débats pour essayer de me libérer. Je crois que c'est Yosuke qui m'a attrapée et qui me ceinture. Je n'entends pas ce qu'il dit. Je ne peux que voir le bâtiment s'effondrer, au travers de mes larmes. A force de gesticuler et frapper partout, j'arrive à me libérer. Sans attendre, je fonce vers l'internat. Je ne crois pas qu'un jour je pourrais avoir de meilleurs résultats en sprint. Si quelqu'un me court derrière ? Je n'en sais rien.
Je cherche tout en continuant de m'approcher. Non, elle n'est pas devant le bâtiment, la porte d'entrée est vide. Mais peut-être que je pourrais entrer... On réfléchit. Commencer par faire le tour, peut-être qu'elle a réussi à sortir, ou a besoin d'aide. Je pars donc vers le côté, avant de faire demi-tour et aller plutôt vers la droite, le côté des dortoirs féminins. Je fouille avec frénésie les décombres pendant que je trotte le long des débris. Mon cœur fait un bond quand je l'aperçois, à quelques pas devant moi, à l'ombre d'une grosse plaque de taule. Je tombe à genoux devant elle. Le bruit semble la tirer d'une rêverie. Mes mains se plaquent contre ma bouche quand je vois que sa jambe est prise sous les gravats. Je serre sa mai, puis me dirige vers sa prison. Il doit y avoir un moyen, une petite faille, quelque chose, un trou où glisser un objet quelconque et faire levier... Divers grincements et bruits de chute se font entendre, venant d'un peu partout.
A côté de sa jambe, je commence, lentement, à enlever de tous petits morceaux, de quoi aménager l'espace tout juste nécessaire. Puis je cherche un peu plus loin, une sorte de bout de poutre, ou quelque chose de ce genre. Je pense avoir trouvé. C'est plus lourd que ce que je pensais. Pour une fois, la chance est avec moi. Quelques millimètres de plus, c'est tout ce dont j'avais besoin. Je m'empresse d'aller tirer la jambe de Chiemi pour la libérer. Elle est dans un état affreux, et je retiens un haut-le-coeur.
A ce moment, la structure émet un bruit peu engageant, et commence à tomber en avant. Je me jette sur elle, essayant de l'agripper par les épaules et de l'écarter le plus possible. Une dizaine de secondes plus tard, le nuage de poussière est retombé. Penchée au-dessus d'elle, j'avance pour l'embrasser doucement. Mais elle ne semble pas le remarquer, son visage est figé dans ce qui ressemble à de l'horreur. La tâche rouge sur sa poitrine s'élargit progressivement. Sa bouche est ouverte, mais elle n'émet pas un cri. Ses yeux se contentent de rester fixés sur la pointe de fer ressortant de mon ventre, sur laquelle des filets de sang font leurs chemins. J'essaie de sourire, comme pour lui dire que tout va bien, mais cela ne change rien. Sinon l'apparition du liquide carmin au coin de ma bouche. Je sens une sorte de bosse dure dans sa main gauche, et y porte le regard. Sous mes doigts, je vois cette petite chaîne que je reconnaîtrais partout de manière sûre. Mais ma chambre n'est pas sur le chemin de la sortie... Mes larmes tombent sur ses joues. Quelle idiote, pourquoi est-elle allée chercher ce collier ? Il ne vaut pas sa vie, même si je lui ai toujours dit que c'était mon plus grand trésor, je mentais. C'est elle que je chérie le plus.
Je devrais bouger, sinon quand mes bras ne me soutiendront plus elle se retrouvera elle-aussi empalée. Avec de gros efforts, je bouge pour me laisser tomber sur le flanc, à côté d'elle. Je tends ma main vers elle, réussissant à frôler du bout des doigts sa joue, y laissant une traînée rouge. Les larmes continuent d'affluer à mes yeux maintenant fermés, mais ce n'est pas de la tristesse. De la joie, parce que j'ai pu faire quelque chose de bien, et lui être utile. Mais c'est aussi une prière, pour que quelqu'un vienne et appelle les secours pour elle. Elle a besoin d'être soignée, sa jambe ne peut pas rester dans cet état. Je voudrais lui dire tant de choses, mais je serre les lèvres pour contenir ce sang dans ma gorge et ma bouche. Après tout, Hideki aurait-il raison ? Jusqu'à maintenant je rangeais cela dans le tiroir de l'amitié. Mais je n'en sais rien moi-même. Aurais-je pu aimer ma jumelle à ce point ? Je ne pense pas. Et cela reste-t-il donc un sentiment d'amitié, de famille, ou est-il autre chose ? Son amour, une chose réciproque ?
Je voudrais la rassurer, lui dire de ne pas s'inquiéter, car je n'ai pas mal. L'herbe s'abreuve goulûment de ce breuvage inespéré. Je rouvre les yeux, et referme les lèvres pour essayer encore une fois de lui sourire. Dur quand on ne sent plus ses muscles, juste des pulsions dans son ventre, qui baissent d'intensité. Et même si j'y arrive, cela n'a pas d'effet. Tout est flou, je ne distingue plus les traits de son visage. Que je la vois, la dernière seconde, pour emporter son image avec moi... Cela m'est apparemment interdit.

"Je t'aime aussi."

J'espère tellement que ce ne sont pas que des mots de mon esprit, que mes lèvres ont réussi à les exprimer, et qu'elle les ait entendus. On ne m'autorise pas à la voir, au moins pourrait-on m'accorder cette faveur-ci ? Je ne demande rien d'autre. Sinon que les secours arrivent vite pour elle. Je veux qu'elle vive. J'ai l'impression que mes lèvres ont bougé, mais peut-être que cela n'est dû qu'à la perte de contrôle de mon corps ?
Mes yeux se sont refermés. Tout ce qu'il me reste, ce sont ces pulsations sourdes dans mon ventre qui semblent progressivement s'éloigner. Puis, dans ce noir complet, une fois le souvenir des derniers échos disparu, vient le silence. Le long silence éternel. Sur mes joues, mes larmes ne coulent plus, et le sang a arrêté de nourrir la terre.

___________
"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Merci à ma petite Haruka chérie pour cette merveilleuse signature que j'aime beaucoup,
l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
Un superbe cadeau pour mes 16 ans... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Spoiler:
 


Un autre grand merci à Haruka pour ces deux signatures et cet avatar,
offerts pour les 17 ans.
Le temps passe mais je t'aime toujours autant [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Spoiler:
 


Dernière édition par Plume Noire le Sam 4 Juin - 23:34, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Humeur : Gneuh.
Messages : 2145

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Mar 11 Nov - 17:05

Yosuke.

A quelques mètres de la sorties, les souvenirs se dispersent peu à peu dans ma mémoire jusqu’à en sortir tout doucement… dois-je l'avouer ? J'ai envie de tout oublier. Les seules choses qui me reviennent en tête sont mes débuts, ma vie, dans ce lycée. Ce lycée à présent devenue une sorte de prison hanté par le vide… Habité pendant des années par Hideki, surnommer le roi. Mais devrais-je dire « le meurtrier » ? J'en suis écœurer, presque affaiblie de toutes ses choses. Que de malheur… j'en baisse la tête, tellement c'est dur. Juste le fait de savoir Kana vivante ne me fait pas énormément de bien… J'ai l'impression d'être troubler, d'avoir un trou vide en moi se creusant à chaque malheur qui m'arrive… n'est-ce pas normal ? Une impression que tout le monde peu avoir… Vais-je devenir fou ? Mes pensées sont identiques aux hommes errant seuls dans le monde, ceux ayant perdu toutes humanité… tellement ils sont seuls.. Yosuke, reprend toi ! Pourquoi dire que tu es seuls, concentre toi sur ce qui t'aime…

« Sur ce qui t'aime… je t'en supplie »

Je sursaute à l'entente de la voix de Kana alors que je viens à peine de sortir de mes pensées. Les yeux vides de toutes joies, je me retourne lentement, sentant une petite foule s’agrandir peu à peu derrière moi. Je balaye du regard tous ces gens heureux d'être enfin libre, mais mon esprit s'arrête sur Hideki, étant le seul réellement en face du bâtiments avec quelqu'un à ses côtés… Misaki ? J'ai l'impression qu'il manque quelqu'un dans ce décors mélangeant joie et colère. Je m'avance, lentement, les yeux fixer sur le haut du bâtiment quand soudainement, celui-ci ce mis à trembler. Arriver jusqu'au bout de la foule, je sursaute de nouveau quand Misa cri d'une voie aigu et sanglotante le nom de celle qui manquer justement parmi nous. Apercevant les décombres tomber un à un sur le sol de l'entrée, je retiens Misa de partir vers là bas.

« Misaki, c'est trop dangereux ! »

Rien ne pu retenir un coup partant vers mon abdomen, me faisant lâcher prise. Voulant la rattraper, je m’arrête en me cachant la bouche face à toute cette poussière. Le passage est déjà bloquer par les poutres d'acier et les morceaux des grands murs de béton des étages supérieurs constituant la façade nord. Je contourne alors les débris, arrivant vers un passage menant vers ce qui semble être la cours de récréation. Je cours en faisant attention aux morceaux de taules tombant un à un du toit du couloirs.
C'est dans un toussotement étouffé que j'arrive à rejoindre Misaki. Je perd mon équilibre quand, grâce à la poussière qui se dégage peu à peu, je découvre un grand débris de métal transperçant celle-ci au niveau du ventre. Elle regarde d'un œil larmoyant Chiemi, coucher sur le dos avec sa jambe broyée et ensanglantée de toutes parts. C'est quand Misaki se laissa tomber sur le flan à côter d'elle que je me précipite vers elles.

« ... Misaki, non.. répond moi ! »

Elle ne montre aucun signe de respiration même si sa bouge fermée laisse une goutte de sang tracée son chemin vers le sol, je regarde désespérément Chiemi pendant environ cinq secondes. Puis, ne voulant pas perdre de temps face aux débris toujours menaçants, je prend celle-ci en agrippant son dos d'un bras puis en passant l'autre sous ses genoux, faisant attention à sa jambe amochée. Elle semble s'endormir peu à peu, mais elle réussis à rester les yeux ouverts à cause de la course que je mène tant bien que mal vers la sortie.
Arriver à quelques mètres de la foule seulement, je la dépose au sol, en fixant ses yeux immobiles. Aucun son ne parvient de sa gorge à part de essoufflements saccadés. Sur ses lèvres se prononcent des souffles et des sons comme… Misaki. Voyant quelqu'un venir auprès de nous, je ne perd pas de temps pour couvrir Chiemi de ma veste craquées, pour ensuite courir de nouveau vers le lieu de l'accident.
Je ne perd pas de temps avant de prendre également le corps semblant inanimé de Misaki, c'est en sortant, que quelques secondes plus tard, les débris du toit s’effondrèrent totalement. Essoufflé, je dépose Misaki non loin des autres en essayant d'appeler de l'aide auprès des autres, peu de temps après cela, je cris entre deux sanglots :

« J't'en supplie Misa, t'as encore tellement de chose à vivre, et t'as tellement de gens qui t'aime.. reviens ! »
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   

Revenir en haut Aller en bas
 
King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
 Sujets similaires
-
» King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]
» King's Game 2 - 王様ゲーム2 [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]
» Maps [Crusader]==>Gribouil
» Un revendeur pas cher !
» Corpse Party. [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Liberty Stories - Forum de Libre RPG :: Entrez dans l'aventure ! :: Fan Fiction ● Autre :: Fan Fiction-

CSS Valide !