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Liberty Stories - Forum de Libre RPG


 

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 Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue

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MessageSujet: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Lun 14 Juil - 20:22

Alors voilà, je n'ai pas récupérer tous les messages du forum CA, juste les parties qui constituent nos "posts", donc de l'histoire proprement dite. Voili voilà, je vais essayer de faire une présentation assez claire :x
Ah oui, avant je vais commencer par mettre les résumés des parties précédentes, histoire que voilà on perde pas le fil de tout :x
Toute dernière chose : tant qu'à faire j'en profite pour tout relire, et corriger un maximum de fautes, donc quand ce sujet sera enfin posté, cela fera un bon bout de temps que je l'aurai commencé.



LUW
RÉSUMÉ [bref.] DE MYA

1/ Mya Tamashi [J'ai enlevé « No purinsesu, que j'avais dit il y a un peu longtemps dans l'histoire avec Mya...] est une jeune fille aux longs cheveux blonds, au caractère amical du bien, à la force d'une logique parfois incertaine, et au tempérament de folie. Souvent habillée d'une robe ou d'autres habits divers, elle a de grands yeux gris...

2/ Un certain moment dans l'histoire [Avant la 2e partie], Mya fut nommée comme élue, plus particulièrement Princesse Ancestrale par ce qu'on appelle « L'Odyssé Ancestrale », ou simplement « L'empire », dirigé par des êtres en forme d'esprit, et à sa tête, Dévandra.

3/ Mya parcoure de nombreux domaines et de nombreuses batailles avec ses amis face à Yakyra, qui est leur pire ennemie.

4/ [2e partie] Soudainement, Mya atterrit dans un étrange village grâce a Dévandra, qui se nomme Pierre Parabelle, elle y rencontre Myo, qui lui avoue de grands secrets... Pierre Parabelle est un village situé une autre dimension parallèle à L'Empire, puis Myo qui est un être humain qu'elle ne connaissait pas, est en réalité son frère de Sang. Celui-ci lui apprend à manier sa nouvelle arme, et son pouvoir de métamorphe qu'ils ont en commun, mais tous les deux éprouvent un sentiment différent qui les a poussé à être en couple.

5/ Quelques instants plus tard, un danger alarme la population de Pierre Parabelle, on signale qu'une faille présente dans le village s'est activée. On apprend par la suite que le village est envahi de créatures maléfiques. Myo et Mya rencontre Désia, la fille de la famille royale de Pierre Parabelle, puis Maria, sa fille. Maria tient le pouvoir puissant de contrôler les âmes. Ainsi arrivée au lieu de la faille, aidée de Myo et de Kao, Mya parvient à refermer cette faille. Mais Myo meurt à cause de l'une des créatures inconsciente.

6/ Alors que Mya croit Myo mort, sont âme fusionne avec celle de Myo, ce qui fait deux esprits dans un seul corps, grâce à Maria.

7/ Alors que tout paraît parfait, Yakyra reprend son rôle d'ennemie ravageuse, elle a détruit L'Empire ainsi que Pierre Parabelle, et a réussi à exterminer Dévandra. Mya se retrouve alors seule...

8/ Mya n'a toujours pas revu ses amis, enfermés dans une pièce du manoir de Kao, elle arrive à sortir par un étrange portail, et fait soudainement la découverte d'une architecture étrange, au contact d'un médaillon, elle fait sans s'en rendre compte revivre l'Empire, qui s'appelle à présent « La Nouvelle Odyssée ». Pierre Parabelle reprend ses droits. Et la joie est revenue parmi toute la population.

9/ Mya sort de l'Empire, voulant absolument revoir ses amis, d'abord dans le Nirn puis expédiée par Kao dans le Néant, elle retrouve alors tout ses amis. Mais le retour de Yakyra est imminent, ainsi que celui de Maria. Tout le monde se retrouve dans l'Oblivion, mais vite séparé à nouveau, d'un côté Mya et Chizu, de l'autre, Kao, Yakyra, Maria et Kazuki...

10/ [Maintenant] Mya se retrouve endormie seule, Chizu partant de ses propres ailes le plus loin possible.



MOI :

Voilà un résumé de l'histoire, j'espère qu'il vous conviendra, j'ai fait comme j'ai pu. Je sais que certaines choses peuvent être fausses, j'en suis désolée, dites-le moi, et je le corrigerai :/

Partie 1 (à partir de là où Geai s'est arrêté):
-faille sismique en Afrique.
-taureaux noir & blanc. (à supprimer dans le roman)
-go manoir Yakyra.
-labyrinthe.
-chambres néant.
-combat Kao et Yakyra (avec un peu de gore si possible).
-"suicide" Yakyra.
-apparition fleur.
-disparition Kao dans Oblivion, avec âme Yakyra.

Partie 2 :
-renaissance Yakyra sous forme dragon, perte mémoire totale.
-pétales qui tombent à intervalles.
-étape pour récupération perle courage par Yakyra (longue nage).
-(un des pétales tombe ?)
-étape récupération perle orientation ? par Yakyra (dans le noir).
-(un des pétales tombe ?)
-PDV Mya/Myo (rencontre Myo, et révélation(s)).
-(un des pétales tombe?)
-PDV Chizu.
-étape récupération dernière perle par Yakyra, mais refuse et s'enfuit.
-rencontre avec Chizu.
-(un des pétales tombe ?)
-"enlèvement" Chizu, et perte sur îlot perdu dans la mer.
-(un des pétales tombe?)
-"harcèlement" mental de Geai, s'envole pdt Chizu dort, voit 1ère partie souvenirs petite fille brisée.
-douleur poitrine, rencontre dragon/Mya.
-attaque Chizu.
-fuite dragon.
-(un des pétales tombe ?)
-amulette brisée.
-emprisonnement dragon avec Kao.
-chute 10e pétale->douleur poitrine dragon, révélations passé Yakyra, et suite histoire petite fille.
-colère contre Kao, Yakyra est incomprise.
-part vers Pierre Parabelle.
-la détruit.
-Geai s'enfonce l'Epée Noire ds le coeur.
-révélation nature véritable Dévandra, et destruction division des 2 parties du Bien.
-retour auprès Kao, enlève morceau Epée. Yakyra prend les autres, et l'autre Epée.
-fusion des 2 pour création nouvelle amulette.
-suicide Yakyra, partie en cendres.

Partie 3 :
-histoire du livre dans la bibliothèque (je me souviens très bien de ça <- pas sûre...).
-PDV Yori, mort famille.
-PDV Mya/Myo, reconstruction PP->=Nouvelle Odyssée.
-PDV Chizu, devenue Faucheuse (à la disparition de Yakyra ?), avec meurtres.
-PDV Yori, devient ange.
-PDV Myo/Myo, créatures et failles.
-aide Kao, mais mort Myo.
-rencontre Kao/Yori.
-Chizu coincée et sauvée par Kazuki, tombe amoureuse.
-Chizu tue devant Kazuki.
-Yori s'enfuit, prise par Maria, torturée, mais sauvée par Kao.
-Kazuki retourne avec Chizu, mémoire effacée.
-étude Yori.
-nécromancie par Yori.
-révélations refusées sur parents Yori.
-fuite Yori ? (dsl je me souviens plus trop ce qui se passe là...)
-PDV Mya, redécouverte "arme".
-Kao devient gris.
-Envoi tt le monde néant par Kao.
-découverte vraie nature Maria->Faucheuse immortelle.
-(Yori commence à regretter la dispute).
-rencontre Yori/Chizu/Kazuki.
-(elle regrette presque totalement).
-tentative mort Yori par Chizu.
-téléportation Kao et Yori manoir.
-fuite Yori, rencontre Mya.
-révélation vraie apparence->Yakyra.
-enlève pouvoir Faucheuse Chizu.
-visite Kao, et prend partie noire pouvoirs.
-se dispute avec lui et s'isole.
-Expulsion Néant.
-Maria vient ds manoir ms Yakyra ds Enfers.
-Yakyra laisse les Enfers à Maria et s'enfuit.
-Maria provoque Kao juste avant qu'il fuit lui aussi.
-Yakyra ds Nirn, Mya ds Oblivion, Chizu ds Nirn, Kao ds ?



LUW
L'ARBRE PARADOXAL

Je me réveille en sursaut...Chizu n'est plus là... Je me suis endormie ? Je suis comme appuyée sur l'arbre contre ma volonté, elle est partie. Je frotte mes yeux endormis en regardant les alentours, l'Oblivion dans lequel j'étais n'a pas changé. Je vois au loin ce palais, appartenant à Kao. Sans me soucier du moindre danger je sens une chose se chiffonner dans le creux de ma main. C'est un petit papier un peu mouillé par ma paume moite. Je découvre avec attention le petit mot de Chizu. Mon coeur s'apaise. Je m'assois lentement contre le même arbre, réfléchissant, rêvassant. Soudain, mon esprit est tranché par un éclair blanc, un flash back...
C'est bizarre... Cette sensation quasi réelle dans un flash back pourtant inattendu... J'entends une voix féminine chantonner...
« Viens, mon petit enfant, toi qui as vu ce grand arbre blanc, ce grand saule bleu, seul au second regard, tes jambes ne te suivront plus, irrémédiablement attirées vers cette œuvre de la magie, tu ne sauras plus penser à autre chose... Viens, viens donc. Petit esprit vagabond, viens caresser ces lianes bleues que tu regardes étrangement. Viens admirer ce branchage décoré de boules brillantes. Ces fruits bleus, œuvre de sa sève, naissance de ton regard. Tu cueilleras donc un de ces fruits.. A l'apparence du cristal blanc, petit comme un abricot. Tu croqueras cette peau, sensation du verre brisé sous ta langue. Puis tu sentiras son jus sans chair, couler dans ta gorge sèche. Puis tu tomberas dans cette phase paradoxale, laissant tomber de ta main, l'œuvre de ton esprit que tu as croquée. Tu dormiras, puis tu verras défiler ton rêve... Mais qui sait... s'il te plaira ou non... Personne ne sait... Même pas cette sève qui coule dans ta gorge. Endors toi donc... et rêve... Car, une seule fois dans une vie... un être fera ce rêve ou cette vision...qui paraîtra la plus magique d'entre toutes.»

Après avoir entendu ce discours, l'image blanche que je vois dans ma tête tombe en poussière, laissant apparaître une image de moi et d'un grand saule bleu décoré de fruits brillants à l'apparence de petits cristaux... Je me vois m'approcher de cet arbre, puis croquer un de ses fruits... puis tomber au sol, comme un petit enfant, entrain de rêver.
[Retour à la réalité]
Je sursaute, dans la réalité, sur le sol de l'Oblivion... On ne m'a pas parlé de cette création... Qui a comme signature, que je peux reconnaître entre mille, celle de la Nouvelle Odyssée... Je suis sûre que cet arbre existe, mais cela n'a aucun rapport avec ce que je pourrais faire maintenant je pense...
-
Tout le monde est parti de ce monde, je ne sais quoi faire. Je prends une apparence d'oiseau de montagne pour m’envoler le plus rapidement possible contre l'une des parois pour sortir de ce monde. Pour me retrouver dans le Nirn.



LUW

A peine entrée dans le Nirm, je danse entre les montagnes enneigées, éclairées par l'aube du matin, le froid est de retour sur les magnifiques courbes peintes sur le paysage blanc, je vole mais mes ailes de mon enveloppe d'oiseau se mettent à valser, ce flash back me perturbe... Je suis intriguée... Je m'arrête agilement sur l'une des montagnes, dans un creux abrité des chutes de neige, pour me téléporter instantanément à la Nouvelle Odyssée.
Mes yeux tanguent d'un endroit à un autre. Je reprends mon apparence de jeune humaine voulant absolument voir cette création digne de la nature légendaire, même si cela est un risque, je ne veux pas laisser cet arbre tomber dans l'oubli de mes pensées tournoyantes. J'enlève ma paire d'escarpins pour rejoindre les forêts qui encerclent l'architecture principale du cocon de la Nouvelle Odyssée. Je me dis que rien n'est perdu. Je marche, je cours, je regarde tous ces arbres, par milliers, toutes ces fleurs bleues, roses, blanches... Je me mets à me perdre dans ces grandes étendus vertes. Je suis consciente d'avoir parcouru les quatre pôles, que ce soit le nord, le sud même l'est ou l'ouest... Mais rien. Je tombe à genoux, dépourvue de courage, je suis fatiguée... mes muscles sont comme morts. C'est impossible... Il n'est pas là.
Soudain, ainsi à terre à réfléchir, je suis sûre d'avoir vu du coin de mon oeil... une forme de grand arbre... bleu.. oui... bleu ! Je tourne spontanément ma tête, quand ça y est, je l'ai trouvé. Il est tout simplement splendide, j'ai cherché partout et il est comme apparu juste derrière moi... c'est étrange, mais il est réel. Je reste plantée là, la tête retournée, sur ce magnifique branchage illuminé de... de ses boules bleues brillantes. Je me retourne, le sourire un peu affadi, quand ce flash back me revient en souvenir... si tout cela est réel... alors... Je tourne une seconde fois le regard... Mais je n'aurais jamais dû... pourquoi n'ai-je pas écouté ce souvenir plus sérieusement. C'est trop tard, mon regard planté sur ce feuillage magnifiquement bleuté, je me sens étrangement engourdie, je ne sens plus mes jambes... pas même mes mouvements... Je me mets à avancer avec lourdeur, mes pas marchent dans une cadence lente et incertaine. Je m'appuie sur le tronc reflétant une lumière blanche et profonde. Je ne suis non pas attirée par le tronc ni par les feuilles... mais bien par ces mystérieuses baies que mon regard fixe depuis quelques secondes avec désir. Je me mets à sauter, puis attrapant une branche, je fais tomber plusieurs de ses fruits. Lentement... presque sûrement... mes mains prennent avec délicatesse ce petit cristal bleu, gros comme une sorte d'abricot, sa peau dure comme du diamant vient à la rencontre de mes lèvres... mais au contact de mes dents celle-ci est fine comme de la dentelle. Je croque cette douce et perturbante sensation de petits morceaux de verre qui se dispersent dans ma bouche. Puis goutte à ce jus sans chair chatouillant mon palais puis coulant dans ma gorge sèche. Ce goût si particulier... presque insipide comme de la glace est révélateur d'une sensation de trouble dans mon regard. Plusieurs clignements des yeux, mes bras lâchent le fruit à demi mordu. Puis, je m'écroule lourdement sur le sol décoré de racines, la tête reposée contre l'arbre. Ce sommeil m'enlevant du décor. Faisant place aux rêves ... comme un petit enfant...

Je me réveille brutalement... toujours appuyée contre l'arbre, les yeux engourdis, je regarde le décor qui n'a pas trop changé. Combien de temps me suis-je endormie... peut être une heure... ou plus. J'ai fait un rêve... comme ceux que l'on a d'habitude. Je me dis que j'ai eu de la chance... que cet arbre peut donner des rêves bien plus cruels ou réalistes...
Pas le temps de penser, je dois aller immédiatement dans le Nirn. Je me lève lentement, pour m'avancer au centre de l'Odyssée et me téléporter dans le Nirn.



ISA :

Qui a dit que la vie était facile ? Que quels que soient nos peines, nos regrets, ils s'évaporent toujours ? Je me demande bien qui, en effet. Car celui qui a dit ça n'est qu'un idiot. Il n'y a pas de bonne fin, juste des mauvaises qui sont moins pires que les autres...
~~~~~
PDV Chizu.
J'étais dans un monde gris et morne, un monde où toute joie de vivre semblait être bannie. Je ne voyais plus aucune couleur, ni le bleu cristallin du ciel, ni le vert émeraude des feuilles. Tout était d'une triste couleur cendre, pour moi en tout cas. Le soleil ne brillait plus comme avant, les oiseaux chantaient une symphonie macabre, se moquant de mon désespoir qui me plongeait aux limites de la folie. Les passants riaient. Certains se tenaient la main, se murmurant des mots que je n'avais jamais entendus. Je ne savais pas pourquoi, mais cela me faisait mal. Enfin si, je savais. Les voir me faisait penser à Kazuki. Simplement, je ne savais pas pourquoi cela faisait aussi mal. C'était comme si mon cœur était réduit en mille morceaux coupants, qui me ravageaient et me meurtrissaient de l’intérieur. Mon visage était figé, affichant une expression qui ne me ressemblait pas. Une expression de tristesse, de désespoir... une expression qui changeait de celle arrogante et meurtrière que j’arborais autrefois. Pour vous faire comparer, vous pouvez imaginer l'expression que j'avais quand ma mère est morte, et la multiplier par mille. Mon expression maintenant était plus marquée que lors de ce triste évènement, ma tristesse était également plus présente et... tout simplement insupportable.
Je descendis de mon arbre, et titubai vers la maison qui semblait abandonnée, des larmes coulant encore de mes yeux vides. Sur le seuil je crus sentir la présence d'un être dit "magique" mais je n'y fis pas attention. Je marchai jusqu'au milieu du salon, et m’écroulai de nouveau, prêt d'un feu de cheminée éteint. Je ne pouvais plus continuer. Je n'en avais plus l'envie, plus la force... je voulais juste le voir...
Kazuki... où es-tu ?



ALEX :

Kao écouta les paroles de Maria, puis disparut dans un éclair blanc, laissant seuls les créateurs et Maria.
Les Créateurs s'approchèrent de l'ancienne faucheuse et lui parlèrent :
"Nous te conseillons de rendre ce que tu as pris à Yakyra, à Yakyra. Si tu ne le fais pas tu seras détruite. Ainsi le veut la règle. On ne vole pas le pouvoir d'un Dieu sans conséquences.
-Vous croyez me faire peur pauvres loques. Cela fait une éternité que vous n'avez pas mis les pieds dans votre création et vous osez venir me donner des conseils ?
-Fais ce que tu veux, nous t'avons juste avertie. Mais si tu ne veux pas nous écouter, soit. Mais meurt en silence quand ta fin viendra.
-Alea Jacta Est, leur cracha Maria à la figure sans savoir qu'elle venait de signer sa mort."
Les Créateurs disparurent dans une myriade d'étoiles translucides.



MOI :

Yakyra était toujours dans le Nirn, dans le lieu le plus reculé et caché qu'elle avait pu trouver, en prenant également la situation en compte. En effet, elle savait que Maria allait lancer tous les Enfers à sa poursuite, tant qu'elle en aurait le contrôle et la peur du Démon déchu. Yakyra sourit. Oui, les Ténèbres n'acceptaient qu'un unique Maître, et elles allaient se retourner contre la Faucheuse. Cependant, cela prendrait un certain temps. Et dans l'état actuel des choses, Yakyra n'avait aucune envie d'entamer une guerre longue non prévue qu'elle n'était pas sûre de gagner.
Elle se concentra, et se retrouva dans un état second, à sonder tous les univers à la recherche de traces énergétiques bien précises. Elle réintégra son corps et fut surprise de constater que Chizu et Mya se trouvaient également dans le Nirn.
"Cela ne va pas me faciliter la tâche de les avoir dans les pattes celles-là... Je vais avoir des problèmes pour me déplacer sans être repérée. Mais du moment que je reste assez loin, tout ira bien...
Par contre, je ne trouve aucune trace de Kao, c'est assez perturbant. Il doit être allé se planquer dans son petit manoir, bien en sécurité, comme toujours, et en méditation. Il n'a pas du lésiner sur les protections magiques pour se cacher, il est comme ça. Mais ce qui est passablement inquiétant, est de ne pas savoir s'il est en Oblivion ou bien tout proche dans le Nirn, peut-être à quelques mètres de moi...
En tout cas, dès qu'il réapparaîtra, je devrai le surveiller de près. Peut-être cherchera-t-il à me trouver pour me proposer l'une de ses stupides alliances. Mais il l'a dit lui-même : c'est chacun pour soi maintenant, même si ça n'a jamais été la parfaite alliance entre nous. Et puis il a été le premier à venir me voir et me proposer de l'aide contre Maria. Sauf que j'ai vu ce que c'était que d'essayer de s'ouvrir aux autres.
On me croit cruelle, froide, calculatrice, manipulatrice, même si c'est un peu ce que je suis et que je ne fais rien pour démentir cette image. Mais rien n'empêche qu'il m'arrive parfois bien malgré moi d'avoir quelques moments de faiblesse. Et pourtant on pense à une ruse de ma part, pour abuser les gens avec qui je suis. Kao, Chizu, je me suis laissée aller avec vous, vous avez fendu ma carapace, mais vous m'avez rejetée. Tant mieux, je peux me rendre compte de ce que vous pensez de moi, et je ne me laisserai plus avoir de la sorte. Ma faiblesse, je l'intérioriserai. Et là, vous pourrez me reprocher d'être distante et hautaine.
Mais finies les pensées parasites, je viens d'avoir une idée, et je dois me préparer pour la suite. J'ai un spectacle à monter et des acteurs à préparer, ainsi qu'une mise en scène à étudier..."
Yakyra se concentra, et rassembla une part de ses pouvoirs. Elle se téléporta et apparut juste devant Chizu, médusée. Avant que cette dernière ait pu comprendre qui se trouvait devant elle, l'Ange Noir avait déjà disparu. Yakyra avait pris soin d'effacer sa trace, et se retrouvait dans sa cachette une seconde seulement après l'avoir quittée. Elle sourit, satisfaite de ce petit cadeau.
Puisque Chizu ne semblait pas aimer avoir une vie normale, Yakyra s'était arrangée pour lui retransmettre des dons de Faucheuse. Mais cette fois, aucune pitié ou affection ne l'avait guidée. Juste le calcul. Car en effet, avec une autre Faucheuse existante, Maria perdait une partie de ses pouvoirs, et se retrouvait affaiblie. Ce qu'elle n'allait sûrement pas apprécier.
Peut-être essaiera-t-elle de tuer Chizu, Yakyra n'en savait rien, et elle s'en fichait. Maria ne pouvait en aucun cas perdre, pas avec son armée des Enfers, mais même si elle tuait Chizu et récupérait ses pouvoirs, elle serait tout de même affaiblie. Et puis si tout ne se passait pas comme elle le voulait, elle pouvait toujours intervenir, et avait plusieurs solutions de secours. Comme toujours, elle avait soigneusement tout préparé.
Mais juste avant de passer à la suite de son plan, elle se rappela une infime détail, et se para une fois de plus de son cruel et glacial sourire qui faisait tant frissonner. Elle connaissait le secret de Maria. Pendant un quart de seconde, elle s'était mise à découvert, mais cela avait suffit à Yakyra, qui attendait cette opportunité et s'en était saisie. Elle avait bien que Kao n'avait rien remarqué, et rien recherché. Du moins pas de ce côté...
Oui, même au moment d'être défaite de ses titres et post, Yakyra pensait déjà à sa vengeance. Elle savait où il était. Elle savait où Maria avait caché Kazuki. Elle avait bien vu l'affection que Chizu lui portait, et avait très bien vu le chantage qu'elle pourrait faire avec lui. Elle se mit à sonder les Enfers, et fut satisfaite de constater que Maria s'y trouvait. Elle se téléporta du coup là où avant sa renaissance elle avait rencontré la Faucheuse. Là où elle avait été torturée mentalement avant que Kao ne vienne la sauver. Là où se trouvait actuellement Kazuki.
Sans lui laisser le temps, elle le saisit par le bras et retourna à sa cachette. Elle fit subir une série de sortilèges divers à l'humain, qui se retrouva dans un enchevêtrement complexe de protections et autres. Puis Yakyra ouvrit un portail qu'elle franchit, déposa Kazuki à l'endroit choisi, et revint dans sa cachette sur le Nirn. Elle prit soin de verrouiller le portail ainsi que tous les autres y menant, mais également d'autres portails sans intérêt. Ainsi, plusieurs univers se retrouvèrent complètement coupés de tous les autres.
Elle se dépêcha de se préparer pour la suite, car elle n'avait aucune idée du temps que mettraient Maria et Kao avant de se rendre compte du chamboulement provoqué, et quelles seront leurs réactions. Mais elle devait agir avant d'être prise de vitesse par autre chose également. Elle avait ressenti une étrange pression dans l'air juste après sa fuite des Enfers, quelque de vaguement familier qu'elle n'avait pourtant jamais connu. Cela se voulait réconfortant, sécuritaire, un peu la même sensation que celle ressentie quand elle avait retrouvé Kao, dans sa très vieille jeunesse. Elle avait l'impression de retrouver la trace de cette aura qui avait attaqué Chizu et avec laquelle elle avait fusionné. Mais elle avait du mal à comprendre de quoi il s'agissait.
Jusqu'à ce que d'un coup, elle reçut un éclair. Evidemment. Comment avait-elle pu oublier ? Les Créateurs se pensaient donc dignes de pénétrer ces univers qui ne leur appartenaient plus depuis leur naissance ? Car Kao et elle avaient connu la vie en même temps que tous les univers, et ils régnaient dessus. Mais leur retour signifiait tout sauf une bonne nouvelle. Assurément, ils voudront lutter contre Maria. Mais Yakyra ne voulait pas d'eux. Elle leur en voulait, et elle sentit bouillonner en elle une haine telle qu'elle n'en avait jamais connue.
La raison de cet excès de fureur ? Les Créateurs étaient la seule chose qui lui inspiraient une sorte de crainte, la seule chose qu'elle n'avait pas encore soumis à son pouvoir. Même Kao lui était en quelque sorte soumis. Mais entre les deux, c'était une sorte de jeu perpétuel, un défi constant, voilà comment Yakyra voyait plutôt leur relation. Sans l'aimer véritablement, elle considérait néanmoins son opposé comme un partenaire de jeu, un jeu dangereux et cruel, auquel elle prenait plaisir. Il était un adversaire qu'elle aimait battre. Et elle s'en amusait. Mais il n'avait jamais été une vraie menace, comme elle le pensait des Créateurs. Elle avait enfin trouvé un but à la hauteur de sa combativité, de ses pouvoirs, et peut-être de son orgueil. Quelque chose d'infiniment plus fort qu'elle. Et auquel elle allait pourtant se mesurer.
Les Créateurs. Vaincre les créateurs. Voilà son but ultime, sa nouvelle quête, une fois Maria éliminée. Et gare à eux s'ils osaient s'interposer et se mêler de sa déchéance et de sa Faucheuse. Car là, elle avait l'intention de leur faire payer comme jamais aucun de ses ennemis n'avait subi son courroux. Elle ne supportait pas qu'on la croit faible et qu'on lui coupe l'herbe sous le pied, en lui ôtant le plaisir de vaincre, sous prétexte de l'aider contre un adversaire trop fort. Car les adjuvants passaient alors en opposants, car cela signifiait qu'ils n'avaient pas compris qui était Yakyra.
Elle reporta sa concentration sur ce qu'elle prévoyait de faire. Elle avait un plan à suivre, et tout était déjà parfaitement organisé. Elle aurait bien le temps de s'occuper des Créateurs plus tard, elle avait même l'immortalité. Pour l'instant, seule Maria comptait.
Elle rassembla longuement tous les pouvoirs qu'elle trouva en elle. Elle allait en avoir besoin. Une fois sa magie condensée, elle se téléporta dans un cimetière, et fit de rapides gestes assez complexes avec ses poignets, mains et doigts. Elle disparut, et répéta le mouvement dans un autre cimetière. Puis dans un autre. Et un autre. Encore un autre.
Chaque fois, ses gestes étaient de plus en plus rapides, elle voyageait à travers tout le Nirn, sans trajectoire précise, juste des destinations. Bientôt, elle alla si vite qu'elle n'était même plus visible, et semblait avoir complètement disparue. Sa trace énergétique, bien que cachée, partait en tous sens, elle semblait se trouver partout en même temps.
Une fois les gestes effectués dans le tout dernier cimetière du Nirn, elle retourna à sa cachette, et tomba à genoux sur le sol, en sueur, tremblante, le regard flou et la tête tournante, le souffle court. Yakyra avait du déployer une quantité colossale de magie, plus qu'elle ne l'avait envisagé.
"Je ne pensais pas que les humains construiraient autant de cimetières. Enfin, cela ne pourra que m'être plus utile, même si j'ai du puiser dans mes ultimes réserves magiques pour pouvoir me rendre dans tous les cimetières du Nirn sans en oublier un seul..."
Elle savait bien que c'était la partie la plus délicate de son plan, car elle n'avait presque plus de magie en elle. Il lui faudrait un certain temps avant que son corps ne reproduise une quantité de magie satisfaisante. Mais elle ne pourrait assurément pas retrouver son niveau normal de cette manière. Cela prendrait trop de temps, et était de toute manière impossible.
Elle espérait juste que ni Kao, ni Maria n'étaient sur sa piste. Elle s'allongea sur le sol dur, la respiration entrecoupée. Elle avait l'impression de suffoquer. L'oxygène était nécessaire à une humain pour vivre. Sa magie était pour Yakyra son oxygène, même s'il lui en restait une petite dose en elle. Mais ce n'était pas assez, peut-être suffisant pour survivre. De toute façon, son corps fabriquerait toujours une dose vitale, car elle était immortelle, et ne pouvait mourir.
Elle leva sa main, et se la passa sur le front pour en décoller les cheveux humides et les repousser sur le côté. Sa peau était couverte de sueur, et ses doigts tremblaient, comme le reste de son corps, elle n'arrivait pas à les contrôler totalement.
"Peut-être que je vais devoir retarder d'un peu la suite, je ne pensais pas être affaiblie à ce point. C'est problématique, même si ça peut s'arranger. On peut m'attaquer, je suis toujours apte à me défendre, même si ma puissance magique a connu des jours meilleurs..."
A cette réflexion, un petit rire sans joie s'échappa de sa gorge crispée. Elle se concentra péniblement, et après beaucoup d'efforts elle réussit enfin à suivre les traces énergétiques qui l'intéressaient. Mya et Chizu étaient toujours dans les mêmes univers, mais Yakyra ne put pas pousser plus loin pour connaître avec exactitude leur positionnement, elle avait une idée globale, et cela suffisait. Elle voulait économiser ses forces tant qu'elle le pouvait.
Maria était toujours dans les Enfers, mais Yakyra se doutait qu'elle avait du commencer à comprendre ce qui se passait. Les Enfers faisaient parti des univers isolés, et Maria n'avait pas du manquer de remarquer que tous les portails avaient d'un coup été fermés. Elle se retrouvait prisonnière de son royaume.
Par contre, elle fut saisie de stupeur en constatant que Kao était de nouveau localisable. Ce qui l'avait tant étonnée était qu'il se trouvait dans le Nirn. Et qu'il n'était pas vraiment à l'opposé de sa cachette... Elle craignait qu'il ne tente de la rejoindre pour lui parler, ou simplement d'établir un contact avec elle. Car une fois un contact, même mental et très court, effectué, il pouvait savoir où elle se trouvait.
Elle alla chercher dans les profondeurs de son âme afin de collecter autant de magie que possible. Elle augmenta la protection qui lui permettait d'être invisible et de cacher sa trace magique. Elle ferma également son esprit, et érigea une solide barrière tout autour. Ainsi, Kao ne pourrait pas tenter de lui parler ni de la localiser en suivant le fil particulier de la magie qui émanait d'elle.
Yakyra finit peu après par s'endormir, exténuée par la dépense de magie noire et la perte de la quasi totalité de ses pouvoirs. Elle ressemblait à la petite fille qu'elle avait été jadis : faible, seule, et sans pouvoir. La solitude n'était jamais partie, mais cette fois, elle dormi profondément, sans rêve, pendant que son corps essayait, très lentement, de se régénérer. Elle restait malgré tout à l'affût, comme grâce à une sixième sens. Elle pouvait pleinement se reposer tout en restant alerte et sur le qui-vive, prête à se réveiller totalement d'un coup à la moindre chose, bruit, silhouette, impression, suspecte qui se manifesterait.
Son plan avait déjà commencé à être réalisé, et sa reconquête des Enfers était en cours... Elle allait suivre de près les agissement de Chizu, Maria et Kao avant de choisir le moment opportun pour passer à la phase suivante. Car après tout, elle allait devoir affronter ce qui avait fait sa puissance militaire et lui avait permis de détruite deux des quatre Portails Sacrés en une seule fois : l'armée des Enfers, autrement dits, les Démons des Noires Ténèbres, qu'elle avait elle-même façonnés et entraînés selon son idéal des soldats.
Ils étaient entièrement dévoués à leur Maître, à condition toutefois que leur Reine ait suffisamment de pouvoir. Ce qui n'était pas le cas de Maria. Elle n'avait pas le plus puissant des pouvoirs, la plus fortes des forces : la crainte, la peur.
La révolte allait exploser d'un coup chez les Démons, qui se révolteraient tous contre elle et finiraient par s'entre-déchiquetés, jusqu'à ce qu'il n'y ait aucun survivant. C'est ainsi qu'ils fonctionnaient, Yakyra le savait, et elle n'avait rien fait pour assouvir cette règle. Au contraire.
Mais elle ne savait pas quand tout cela allait se produire. Peut-être dans la prochaine minute, ou pas avant plusieurs siècles. C'était un système très aléatoire. Les Démons eux-mêmes ne savaient pas ce qui les décidaient. Et Yakyra ne pouvait se permettre de perdre autant de temps. Elle ne voulait pas non plus d'ailleurs que Maria ne soit tuée de cette manière. Elle voulait lui montrer comment serait récompensée sa désobéissance, et lui rappeler qui était le véritable Maître. Elle la tuerait, peut-être après une séance de torture, selon son humeur, mais cette créature ne méritait pas la vie. La tuer pourrait être perçue comme une sorte de clémence pour éviter des tortures éternelles, mais cela n'était en réalité que la pire chose qui puisse arriver à Maria. Yakyra lui infligerait la pire des blessures, en lui ôtant le plus prestigieux et le plus précieux des cadeaux reçus par la Faucheuse, une chose à laquelle elle tenait autant que Yakyra tenait à ses pouvoirs : son immortalité.
Elle savait que Maria préférerait être torturée pour toujours que de perdre sa vie éternelle. Et c'est précisément la torture que la Déesse des Ombres déchue allait lui faire subir. Ce sera sa leçon, sa manière de comprendre ce qu'on devient quand on défie l'Etre Suprême.
Kao pouvait aussi avoir de terribles colères, mais elles n'étaient qu'agréables caresses en comparaison de ce que pouvait faire subir Yakyra. Cela était véritablement son domaine, où elle excellait.
Tout cela vint en même temps que le sommeil, et ce fut dans un noir égal à celui de son cœur qu'elle plongea.



LUW :

A peine entrée dans le Nirm, je mis une patte au sol pour enfin reprendre mon apparence humaine, ces apparences d'oiseaux faisaient suffoquer mon esprit et celui qui habitait le mien. Je pris soin de marcher lentement, admirant la forêt inconnue qui m'entourait. J'essayais de deviner les moindres parcelles qui m'entouraient, habitées par ces créatures toutes inoffensives. Je pris de la hauteur, espérant voir les nuages, jusqu’à m'apercevoir que ma tenue avait changé... J'avais bien oublié que c'était l'Odyssée qui s'occupait de mes apparences. A présent habillée d'une tunique longue japonaise aux fleurs de lys blondes et blanches, je n'avais pas cette sensation de froid en moi. Je m'arrêtai sur un rocher haut, admirant les montagnes et les lacs, voulant méditer je m'assis et me concentrai. Posant le dos de mes mains à terre, les doigts en petits ronds, je me vis parcourir ce monde vaste. Puis revenant à moi, mes pensées divaguèrent et prirent libre place en moi...
A présent, nous n'étions plus seuls, ce monde vaste ne serait plus le même... si le démon, Yakyra, était revenu... Nul ne savait comment et nul ne saurait ces plans. Un mystère à ne pas découvrir s'imposa... son esprit était comme une mer recouverte d'une brume noire impénétrable cachant la tempête et les ouragans.
Je fermai les yeux, penchant la tête en avant.
Sachions-nous des choses... des choses de Maria... Oui Myo... c'est d'elle dont je parle, Maria n'est maintenant qu'une âme perdue dans les enfers. Peut-être que quelqu'un va s'en charger. Je ne pense pas que ce soit moi. Non ce n'est pas que je n'ai plus le cœur à la souffrance, bien heureusement pour le moment, mais elle reviendra. Mais cette fille n'est qu'une âme sans défense qui aura sa proche tristesse et détresse dans bien peu de temps. Ce garçon... je m'en souviens. Maria l'a-t-elle alors pris pour son simple repas de vampire vagabond ? Où bien pour d'autres choses... Qui sait... Renferme-t-il un amour proche à quelqu'un qu'il ne peut dévoiler ? Mais n'oublie pas... C'est elle qui a alors décidé de ce pouvoir en présence de l'Odyssée, alors ne nous égarons pas.
Mon esprit en méditation incertaine fut troublé par le passage d'une sorte d'énergie étrange... Quelqu'un de plus venait-il dans ce monde ? Impossible de me concentrer dessus... Mais cette trace qui s’effaçait peu à peu montrait le mal. Elle était bien proche... dans ce monde... que devions nous faire ? Patientez. Je me demandai si Chizu allait mieux... Sa détresse s'était-elle approfondie ? Je ne pouvais pas savoir. Kao était trop mystérieux lui, sa vengeance contre Maria et Yakyra n'était que souffrance, dirait-on, pour lui. Mais tiendra-t-il ces paroles jusqu'au moment voulu et venu... Qui sait... les élément déclencheurs ne seront jamais certains.
Je me levai, balançant mes cheveux blonds en arrière en empoignant ma besace qui recouvrait ma hanche, je marchai je ne sais où... puis je voyageai... je ne sais pas où j'allai mais je pensai aller sur le bon et droit chemin...



ALEX :

"Bonjour Yakyra. Oh tu ne me reconnais pas, ça me chagrine."
L'homme tout habillé de noir se transforme subitement en Kao.
"Toi aussi tu peux faire ça. Et la Bien sera pour une fois ta seule chance de vaincre. Ta magie noire est, comment dirais-je ? Ah oui, ta magie noire est épuisée pour le moment. Pour une fois répand le bien. Tu verras, tu retrouveras vite ta place."
Kao disparut instantanément.



ISA :

PDV Inconnue :
-Oh, vous voilà les filles ! Il m'est arrivé un truc ÉNORME ! Ou plutôt, j'ai vu un truc énorme...
-Quoi ?! Quoi ?! Aller, vas-y raconte !
-Eh bien... Vous voyez la maison abandonné ? Elle est toujours sombre, un arbre mort et sinistre devant l'entré, comme s'il en était le gardien, prêt à vous attrapez avec ses branches... Enfin, je m'égare là ! Aujourd'hui je suis passée devant, et la porte était ouverte. A l’intérieur, il y avait une fille blonde avec des... des ailes. Oui, des AILES. Je peux vous certifier que ce n'est pas un cosplay ! Elles étaient immenses, déchirées et souillées de poussières, d'un noir terne et charbonneux, fournies d'un millier de plumes brisées qui les rendaient revêches, presque écœurantes à regarder... Oh, et je croit qu'elle pleurait, aussi. Et puis... là il y a une femme qui est apparue devant elle. Elle avait un quelque chose autre que son sourire cruel qui me faisait frissonner... une aura... noire... J'ai eu la peur de ma vie ! La fille a relevé la tête, et la femme a disparu, comme ça, POUF ! Les ailes de la filles ont encore grandi, ce sont comme réparées, sont devenues d'un noir plus profond couleur encre, et les plumes sont redevenues lisses et duveteuses. La fille s'est relevée, a fait quelques tours dans la pièce, semblant tourmentée, s'est arrêtée comme surprise. Puis son visage a affiché une colère et une impuissante terrifiantes tandis qu'elle donnait un coup de poing dans un mur... qui s'est écroulé ! J'ai hoqueté et elle a tourné des yeux rouges vers moi... Oui, ROUGES !
- Han sérieux ?
- T'es sûre que c'est pas des histoires ?
- Nan je vous jure les filles !
- Cette fille est bizarre en tout cas...
- Uai, ça m’étonnerais qu'elle ait des amies, pour être une bizarrerie pareille !
- Hahaha ! Tu as raison..!

PDV Chizu
-Pffff. Pathétique.
Je venais de retrouver mes pouvoirs de Faucheuses. Grâce a ma trèès chère mère... Oh ne vous méprenez pas, je sais bien que je suis un appas. Ce n'est pas ça qui m'a fait me figer puis maltraiter ces pauvres petits murs... Non. C'est à cause du fait que j’avais senti Kazuki AUPRÈS de Yakyra. Il était donc en danger... Que pouvais-je faire ? Que devais-je faire ?
Mais oui... mais oui c'est ça ! Je n'avais qu'à demander à Yakyra un marché ! Une vie paisible pour Kazuki contre... Tout ce qu'elle voulait venant de moi ! Je ne sais pas si elle accepterait mais... Je devais essayer...
Et je recommençai à marcher à travers la pièce, quand un hoquet se fit entendre.  Je me retournai et vit une jeune fille vêtue d'un uniforme à col marin partir en courant. Sûrement une collégienne. Je pus entendre les pas de la fillette bien après qu'un humain normal aurait arrêter de les entendre. Et je pus aussi entendre sa conversation, avec plusieurs autres étudiantes...
- Elles font chier...
Je donnai un coup d'ailes et me retrouvai devant elles. Elles étaient dans une ruelle sombre... Parfait. Personne ne verrait rien. Et la nuit fut baignée de sang, tandis que des cris de douleur et d'agonie montaient vers les étoiles. J'essuyai le sang au coin de ma bouche.
- Maintenant que j'ai regagné en force... Je dois trouver Yakyra.



ALEX :

Kao reçut un choc d'un seul coup. Chizu était de nouveau une faucheuse. Il se téléporta au niveau de son dernier meurtre. Il utilisa un sort de nécromancie. Les corps en lambeaux se levèrent. Kao leur posa des questions. Une fois les informations voulues collectées, il mit fin au sort.
Il se téléporta dans le manoir indiqué. Il transforma la décoration intérieur et attendit Chizu.



LUW :

Après avoir marché quelques heures ou quelques minutes, incertaine et concentrée, j'arrive dans une sorte de petite ville baignée dans la nuit, je fais d'autres pas, puis encore d'autres... rien à l'horizon. Je me demande si beaucoup de gens vivent ici... Les humains sont si différents de nous... J'aimerais les rencontrer mais je n'ai plus envie quand je repense à ce que certaines créatures légendaires leur font... J'écarte cette pensée écœurante de mon esprit pour visiter les lieux. C'est incroyable qu'un tel silence soit présent dans une ville bondée d'humains inoffensifs. Je garde les pieds sur terre, voulant tout de même rester sur mes gardes, histoire de ne pas m'adonner à d'autres pensées. Mais que faire... j'aimerais la retrouver... mais cela m'est impossible... Chizu.



ALEX :

Kao claqua des doigts et téléporta Mya a ses côtés. Il lui mit un doigt sur les lèvres pour lui intimer de se taire.
Il lui expliqua tout :
"C'est ici que Chizu a été vu pour la dernière fois. Tu dois m'aider à la "capturer" avant qu'elle ne fasse une folie. Sinon les créateurs seront obligés d'intervenir. Il ne faut pas que ça arrive. Ils la tueraient. Bien. Oh, je vois que, plutôt je sens que Myo est avec toi. Hum oui, je pense pouvoir "arranger" ça."
Kao disparut pour se retrouver dans l'esprit de Mya. Il y trouva Myo sous forme d'esprit. Il posa une main sur le spectre et une décharge blanche le parcourut.
"A partir de maintenant Myo, tu pourras voyager entre le corps de Mya et un propre corps qui reste invisible tant que tu ne t'en sers pas. En bref tu as de nouveau un corps. Tu auras juste à traverser le portail blanc qui se trouve derrière moi."



LUW :

Le sol commence à trembler sous mes pieds, puis la vue de la ville que j'avais se transforme en celle d'un manoir décoré en blanc. Je me ressaisis et m'adoucie quand je vois Kao à mes côtés. Je reste à attendre selon ses ordres, persuadée qu'elle ne va pas revenir. Chizu. Je reste fixe un instant... elle est redevenue faucheuse... contre son gré. C'est bien de la faute de celle que nous redoutons tous, à présent... Yakyra.



ALEX :

"Bon, elle ne viendra plus. Je vais devoir me servir de la manière forte."
Le manoir explosa et laissa place à la magnifique demeure de Kao. Le mage blanc se téléporta dans la tour sud du manoir. La pièce ne contenait qu'une seule chose. Un étrange appareil avec une parabole formée de cristaux de quartz. Le dieu se plaça dedans. Le plafond s'ouvrit, et la machine s'envola dans le ciel. Une sphère blanche commença à en sortir, puis se mit à grossir. Elle explosa finalement et un hurlement imperceptible pour les humains se fit entendre. Un éclair blanc apparut au dessus du lieu en question pour indiquer à Kao et Mya la direction à suivre. Le mage sortit de la machine, qui reprit sa place. Il prit Mya par la main et s'envola rapidement, puis atteignit le lieu indiqué. Il y trouva Chizu étendue au sol.
Kao posa ses doigts sur le front de la jeune fille et la réveilla magiquement.
"Chizu, tu ne pourras pas t'en prendre à Yakyra comme ça. De plus, je sais qu'elle t'aime et elle ne fera pas de mal à Kazuki. Et si elle lui en fait, il n'y a que moi qui pourrais faire quelque chose. Maintenant lève toi. Nous rentrons. Nous allons retrouver ton amoureux, je te le jure. Yakyra n'est pas un problème, le seul problème c'est Maria."
Si un humain était passé par là, il aurait crut avoir une hallucination car le trio disparut en l'espace d'une seconde pour se retrouver chez Kao.
Les créateurs disparurent des Enfers après avoir lancés leur ultimatum à Maria. Cette effrontée paierait. Mais les Créateurs ne se saliraient pas les mains. Connaissant le tempérament de Yakyra, ils attendaient simplement que leur "fille" s'en occupe.



ISA :

Chizu se réveilla et se rendit compte qu'elle avait été capturée. Heureusement, elle n'était pas attachée. Elle sortie par une fenêtre et s'envola le plus loin possible, protégeant son esprit pour que seule Yakyra puisse la localiser, ayant au préalable vérifier qu'il ne lui avait rien injecté ni collé sur le corps qui puisse lui permettre de la poursuivre.



MOI :

PDV Maria :
"Finalement, cela a été bien plus simple que je ne le pensais de virer cette espèce de petit angelot peinturluré de noir, et de prendre ma vraie place, ou du moins une place qui méritait mieux qu'elle...
Et si les deux pourritures croient me faire peur, qu'ils aillent crever avec la traînée qui se prend pour la Reine des Enfers...
Mais je regrette que mon petit ange soit parti si vite. Lui ai-je fait peur ? Il va falloir qu'il devienne moins farouche, non que je n'aime pas poursuivre des proies, mais c'est vrai que le savoir un peu plus proche parfois ne serait pas désagréable...
Enfin, la vie est comme elle est, j'aurai tout le temps nécessaire plus tard pour qu'on fasse connaissance lui et moi, mais selon MES critères."
Maria décida d'aller faire un tour d'inspection, un moyen aussi pour elle de faire l'inventaire rapide ses troupes. Mais bien vite, elle se rendit compte que l'atmosphère était complètement différente. En voulant aller dans le Nirn, elle se retrouva face à une barrière infranchissable.
"Mais qu'est-ce que... De qui me vient cette petite plaisanterie ? Hum... Quelque chose de si mauvais goût... Car c'est assurément de mauvais goût que de me faire prisonnière de ma demeure. Les barreaux que je tenaient autour de mes serviteurs me tiennent également à présent. Ce ne peut être mon ange, il est bien trop tendre et naïf pour avoir ce genre d'idées... L'autre fille qui est des fois à traîner dans les parages... Ma...y, enfin quelque chose comme ça... Non ce n'est pas elle non plus, elle n'est pas assez impliquée.
Ah mais oui, suis-je bête ! C'est la petite ordure, enfin la chose en train de moisir, de pourrir cachée dans un coin reculé d'un univers... Oui, il me semble bien que c'est elle... Elle doit vouloir se venger et croit me punir en m'enfermant chez moi. Mais il n'en est rien, et dès que je pourrai sortir, j'irai m'occuper d'elle. Pour le moment, il me faut préparer une armée, pour aller la détruire ainsi que toutes les autres choses qui me déplaisent. Bien évidemment, mon amour d'ange restera intact.
Il faudrait aussi que je m'occupe de l'autre petite qui m'a remplacée. Il faut d'abord que je sache où elle est.(Maria se concentra un instant et lança une recherche mentale pour retrouver la trace de Chizu, mais elle se sentit vacille brusquement au bout de quelques minutes.) Quoi ?! Non, c'est impossible, ce ne peut pas... Non... Elle n'aurait quand même pas... Rah, je comprend que tu trembles de peur et soit partie te cacher Yakyra, tu craignais ma colère quand j'allais découvrir que tu lui a rendu ses pouvoirs, diminuant ainsi les miens de moitié ! Je SAIS que tu l'a fait exprès et que tu as tout calculé ! Je ne te souhaite qu'une unique chose : d'être très bien cachée, pour que je ne te trouves pas une fois que j'aurai décidé de partir !"
Elle se concentra, et effleura l'esprit de Kao avec douceur, presque sensuellement :
"Mon petit ange, que dirais-tu de m'aider, que nous puissions jouer ensemble toi et moi ? Je connais un grand nombre de jeux que j'apprécie beaucoup... Je te demande juste de ne pas être craintif, viens juste me chercher. J'espère que tu vas venir mon cœur, je brûle d'impatience de te revoir, je trouve que nos rencontres ne sont pas assez longues, et je me languis de toi.
Mais, si tu refuses, devrais-je croire que c'est en lien avec l'autre petit ange ? Franchement, je n'arrive pas à savoir ce que tu lui trouves à cette fille. Elle est... banale. Affligeante par moment. Et d'une platitude... Enfin, je trouve que tu ne sais pas choisir tes... partenaires, et dans tous les sens du terme. Il existe d'autres choix que cette gamine, n'ait pas peur de la vexer ou la blesser en la rejetant et on prenait une autre personne à sa place. Enfin, la pitié fait parti de l'une des choses que je trouve craquantes en toi, trésor.
Non, mais je ne plaisante pas. J'aimerais que tu viennes m'aider, je pourrais même te délivrer des chaînes qui te lient à cette fille, et nous pourrions être ensemble, chéri. Elle n'est rien, et tu ne mérites pas d'être avec elle, pour toi il faut mieux. Fais-moi confiance... Sépare toi d'elle, tu ne t'en porteras que mieux une fois libre. Et saches que je ne suis pas contre le fait que tu viennes... Je suis libre aussi... Enfin, même si je suis également un peu prisonnière, mais il existe plusieurs sortes de liberté mon amour d'ange..."

PDV Yakyra :
Elle sentit soudain une présence et sortit brusquement de son sommeil, prête au combat. D'un même mouvement, elle s'était redressée, et avait adoptée une posture défensive face à l'inconnu vêtu de noir. Aussitôt, celui-ci prit l'apparence de Kao, qui lâcha quelques paroles avant de disparaître. La réponse ne se fit pas attendre, et après avoir encore augmenté ses protections infranchissables, Yakyra la fit retentir dans son esprit :
"Kao, Kao... Je ne sais pas comment tu as fait pour franchir me trouver et franchir mes barrières, mais il en découle un certain mérite. Qui s'évanouit aussitôt que je vois ce que tu fais et deviens. Car là est des différences fondamentales entre nous : tu vas dans la facilité, quand je reste dans mon chemin.
Le Bien serait ma chance de vaincre dis-tu ? Mais j'en suis l'opposé, je suis ton contraire. La difficulté ne me fait pas peur. Les Ombres me rassurent et me sont familières, la Lumière m'écœure et me dégoûte. C'est un de mes grands principes que jamais je ne violerai, peut-être le plus important : ne jamais changer de bord et ne jamais trahir ce que je suis. Cela signifie ne jamais m'allier au Bien.
Désolée, mais c'est comme ça. Même si cela te paraît dur, je resterai dans les Ténèbres, je ne peux pas être sauvée... (Elle eut un petit rire aussi soudain que bref, dénié de toute joie et contenant une certaine résolution à la fatalité, mais également une note de défi au destin et aux règles.)
Et puis qui disait que c'était chacun pour soi ? Et qui vient ramper à mes pieds en me demandant une alliance pour la deuxième fois en si peu de temps ? Non, franchement, si je ne te connaissais pas depuis que nous sommes enfants, je dirais que tu te moques de moi. Mais je te connais, et je sais que c'est ton caractère après tout. Tu ne peux laisser personne en posture que tu juges mauvaise, quelles que soient les actions bonnes ou mauvaises qu'elle a commises.
Mais je ne suis pas sans défense, et certes mes pouvoirs sont un peu affaiblis, mais il reviendront très vite... N'oublie pas ce dont je suis capable Kao...
N'aies pas peur pour moi, mais pour toi. Aucun danger ne me menace, je suis celui qui te traque..."
Ces mots flottèrent encore un peu dans l'esprit de Kao après la retraite de Yakyra, de nouveau confinée dans une coque encore plus épaisse qu'auparavant.
Elle était devenue encore plus réticente et sceptique depuis qu'elle avait senti que Chizu, Kao et Mya étaient ensemble, juste après qu'elle eu clos sa conversation avec Kao, et qu'elle s'était mise à les chercher. Même si Chizu les avait quittés et qu'elle se déplaçait dans le Nirn, d'après les perceptions assez vagues de Yakyra, cette dernière restait sur ses gardes, prête à tout instant à partir pour une autre cachette qu'elle recherchait en ce moment même.
La Déchue avait beau avoir la peau toujours constellée de sueur, le souffle court et irrégulier, les battements de cœur désordonnés, le corps tremblant, l'équilibre incertain, elle sentit tout de même au fond d'elle que ses pouvoirs commençaient très lentement à revenir.
Son sourire cruel revient, car elle venait d'avoir une idée. Après de pénibles efforts, ses ailes de dragon se trouvèrent déployées, bien qu'un peu plus tombantes et réduites que d'ordinaire. Le décollage fut le plus pénible, après Yakyra trouva facilement des courants d'air sur lesquels s'élever sans fournir d'énergie.
C'est dans un ciel beaucoup moins chaotique que son cœur que Yakyra se dirigea vers le manoir.



ALEX :

Après avoir reçu l'appel de Maria, Kao se téléporta. Il apparut juste devant cette dernière, franchissant sans aucune peine la barrière formée par Yakyra.
"Bonjour sombre idiote. Tu crois vraiment que tu vaux la peine que je m'occupe de toi ? Tu crois vraiment être plus puissante que Yakyra et moi ? Saches une chose, si jamais tu tentes ne serait-ce qu'une chose contre elle ou n'importe qui d'autre, tu le payeras de ta vie. J'ai autant de pouvoir que Yakyra, j'en ai plus que toi. Les Créateurs en ont encore plus.
J'en ai tout de même assez pour supprimer ton immortalité. Je peux te détruire en un claquement de doigt vois-tu ? Je te conseille donc de vite déguerpir. Juste un petit aperçu de ce que je peux faire à "ton" royaume."
Kao fit apparaître son épée blanche dans sa main. Il l'empoigna fermement et transperça le sol d'un violent coup. Le palais ténébreux s'ébranla. Le trône sur lequel était assise Maria se fissura. Des colonnes s'écrasèrent sur des démons. Le mage retira l'épée du sol. Maintenant la fissure brillait. Elle émettait une lumière blanche. Une créatures des ténèbres s'en approcha. La lumière se jeta sur lui. Lorsque cette dernière retourna dans la fissure, le démon était devenu daedra. Il disparut pour arriver dans Oblivion.
"Je peux faire disparaître toute ton peuple en un claquement de doigt. Toi tu ne peux rien."
Le dieu disparut. Il se matérialisa devant une des extrémités de la barrière. Il appliqua sa main dessous et renforça le sort d'emprisonnement.



MOI :

Bien que les Enfers soient l'un des univers prisonniers, Yakyra ressentit tout de même la déchirure causée par Kao. Aussitôt, elle se posa sur ce qui était le plus proche, et concentra sa magie. Il lui fallut longtemps avant de récupérer la dose de magie nécessaire, qu'elle aurait eu en un instant si ses pouvoirs avaient été là. Elle récita le sortilège, et il s'appliqua normalement : le Démon redevint lui-même et la faille se boucha. Les Ténèbres étaient aussi sombres qu'avant l'apparition de Kao, si ce n'est plus.
"Kao, pour qui te prends-tu pour t'imposer aux Enfers et venir les détruire selon ton bon plaisir ? Saches que tu peux te la garder, ton aide ! Je sais me débrouiller seule, il me semble que c'est quelque chose su de tous. Alors reste à ta place, ne te prends pas pour le Dieu Ultime, et tout ira bien pour toi !"
Bien que sa magie fusse faible, sa voix tremblait de colère et résonnait avec force dans l'esprit de Kao, un possible lointain écho de rugissement de dragon...
Yakyra reprit son envol, même si elle du tomber d'un point élevé pour réussir à remonter avec les courants. Elle venait de dépenser le peu de magie gagnée à réparer son royaume, et sa vision maintenant floue commençait à s'obscurcir de tâches noires. Elle avait la tête qui tanguait un peu, et du mal à se repérer dans l'espace. Sa faiblesse était très grande.
Mais elle sentait qu'elle s'en rapprochait. Oui, elle devait tenir encore un peu, et elle serait au manoir. Là, tout changera, enfin. Mais elle savait que bientôt, contre toute sa volonté, son corps prendrait le dessus et la plongerait dans un état second de sommeil, pour se reconstituer. Il fallait juste qu'elle lutte contre elle-même. Chaque seconde d'éveil était une seconde de gagnée, et le manoir un peu plus proche.
Maintenant, elle ne distinguait plus que de vagues points gris dans sa vision noire. Elle ne savait si elle tiendrait jusqu'au bout, mais elle le devait. Si seulement Kao n'avait pas interféré dans son plan, elle aurait eu suffisamment de magie en elle, et donc de force, pour y parvenir...



ALEX :

"Yakyra, sache que je ne fais pas ça pour toi. J'ai mes propres comptes à régler avec cette Maria. Elle croit pouvoir m'avoir pour elle. Elle croit pouvoir avoir le monde pour elle. Elle croit pouvoir prendre ta place sans recevoir de violentes attaques ?"



LUW :

J'étais à présent seule dans ce lieu, Kao qui m'avait portée ici puis Chizu qui était belle et bien devenue faucheuse qui venait de partir...M ais que devais-je faire... J'arrêtai soudain mon incompréhensibilité, puis pris la poursuite de Chizu. Mes cheveux blonds flottant dans les airs, je pris de plus en plus de vitesse, mon esprit n'était qu'à peine perturbé des troubles que je pouvais ressentir par rapport à ce qu'il se passait en Enfer. Je pris un second élan pour me transformer en guépard. Mon souffle broyait le froid brumeux sur la terre humide. Je pouvais déjà entendre les battements d'ailes que quelqu'un faisait dans le ciel. Je ne savait pas si ma décision était bonne mais valait mieux la voir avant qu'elle ne soit incontrôlable.



ALEX :

Kao replanta son épée dans le sol après que Yakyra ait réparée la déchirure. Puis il se téléporta en Oblivion. Il se dirigea vers une étrange porte. Il l'ouvrit et descendit de longs escaliers. Il aboutit dans un monde qui n'était pas censé être ici : les Enfers de Yakyra. Le mage blanc avait échafaudé tout un plan complexe.



MOI :

" "Prendre ta place sans recevoir de violentes attaques" Si ce n'est pas une pure justification d'aide, et de mêlage des affaires des autres...
En tout JE m'occupe de Maria, alors n'interfère pas dans ce que je fais. Reste à ta place dans ton manoir, le jour où il aura un problème concernant le Bien je viendrai pas fouiner mon nez et tout le monde sera content !
Alors tu vires des Enfers, tu stoppes tout ce que tu fais et tu"
Mais le contact mental fut brutalement rompu, et Yakyra sentit sa tête exploser. Ses ailes disparurent et elle sentit ses cheveux voler en tous sens dans le vent qui frappait son visage dans la chute. Tout était noir... elle avait usé trop de magie pour établir et maintenir le contact mental.
Elle braqua ses muscles autant que possible dans l'attente du choc, qui ne tarda pas. Une onde de douleur dans tout son corps se répandit en même temps que d'affreux craquements. Elle sentit quelque chose qui se mit à couler sur sa peau de plus en plus froide.
Elle ne bougea pas, et glissa sur la pente avant de retomber dans le vide, et de heurter brusquement à nouveau une autre surface, plane cette fois. Dans un dernier élan de lucidité, elle réussit à reconnaître cette trace dans l'air. Elle n'eut pas la force de sourire, mais la cruauté sur son visage était là : elle y était arrivée finalement.
Même si elle ne savait pas exactement où, mais elle y était. Elle ferma les yeux.
Une force nouvelle vint soudain l'agiter. Elle était peut-être mourante, mais elle irait aussi loin que possible avant de ne plus pouvoir se relever. Elle se redressa péniblement sur les coudes, et commença à ramper avec lenteur, laissant une trace sanglante derrière elle. Dans chaque pièce traversée, un long sillon rouge, épais, entouré parfois de gouttes, marquait le chemin de Yakyra.
Elle continuait à ramper, avec cette énergie de mourante, ne sentant plus la douleur de ses os brisés sur lesquels elle prenait appui. Elle arriva aux derniers escaliers, et les dégringola, comme si son âme avait déjà quitté son corps.
Les derniers mètres lui prirent plusieurs heures. Elle ne s'était même pas aperçue qu'une pierre s'était enfoncée dans son œil et l'avait littéralement déchiqueté, réduit à néant. Seul comptait son objectif.
Elle tendit la main, mais ne sut dire si elle avait ne serait-ce qu'effleuré la sphère ou non. Mais son bras retomba, inerte.
Son sang arrêta de couler, et elle sombra dans des Ténèbres inconnues aux vivants.



LUW :

Je courais, encore et encore, la suivant malgré sa vitesse épuisante. Je sentis un nouveau choc en moi... une faiblesse puis une force même. Mais je ne voulais pas arrêter là.



ISA :

Quelqu'un me suivait. J'entendais le martellement d'immenses pattes frappant le sol à une allure régulière. Je regardais en bas et vis... Mya sous la forme d'un guépard. Tiens... elle me suivait ? Pourquoi donc ? Pour me faire la morale ? " Voyons Chizu, ne soit pas une méchante fille !" Elle comptait me gronder comme on gronde un enfant ? Comme... Kazuki me grondait parfois ? Penser à lui me fit serrer les dents, sachant qu'il était sans doute en danger. Je secouai la tête et ralentis un peu, histoire que l'animal me suivant ne s'épuise pas trop vite. Je fermai les yeux et me concentrant, établie un contact mental avec elle.
"Mya, tu dois avoir quelque chose d'important à me dire, pour me courser comme ça jusqu'à épuisement. Tu tiens tant que ça à me gronder ? Pfff. Quel ennuie ! Enfin, je vais être gentille. Parle, et dis moi ce qui te tiens tant à cœur."



LUW :

Je n'avais pas remarqué que mes pas devenaient lourds sur le sol... C'était bizarre... Je ne m'épuisais pas si vite sous une forme animal normalement. Je fus prise d'un bouleversement intérieur entendant la voix de Chizu dans mon esprit, je regardai de nouveau le ciel. Voyant qu'elle m'avait bien reconnue. Elle me parlait, vu son air je savais qu'elle avait bien changé d'humeur... Je n'aurais jamais dû faire cela. C'était plutôt à Kao de faire ce job, je ne suis pas apte à contrôler une faucheuse. C'est alors qu'un grand élan d'énergie me reprit de l'intérieur. Je m'arrêtai une seconde. Je ne voulais pas parler. Mais je ne savais pas quoi dire non plus. Je me remis à courir sans épuisement, à la même cadence qu'elle...
"Je voulais simplement savoir... es-tu contente d'être comme ça...?"
Je n'étais pas sûre de ce que je venais de dire, mais sur mes paroles incomprises par moi-même je me retirai, disparaissant à la vue de la Faucheuse qui volait au loin sans détourner le regard.



ALEX :

Kao continua d'avancer dans les Enfers, puis trouva enfin l'endroit qu'il cherchait : le Promontoire, un lieu d'où tous les démons le verraient. Il s'y installa donc et commença à parler d'une voix forte et autoritaire :
"Démons, vous êtes ici pour organiser la résistance. Une personne se croyant toute puissante à dérobé le trône à votre maîtresse. Heureusement, je l'ai dupée. Le monde qu'elle dirige en ce moment même, est un monde de ma création. (Kao se tourne alors et montre un étrange tourbillon brumeux dans une des parois du Palais :) Ceci, est le portail qui vous mènera vers l'univers en question. Dès que vous serez près, vous pourrez passer par là pour anéantir Maria. Elle doit mourir !"
Kao disparut puis se téléporta à l'endroit où il avait parlé à Yakyra pour la dernière fois. Ce qui l'intéressait se trouvait au fond. Dans une cage se trouvait un jeune homme. Celui dont Chizu était tombée amoureuse. Il apposa ses mains sur les barreaux et les fit fondre. Le mage attrapa Kazuki et se téléporta avec lui dans un champ en pleine campagne. Il lâcha l'amoureux de Chizu. Kao leva les mains et amena à lui le Bâton de Kangae. Il le prit dans ses mains et le frappa contre le sol. Un immense manoir sectionné en deux parties, une noire et l'autre blanche, apparut. Le mage blanc y entra avec Kazuki. Ils attendirent Chizu.

___________
"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


Ask

Merci à ma petite Haruka chérie pour cette merveilleuse signature que j'aime beaucoup,
l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
Un superbe cadeau pour mes 16 ans... ♥
Spoiler:
 


Un autre grand merci à Haruka pour ces deux signatures et cet avatar,
offerts pour les 17 ans.
Le temps passe mais je t'aime toujours autant ♥
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Lun 14 Juil - 22:35

ISA :

"Je voulais simplement savoir... es-tu contente d'être comme ça...?"
C'était donc ça... elle se souciait de moi ? Cela me semblait bizarre... Attendez... Pourquoi... est-ce que je pleure ? Je ne sais pas. Mais ce n'est pas bon, je ne dois pas perdre de vue mon but. Je lui répondis avec douceur, car au fond elle n'avait pas à subir ma colère.
" Tu sais Mya... Tout ce que je fais, c'est pour Kazuki. Par rapport à lui ma douleur, mes sentiments... ma vie ne sont rien."


ALEX :

Vu le temps que ça prenait, Kao entra en contact avec Chizu :
"Viens, suis ma trace énergétique. Je dois te parler, je dois te voir, j'ai des surprises pour toi."


LUW :

J'entends ses paroles craquer dans mon esprit. C'est donc sa. Je me lève de nouveaux puis, retrouvant mon apparence humaine, je me dirige lentement vers Chizu que s'était dirigée vers le nord.


ISA :

Cela m'agaçait. Comment osait-il me parler ? Il avait du cran !
" Comment oses tu..."
J'arrêtai ma phrase avant même d'avoir pu la finir quand je me rendis compte que... Ka... Kazuki ?! Il était... avec Kao ? Je fis une pirouette dans les airs, faisant demi-tour. Mes ailes brassaient l'air avec force, mon regard bleu/rouge fixait sur l'horizon que je devais atteindre, pour le retrouver... Je volai bas, sans m'en rendre compte. Je dépassais de nouveaux Mya, dans un grondement sourd que provoquaient mes ailes. N'importe qui, même un simple humain, aurait pu entendre mes pensées maintenant, tellement elles étaient fortes. Sans doute Mya les entendit elle aussi. Il n'y avait qu'un nom dans ma tête : "Kazuki... Kazuki... Je viens te chercher !"


ALEX :

Le général Umaril vaquait à ses occupations habituelles quand un homme vêtu de blanc entra dans les enfers. Cet homme n'était autre que le dieu du bien. Le mage avança et se plaça sur le Promontoire. Kao commença à parler au démon. Umaril écouta attentivement. Ainsi il y avait une chance de sauver leur vraie Reine. Lorsque le dieu du bien disparut, le général s'envola vers le haut de l'édifice puis atterrit sur le Promontoire. Il demanda aux "officiers" de rassembler tout le monde en ordre. Tous les lieutenants et sergents s'exécutèrent. Bientôt se tenait devant Umaril une armée ordonnée et prête à en découdre. Le général demanda ensuite que les armes soient apportées et que chaque soldat en soit muni d'une. Umaril les exhorta ensuite à combattre pour leur Reine. Il pointa du doigt le portail dans le mur. Le général s'en approcha ensuite et le traversa tout en faisant signe de le suivre.
Toute l'armée de Yakyra se retrouva dans le monde où Maria se croyait être Reine.
Le puissant mage sentit que l'armée démoniaque avait franchi son portail. Il posa ses mains sur le sol et envoya une puissante décharge énergétique qui rompit la barrière isolant les mondes. Il lança une seconde décharge et le ciel devint subitement noir. Une troisième et tous les mondes étaient désormais ouverts. Plus rien n'empêchait un passage d'un monde à l'autre.
Kao incanta une formule :
"Par le Yin et le Yang, mon inverse je serai pour vaincre."
Le mage était de nouveau dans une tenue noir charbon.
Il fit apparaître un sceptre dans sa main gauche, la main maudite. Il fouetta l'air avec et des hordes de ténèbres sortirent de tous les objets pour se diriger vers les enfers de Maria. Le dieu se téléporta en haut du mont Palatin. Il y avait une énorme pierre dressait. Le mage s'en approcha et la fendit en deux. La pierre tomba de chaque côté et dégringola du mont Palatin. Il ne restait sur le sommet plus qu'une boîte que Kao ouvrit. Un talisman se trouvait dedans. On disait qu'il était censé contenir l'essence même de l'univers. Il était évident qu'en réalité ce n'était pas le cas. Cette amulette n'était en réalité qu'un des objets manquant pour la reconstruction des épées du Bien et du Mal. Cette amulette n'était rien d'autre que celle qui avait été enfermée dans Chizu puis fissurée. Yakyra pensait avoir scellé l'objet dans l'Elue, mais c'était faux. Quand tout avait commencé à mal tourner, Kao avait déplacé l'amulette. Mais maintenant il était temps. Le mage se téléporta dans l'ancien manoir de Yakyra. Il traversa le hall puis monta à l'étage. Une porte différente des autres se tenait devant lui. Une porte violette... Kao l'ouvrit puis s'engouffra dans la pièce. Un portail se tenait maintenant devant lui. Un portail qui il y a très longtemps avait été violet. Il était désormais noir et terne. Le mage passa sa main autour et un éclair s'échappa du portail. Ainsi, l'Empire Ancestral tel qu'il était avant la disparition de Dévandra existait toujours. Le dieu redevint blanc puis traversa le portail dans un bruit de succion. Le spectacle qui se dressait devant Kao était sinistre. Ce monde qui était avant si joyeux et lumineux n'était plus que ténèbres. Au loin, sous un arbre sans feuille se trouvait le cadavre de l'esprit qui avait été nommé Dévandra. Le corps de l'ancienne apprentie de Kao (oui, il a bien fallut que Dévandra apprenne les choses de quelqu'un) s'était parfaitement conservé.
Le mage blanc regarda finalement sa main gauche. Il y portait une étrange bague violet terne avec un dessin d'arbre dessus. Le mage l'enleva de son doigt et la passa autour de l'annulaire de Dévandra puis s'éloigna. Il entra dans ce qui était auparavant la demeure de la famille royale puis longea un couloir. Une porte noire se dressait au fond. Kao l'ouvrit et s'engouffra dans cette nouvelle pièce. Il y trouva un fragment d'épée noire. Cela suffirait pour la suite de l'opération.
Au milieu d'un monde commençant à reprendre ses couleurs, une femme commençait à retrouver la vie. La demoiselle se leva finalement et laissa ses longs cheveux violets flotter dans le vent. Au dessus d'elle un arbre paraissant mort, reprenait peu à peu vie. Déjà des feuilles et des rameaux de branches commençaient à pousser. Autour d'un doigt de la jeune femme, se trouvait une jolie bague dans laquelle était incrusté un arbre en améthyste. Cela devait bien faire 3 ans maintenant qu'elle dormait, allongée sur ce sol froid. Mais désormais la vie revenait dans l'Empire Ancestral. Dévandra était de retour.

Kao ne prit pas la peine de repasser par la place principale de l'Empire. Il se téléporta rapidement dans la tour Ouest de son manoir.
Il posa le talisman et le fragment d'épée noire aux côtés du fragment de l'épée argentée. Le Dieu entama la formule :
" Ces épées anciennement détruites doivent revenir. Le Bien sera hébergé dans l'une et le mal dans l'autre. Épée du Bien, reviens moi comme avant que tu ne sois brisée ! Épée du Mal, rejoins ta porteuse comme lorsque tu n'étais pas brisée. Elle a besoin de toi et ta puissance, vole !"
L'épée noire s'envola, passa au travers du toit et fusa vers Yakyra. L'épée se posa devant elle.

Opalis veillait, regardant les étoiles du ciel de la Nouvelle Odyssée, comme elle le faisait depuis la mort de Dévandra. Elle ne remarqua pas tout de suite qu'une étoile venait de disparaître du ciel. Une étoile violette… Au moment où l'intendante le remarqua, elle fit un bond sur place. Elle se précipita vers sa demeure où se trouvait un portail menant vers l'ancien Empire Ancestral. Jusqu'à présent les seules fois où elle était venue dans la salle, le portail été d'un noir terne. Mais ce soir-là il resplendissait de son ancien violet vif. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : Dévandra était de retour.
Lorsqu'Opalis retourna sur la place de Pierre Parabelle, elle entendit des cris de stupeur s'élever de partout dans la ville. Toute la ville venait de comprendre que Dévandra était de retour.

Kao glissa son épée dans son fourreau puis sortit du Manoir. Sachant que l'armée de démon ne pourrait vaincre seule pour le moment, il se téléporta dans le monde où résidait Maria. Il planta l'épée voyageuse dans le sol et renvoya les démons de Yakyra dans les enfers puis disparut aussi rapidement qu'il était venu. Il ne restait plus qu'à attendre que son opposée reprenne des forces.

Dévandra se remit des émotions causées pas son retour à la vie et commença à faire les cents pas. Comprenant que lorsqu'elle avait été tuée, les esprits avaient du fuir, Dévandra communiqua un message à Opalis et Mya par télépathie :
"Je suis de retour. L'Empire Ancestral sera rebâti. Que tout le monde retraverse son portail."

Un éclair violet traversa les trois mondes. Kao sut que le pouvoir de la bague avait fonctionné. Il se téléporta une nouvelle fois dans l'Empire Ancestrale. Il s'avança vers Dévandra et lui mit une main sur l'épaule :
"Bon retour parmi nous très chère Dévandra. Sans toi, l'Empire n'était plus vraiment lui-même. Ne perds jamais la bague qui est autour de ton annulaire. Elle renforce ta magie et te protège.
- Bonjour Kao, il est vrai que cela faisait longtemps que nous ne nous étions point vus. Je me suis ennuyée, seule perdue dans l'Ether."


LUW :

Je frôlai le sol de mes pieds nus, je ne savais pas ce que j'attendais... Chizu retrouvait sont bonheur, j'étais qu'en même contente de lui avoir apporter de la joie, mais maintenant elle était re devenue Faucheuse et qui sait si elle avait changée de d’habitude et si elle changerait de nouveau avec Kazuki.
Soudain je sentis mes yeux tournoyer, mon coeur divaguer, mes genoux tomber lourdement sur le sol, mais que se passait-il... J'entendis soudain un message... cette voix... ce ton... cette humeur... Dé...
A peine le temps de finir ma phrase, je fus immédiatement téléporter à la Nouvelle Odyssée, devant moi siégeaient sur des trônes Isis, Opalis et Dévandra. Je ne pouvais pas dire grand chose. Tellement de questions se posaient dans ma tête, auxquelles ma maîtresse donna réponse d'un geste de l'œil droit. Mais pourquoi Kao avait-il fait cela ? Tous ces retours... sans cohérence. J'étais un peu perdue. Mon esprit et celui de Myo se remuaient d'impatience d'entendre les prochaines paroles de Dévandra. Habillée de voiles blancs, coiffée d'un diadème noir, elle prit place en face de moi, sa puissance égale à la mienne nous faisait rire toutes les deux. J'étais à présent si contente de la revoir, et elle si contente que mon cœur ait tout compris face à ce nouveau trouble. Dévandra retourna en face de son trône.
"Nous possédons maintenant deux mondes grâce à ce mage qui m'a fait revivre. Mais un seul suffit amplement face à nos portails de nouveau établis dans la forêt. Par les dieux de la Nouvelle Odyssée, que nos deux mondes ne fassent plus qu'un pour retrouver notre puissance qui était jusqu'à maintenant perdue."
Elle joignit ses deux mains au-dessus d'elle puis en un flash blanc et une secousse se fit ressentir, l'Odyssée avait repris de nouvelles couleurs. Curieuse, je regardai par l'une des ouvertures de l'architecture qui n'avait pas vieillie, c'est alors que la forêt se para de plusieurs couleurs, elle n'était plus orange fasse au retour du mal, mais bleue et rose... Elle paraissait même immense, on pouvait apercevoir à chaque point cardinal les 4 portails menant au Nirn. L'Odyssée qui avait déjà repris ses droits était alors devenue puissante, en plus de sa reine qui était revenue. Je me retournai, regardant tous les esprits retourner à leur place, discutant tour à tour. Dévandra leva les yeux sur moi, et m'adressa un sourire de grâce et de fidélité. Je sus alors, encore une fois, que j'étais la princesse qui sauverait ce monde quoi qu'il en soit, avec l'aide de ce mage qui sera toujours à nos côtés.


MOI :

Elle ouvrit les yeux. Presque immédiatement, son horrifiant sourire fendit son visage. Elle avait quand même réussi. Mais même si cela avait été juste, elle n'en retenait que la victoire une fois de plus remportée. Elle se leva, et se tint quelques instants immobile, face à la sphère noire semblant contenir un fluide bouillonnant. Elle reprit possession de son corps, le sondant, satisfaite des changements.
Elle avait récupéré tout son stock de magie. Elle fixa de nouveau le globe posé sur le piédestal.
"Il va falloir que je refasse mon stock prochainement. Mais j'ai eu raison, moi qui pensait perdre mon temps... Me séparer de temps en temps d'un peu de magie et la stocker ici durant ces quelques derniers milliers d'années était en fin de compte une bonne idée, et je m'en trouve aujourd'hui sauvée, et pleine de pouvoir à nouveau. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, j'ai arrêté de faire cette réserve il y a une bonne dizaine d'années, quand j'ai récupérée Chizu... Enfin, je me rends compte que beaucoup de choses ont été changées le temps de ma régénération, mais c'est à mon tour de faire étalage de mes pouvoirs et ma stratégie. C'est à mon tour d'attaquer, et je crois que je sais à merveille ce qu'il serait possible de faire pour me retrouver en incontestable position de supériorité..."
Ce faisant, elle porta la main à son visage, et saisit la pierre qui s'était profondément enfoncée dans son œil. Elle tira d'un geste brusque, et une giclée de sang jaillit en même temps que la pierre, maculée pour moitié de rouge et gouttant lentement à terre, pour aller éclabousser le sol alentour et le mur et les objets en face. Un bruit mat, celui du caillou tombant au sol. Un bruit léger, celui du liquide carmin glissant de son orbite, coulant sur sa joue et gouttant au sol. Elle passa lentement sa main devant son orbite gauche à présent vide, et un pétale de fleur noir, mais solide comme une écaille de dragon, vint la recouvrir. Un sourire fut le seul changement visible dans son expression.
En pleine possession de ses pouvoirs, elle sonda attentivement les différents univers proches. Elle devait réfléchir, procéder par étape, ne pas être dans la précipitation, contrairement à Kao. Elle préparait soigneusement ses actions, toujours réalisées selon ses souhaits, et sa patience était son atout dans ses victoires.
Kao se trouvait quelque part dans le Nirn, entouré d'une aura d'énergie étrange, mais non pas menaçante dans l'heure actuelle des choses. Avec lui se trouvait aussi... Un éclat de rire la secoua, et elle se reprit après quelques instants. Chizu se déplaçait, en direction de Kao. Yakyra n'aimait pas trop les grands rassemblements, ils étaient un signe trop évident de manœuvre, et du coup, ils étaient le signe d'un grande puissance, sauf lorsqu'il s'agissait d'une mascarade pour tromper et avoir plus de temps pour préparer la réelle manœuvre. Mais Yakyra connaissait Kao, elle savait bien qu'il avait l'esprit beaucoup plus pur, et n'était pas acteur de ces tactiques quasi militaires.
La vie est une guerre, battre les autres signifie l'emporter sur soi-même. Une vision qui pourrait paraître exagérée et défaitiste, pourtant elle n'est que le reflet de la réalité, aussi sombre et crue pouvait-elle être.
Yakyra fut plus qu'étonnée de sentir que Dévandra était revenue, ainsi que l'Empire Ancestral. Seulement, quelque chose de différent entourait L'Esprit, une impression familière... Mais si infime qu'elle n'arrivait pas à l'identifier, perdue dans l'aura de Dévandra. Avec elle se trouvait également sa protégée, Mya. Et puis, elle n'aimait pas s'attarder auprès des gens de l'Empire, ils l'exaspéraient et la dégoûtaient, lui inspiraient pitié et horreur.
Elle interrompit ses recherches, et ferma l'œil. Elle laissa exploser ses pouvoirs, libérant sa magie dans une brusque explosion qui fit trembler jusqu'aux tréfonds des fondations de son manoir. Elle apprécia pleinement tout ce pouvoir enfin retrouvé, et la puissance qui s'en dégageait. C'est seulement à ce moment qu'elle remarqua l'éclat scintillant dans un coin de la pièce. L'Epée... et reconstruire. Elle la prit. Un rapide geste, et elle avait déjà disparue...
Yakyra se prépara pour la suite. Elle établit un contact mental avec Chizu, en prenant bien soin de lui faire sentir sa présence avant de pénétrer son esprit. C'est d'une voix assez neutre, où ne pointait nulle colère, qu'elle se mit à lui parler :
"Ma petite Chizu... Je ne dirais pas que je suis déçue par ton comportement, car je sais que ce n'est pas ta faute... Ni la sienne d'ailleurs. Il te trompe, mais il ne sait pas qu'il est lui-même dupé... Et qu'il faut peu pour tomber dans cette tromperie... Enfin là n'est pas la question et ce n'est pas de ça dont je veux maintenant te parler.
Mais d'un autre côté, je ne suis pas très fière de toi... Enfin, je suppose que la faute n'est pas entièrement tienne. Je sens en te sondant que la colère bouillonne en toi... Oui, tu m'en veux. Pourquoi ? Pour t'avoir laissée de côté ? Eh bien je vais t'en fournir les explications à présent. Tu n'étais pas encore prête. A 11 ans, tu n'étais nullement capable de te défendre ou d'accomplir certaines choses indispensables... C'est pour ça que je me suis si peu occupée de toi, je voulais te protéger, car je n'aurais pas pu tout mener de front avec toi à mes côtés, j'aurais dû renoncer à bons nombres d'objectifs. Et puis te mettre de côté permettait aussi à tes pouvoirs de lentement se développer, comme je l'espérais.
Mais maintenant, le moment est venu. Tu as assez grandi pour être capable de te débrouiller seule dans les situations délicates, et ta position à mes côtés risque moins d'être contestée, car ton pouvoir est plus grand, et tu es moins vulnérable. Ainsi, je pourrais augmenter l'ambition de mes projets, auxquels tu participeras et où tu m'aideras, évidemment. Mais je crois que tu en as assez de moi et de m'écouter contre ton gré...
Alors, me rejoindras-tu ? Retourneras-tu vers les Ténèbres de tes débuts ? La décision t'appartient. Pas besoin de contact ou de délai pour m'en faire part, ta destination suffit. Si tu vas à ce manoir où Kao t'attend, je considérerais que tu me renies et que tu te trouves en meilleure compagnie du côté de la Lumière. Et je n'apprécie pas tout ce qui n'est Ombres, tu comprendras donc que dans ce cas ma proposition d'avenir s'écroulera, et par là-même, tout ce qui m'unit à toi. Mais ne t'inquiètes pas, ce n'est pas un chemin sans issue, car une autre option se découvre à toi : celle de guider ta route vers mon Manoir, où je me trouve. Et dans ce cas, tu pourras enfin occuper la place que je t'ai réservée tout ce temps.
Avant de te laisser décider seule, je tiens à te dire une dernière chose : n'oublies pas qui tu es, n'oublies pas ce que tu es. Après tout, tu es née et a grandi dans les Ténèbres, qui se sont occupées de te protéger et te fournir tout ce que tu voulais... Ton cœur n'a pas oublié. Il n'a pas oublié ce vers quoi il est tourné, malgré tout ce que quiconque peut te dire. Suis ton instinct, suis tes pulsions... Reste fière et digne, ne t'abaisses à rien, car n'oublies pas qui tu es, n'oublies pas ce qui est ancré en toi, n'oublies pas ce dont tu es prisonnière malgré toi.
N'oublies pas, n'oublies JAMAIS ce que tu es..."
Elle quitta son esprit sans rien ajouter, si soudainement que l'écho encore non amorcé de ses paroles mourut avant même d'avoir pu s'accomplir.
"Bien, maintenant, la deuxième chose à faire, et ensuite je pourrais tranquillement contempler ce large filet qui se ressert petit à petit autour de nous, et que je contrôle."
Elle remonta les degrés, et passa la lourde porte ornementée. Ses ailes se déployèrent, et son envol se fit. Elle suivit la trace, et en quelques dizaines de secondes elle y était. Elle se posa, et entra dans le bâtiment. Elle s'y dirigea sans hésitation, et poussa le double-battant, découvrant une large pièce où le noir et le blanc se battait à égalité. A son entrée, il se retourna.
Elle commença à parler, de sa voix si présomptueuse et méprisante, tandis qu'elle s'avançait vers lui :
"Mon très cher Kao, j'ai tant de plaisir à te voir à nouveau ! Je voulais te parler de plusieurs choses, et pas des plus plaisantes pour toi, sois en sûr !
Donc, pour commencer, Mr se croit tout permis, et notamment d'entrer chez moi à souhait, comme et quand il le désire, et de se balader dans ma demeure à son gré ? Ce n'est pas un parc pour enfants chez moi, j'en suis désolée, mais tu n'y es pas invité.
Et d'autant moins lorsque tu oses venir chez alors que je m'y trouve ! Certes, j'étais dans mes étages de sous-sol, mais je me trouvais bien chez moi lorsque tu y es venu. Peut-être ne m'as-tu pas sentie à cause de la très faible quantité de magie que j'avais en moi ? Ou alors l'aura maléfique qui règne partout dans mon manoir t'aurait-elle cachée la magie qui émane de moi ? Quoi qu'il en soit, tu ne semblais pas au courant de ta fausse solitude, malgré ton apparence sûre, une chose étonnante chez toi.
Et ensuite, tu te permets de venir tourner autour de mes portails et les utiliser, appliquer ta magie dessus ? Ce serait dans un but inscrit dans ma définition de la noblesse, ce serait un peu plus tolérable, mais je ne dis pas pardonnable. Et venant de toi, c'est chose impossible. Mais n'as-tu vraiment rien d'autre à faire que de restaurer l'Empire, cet univers si inutile ? Enfin, j'aurais tout à loisir de le détruire à nouveau dans un prochain moment d'ennui, une occupation de plus.
(Elle était à présent arrivée à sa hauteur, et se tenait face à lui, assez proche pour baisser le ton de ses paroles, qui ressemblaient de plus en plus à un murmure, sur le ton de la macabre confidence.)
Mais vraiment, je n'apprécie pas ton intrusion, et je suis étonnée de ton manque de considération pour les règles d'usage et de politesse. Je sais que nous sommes assez intimes, mais il y a des choses auxquelles on ne peut couper, et que tu ne peux te permettre de transgresser, car ce serait offense à la morale et au Bien.
Alors, si tu comptes sur moi pour agir d'une quelconque façon pour la suite selon une de tes idées, autant te dire maintenant que cela équivaut à me demander de devenir gentille et me soumettre à toi sans restriction aucune. Je pense que cette comparaison suffit à te montrer l'impossibilité de cette option. Non, je me contenterai de contempler ce spectacle encore un peu, et voir si des pièces sur l'échiquier vont tomber, ou si certaines vont bouger. Et peut-être seulement après bougerai-je en conséquence, selon mes souhaits.
N'attends pas un appel à l'aide de ma part, contrairement à toi je me tiens à mes paroles, et quand je dis que je m'occupe de quelque chose seule, je le fais comme je l'ai dit. Cela avait été un si doux rêve à mes oreilles quand tu avais dit qu'à présent c'était chacun pour soi, et que tu ne viendrais plus te mêler de mes affaires. Mais bien sûr, j'avais à peine eu le temps de finir ce que je faisais, que tu étais déjà devant moi, presque à me supplier de me replier dans la Lumière, d'abandonner ce que je suis pour me livrer toute entière et embrasser ta cause. Vain espoir pour toi ! J'ai failli être peinée par ton attitude, prouvant que tu n'avais rien appris depuis tout ce temps, et que tu ne savais toujours pas qui je suis, ma véritable essence. Peut-être est-ce encore le cas aujourd'hui... Mais c'est dans ta nature d'espérer que toute chose soit bonne, et que le Mal ne vienne que de la faiblesse...
Enfin je m'égare ! Tout cela pour dire que j'ai été ravie d'avoir cette petite discussion avec toi, toi Kao qui est maintenant fixé sur mes actions futures."
Elle se pencha vers lui, ses lèvres frôlèrent son oreille et son souffle souleva ses cheveux quand elle lui dit, d'un murmure si bas qu'il était presque inaudible :
"Je dispose de certains choses, dont tu ignores jusqu'à l'existence même..."
Elle recula, en le fixant dans les yeux avec son caractéristique sourire froid et sadique, avant de faire brusquement demi-tour. Ses longs cheveux volèrent autour de sa tête et fouettèrent les alentours. Elle quitta la pièce, et ses pas résonnèrent dans la bâtisse tandis qu'elle se dirigeait vers la sortie. Une fois au-dehors, ses ailes apparurent et elle s'envola, rejoignant son manoir aussi vite qu'à l'aller. Elle alla dans une grande pièce du premier étage, s'installa confortablement sur un large trône, et attendit tranquillement, sans se départir de son air narquois et calculateur.
"Alors ma petite Chizu, quel va être ton choix ?"


ISA :

Je m'étais stoppée net au moment ou javais entendu sa voix. Je l'avais écoutée sans rien dire. Je n'avais pensé à rien juste... rien. C'est dur à expliquer, mais j'étais vraiment trop ébahie pour penser quoi que ce soit. Comprenez moi bien, je m'étais attendue à tout, à TOUT de sa part, qu'elle vienne m'atomiser ou qu'elle envoie un de ses sbires sans cervelle, mais pas à ce qu'elle me parle. Sans aucune rancœur, sans aucune colère. Sa voix avait même l'air parfois empreinte d'un peu de douceur, que je n'avais plus entendue depuis mon enfance. Finalement, quand elle eu fini sa tirade, je m'étais écroulée au sol, près d'un arbre.
Et maintenant, je ressassais tout depuis le début, en boucle, sans interruption. Je devais réfléchir. Tout analyser, et prendre ma décision à la fin de cette analyse, comme elle le faisait. Je dois bien avouer que sur certains points, celui-là inclut, je lui ressemblais beaucoup. Même si depuis un certain temps, mon esprit n'avait pas eu l'occasion de pratiquer cette évaluation de probabilités. Je m'étais trop précipitée, sans doute à cause de l'influence de toutes ces personnes autour de moi. Ne recommençons pas les erreurs passées, prenons notre temps. Déjà, la question essentielle que je dois me poser, est-ce un piège ? Ou peut-être est-elle sincère ? La dernière solution étant la moin probable, je commençai à imaginer quelques raisons qui auraient poussé ma mère à me "demander" de l'aide. Ou plutôt, à m'en apporter.
Peut-être voulait-elle me stopper un moment, histoire d'envoyer un de ses démons débiles m’éliminer. Je ne risquai rien de ce côté là, depuis que j'avais "retrouvé" mes pouvoirs grâce à la dite maîtresse de ces démons, ils avaient doublé, pour ne pas dire quadruplé. Je ne sais pas du tout à quoi cela est dû, mais je démolirai sans doute mon agresseur d'une petite pichenette. De plus, j'entendais le souffle de Mya un peu plus loin dans la vallée. Elle ne tardera pas à me rejoindre. Conclusion : rien à craindre d'une quelconque agression.
En revanche, elle pourrait très bien avoir en tête de m'utiliser comme "appât", ou comme "otage". Elle pourrait demander une rançon à Kao pour retrouver ma petite personne, et elle me tuerait avant qu'elle doive me "rendre" à lui... Cela est déjà plus probable, sachant que Kao avait pour une raison obscure besoin de moi.
Cela me poussa à m’inquiéter de ce que me voulait Kao, justement. Je rassemblai un peu de mes forces, et jetai un regard mental sur son manoir qui se tenait non loin de la. Il n'y avait plus aucune trace de Kazuki. Le maître des lieux, en revanche, était bien présent. Je me mis à réfléchir plus intensément. La principale raison de ma venue ici, était que Kazuki s'y trouvait, selon les dires de Kao. Or, de ce que je voyais moi, il n'était pas la. Ce fait-même me mit sur mes gardes, et je jetai un coup d’œil aux alentours.
Je dénichai une autre trace énergétique, plus loin, vers le sud, courant vers la ville. Un jeune homme aux cheveux dorés. Kazuki. Il courrait de toutes ses forces, fuyant je ne sais quoi. Il était paniqué, perdu, affolé. Et il continuait à courir, avec désespoir. La raison de sa course effrénée me sauta au visage comme un lion saute sur sa proie. Ce qu'il fuyait avec tant de persévérance, c'était moi. Tout ce que j'avais commis, mes actes de barbarie et de violence, tout lui était revenu. Il était concient que je venais le chercher, et il fuyait, aussi vite et loin qu'il pouvait.
 Cela m'emplit de rage, d'une colère sans nom qui ne pouvait être enchainée. Et de tristesse, aussi. C'était comme si il venait de me pousser dans un gouffre, un abîme profond d'on je ne pourrais jamais sortir. Mais j'en avais marre d'être triste. Alors, il ne me restai plus que la colère. Que je ne retins pas. Mes yeux s'assombrir, mes cheveux devenus noirs à force d'emportement commencèrent à volter dans le vent. Je donnai un violent coup de poing dans l'arbre, qui se cassa en deux et  roula le long de la colline en pente douce.
Je serrai les dents. Kazuki...Non, je ne devais plus l’appeler par son nom. Ce n'était qu'un vulgaire humain, un déchet rampant au sol, une vermine répugnante... peut-être que si je me le répétais assez de fois, mon cœur finira par croire cela.
Je préférai croire que c'était moi qui l'avait laissé tomber, plutôt que d'admettre la cruelle réalité. Il m'avait reniée, le jour ou il m'avait vue tuer pour la première fois. Il était revenu à cause de sa mémoire effacée, mais le cœur n'y était plus.  Je relevai la tête vers le ciel, et poussai un cri animal pour expulser ma peine hors de mon corps, et la remplacer par de l’indifférence. Comme si mon humanité partait avec cet homme... Non, je dis une bêtise. Je n'ai jamais été humaine. Je suis un monstre ne méritant ni amour ni compassion, voila ce que je suis. Et tout monstre retourne un jour ou l'autre à son créateur.
Bien sûr, cette pensée n'était pas la seule à faire pencher mon choix du " mauvais" côté de la balance. Je me tournai vers le manoir de ma mère. Je ne le distinguai pas, mais je savais qu'il était là. Comment oublier l'emplacement de cet endroit où j'avais vécu tant de merveilleuses choses, tant d'heureux moments ? Les ombres même récemment, m’avaient toujours protégée, choyée, réconfortée quand la lumière elle m'inspirai une terreur sans nom. Je crois que je n'ai pas à vous dire vers qui je vais me tourner. Mes ailes se déployèrent, et je m'envolai dans le ciel, sous les yeux ahuris de Mya qui venait d'arriver. Je fis un léger détour, lâchai un papier que j'avais pris le temps d'écrire, et me dirigeai vers la maison de la seule personne qui eut un jour tenté de me comprendre, qui m'avait aimée. Même si j'étais presque sûre que tous les sentiments qu'elle avait un jour éprouvés pour moi étaient morts.
Quand au papier, il tomba doucement aux pieds d'un jeune humain aux cheveux couleur blé, essoufflé par sa course. Il n'y avait que deux phrases sur ce papier. " Tu m'as abandonnée. Je ne te pardonnerai pas."


MOI :

"Chizu a donc pris sa décision... Mais je ne pense pas que ce coup joué sera si simple, Kao va sûrement tenter quelque chose pour entraver le déplacement du pion sur l'échiquier, et faire en sorte qu'il n'aille pas sur une case noire, mais reste sur la moitié blanche, et proche des autres pièces. Je crois qu'il a foi en la maxime selon laquelle "l'union fait la force". Moi, j'ai placé mon énergie en quelque chose d'autre, qu'il ne pourra sans doute jamais comprendre : le pouvoir.
D'ailleurs, il ne faudrait pas que je délaisse certains pions épars, notamment Maria, en apparence la plus éloignée, mais en réalité à distance égale, voire plus proche que certaines pièces de Kao peuvent l'être par rapport à lui...
Cette partie voit sa fin venir, même si aucun pion n'est encore tombé. C'est un beau jeu que voilà déployé, mais lequel de nous 2 gagnera, Kao ? Car, j'ose espérer que malgré les apparences, tu auras eu la pertinence et la clairvoyance nécessaire pour comprendre que mon ennemi n'est pas Maria, mais toi. Cette faucheuse n'est qu'un pion qui a voulu devenir une tour, mais qui sera tué. La question est : par qui ? Sa propre reine ? Ou le roi ennemi ? Ou vaincra-t-elle le roi blanc, pour tomber, frappée par la régente noire ?
J'ai hâte, plus que de connaître le vainqueur de la partie, de savoir quelles pièces vont tomber, et par qui..."


LUW :

Je lève le regard, fixé sur le ciel bleu, recouvrant de l’intérieur un dôme qui cachait cet empire qui venait de renaître. Dévandra me regarde de loin, je réfléchis encore à Chizu. Elle était devenue cette faucheuse, encore indécise d’esprit. Mais prenant la décision du bien. Je baisse les yeux, passant la main sur mon ventre sans trouver aucune expression apparente et surtout sans aucune pensée. Laissant ma besace noire frôler le sol pour rejoindre ma hanche, je regarde une dernière fois ma maîtresse me dévisageant en souriant alors que je porte cette longue tenue aux lys de couleurs blanches et jaunes, soulignant ma taille et retombant au sol. Opalis, l’une des déesses de l’Odyssée, me fixe d’une manière profonde et froide, les yeux écarquillés par son air plus glacial que d’habitude font perdre son sourire à mon visage. Je la fixe à mon tour avant qu’elle ne soit perturbée par Dévandra la regardant, cette dernière demande à Opalis de se guider à son oreille, mais la déesse ne se plie pas à cette demande et quitte son siège pour rejoindre les couloirs où se blottit l’ombre. Mes pensées divaguent avant de retourner à l’essentiel.
Je ne dois pas rester là sans rien faire, c’est ce que l’esprit régnant en moi me fait comprendre. « Je sais bien que cette faucheuse saura toujours choisir le bon chemin... mais le danger court toujours comme il court sur nous… » lui répondis-je par un fragment de pensée.
Ma main droite, ornée de ce bijou blanc se laisse cacher dans mon habit quand je prends soin de rejoindre le portail ouest de la nouvelle Odyssée. Adressant un autre regard vers le centre je m’éclipse dans cet autre monde qui n’est autre que le Nirn.
Comme arrivée de nulle part, je traverse un petit village avant de m’enfoncer dans une forêt épaisse. Je sens la présence lointaine d’une certaine Yakyra comme cette dernière arrive enfin à sentir la mienne à présent. Elle a alors réellement augmenté ses pouvoirs. Voyant passer Chizu dans le ciel, ses ailes tendues et son regard rouge et larmoyant, je prends le même chemin et me mets en quête de sa destination qui n’est autre que le manoir de Yakyra.

Kazuki :

Courir, encore et encore. Cela était mon seul but à présent, ma famille… tous perdus par la fille que j’avais prise pour petite sœur… mes pensées s’embrouillèrent, que devais-je penser d’elle… ?
M’enfuir, c’est ce que je devais faire, plus loin encore. Je ne voulais pas revivre ça. Tomber dans les bras d’un vampire, puis ceux de ce monstre que l’on appelait Yakyra. Ce monde était si vaste… mais celui-ci n’était pas habité que par des humains. Je l’avais découvert, il y a longtemps… et maintenant, j'étais contraint de vivre avec eux… je ne savais pas quel était mon but… J’avais l’impression qu’elle me manquait mais cela n’était qu’une vaste illusion. Elle…
Ce corps d’adolescente que je pensais envier s’est alors transformé en cette ombre noire et grisâtre, aux yeux bordés d’un rouge sanglant désirant meurtre et chair… On appelait ça une faucheuse… pourquoi ne pouvais-je pas découvrir des créatures telles que celles-ci dans les livres… seulement dans les contes… comme Ch-chizu… Yakyra ou cet homme qui ce prénommait le mage… Ma tête, j’avais mal. Je ne voulais plus penser à tout cela… elle allait me tuer, de toute façon. Je n’étais qu’un vulgaire objet à ses yeux, rien de plus… j’avais perdu espoir.
J’escaladai les rochers en pente quand une nouvelle ombre se dessina dessus. Je tournai à peine les yeux que la forme aux cheveux d’un blond sombre se retira d’un battement d’ailes. Je restai immobile, les yeux fixés sur un papier sali par la poussière qui tombait à mes pieds.
« Tu m’as abandonnée, je ne te pardonnerai pas. »
M’écroulant à genoux sur la pierre, j’étais conscient d’avoir abandonner un monstre…qui avait un cœur de jeune fille cherchant la raison… et pas le mal.
**

Ensuite je voulais faire un passage sur une modification importante mais j'en ai pas fait donc voici le résumé de la modification à la va vite, pour vous repérer, cette situation se passe peu après la rencontre des deux personnes à Pierre Parabelle et à la formation au combat de Myo à Mya.
-> Suite à leur entrainement, Dévandra demanda à Myo et Mya d'une voix perturbée de les rejoindre au Palais de Pierre Parrabelle, inconscients de leur avenir, Dévandra leur avoua que l'Empire avait menti à la Princesse et à Myo. Le terme frère et sœur de sang, signifiait dans l'Empire ancestral (qui est à ce moment même l'Odyssé), que deux personnes sont nées avec le même nom mais qu'ils sont destinés à devenir conjoints l'un de l'autre, prince et princesse de l'empire. Suite à cette révélation, les deux êtres savaient bien que leurs cœurs battaient de la même manière.
(Donc voila voila les explications du passage de frère et sœur à celui de couple, et donc leur fameux rapport que vous avez pensé tabou n'était donc pas de l'inceste)


LUW :

PDV Kazuki.

Résister, cela était mon seul but à présent, ma famille... tous perdus par la fille que j'avais prise pour ma petite soeur... mes pensées s'embrouillèrent, que devais-je penser d'elle... ?
Ne pas pleurer, c'est ce que je devais faire, pas encore. Je ne voulais pas revivre ça. Tomber dans les bras d'un vampire, puis ceux de ce monstre que l'on appelait Yakyra. Ce monde était si vaste... mais celui-ci n'était pas habité que par des humains. Je l'avais découvert, il y a longtemps... et maintenant, j'étais contraint de vivre avec eux... je ne savais pas quel était mon but... J'avais l'impression qu'elle me manquait, mais cela n'était qu'une vaste illusion. Elle...
Ce corps d'adolescente que je pensais envier s'était alors transformé en cette ombre noire et grisâtre, aux yeux bordés d'un rouge sanglant désirant meurtre et chair... On appelait ça une faucheuse... pourquoi ne pouvais-je pas découvrir des créatures telles que celle-ci seulement dans les livres... seulement dans les contes... comme Ch-chizu... Yakyra ou cet homme qui se prénommait le mage... Ma tête, j'avais mal. Je ne voulais plus penser à tout cela... elle allait me tuer, de toute façon. Je n'étais qu'un vulgaire objet à ses yeux, rien de plus... j'avais perdu espoir.
Je caressai la pierre de mes mains, je savais qu'elle me cherchait mais moi-même je ne savais pas si je devais la retrouver, allongé sur ce divan, dans cette salle close et presque assombrie par les volets fermés, je fixai l'eau qui tombait en gouttes une par une dans un verre à pied orné de dessins en or. Qui me voulait du mal et qui me voulait du bien, maintenant, j'étais conscient d'avoir abandonné un mondtre... qui avait un cœur de jeune fille cherchant la raison... et pas le mal.


ALEX :

Maria… ce nom résonnait dans sa tête. Maria ? Elle aurait presque pensé que quelqu'un l'appelait. Mais était-ce seulement son prénom ? Oui, c'était bien le sien. A moins que…
Assise sur son trône ténébreux, la Grande Faucheuse n'en savait plus rien. Elle était en proie à des souvenirs qui l'assaillaient de toutes parts. Elle savait ce qui allait se passer si elle se laissait submerger. Elle revivrait ces atroces moments de sa vie…  Mais que pouvait-elle y faire ? Ils commençaient à prendre le dessus, et bientôt Maria replongea dans son lointain passé. Avant même qu'elle ne soit une faucheuse.
Ah, le Moyen-Age et ses superstitions, ses odeurs et ses guerres. Quelle époque terrible qui vit grandir celle qui désormais provoquait la mort des personnes. Durant cette période elle était encore insouciante. Elle vivait comme elle pouvait dans une famille modeste. Elle s'était même éprise d'un jeune homme charmant. Il était blond et possédait de magnifiques yeux bleus qui vous transperçaient l'âme et vous attendrissaient comme ceux d'un chiot. C'était la belle vie. Malheureusement, durant cette époque terrible, rien n'était fait pour durer… Et malheur pour malheur, il fallait que Maria soit rousse. Il ne se serait rien passé, si la peste n'avait pas touché la ville. Tout le monde lui avait mis la faute dessus. Sauf son amant. A deux ils tentèrent de fuir, mais il était trop tard. Ils allaient mourir ici. Quel gâchis…

Maria tenta de sortir de son souvenir, mais n'y parvint pas, c'était tout simplement au dessus de ses forces.
Et c'est donc à ce moment que celle qui serait ensuite sa maitresse puis sa pire ennemie apparut. Le temps sembla s'arrêter lors de sa matérialisation. Et c'était effectivement le cas. Hormis elle et son amant, plus personne ne bougeait, pas même les oiseaux et le vent. La femme tout de noir vêtue leur proposa un marché :
"Donnez-vous à moi, et vous serez sauvés, du moins à ma manière. De toute façon à moins de vouloir mourir tout de suite, vous n'avez pas le choix. Venez à moi mes enfants, et que les ténèbres vous emportent."
Maria comprenant seulement que c'était sa seule chance de ne pas mourir, prit la main de son amant et s'avança vers la déesse. Les ténèbres les amenèrent dans un royaume sombre et inquiétant, mais ils étaient sauvés ! Du moins c'est ce que croyait Maria.
L'imposante et terrifiante déesse des ténèbres recommença à parler de sa voix mielleuse :
"Ainsi donc à la mort je vous ai soustraits. Mais une dette vous me devez, vous avez pactisé. Je réclame votre amour. Oui, je vais vous prendre votre amour ma très chère enfant. Je vous ai sauvé à ma manière. Je ne suis pas Kao moi."
Après un léger instant d'hésitation ou de faiblesse, Maria ne saurait le dire, la mage se retourna et donna des ordres à ses créatures des ténèbres :
"Délectez-vous mes enfants, prenez le garçon, seule la fille retournera sur ce monde qu'est le Nirn. Souffre ma fille, et tu me reviendras plus forte et alors tu pourras être élevée à l'immortalité."
Maria terrorisée ne pouvait plus bouger tandis qu'on arrachait de sa main celle de son amant. Elle le vit se faire dévorer par les ombres… Kazuki n'était plus.

Le temps passa, et Maria fut renvoyée sur Terre. Et sa fureur elle déchaîna. Armée d'un simple couteau, elle égorgea sa propre famille et celle de son amant, puis tenta de se donner la mort. Et alors que la délivrance approchait, la femme en noire revint. La rousse comprit qu'elle s'était vendue au diable et qu'elle ne pourrait en réchapper. Cependant elle suivit la femme et écouta ses enseignements. Elle fut élevée vers l'immortalité, et devint la plus grande faucheuse. D'où l'apparition de cette allégorie durant l'époque du Moyen-Age.

Les souvenirs restaient douloureux, et elle savait qu'elle ne pourrait jamais s'en séparer. Tel était le prix de l'immortalité…

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 16 Juil - 18:39

Juste un truc très important. Kao n'a jamais perdu sa partie sombre, c'est une ruse à l'encontre de Maria et de Yakyra en faisant croire que le Néant s'effondre. Ça m'étonne que tu ne t'en souviennes pas :c

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     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 16 Juil - 18:49

Le moment où Yakyra va le voir pour lui "voler" ses pouvoirs "sombres" (et du coup se les annexer) ?

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 16 Juil - 19:17

Oui. On ne peut séparer le noir du yang ni le blanc du yin (ou l'inverse je sais plus :c)

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 16 Juil - 20:25

Mais ça je sais que c'est une ruse.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 18 Juil - 21:58

Yakyra était entrain de sonder les univers, suivant plus attentivement la trace magique de Chizu que les autres. Cette dernière était en route, et si dirigeait vers elle. De toute façon il ne pouvait en être autrement. Pas avec ce qu'elle lui avait dit, et la manière dont elle avait tourné son discours. Elle obtenait toujours ce qu'elle voulait. D'ailleurs il fallait qu'elle se prépare à l'accueillir, Chizu n'allait pas tarder à arriver. Elle se leva, et sans se presser, descendit sans bruit les marches de l'escalier pour arriver dans le hall. Chizu arrivait, elle le sentit. Elle l'entendit aussi aux battements d'ailes, qui malgré tout n'étaient pas aussi déterminés que celle à qui ils appartenaient avait et pouvait être.

Le bruit, assez léger, de deux pieds se posant sur la pierre extérieure. Un cœur battant vite. Une main qui se tend lentement vers la poignée de la porte. Une autre qui la devance et ouvre la porte de l'intérieur. Et l'image d'un regard impassible, avec néanmoins une certaine lueur étrange dans le regard.

"Chizu ! Entre, mais entre ma petite, ne reste pas sur le perron comme devant une inconnue... Je te dirai volontiers de faire comme chez moi, si ici n'était pas aussi ta maison..."

Ces mots prononcés, elle se mit de côté, et fixa Chizu, presque forcée d'entrer. A peine eut-elle franchi le seuil, que ses ailes disparurent, presque contraintes. La femme tendit la main vers la jeune fille, attendit une seconde, puis se saisit de son poignet et l'entraîna derrière elle à travers la demeure, marchant assez vite. Elle se stoppa sur un palier, semblant hésiter sur la direction à prendre. Puis elle franchit une porte, et gravit encore plusieurs niveaux, pour enfin arriver dans les combles, lieu de travail de Yakyra. Cette immense pièce lui servait de laboratoire, pour préparer diverses potions, et travailler la magie sous cette autre forme. Ici était aussi rangée sa collections d'étranges plantes, pierres et animaux, pouvant servir à confectionner, comme elle les appelait, des "sorts en flacon".
Elle lâcha finalement le poignet de Chizu, et alla s'assoir dans un canapé. Elle fit signe à la jeune fille, restée immobile, de venir se mettre sur le fauteuil en face, avant de l'arrêter dans son élan et la faire se poser à côté d'elle. Un peu assise sur le côté, la Déesse fixa l'Elue, en souriant, mais avec moins de cruauté et de méchanceté qu'elle pouvait faire surgir dans ses rictus.

"Alors, que deviens-tu ma petite Chizu ? Ce n'est pas comme si je l'ignorais non plus, mais l'entendre de ta bouche me ferait plaisir. J'aimerais savoir, si après avoir eu la possibilité d'être avec lui avec ou sans, tu préférerais les avoir ou non. Je parle bien sûr de tes pouvoirs de Faucheuse. Es-tu plus heureuse avec ce Kaziku... Non Kazuki je crois, en étant Faucheuse ou en ne l'étant pas ? Et puis, qu'est-ce qui a fait que tu es revenue me voir, au lieu de rester avec Kao ? Il avait pourtant l'air de vouloir t'offrir tout ce que tu désirais... Mais après, sais-tu que toi et Maria n'êtes pas si différentes ? Tu ignores tellement de choses, à commencer par les ressemblances entre toi et elle, même si malgré tout vous différer sur certains points..."

Sans lui laisser le temps de répondre, elle posa doucement sa main sur sa joue, son œil perdu ailleurs, peut-être dans les limbes de son esprit, ne la regardant pas exactement en face. Elle laissa retomber son bras et se leva, suivit de suite par sa fille, qui effectua par automatisme ce mouvement. Yakyra marcha en direction d'une étagère proche, et s'arrêta devant un pot contenant une étrange racine.

"Tu vois Chizu, c'est une racine de Ryouko. Très rare, elle ne pousse que l'hiver, à un endroit bien précis, et à condition qu'un certain animal ait mangé une certaine autre plante... Mais bon, pourquoi te dis-je ça ? Juste pour la culture, ce n'est pas le propos actuel... Maintenant que tu es là, tout va se passer comme prévu, et tout va rentrer dans l'ordre, la fin que j'ai prévue se réalisera. J'ai pensé à toi pendant l'échafaudage de mon plan, tu sais ? A toi et à la manière de te rendre la plus heureuse possible. Tu comprendras je pense que par conséquent je t'enlèves tes pouvoirs de Faucheuse. Je l'ai vu dan ton regard tout à l'heure, il n'y avait aucun doute possible. Après tout, c'est bien parce que tu es une Faucheuse, que cet homme est parti, n'est-ce pas ? N'aies crainte, tu n'as pas trahi ma confiance, je ne les donnerai à personne d'autre. Je les garderai, torturer et tuer un peu plus de gens, pas beaucoup de changement pour moi. Ah, ma tendre fille, tu es la seule ici qui m'es fidèle..."

Ces mots dits, elle se tourna vers Chizu et la prit brusquement dans ses bras. Elle la serra brièvement contre elle, fermant son œil. Elle mit fin à cette étreinte aussi soudainement qu'elle avait commencée, et comme si rien ne s'était passé, elle prit de nouveau le poignet de Chizu, sans le serrer pour ne pas lui faire mal, et l'entraîna cette fois dans le dédalle des sous-sols du manoir. Ou plus exactement, elle la menait vers une pièce bien précise.

"Ne fais pas attention au sang, je n'ai pas encore nettoyé. Tu sembles un peu étonnée... Peut-être ne t'avais-je encore jamais montré cette pièce. C'est fort possible. Tu sais tout de suite remarquer les choses qui doivent l'être. Mais interdiction formelle de toucher cette sphère, peu importe la raison. D'ailleurs, pour plus de sécurité..."

Elle la lâcha et se dirigea sur la sphère susdite, prononçant des mots inconnus accompagnés d'un cérémonial de gestes.

"Voilà, un minimum de protection vient d'y être apposée. Bien, maintenant je vais te faire quelques révélations, puisque tu es intelligente et que je veux montrer que m'être fidèle a des avantages. Seule la trahison est punie. Je te sens fébrile... Oui, ton esprit ne crie qu'un nom : Kazuki. Oh désolée, c'est une vilaine habitude de m'inviter dans les esprits, mais j'aime bien le faire. Quoi qu'il en soit..."

S'en suivit un petit monologue, où Yakyra expliqua en détails à Chizu la réalité de la situation, et ses motivations. Elle vit avec satisfaction diverses émotions passer à travers son visage. Elle avait décidé de faire confiance à sa fille. Et puis elle savait que lui dire la vérité sur Kazuki lui permettrait dès à présent de mieux se concentrer sur autre chose.

"Evites quand même de trop penser à ce que je viens de te dire, et de manière aussi forte qu'en ce moment, car même si mon manoir est protégé et que je protège ton esprit en ce moment-même, Kao n'est pas aussi faible que Dévandra. A ce propos, je t'offres un cadeau : celui de détruire l'Empire si tu le souhaites. Connaissant Kao, il va encore une fois de plus le faire revenir à la vie après... Mais c'est un autre petit jeu, il y a d'autres choses plus importantes sur lesquelles se concentrer en ce moment."

Elle fit mine de se lever du fauteuil sur lequel elle s'était assise pour parler à Chizu, avant de se rassoir et qu'un sourire cruel apparaisse sur son visage, tandis qu'un lueur de sadisme passa dans son regard.

"Oh, intéressant... Pauvre de toi, si seulement tu avais du pouvoir et savais qui je suis, tu aurais su que c'est précisément ce genre de pensées qu'il faut me cacher... Moi non, tu t'es dévoilée, et je me réjouis déjà de cette faille à exploiter. Mais tu me donnes le bâton pour te frapper, c'est un peu dommage que ce soit aussi simple. A ma pauvre... En fait non, je ne te plains pas. Toute autre personne que moi, à ma place, aurait un élan de pitié pour toi, mais je suis Yakyra..."

Elle fit signe à la jeune fille de se lever en même temps qu'elle.

"Ce n'est pas que je te penses trop jeune pour rester toute seule à la maison pendant que je sors, mais j'ai envie de m'amuser un peu... Tu vas venir avec moi, cela va aussi te permettre de découvrir quelque chose. Mais ne t'inquiètes pas, je serai là pour te retenir au cas où. Et puis je suis sûre que tu vas rire toi aussi. Pas de question ni de regard interrogateur, tu vas tout de suite découvrir ce que je te réserve."

Elle lui toucha l'épaule, et toutes deux disparurent.

Soudain, devant Maria deux formes noires apparurent. A peine Yakyra et Chizu furent-elles arriver, que la Déesse vrilla son regard dans celui de la Faucheuse, et vice-versa. Les deux femmes se toisèrent, et le message qui passait entre elles était plus qu'évident : aucune ne baisserait le regard en premier. Elles se défiaient, et petit à petit on sentait qu'elles commençaient à libérer un peu leur magie. Un orage qui allait éclater très bientôt. Ce fut Chizu qui brisa cet instant d'horrible tension en se tortillant et peut-être sans s'en rendre compte, elle se rapprocha un tout petit peu de sa mère. Les deux femmes la fixèrent en même temps.

"Oh, tu es cruelle, petite Yakyra, de lui avoir coupé les ailes. Tu mutiles tes propres esclaves ? Remarque, quand ils ne servent à rien..."

Yakyra posa sa main sur l'épaule de Chizu.

"Tu sais bien que je ne suis pas Kao. La cruauté est une jouissance pour moi. Mais je n'en retire aucun plaisir avec des personnes pathétiques comme toi. Ta faiblesse est si écœurante... Et si je lui avais enlevé ses pouvoirs, les tiens auraient dû doubler non ? Je les ai seulement canalisés. C'est quelque chose de possible quand on a du pouvoir... Mais sur ce jeu d'échecs, elle est mon cavalier, quand tu n'es qu'un pion ayant voulu être une tour. Vas-tu tomber par le Roi blanc, la Reine noire, le Cavalier noir, ou une autre pièce ?
-Yakyra, tu t'accroches à elle parce que tu n'as plus rien c'est ça ? Eh oui, les Enfers sont à moi, tout comme Kao.
-Personne ne touche Kao sans mon accord. Je tiens à lui. Sans lui, l'éternité serait d'un ennui mortel. Personne ne s'approche de mes affaires. Et encore moins toi. Ne t'appropries pas mes jouets. De toute façon, tu t'es déjà condamnée...
-Elle te sert de bouclier, la mioche ? Mais elle aurait peur si elle savait avec quelle lâcheté tu as fui devant moi, alors que tu étais chez toi au milieu de tes Enfers.
-Une mioche dis-tu ? La seule bâtarde ici c'est toi. Chizu est ma fille, alors prends garde à ce que tu dis. Et je l'ai invitée à venir voir ta déchéance. Tu parles de fuite, mais dois-je te rappeler certaines choses ? Tu fais celle qui ne sais pas, mais tu t'es laissée emporter, et tu m'as amené ton esprit. Je n'ai pas cherché à espionner tes pensées, tu me les as presque imposées. Tu sais, ces affreux souvenirs d'une vieille époque, quand tu étais encore "humaine"... Oui, cette rencontre... Il faut croire que tu en as été terriblement marquée, pour que je sois dans ton esprit à revivre ça en même temps que toi, sans que tu ne t'en aperçoives."

Elle lâcha enfin l'épaule de Chizu et s'approcha de Maria, assise sur son trône. Elle se pencha, et fit mine de murmurer, mais d'une voix parfaitement audible, même pour Chizu :

"As-tu oublié, rouquine ? J'aurais presque juré que tu regrettais cette belle époque du Moyen-Age..."

Maria n'eut aucune réaction. Mais Yakyra recula, son sourire si caractéristique sur le visage, et retourna derrière Chizu. Elle lui posa délicatement les deux mains sur les épaules, et commença à parler :

"Ma chère fille, je te présenta une terrible sorcière rescapée du Moyen-Age. Je vais te raconter son histoire, alors ouvre bien tes oreilles.
Il était une fois, en France, vers les débuts du Moyen-Age, un petit village comme il y en avait tant d'autres. Cependant, la naissance d'une enfant particulière vint perturber quelque peu l'harmonie et la monotonie de la vie de ces paysans. Ce qui faisait la singularité de cette petite fille ? Sa couleur de cheveux. Elle était rousse. Ses parents décidèrent de la nommer Maria. Tous espéraient que ce roux serait un bon présage. L'enfant fêta sa première année de vie. Puis sa deuxième. Sa cinquième. Sa dixième. Petit à petit, les esprits se détendirent. Après tout, c'était une très jolie petit fille, gentille, souriante, très agréable à vivre. Sa douzième. Une rencontre un jour, dans un champ, alors qu'elle venait de se blesser au bras. Un garçon, d'à peu près le même âge qu'elle. Il la soigna, lui sourit. Elle en tomba amoureuse. Sa treizième. Sa quinzième. Un amour réciproque. Comme toutes les jeunes filles de son âge, il était temps qu'elle se marie. Malgré son caractère, elle était rousse. Destinée à rester célibataire. Mais heureuse ainsi, elle était avec son grand amour. Sa vie aurait pu s'écouler tranquillement ainsi, si seulement...
Sa vingtième. Le tournant de sa vie. Une épidémie de peste. Beaucoup de morts. Un village ? Non, des inconnus paniqués et avides de survivre. Des doigts se pointant vers elle. Son nom, oublié. Un autre venu le remplacer. Sorcière... Elle avait bien cacher son jeu, pour se faire accepter de tous. Mais la vérité avait surgi. Condamnée. Bûcher. De la peur, des pleurs. Mais point de solitude, son amant était là. Le seul à la croire. A la connaître encore. Celui condamné à brûler vif avec elle, car il avait été envoûté, disait-on. De la résignation.
Mais une Déesse passait par là, et les vit. Ce couple innocent, qui allait périr pour satisfaire des instincts bestiaux. Le temps stoppé. Même le feu, qui avait déjà attaqué les vêtements, se tenait sagement immobile. Elle leur proposa un marché : mourir maintenant, ou la suivre dans les ténèbres. La jeune femme n'hésita pas, et sans même demandé ce que la suivre voulait dire, elle accepta. Une seconde après, tout repris son cours. Et la sorcière avait disparue, tout comme son envoûté.
Ils arrivèrent dans un endroit sombre, et deux grandes portes noires, enflammées, se dressaient derrière la Déesse. Elle leur dit qu'elle les avait sauvés, mais demandait quelque chose en échange. Comme c'était elle qui avait acceptée, elle allait lui prendre ce à quoi elle tenait le plus : l'homme qu'elle aimait. Elle claqua des doigts, et les portes s'ouvrirent. Des créatures horrifiantes en surgirent, et emmenèrent le garçon. L'écho de son cri de terreur résonna longtemps après sa disparition. La Déesse souriait, voir la femme rousse complètement abattue, sous le choc, la rendait heureuse. Elle se contenta de lui adressa quelques mots, expliquant qu'elle était à elle pour toujours, qu'elle s'était condamnée, et qu'elle allait pouvoir ressentir la douleur de la perte de cet homme avant de revenir à la Déesse, et la servir pour toujours, avant de la renvoyer sur Terre.
Evidemment, la femme rousse, une fois le choc passé, sombra dans la folie, et après avoir tué sauvagement sa famille et cette de l'homme qui lui avait été pris, elle massacra le reste de son village. Elle voyagea plusieurs années, ôtant la vie de ceux qu'elle croisait.
Un jour, tout se figea à nouveau autour d'elle. Cette sensation dans l'air... Jamais elle ne pourrait l'oublier. Elle savait qu'elle venait la chercher... Sans mot dire, elle suivit la Déesse, qui lui enseigna l'art d'être une Faucheuse, lui donnant petit à petit le pouvoir nécessaire pour qu'elle accomplisse ce à quoi elle était maintenant vouée. Elle lui accorda aussi l'immortalité, pour que toujours elle serve celle qui l'avait séparée de son grand amour.
Mais ce que la Déesse avait tut, était qu'elle n'avait pas tué l'homme, non. Elle s'était contentée de le donner en pâture à ses Démons, pour qu'ils s'amusent à le torturer. Là où il était, il ne pouvait mourir, son corps était pour toujours figé dans le temps. Elle-même lui faisait l'honneur d'aller le voir pour jouer personnellement avec lui quand elle s'ennuyait. Des années, puis des décennies, et enfin des siècles s'écoulèrent ainsi. Un jour, la Déesse vient voir cet homme. Elle lui posa la main sur le front, et effaça sa mémoire, avant de le renvoyer sur Terre. Ou plus exactement, elle lui créa de faux souvenirs pour remplacer ceux qu'elle lui avait ôtés. Il rencontra une jeune fille, et en tomba amoureux. Cette petite, même si elle essayait de se le cacher, partageait son amour. Et la Déesse prédit que ce lien si particulier les réunirait un jour, peu importe ce qu'il pourrait se passer entre eux.
Mais l'histoire ne s'arrête pas vraiment là. Car la Faucheuse les vit tous les deux. A ce moment, elle ne put se contrôler, son cœur pourtant meurtri se déchirait. Elle devait brisé ce bonheur, et prit l'homme avec elle, bien que peu de temps après il lui fut retiré. La raison de cet enlèvement ? Elle avait vu dans cet homme l'exact portrait de celui que la Déesse lui avait arraché, moult siècles plus tôt. L'ironie du sort réside dans le fait que jusqu'à présent, elle ignorait la réelle identité de celui qu'elle avait enlevé à la pauvre fille innocente. Mais ce qu'elle ne sait pas encore, c'est que même si la mémoire lui revenait, il choisirait la jeune fille plutôt que son ancien amour, sans hésitation. Et en ce moment-même, il est bien en sécurité, prêt à retrouver celle qu'il aime.
Tu te demandes sûrement pourquoi je te racontes tout cela ma Chizu. La réponse ne tient que dans le nom de cet homme : Kazuki."

Avec délectation, Yakyra vit de la surprise, de la douleur, un soupçon de peur, mais surtout de la colère, une puissante haine, apparaître sur le visage de Maria. Elle sentit Chizu se tendre au bout de quelques secondes, le temps de tout comprendre. La Déesse savait qu'il était temps de se retirer et laisser la Faucheuse réfléchir. Elle devait aussi protéger Chizu, il ne fallait pas qu'elle se fasse blesser. Il était encore trop tôt pour une attaque entre les deux femmes. Et il vaudrait mieux que mère et fille soient chez elles, quand la petite sera reposée et se souviendra de ce que Yakyra a dit avoir fait à Kazuki pendant des centaines d'années.

"Bien, cette petite discussion m'a mise de bonne humeur Maria. Je viendrais très bientôt te revoir, ne t'en fais pas. Au revoir !"

L'instant d'après, elles étaient de nouveau dans le manoir, dans l'un des salons plus précisément. Yakyra lâcha prestement les épaules de sa fille, et se dirigea d'un pas rapide vers l'une des sorties de la pièce. Elle s'arrêta sur le pas de la porte, tournant le dos à Chizu :

"Tu m'es fidèle, mais tu n'es pas ma prisonnière. Je ne te retiens pas auprès de moi si tu veux partir. Tes pouvoirs ne sont pas bloqués ne t'en fais pas, je les ai juste rendus dociles en leur rappelant qui commandait. Je te dirais juste une chose : si après tout tu veux encore rester avec moi, j'ai prévu des choses te concernant, tu auras un rôle dans cette guerre silencieuse."

Elle se tut un instant, avant de tourner la tête et fixa Chizu de son œil :

"Tu sais, je suis heureuse de t'avoir revue ici, et une visite de ton plein gré en plus. Je suis presque nostalgique du temps où tu était petite fille... En tout cas, même si je ne te l'ai pas vraiment montré, tu sais bien que je t... Non, oublies."

Encore un petit silence, un regard se perdant dans le paysage à travers les fenêtres, derrière Chizu, et une voix un peu lointaine :

"Est-ce qu'un jour m'appelleras-tu autrement que "tu", ma fille ? Les Dieux et Déesses peuvent avoir une famille, mais ce n'est pas dans les croyances populaires, et certains mots sortent par conséquent difficilement, voire ne se font jamais entendre..."

Une dernière phrase, au ton un peu triste, à la voix encore plus basse :

"As-tu un jour ressenti quelque chose autre que de la peur à mon encontre ?"

Elle quitta finalement silencieusement la pièce, pour aller dans sa bibliothèque et essayer d'oublier ses pensées en voulant se plonger dans un recueil de plantes et animaux pour potions qu'elle connaissait par cœur. Son esprit avait été hermétiquement fermé, à tout le monde. Même à elle-même.

Mais elle savait bien que c'était inutile. Finalement elle ferma l'ouvrage et alla le ranger. Elle se cala confortablement dans un fauteuil, devant une fenêtre, mains croisées sur le ventre. Il était encore trop tôt pour une rencontre directe avec Kao, elle ne se maîtriserait pas assez. Une des raisons pour lesquelles elle aimait tant la télépathie. Mais pourquoi s'était-elle comportée de cette manière avec Chizu ? Et surtout pourquoi n'arrivait-elle pas à reprendre son masque d'impassibilité quand elle le désirait ? Mais parler avec Kao lui permettrait de s'énerver, et de redevenir un peu elle-même, la personne froide et hautaine. Elle s'introduisit avec force dans son esprit, comme à son habitude. Après tout, encore une fois il avait fait des choses qu'il ne devait pas. Comme toujours, après réflexion.

"Kao, encore une fois tu viens chez moi sans avoir montré au préalable ton carton d'invitation. Même si c'est en location, c'est chez moi. Et tu vas devoir m'expliquer toutes ces petite cachotteries que tu m'as faites. Quelle était cette faille ? D'où sortaient ces démons ? Et que comptes-tu faire maintenant, sachant que l'Elue, enfin ton Elue, car pour moi Chizu est ma fille, n'es plus avec toi ? Et je t'ai dit de me laisser régler cette histoire seule avec Maria, je sais ce que je fais ! Ce que tu peux être exaspérant à avoir moins de réflexion et compréhension qu'un humain de 3 ans, ou même l'un de mes Démons !
Si tu veux me parler, demandes gentiment, tu sais bien que pour toi je suis toujours disponible pour une petite discussion calme et constructive... Oh quel malheur, tu peux donc saisir l'ironie de mes propos ? Ô, l'actrice et comédienne en moi se meure d'avoir ainsi été trahie..."

Elle se sentait mieux, maintenant qu'elle avait déversé un peu de sa colère contre Kao. Sa voix, presque calme au début, avait progressivement gagné en intensité, et elle était assez satisfaite du venin qu'elle avait pu cracher dans ses derniers mots. Même si cela pouvait paraître injustifié, il l'était pour elle, et elle avait ses raisons.
Elle bloqua de nouveau totalement son esprit, ferma son œil, et attendit.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Dim 20 Juil - 20:45

( Bon c'est nul mais j'suis crevée.... D'abord l'équitation, la visite chez mes deux grand mères, et après des course de fringue... Rentrée a 19h, vous vous rendez compte ? Tous ça pour un seul T-shirt.... Buh.... Bref c'est tout ce que vous aurais... j'serais bien partie détruire l'Empire mais ça sera plus amusant de tabasser Mya. xd )

Cela me faisait bizarre d'être de retour ici. Un peu comme un oisillon regagnant le nid. La maison avait changée, mais l'atmosphère restait tout de même la même. Je m'enfonçais un peu plus dans la canapé. Qu'est ce qu'il faisait chaud... Je soupirais, et repensais a tout ce qui venait de ce passer. Il y avait eu beaucoup trop de révélation en une journée. Beaucoup trop de...tendresse. Ce n'est pas que je n'ai pas apprécié le fait que ma mère me témoigne un peu d'amour... je n'était juste pas habituée. Cela m'avais surprise. Les paroles qu'elle avait eu il y quelques secondes... J'aurais voulu me levais d'un bond et la prendre dans mes bras, l’appelait "maman" en la rassurant, en lui disant que je l'avais toujours considérée comme ma mère et que malgré tout ce qu'elle m'avait fait et me fera, je l'aimerais toujours. Mais j'ai été pétrifier. J'étais terrorisé à l'idée qu'elle me repousse. Alors j'étais restée debout, en essayant de lui dire tout cela par mon regard. Je ne pense pas que ça ai marché. La discutions qu'elle avait eu avec la rousse avait été tout aussi troublante pour moi. Cette histoire qu'elle m'a racontée... Au début je n'avais pas compris qu'elle parlait... de Kazuki. Il m'avait fallu quelques secondes pour tout avaler, avant que mon regard ne se pose de lui même sur Maria. Je n'avais qu'une seule envie, lui tordre la gorge. Et j'avais vu dans ces yeux qu'elle voulais me faire exactement la même chose. Nous nous étions fixer quelques instants avant que ma mère ne mette fin à l'entrevue. Et ce n'était qu'après coup que je me suis rendu compte qu'elle avait dis que "j'aimais" Kazuki. Pour être honnête... je ne m'en été pas rendu compte. Mais maintenant que j'avais enfin compris la teneur de mes sentiments, j'avais peur. Et j'avais mal. Car en ce moment même il n'était pas en train de m'attendre comme elle me l'avais dit, mais plutôt de me fuir. Il me fuyait de toute ses forces. Je serre les dents et donne un coup de poing dans le mur en grognant. Mon cœur est pris dans un étau. J'étouffe. Mes jambes flageole, mes yeux piquent. Je me sens impuissante. Et je n'aime pas ça. Je fais les cents pas en serrant mes mains l'une contre l'autre. Je m’arrête devant la fenêtre. Une distraction. Il me faut une distraction. J’aperçus une silhouette au loin. Mya. Je fronçais les sourcils, puis me mis à sourire. Je me dirigeais vers la sortie du manoir tendis que mes ailes s'ouvraient lentement. Mes yeux brillèrent d'un rouge sanglant quand je me retrouvai devant elle. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais je l’interrompis en sortant deux pairs de ciseaux de mes vêtements.
- Désolée, mais je ne peux pas te laisser aller plus loin.
Je souriais à pleine dents quand je fonçais sur elle et lui planta l'une de mes deux armes dans l'épaule. Le sang gicla. Étrangement, j'avais vraiment soif.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 23 Juil - 19:30

Post édité ! Allez relire, j'ai complété beaucoup de choses, amélioré d'autres, et rajouté quelques lignes à la fin !

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 23 Juil - 20:15

J'ai aussi édité ~

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 23 Juil - 20:25

Ah bah bravo merdo : " La femme tandis la main"

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     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
     Tu cours, tu cours pour échapper à ton destin. Retourne-toi et affronte-le. La meilleur façon de vivre est de survivre.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 23 Juil - 21:37

Désolée, je pensais à autre chose en même temps, et voilà .-.
(En même temps pour une petite faute... :c Mais sinon tu las trouves mieux ma version améliorée ?)

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 23 Juil - 22:41

" Mais sinon tu las " Et les apostrophes alors ? ;). J'ai pas lu en entier, mais le début est mieux

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     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 23 Juil - 23:05

Oh zut alors, je perds toute ma crédibilité là ^^'
Demain matin ou ce soir, je vais tout relire pour essayer d'enlever les fautes restantes ^^'.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 31 Juil - 15:49

Ce manoir n’a décidément pas changer, avait-elle vraiment revue Yakyra ? Quelle maladresse… Je doit éteindre cette curiosité enflammée en moi. Chizu n’a besoin de personne d’autre. Elle n’était plus la même… C’est assez étrange, mais je doit m’en assurée, encore une fois.
Trois pas seulement s’enchaînèrent vers le lieu en question que mon objectif fut coupé par le lourd atterrissage d’une créature qui semble être Chizu. Je la fixe comme elle me fixe moi, la seule différence était son sourire inexplicable. Dois-je partir ou rester ? J’affiche tout de même un regard agrandis.
Je n’ai même pas le temps d’ouvrir la bouche pour lui demander si tout aller bien, comme par cette nouvelle habitude qui était de la protéger, qu’une lame transperça mon épaule, je me recule de sa position en m’abaissant. Elle doit dégagé cette haine qu’elle a, j’étais ainsi sont nouveau jouet. Je ne compte pas abandonné, je ne dois pas lui faire de mal, je le sais également.
Je me relève, la main sur l’épaule, affichant un regard fixe et impassible face à elle, mon habit entrain de ce tâché de mon propre sang, j’enlève la paire de ciseau sans qu’aucun cris ne sorte de mon être. Seule une larme coula de mes yeux, je ne suis plus la même, je suis celle qui sait ce battre, quoi qu’il arrive. Mes pensés crièrent dans un murmure : je n'ai pas de haine envers toi, Chizu, mais si cette haine peut t’aider à aller mieux, alors je suis de la partie.
Prenant une grande inspiration je fis un bon, transformant cette étreinte qui me sert de corps en lion en la repoussant une première fois, je me recule, toujours en la regardant fixement. Son regard d’un rouge menaçant refléter les lames de ses armes. Nous étions deux guerrières, l’une remplit de haine à rejeter, l’autre à vouloir le bien de son adversaire. Est-ce au moins égal ? Ceci n’est qu’un combat parmi tant d’autres. Il ne faut pas baisser les bras…
Je dévoile mes crocs en hérissant ma crinière, je cours une deuxième fois vers elle en la heurtant d’un coup de griffe sur ma trajectoire, je me rattrape agilement sans voir qu’elle prenait la relève juste au dessus de moi en pointant l’une de ses lame en direction de mon œil, je m’écarte de justesse, elle lâche une respiration lourde avant de ce redresser. Je l’attend de nouveau sous une concentration à en perdre raison. Je reste tout de même concentré sur son regard, seule partie révélatrice de ses émotions.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 31 Juil - 23:14

Tout ne se passait pas exactement comme prévu. En effet, Mya n'avait pas suivit la trajectoire que le destin lui donnait. Chizu elle n'avait fait que ce qu'elle devait faire sans le savoir. Mais cela allait trop loin. En laissant Chizu partir chez Aylana, Kao perdait un pion de taille, mais c'était un sacrifice obligatoire. Permettant à la déesse du mal de mettre son plan à exécution. Du moins la partie que Kao acceptait de lui laisser faire. Cette dernière ne savait point qu'elle était manipulée de la sorte. Il allait devoir intervenir directement pour rapatrier Mya. Elle était son fou, et on ne pouvait laisser tomber son dernier fou. Le premier était tombé depuis un certain temps : Kazuki. Il n'était plus vraiment utile, donc Kao le gardait confiné dans son manoir. Restait bien sûr sa tour secrète. Il l'avait enrôlée sans même qu'elle ne le sache. Qui pourrait se douter qu'une telle personne pourrait l'aider.
Et il avait bien sûr retrouvé sa reine. Un pion avait atteint l'autre côté de l'échiquier donc la reine pouvait revivre. C'était la règle.
Bon, il devait intervenir maintenant. Une apparition physique n'était pas une bonne idée. Il préféra venir sous la forme d'une voix :
"Eh bien ma chère Aylana, me prendre mon pion le plus important ne te suffit pas ? Tu veux en plus de ça me prendre mon fou ? Tss, il n'en sera rien. Que l'ancestrale revienne en son monde pour ne plus être prise par le mal."
Lorsque l'incantation pris fin, Mya se vit entourée d'une fumée violette et disparut du Nirn pour se retrouver dans l'Empire.

Sachant son fou hors de porté, Kao décida enfin de se matérialiser devant Aylana. Un petit tête à tête s'imposait :
"Aylana, tu es toujours la même. Tu crois manipuler quand toi-même tu te fais avoir. Par exemple, tu crois connaître toutes mes pièces pour ce jeu, mais tu oublie ma tour. Tu es naïve de ma croire si naïf. J'ai eu le temps de me préparer. Tes actions sont toutes connues de moi. Je sais presque exactement comment tout va finir. Le plus drôle est que tu ne te rends même pas compte, que tu n'es pas une joueuse dans cette partie d'échec, mais juste un cavalier; Certes très important, c'est sur toi que repose mon plan. L'autre joueur tu devrais le connaître. Tu le hais autant que moi. Voyons réfléchis un peu.
Oh je vois sur ton regard que tu as compris. Je suis désolé de ne pouvoir t'en dire plus pour l'instant. Je vais même devoir t'en dire moins."
Finissant son dialogue, Kao utilisa une formule très dangereuse dont il avait appris à se servir il y a fort longtemps :
"Que de par mon sang divin, le temps se plie à ma volonté et que d'une journée il remonte tout en effaçant la mémoire de toutes les créatures vivantes et divines sauf moi"
Et le sort marcha à la perfection. Mya et Chizu étaient de nouveau en route vers le Manoir Blanc, mais cette fois Mya choisirait le bon chemin.

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     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 1 Aoû - 0:08

Elle se prépara à aller rejoindre sa fille et s'amuser un peu, quand elle entendit la voix de Kao dans son esprit. Elle lui répondit aussitôt :

"Chizu, ta pièce la plus importante ? Je ne le savais pas... De toute façon elle est mienne. Si à un moment elle a été grise ou même blanche, saches que c'était de la peinture. Et puis ne sois pas mauvais perdant : c'est Mya qui est venue à moi, je ne te l'ai pas prise de force."

Elle le vit ensuite apparaître devant elle. Il savait que cela l'agaçait, mais il persistait à le faire. Elle fit tourner son fauteuil pour être face à lui, et le laissa parler, cachant un bâillement ostentatoire. Une fois que ses dernières paroles eurent franchi ses lèvres un grand bruit empêcha le silence de s'installer. Vive, elle s'était brusquement levée pour lui infliger avec une force inquiétante une puissante gifle. La colère brûlait dans ses yeux, et déjà une marque rouge était nettement visible sur la peau cuisante de la joue de l'homme.

"Tu... Tu es censé être mon opposé tout en étant mon égal, mais comment peux-tu être aussi bête ? Tu confonds tout... Tu parles de deux parties distinctes, en les fondant l'une dans l'autre. En ce moment, selon toi, tu serais le roi, Dévandra la reine, moi un cavalier, Mya et Kazuki les fous, Chizu un pion, Maria... un autre pion je suppose, et tu dis avoir une tour secrète. Tu me vois sous les ordres de Dévandra ?"

Ses yeux perdirent soudain leur éclat haineux, et elle parti d'un grand rire soudain, un rire froid, et qui contrairement à certains éclats se prolongea une dizaine de secondes.

"Tu as tout faux. Dans cette partie, tu es le roi blanc, Dévandra ta reine blanche si tu veux, Mya et Kazuki tes fous, mais je suis la reine noire, et j'endosse aussi le rôle du roi noir, Maria est l'un de mes pions, et Chizu mon cavalier. De quoi aurais-je besoin d'autre comme pièces ? Le reste est superflu. Je dois te rappeler que mon pion s'est occupé de l'un de tes fous, mon cavalier va éjecter ton autre fou, et j'abats à nouveau ta reine quand tu le souhaites. A moins que mon cavalier ne s'en charge... Et je n'aurai aucun scrupule à te mettre échet et mat, puis gagner. Aucun.
Mais concernant l'autre partie... Elle n'est pas encore commencée, même si mes pièces sont prêtes. De toute façon elle ne pourra commencer que celle en cours achevée, puisque certaines pièces changeront de rôle... Je ne suis pas une joueuse dans mes parties d'échecs. Je suis bien plus : celle qui commande le mouvement de toutes les pièces.
Tu me dis naïve et trompée, mais si seulement tu savais... Que tu aies oublié tous les personnages que j'ai joués me chagrine... Mais après tout tu dois avoir raison. Peut-être que la froide reine calculatrice s'est trop bien protégée, et qu'elle disparait derrière un masque tout à fait différent de sa vraie nature... Qui sait ? Toi en tout cas tu ne peux savoir. Alors restes à ta place mon Kao, et laisses moi regarder tout le monde haut. Tu n'es pas assez hautain, distant, cruel, altier pour endosser ce rôle. Tu n'es pas crédible en portant ce masque mal ajusté."

Son attitude changea de nouveau radicalement. Elle mit ses bras autour du cou de Kao, et se colla tendrement contre lui, avec une douceur presque infinie. La tête posée sur son épaule, elle continua :

"Mais ne t'en fais pas, je sais que tu en es à tes débuts, faire semblant n'est pas évident, essayer de me ressembler encore moins. Je serai donc, contrairement à mes habitudes et bien parce que c'est toi, indulgente sur ta première prestation. Mais tiens-en toi là."

A ce moment il commença à réciter la formule. Dès les premiers mots elle comprit ce dont il s'agissait, pour l'avoir étudiée des siècles plus tôt. Pendant qu'il parlait, elle s'adressa encore à lui, n'ayant toujours pas bougé :

"Je vois. Je t'accorde ce petit "écart" aux règles, puisque moi-même je suis prête à tout pour gagner. Mais ne crois pas que tu mets ton fou hors de ma portée. Tu ne pourras pas toujours sauvée ce qui t'est cher par la fuite, même si c'est un moyen que tu apprécies beaucoup. Et peu importe où tu la caches, arrivera bien un temps où je la trouverai. J'avais un petit jeu à faire avec elle et Chizu, pas question que j'y renonce.
Mais bon, j'ai bien envie de faire durer cette intéressante partie, voyons voir quel délai il te faut pour perdre, avec ton fou à tes côtés. Ne te méprends pas, j'obtiens toujours ce que je souhaite. Je gagne toujours..."

Evidemment, il avait fini de prononcé la formule avant elle. Si bien qu'à peine sa phrase achevée elle leva la tête et posa ses lèvres sur celles de Kao. Ils restèrent immobiles ainsi quelques secondes, puis tranquillement elle le lâcha et retourna s’asseoir dans le fauteuil lui faisant face, son visage paré d'un sourire glacial (de toute façon, il était impossible que ses rictus ne comportent le moindre signe de chaleur, ou soit les vecteurs d'une émotion positive et bienfaisante), attendant tranquillement que le sort énoncé s'accomplisse.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 1 Aoû - 11:06

O_O Je veux pas que Kao soit mon beau-père... :va pleurer: En plus je suis redevenue un pion ;-; Je passe de statue de fille, à cavalier... Et pour Alex j'suis juste un pion.... >.< Donc je dirais que tout ce qui à été fait, les révélations que Yakyra m'a faite ainsi que la confrontation avec Maria, ont de nouveau été accomplie... Que j'ai pensée exactement la même chose mais qu'au lieu d'aller m'amuser avec Mya je suis aller torturer quelques personnes dans le Nirn. :nyaaaaaaaa: L'Empire Ancestrale ya trop de blancheur... Et Chizu supporte assez mal la lumière :o

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 1 Aoû - 12:00

Hum tu peux plus accéder à l'empire toi si tu es méchante.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 1 Aoû - 12:18

Uaii c'est cool d'être méchante ! 8DDD Tu voulais faire un truc après la discussion avec Maria Alex ?

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 1 Aoû - 14:33

Bah ça sera entre aylana et kao ^^

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 1 Aoû - 15:02

Ah ? Pourtant c'est pas ce que j'avais cru comprendre... Dans ce cas on touche à rien, et on reprend bien au moment où Yakyra parle par la pensée à Kao, c'est parfait du coup.
Mais je pensais que tu voulais faire ça devant Maria aussi, tant qu'à tout "mélanger"...

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 1 Aoû - 15:09

Ui, mais ensuite il y a le truc entre les deux pour la faille et tout

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 1 Aoû - 15:19

Oui, mais ça j'ai déjà prévu quelque chose pour faire le lien entre, donc pas de souci si l'histoire se modifie en présence de Maria, je sais comment modifier la situation pour la parlotte entre les 2 à propos de la faille.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Sam 2 Aoû - 19:04

Malgré ses craintes, le sort avait fonctionné, et il n'avait pas perdu la mémoire. Il avait désormais un temps d'avance sur tout le monde. Même les Créateurs ne pouvaient résister à un tel sort. Il savait aussi qu'Aylana restait bel et bien la pièce la plus dangereuse de la partie. Celle de sa victoire ou de sa défaite. Tout dépendait de si elle possédait encore une once de sentiment en elle. Mais pour le moment il devait avoir une discussion avec une toute autre personne. Il projeta son esprit pour vérifier que cette dernière était toujours dans les Enfers Factices et remarqua qu'Aylana était déjà là bas.
Claquant des doigts, il s'y matérialisa d'abord sous la forme d'un démon. Il profita de cette apparence pour s'approcher de Maria et de la déesse du Mal. Reprenant subitement sa forme divine, il entama :
" Eh bien, une réunion aux sommets sans m'inviter ? Oh, ça me peine. Quoi ? Je  ne suis pas concerné par cette histoire. Ais-je donc si bien réussi mon coup que personne ne s'en est rendu compte ? Vous me décevez. Bon autant que je vous explique le tout désormais."
Il posa ses mains sur leur front et envoya les souvenirs de l'histoire :
Kao venait de perdre Aylana pour la seconde fois à cause de la boucle installée par les Créateurs. Heureusement, il avait une marche de mouvement, des petites modifications n'altérant pas la boucle. Il allait donc pouvoir créer un plan. Cela prendrait du temps, mais il en avait à revendre.
C'est au niveau de la dixième boucle que l'occasion se présenta : Aylana venait de faire part à Kao de son ennuie. Il lui rétorqua qu'il n'y pouvait rien. C'était la chance qu'il devait saisir ! Déclencher une folie sanguinaire, trouver une future apprentie pou Aylana et forcer la rencontre. Trouver une jeune femme fut la partie la plus dure. Peu correspondaient aux caractéristiques voulues, et encore moins pouvaient être le centre d'une tuerie. C'est durant le Moyen-âge qu'il la trouva. Jeune, rousse et amoureuse. Parfait. Première étape induire dans l'esprit de la déesse du Mal de se trouver ici lors de l'émeute. Ce n'était pas la plus simple, mais à l'aide de sortilèges subtils il y parvint. La seconde consistait simplement à déclencher une épidémie de peste. La faute serait reportée sur la rousse. Si ce la ne fonctionnait pas immédiatement, un léger sort ferait l'affaire. Mais cela fonctionna. Et le rencontre eu lieu. Leurs deux tempéraments proches permettraient à un conflit de pouvoir de s'installer lors d'une rupture de la boucle, et les Créateurs pourraient enfin être vaincus à l'aide d'un plan farfelu.
"Maintenant vous comprenez les vraies raisons de votre rencontre. Oh vous m'en voulez, cela se voit dans vos yeux. C'est triste. Aylana, je sais déjà que tu ne veux pas me croire même si tu sens que ces images sont réelles. Croyez-moi, c'est le seul moyen de nous sauver du joug cruel des Créateurs. J'imagine que tu as des questions ma très chère sœur de création. Je te suivrai là où tu voudras pour y répondre. J'en imagine déjà la teneur : pourquoi cette faille. Hum, d'ailleurs vu la facilité avec laquelle je me suis introduite, je pense que je peux la refermer."
Il s'approcha de la crevasse orangée tranchant le continent ténébreux en deux et incanta lentement :
"Crevasse, ton office tu as rempli, partir tu peux et je t'ordonne !"
Le sol trembla et la faille disparut.
Le mage se rendit immatériel pour éviter de se faire trucider pour l'instant.

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