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 Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mer 15 Oct - 17:35

Je suis la clé ? O_O BAH POUR UNE FOIS ! //MUR//
:c'estbeaucouptropderesponsabilités...:
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mer 15 Oct - 18:29

C'est pas la première fois Isa !

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"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
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qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Jeu 16 Oct - 21:22

Son ouvrage fini, elle le rangea calmement puis sortit de la pièce. Seulement quelques pas à faire avant que n'apparaisse la porte. Cela en devenait risible : son propre manoir décidait de l'emmener où il le souhaitait. Mais pourquoi donc ? Cette pièce n'était qu'un lieu d'oubli, les choses qui y avaient été mises devaient y rester pour de bonnes raisons. Elle allait repartir, quand elle remarqua que la porte était entre-ouverte. Des traces se voyaient sur la légère trace de poussière de la poignée.
Le bois grinça quand la-dite porte s'ouvrit pour laisser passer la maîtresse des lieux. Non, impossible de se tromper, il s'agissait bien de cette pièce. Depuis combien d'années n'y était-elle pas entrée ? Beaucoup. Elle prit tout de même le temps de mémoriser à nouveau tous les détails du lieu, s'imprégnant de son atmosphère si particulière qui n'avait pas changé. Tout avait mal vieilli, elle s'en rendait compte à la moisissure et aux trous dans les tissus. Mais avec du recul on pouvait la dire bien conservée pour une pièce si ancienne et laissée dans l'abandon le plus absolu. Ce que la folie l'avait poussée à faire dans son jeune temps... Mais elle ne pouvait non plus la détruire, sinon où mettre ces souvenirs ? Elle avait été créé pour lui, pour elle. D'ailleurs, où l'avait-elle mise ? Elle tourna sur elle-même puis se dirigea vers un meuble assez imposant, avant de s'arrêter quelques pas devant.
Non... La fraction de seconde après avoir aperçu le coffret ouvert et renversé au sol elle ferma l’œil et sonda les souvenirs de la pièce. Elle vit Chizu y entrer, venir voir le petit objet, et la prendre. Rien ne lui serait donc épargner ? Sa propre fille qui venait en cachette lui voler ses affaires, et pas les moins importantes. Le destin, quelle chose étrange... Une fois de plus elle devinait qu'elle allait devoir avancer avec son passé, et les moments qu'elle préférait oublier. Mais malgré tout, rien ne justifiait que Chizu lui enlève son amulette. Ce n'étant pas tant le fait qu'elle y tienne, après tout c'était un cadeau de Kao de compensation quand elle l'avait boudé après ne pas avoir eu la bague, qu'une question de principe. On ne volait pas Yakyra. Et encore moins en vivant sous son toit. Il allait falloir qu'elle fasse un rappel de politesse à sa fille quand elle la verrait à nouveau...
Elle ramassa doucement le coffret, et en ouvrit le double fond. Le collier d'onyx datant de la même époque était toujours là. La boîte fut reposée délicatement sur le meuble, puis refermée, et la Déesse quitta la pièce en prenant soin de bien refermer la porte, le bijou attaché autour du cou.
Yakyra se téléporta dans le Paradis, où la confusion régnait encore suite au retour de la lumière. Elle ne fit prêta nulle attention au nouveau mouvement de panique que déclencha son arrivée, et se dirigea vers sa cible. Elle la trouva occupée à courir dans le bâtiment, et l'attrapa par le cou au passage pour l'amener à la vue de tous à l'extérieur, et avoir toute la place nécessaire. La main toujours autour de sa gorge, elle commença à parler :

"Hikari je suppose ? Ton nom revenait souvent dans les souvenirs de Chizu. Je ne vais pas me présenter, tout le monde sait qui je suis, car si on ne m'a jamais vue, on sait ce dont je suis capable. Trêve de mondanités, je ne suis pas venue pour parler autour d'une tasse de thé avec mes grands amis les anges. A ton étonnement sur ma présence, je te réponds que oui j'ai accès au Paradis, comme Kao aux Enfers après tout.
Ne sais-tu donc pas petite chose que personne n'est autorisé à toucher à mes affaires et le paie cher ? Et ce n'est pas gentil d'avoir blesser ma fille de cette manière. Pour une raison d'équité et de justice, je vais donc te punir et te causer les mêmes souffrances, mais à ma manière cela s'entend."

Un sourire brillant de barbarie étira ses fines lèvres. Elle lâcha la jeune fille et passant en un instant derrière elle força ses ailes à sortir en appuyant sur son dos.

"Quelles belles ailes blanches, dommage que j'ai décidé de les faire changer de couleur..."

Elle n'avait pas fini sa phrase qu'une éclaboussure de sang arriva sur sa joue, et sa main sanglante dépassait de l'aile, avant de se retirer. Puis par la magie elle mit le feu aux plumes, mais elles furent rongées avec une lenteur excessive, et cela tenait plus de l'acide que des flammes. Elle maintenait solidement sa suppliciée par le cou. L'aile fut petit à petit détruite, des bouts de plumes calcinées tombaient sans arrêt. Au bout d'innombrables minutes la Déesse enleva sa main et les flammes disparurent. Il ne restait plus rien de l'aile, même les os avaient été rongés. Elle retourna devant l'ange, changeant au passage de main sur son cou, toujours presque par téléportation, et éleva son autre main devant l'aile, écartant les doigts. Puis elle commença, toujours très lentement, à les resserrer. Au départ rien ne sembla changer. Puis plus elle fermait le poing, plus cela fut visible : les micro lésions devinrent des petites fêlures, puis des fractures. L'aile se rétractait sur elle-même et les bruits des os briser par la pression se fut de plus en plus horrible. Quand son poing se retrouva totalement fermé, il ne subsistait plus aucun morceau plus gros qu'une dent, tous les os avaient été complètement brisé et réduit en poussière, les particules répandus dans toute l'aile.
Elle lâcha enfin son cou, marqué à présent d'une trace rouge due à la pression, et la regarda dans les yeux, ne s'étant à aucun moment départit de son rictus glacial :

"La prochaine fois, je t'emmène chez moi. J'espère que le message est clair. Et ceci s’adresse aussi à vous tous, qui nous encerclez et avez regardé la torture : je me suis retenue et ai été gentille et ce juste parce que je ne suis pas chez moi et que Kao n'a pas moyen de me refuser cette invitation. Je ne suis pas lâche, je ne profite pas des situations de faiblesse totale des autres. Remercie-moi donc d'avoir été si clémente à ton égard Hikari. Et dis-toi bien que j'ai été tout à fait fairplay : je n'ai pas agi sur un coup de tête, cette mutilation était prévue exactement comme elle s'est déroulée. Tu ne pourras plus voler ? Tant mieux.
Je vous souhaite bien la bonne journée."

Elle disparut du Paradis sous les yeux de tous, aussi soudainement qu'elle y était arrivée, puis rentra de nouveau chez elle. Elle regarda d'un œil distrait les pièces qu'elle avait ravagées et pas encore remises en état.

"Je les garderai peut-être comme ça, un certain charme s'en dégage et ajoute une petite touche craquante à ma demeure..."

___________
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 18 Oct - 22:20

Allongée dans ce grand lit blanc, je regardais le plafond. Les gens se démenaient autour de moi, certains transportant une pile de dossier et d'autre trainant les plateaux à roulettes pleins d'ustensiles médicale. Je tournais lentement la tête sur le côté pour observer la femme qui me fixait de l'autre côté de la vitre, arme à la main, le regard fixer sur moi. Les murs de son côté était blancs, ceux de ma pièce était gris. Une salle d’interrogatoire ayant fusionner avec une salle de soin, rien que ça. L'on m'avait déshabiller presque entièrement - il ne me restait que mes sous-vêtements - et l'on m'avait bandait le dos. Chose inutile, je ne ressentais presque aucune douleurs. La plaie avait cicatrisée depuis longtemps déjà, bien que mes ailes ne soit pas réapparut.

- Alors Hikari, quand compte tu m'expliquer de quoi cette "Yakyra" parlait ? Et inutile de mentir, je te connais trop bien pour que cela marche avec moi.

Noriko était assise calmement sur une des chaises aux côté de la table sur laquelle je me trouvais. Elle était assise bien droite, ses cheveux relevés en chignon, les mains posé sur les genoux. Elle ne semblait pas avoir peur de moi, enfin saucissonner comme je l'étais, je n'aurais pas pu faire grand chose de toute façons. Plusieurs sangles me maintenais solidement à la table, empêchant tout mouvement. Mes poignets et mes chevilles commençais à me faire mal; j'avais dû mal a respirer tellement ces fichues bandes de cuirs étaient serrés. Je poussais un grognement.

- Allons allons, soit un peu plus coopérative. Je vais vraiment commencé à croire que tu as quelque chose à caché.
- Parce que tu en es encore au stade du doute ? A quoi servent ces sangles dans ce cas la ?
- Simple...mesure de précaution.
- Tu sais, je suis aussi capable de déceler tes mensonges.

Elle toussota, décroisa puis recroisa les jambes.

- Bref, j’attends de toi des explications.
- Depuis quand te dois-je quelque chose ?
- Ce n'est pas une question de devoir ou non. Considère cela comme un ordre.
- Hum, je n'ai jamais aimé les ordres.
- Hikari....
- Oui, Noriko ?
- Ne joue pas ce jeux avec moi.
- Oh, parce que c'était un jeu pour toi ?

Elle grogna avant de poursuivre :

- As-tu quelque chose à voir avec l'évasion de Yami ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Arrête un peu. Il y a du sang et une quantité effroyable de plumes, noires bien entendu, je ne la vois pas se mutiler elle même.
- Oh c'est une dérangée, c'est donc tout à fait possible.
- L'on m'a confirmé que tu t'étais rendu dans sa cellule très peu de temps avant qu'elle ne chute dans l'un des trous noir. On a aussi vu une explosion.
- Et alors ? Je voulais pas la laissée dans cette cellule dépressurisée. Elle n'était plus habituée à l'air de ce monde, ça aurait pu la tuée.
- Oui et ?
- Oui et...?! Bordel Noriko, c'est ma sœur ! Ma PETITE sœur ! J'allais quand même pas la laissée dans ce merdier ! Tu aurais fait quoi à ma place, vraiment ?
- Je l'aurais laissé mourir et l'aurais ensuite conduit dans la salle d'autopsie. Il est plus facile de faire ça avec un mort.
- Eh bien bravo, tu viens juste de gagner le titre de très honorifique de pure Conasse.
- Qu'est-ce que tu...?!

Exaspérée, elle se leva violemment, commençant à marcher de longs en large. Je n'en reviens pas... Je ne la voyais vraiment pas comme ça. Et avant que vous ne me traitiez de menteuse, je tiens à dire que tout ce que j'ai raconté est la vérité. Si je me suis rendue dans sa cellule à la base c'était pour l’empêcher de suffoquer à cause de l'atmosphère du paradis. Yami reste ma sœur, je ne peux tout simplement la laissée comme ça. Je pense qu'on peut dire que je l'aime au fond. Quant à la raison qui m'a poussée à lui détruire l'aile... Eh bien, elle n'aurait jamais sauté d'elle même dans un trou noir, pas après la dernière fois. Je l'ai juste aidée à s'évader. Bon d'accord, pas de la façon la plus agréable. Mais ça compte quand même non ? La brune s’arrêta pour me regarder et leva un sourcil. Elle interpela l'un des médecin :

- Pourquoi ne lui avez vous pas enlevé son cache-œil ?


Le jeune homme s’arrêta pour lui répondre d'une voix monocorde :

- Il semblerait que mademoiselle Miyazawa ne souhaitait pas l’ôter. Restant ma supérieure, et aucune confirmation du fait qu'elle pourrait éventuellement être une traitresse ne m'étant parvenu, j'ai cru sage d'obéir à au moins cet ordre. Ais-je eu tord ?
- Non non, il est vrai que j'aurais dû prévenir le corps médicale de son..."arrestation". Vous avez bien fait d'agir ainsi dans le doute.
- Souhaitez-vous savoir autre chose ?
- Non, vous pouvez disposer.

L'homme s'inclina avant de se retirer. Noriko retourna lentement s'assoir sur son siège et me donna son plus beau sourire. Sourire qui n'augurait rien de bon.

- Tu dois caché quelque chose pour ne pas vouloir l'enlever, hum ?
- C'est juste une vilaine cicatrice.

C'est à moiter vrai, je ne mens pas. Sous ce bandeau se trouve la preuve de mon pouvoir et de ce qu'il arrivait quand il devenait hors de contrôle. Sous ce bandeau se trouve la blessure que m'avais causé ma petite sœur. Et je sais qu'elle aurait pu faire bien pire. Que je pouvais faire bien pire.

- Cela poserait-il  un problème si l'enlevais ?
- Je ne ferais pas ça si j'étais toi, a moins que tu ne veuille mourir ?
- C'est une menace ?
- Peut-être bien que oui.
- Sale petite insolente... Tu ne peux rien me faire présentement, j'ai tout pouvoir sur toi.
- Ah oui ? Enlève le moi, et nous verrons cela.

Il était grand temps de mettre fin à cette mascarade. Je ne sentais presque plus mes chevilles. Noriko, folle de rage, saisi mon cache-œil et l'arracha violemment. Elle poussa un cri d'horreur tendis qu'un large sourire s'épanouissait sur mes lèvres. Des filaments charbonneux s’échappèrent de mon œil droit et glissèrent le long de mon corps jusqu'aux attaches qui me maintenaient prisonnière, ils les rongèrent lentement, et enfin, je fus libre. Noriko recula en hurlent et la garde de l'autre côté de la vitre se précipita dans la salle. Elle pointa son arme vers moi et commença à crier des ordres. Voyant que je n'obéissais pas, elle tira. Les balles furent arrêter à quelque centimètre de mon corps par un filet d'ombre, et elles retombèrent inertes au sol. Je me tournais vers la femme qui m'avait fait l'affront de me viser avec son arme et je pu voir mon reflet dans son regard paniqué. Une grande tâche floue aux yeux vairons noir et rouge, des cheveux devenus blancs et volent follement en tout sens, un grand sourire tordu qui me donnait l'air d'une psychopathe. Les ombres m'avait formé une robe qui avait ensuite pris une couleur rouge sang. Les filaments s’enchevêtrait à mes côtés, rentrant et sortant de ma peaux en un flot régulier. A la place de mes anciennes ailes se trouvait deux filament de ténèbres aussi solide qu'un os, auquel pendait plusieurs joyaux multicolore.

 Je n’eus qu'un geste à faire, et son corps se mis à gonfler. Ses globes oculaires éclatèrent et les yeux roulèrent hors de leurs orbites, un flot de sang jaillit des deux trous béant de la bouche de l'agonisante quand elle tenta de crier. Un rire m'échappe et j'avance doucement vers ma victime, enivrée par sa douce agonie. Elle tente de reculer mais n'arrive qu'a s'étaler par terre et à s'étouffer dans son sang. La chaire de ses cuisse, tendu au maximum, finit par lâcher et découvre le blanc de l'os. La femme cris et me supplie dans un gargouillis de la laisser tranquille.

- Voyons, voyons... Ne t'amuses donc tu pas ? Le meilleure reste à venir, ne t'inquiète pas !

Je saisi sa jambe blessée à deux mains et commence à tirer, doucement. L'os émet un craquement sinistre tendis qu'il commence à lentement se fissurer. La garde se met à gémir de plus belle, une vrai truie. L'os rompt tout à fait et je m'amuse à remuer sa jambe inerte sous son nez.

- Si tu continue à crier tu vas me refiler la migraine tu sais ?

Je lui enfonçait son pied dans la bouche.

- Tiens mange ça, tu me déconcentre... Que pourrait-ont faire en suite, à ton avis ? Oh mais je sais ! Tu savais que les intestins ont une grande valeur nutritive ? Tu as besoin de te remplumer ma chérie, il faut que tu reconstitue tes réserve de sang ! A moins que tu ne veuille lécher celui qui se trouve au sol ? Huhu....

Je saisi un crayon qui se trouvait sur un des bureau et m'approche lentement d'elle. Je m'agenouille à ses côtés et lui offre mon plus beau sourire...avant de planter violemment mon arme en dessous de sa poitrine. Un hoquet s'échappa de ses lèvre tendis que son corps se cambrait sur le coup de la souffrance. Elle tenta de nouveaux de m'échapper mais je déplaçais mon pied de sorte de lui écraser son poignet en sang.

- Calme toi et prend y du plaisir, d'accord ? ♥

Je me mis doucement à tirais le crayon vers son abdomen et la chaire molle se déchiqueta sur mon passage. De gros bouillons de sang giclèrent, m’aspergent le visage. Je le léchais avec délice avant de plonger mes mains dans les entrailles de ma victime. Ses cris redoublèrent quand j'en extirpais ses boyaux encore fumant pour les frotter contre mon visage. Qu'elle délicieuse odeur de sang frais ! L'odeur salée m'emplissait les narines et son gout tenace de rouille emplissait mon palé. Je jetais ses intestins sur le côté, avec de la regardé.

- Tu as tenue longtemps tu sais ? Je me suis bien amusée ! Mais toute chose à une fin n'est ce pas ? C'est l'heure du grand final ! Ne bouge pas, ok ?

Je me lève lentement et regardant autour de moi, je me décide à prendre la table sur laquelle j'étais attachée. Je reviens d'une démarche féline vers ma proie qui se traine telle une larve sur le sol pourpre.

- Ne t'avais-je pas dis de ne pas bouger ? Vilaine fille... Moi qui pensait faire cela quand je t'aurais tuée. Je vais devoir te punir... Serre les dents, ça risque de faire un peu mal.

Un craquement sinistre retentit dans toute la pièce quand la table s’abattit sur le crâne de l'ange, du sang coula pour rejoindre le large tapis à mes pieds. Je recommençais encore et encore, des bout de cervelles volaient dans tout les sens, s'accrochait au plafond ou au mur. Je ne m’arrêtais seulement que quand le corps devint inerte.

- Ah, c'était distrayant...

Je me retourne en léchant le sang sur mes mains, et croise le regard tétanisé de Noriko tapis dans un coin.

- Alors comme ça tu as tout pouvoir sur moi ? Est-ce que toi aussi tu veux jouer avec moi ? Ah, mais c'est fatiguant de tout faire sois même... je vais juste te faire goutter à ça d'accord ?

Deux énormes flèches d'un noir violacé électrique apparurent dans mes mains. Mes ailes s'agrandirent et les joyaux qui y pendaient brillèrent un peu plus, jusqu’à devenir une lumière éclatante. Le monde fut noyé sous l'assaut d'un tonnerre charbonneux.

~◘~

J'ouvris lentement les yeux sur un monde de cendre rouge. Je me relevais doucement et fut aveuglée devant la lumière qui émanait de mes ailes. Les joyaux étaient devenue d'un blancs pure, mais yeux avaient repris leurs couleurs originels et mes cheveux étaient de nouveaux d'un beau blond. Je regardais autour de moi; une carcasse de bâtiment, couvert de trace de sang. Un fleuve pourpre s'étendait à mes pieds.

- Qu'ai-je donc fait... ?

Voila donc tout l'étendu de mon pouvoir.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 19 Oct - 0:07

Désolée, comme pour le post de King's Game c'est très court, mais je n'ai pas non plus grand-chose à dire, ça ira certainement mieux après la réponse de Hikari, et bien sûr aussi s'il y a du mouvement du côté de Dévandra/Chizu...


Elle regardait les arbres morts accueillant le vent derrière son portail, quand elle sentit l'agitation qui régnait entre les mondes. Elle se concentra, et perçut un pouvoir "noir" dans le Paradis. Qui donc se permettait de jouer avec des ombres, une part de son domaine, et au Paradis qui plus est ? Elle s'y téléporta donc, et aucune émotion ne transparut sur son visage quand elle vit le bâtiment brûlé et recouvert de sang. Elle darda son œil sur l'ange et émit un claquement de langue agacé.

"Encore toi ? Tu es bien ennuyeuse à te faire ainsi remarquer, et pas en bien. Je ne sais pas ce que tu essaies de faire, mais si ton but est de me concurrencer, voire me dépasser en torture ou destruction, et plus généralement tout ce qui est maniement des forces obscures, tu ne m'arriveras jamais ne serait-ce qu'à la plante des pieds. Personne ne peut égaler une Déesse. Et puis une différence profonde existe entre nous : j'assume pleinement et me vante de ce que je fais. Je ne suis pas lâche à détruire ce qui n'est pas moi quand le propriétaire n'est pas là. Car oui, ceci n'est pas à toi. Tu ne t'appartiens pas toi-même. Je voudrais juste te régler ton compte, car si Kao revient il ne me laissera pas ce plaisir, et je n'aime pas que les gens manipulent les choses maléfiques, elles sont ma propriété.
Tu as mis des prothèses pour remplacer tes ailes ? Elles sont affreuses et pathétiques. Je me demande bien par quoi je vais commencer te concernant... Peut-être te faire subir la même chose que cet autre ange que tu as torturé ? Pourquoi pas, sachant cependant que vous ne pouvez pas mourir, cela ne rendra l'amusement que plus agréable. J'hésite encore entre le faire ici ou dans ma pièce... Tu as l'air intéressante, mais non tu n'es pas le jouet que j'ai promis à Chizu, elle pourrait être réticente à te faire certaines choses, et même te voir les subir. De toute façon ma cible est déjà choisie.
Bien, avant de commencer as-tu quelques objections à émettre ? Je me sens un peu seule en ce moment, j'ai envie de parler, alors tu feras l'affaire. Avant de te faire ressentir la douleur, peut-être pourrais-je même parvenir à te détruire psychologiquement ? Quoique cela ne serait plus très drôle, car tu ne résisteras plus autant, ne prêtant plus attention à la douleur. Mais c'est justement cela que j'affectionne, et que je réussis à chaque fois : trouver cet équilibre parfait.
Allez, je t'écoute, parle donc !"

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 19 Oct - 13:22

◘~Hikari~◘


Le discourt de la déesse était affreusement ennuyeux. Bourré de narcissisme et d'une trop haute estime de sois. Cela la perdra sans doute un jour, mais qu'importe, ça ne me regarde pas.

- Les choses maléfiques sont ta propriété, hein... Et bien désolée de te dire cela, mais les ombres qui m’accompagne n'appartienne qu'à moi, et tu ne seras jamais en mesure de les contrôler, ne serais-ce qu'un tout petit peu... Et les ténèbres absorbant les ténèbres, je ne pense pas non plus que tu pourrais me faire du mal avec elle... Et vice versa bien sur...

Je marquais une pose, en pleine réflexion.

- J'imagine que cela serait pareil avec le dieu du bien et la lumière qui sommeil en Yami... Enfin il n'est plus la maintenant, alors elle ne devrait pas craindre grand chose de ce côté la... Surtout là où elle se trouve...

Pister la trace énergétique de Yami n'avait rien de compliqué, étant sœur nous étions liées, et je pouvais voir l'endroit où elle se trouvait sans même chercher à le faire. C'est pareil de son côté, bien entendu. C'est pour ça qu'elle ne pourra jamais me fuir, et que de mon côté, je ne pourrais pas la fuir non plus. Ça a parfois ses atouts, mais cela reste le plus souvent un inconvénient.

- D'ailleurs tu dois vraiment t'ennuyer pour t'occuper de moi comme ça... Ça en devient limite du harcèlement, en faite.

Je poussais un long soupir en regardant autour de moi. Le bazars que j'avais mis serait sans aucun doutes remarqué depuis la ville - qui ne se trouvait pas si loin, une dizaine de minute en vol d'oiseau, et je suis déjà la depuis au moins huit minutes. Autant dire que le temps presse. Les forces armés débarqueront d'un moment à l'autre, et je n'ai aucune envie de démembrer d'autre anges. Je dois bien dire qu'au bout de tant d'années à être scellé, mon pouvoir c'est un peu emballé. N’empêche que je dois avouer que je me suis bien amusé. J'ai un peu honte de cela d'ailleurs. Une longue minute de silence s’ensuivit, la déesse devait sans doute songer à la façon dont elle allait me cuisiner. Elle ne devait pas avoir l'habitude qu'un "simple ange" ( ce que je ne suis pas vraiment d'ailleurs ) lui parle de cette façon. Très vite, des lumière clignotantes bleus et rouges apparurent à l'horizon, accompagné d'un nuage d'aile blanche et de voix amplifié par les haut-parleurs, criant des instructions incompréhensible. Il était temps de prendre la poudre d'escampette. Et si Yakyra ne se dépêchait pas elle aussi, elle allait se prendre cette pluie furieuse sur la tête. Quoiqu'elle n'aurait pas vraiment de problèmes pour s'en débarrasser.

- Eh bien ce n'est pas tout... Mais je pense que je vais devoir partir. Au plaisir de vous revoir !

Je décollais dans un nuage de cendre, filant plus vite que n'importe qu'elle ange existant. Mes nouvelles ailes étaient puissantes, plus que les anciennes. Très vite la déesse ne fut plus qu'un point à l'horizon, silhouette sombre au milieu de la poussière. Les gardes la prendront certainement pour responsable de ce massacre. Piquant vers le vide, je traversais un trou noir.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 19 Oct - 13:33

Yakyra a pas dû apprécier...xd

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 19 Oct - 13:38

Elle ne put contenir une sorte de sourire amusé quand elle la vit s'enfuir. Cela aurait pu paraître étrange, vu la manière dont elle lui avait parlé, mais la Déesse était prête à s'amuser un peu plus, la réticence de cet ange lui plaisait, c'était un niveau supérieur à celui de Kao. Elle n'eut pas besoin de tourner la tête pour entendre les autres anges arriver. Elle ramena son bras droit sur son épaule, puis le détendit brusquement, envoyant un brusque souffle noir qui balaya les petits êtres loin en arrière. Elle déploya ensuite ses ailes, qui la firent décoller en frémissant, excitées par cette petite poursuite qui s'engageait. Elle accéléra afin de réduire la distance entre elle et Hikari, et plongea à son tour dans le portail. Elle maintint sa vitesse, puis la cala sur celle de sa proie quand elle estima la distance entre elles suffisante.

"Voyons, ne pars pas tout de suite, nous nous amusons tellement. Appelle cela harcèlement si tu le souhaites, mais la traque est quelque chose qui me met de bonne humeur. Alors, où vas-tu nous emmener ? Et combien de temps tiendras-tu ? J'ai hâte de savoir si un ange peut maîtriser le vol extrême aussi bien que moi, ou du moins approcher mon niveau..."

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 19 Oct - 19:04

Un truc tout petit Dévandra à vraiment pas de chance... Elle pense être tranquille mais se prend un ange dans la face :c

- Si je peux me rapprocher de ton niveau ? Oh, mais je peux faire bien plus que cela ! ~

Sur ces mots je plaquais mes ailes sur les flancs et descendait en vrille. Je pouvais rester toute ma vie sans m’arrêter de voler, j'en étais sûre. Ces ailes n'étaient pas naturelles et recelaient des capacités insoupçonnées, même de moi. Je continuais ma descente à toute vitesse, zigzagant entre les nuages et les montagnes qui se dressaient sur ma route. Un grand bruit résonna dans le ciel vide quand je dépassais le mur du son, suivie d'un grand silence. Je n'entendais plus rien autour de moi, excepté le vent qui souffle à mes oreilles. Je continuais ainsi pendant de longues minutes, avant d'enfin ralentir et de me poser sur le sol dallé, en face d'une sorte de grand palais. Je suis un peu étonnée d'avoir passé la barrière, mais toute trace d'obscurité à dû s'évader de mon organisme quand j'ai retrouvé ma forme d'origine. Elle doit être quelque part à attendre que je lui ordonne de venir à moi.
Je me demande si Yakyra va pouvoir me suivre dans l'Empire ? Surtout quand l'ange qu'elle recherche à atterris pile devant le regard ébahis de la maitresse des lieux, qui devait se trouver en promenade. Je crois que je vais lui devoir quelques petites explications...

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 19 Oct - 20:47

"Quelle petite sotte," pensa-t-elle.

Puis, dans l'esprit d'Hikari :

"Tu crois maîtriser la voltige aérienne avec un minable petit piqué qui n'en est même pas un ? Vraiment, laisse-moi te montrer ce que plonger signifie..".

Elle ferma son esprit, et donna un coup d'ailes tout en plongeant, augmentant sa vitesse par rapport à celle de la jeune fille, et contrairement à elle, ne perdant pas de temps à contourner les obstacles, car elle les détruisait afin de poursuivre en ligne droite. Ce qui fit qu'elle atterrit à peine une seconde après elle, passant d'une vitesse bien supérieure au son à l'arrêt, sans ralentir. Cependant on n'entendit que le bruit léger de sa jupe tombant au sol. Ses ailes se replièrent et disparurent.

"Voilà ce qu'est un piqué correctement exécuté. Et donc tu n'es pas encore proche de mon niveau, et tu encore moins plus bien que cela, pour reprendre ton expression.
Oh mais qui voilà ! Ma très chère amie Dévandra, comme tu m'as manquée ! Le temps paraissait si long sans te voir, et justement je prévoyais de te rendre prochainement visite, car je ne peux supporter de rester longtemps séparée de toi. Tu sais que tu es pour moi bien plus qu'une sœur.
Si tu te demandes comment j'ai fait pour arriver ici, sache que je suis simplement venue sur ton invitation. Le portail entre le Paradis et l'Empire est toujours ouvert, et pas grandement surveillé. Et comme je voulais te présenter ma nouvelle amie, Hikari, je l'ai emprunté. Je suppose que tu me pardonnes..."

Ce faisant, elle lui adressa l'un de ses habituels sourires froids, penchant légèrement la tête sur le côté. Elle sentait la pression de nouvelle barrière, qui essayait de la repousser de ce monde, et qui aspirait ses pouvoirs. Mais cet enlèvement était négligeable, comparé à sa dernière visite, avec Maria, car aujourd'hui elle était en pleine force, et c'était une partie infime de son pouvoir qui était retirée. Etre dans l'Empire n'était pas chose si mauvaise, car si l'ange utilisait ses pouvoirs "noirs", n'étant pas au courant de cette protection, elle ne penserait pas à essayer de s'en protéger, comme la Déesse le faisant en ce moment-même, et la surprise jouerait contre elle. Si cependant elle restant "blanche", alors la magie de Yakyra aurait des effets sur elle.

"Peut-être pourrions-nous discuter un peu ensemble toutes les trois, autour d'une tasse de thé dans ton Palais, ma très chère Dévandra... Ou si cela est impossible, car nous arrivons à l'improviste sans t'avoir prévenue, nous pourrions parler ensemble une prochaine fois j'espère. Mais il faudrait que tu m'autorise à apporter un peu de rouge chez toi, je veux dire par là offrir à cette terre un peu du sang de cet ange..."



Elle s'approcha d'Hikari, et d'un geste ample, posa sa main sur son épaule, un peu le simulacre de geste protecteur qu'elle exécutait sur Chizu. Sauf qu'ici ses ongles s'enfoncèrent dans la peau de l'être de lumière, et du sang perla. Le visage de la Déesse ne changea pas, portant toujours ce sourire froid menaçant et faussement courtois.



"Je te laisse décider ma Dévandra, car après tout, c'est toi la maîtresse de maison ici, et loin de moi l'idée de t'importuner en t'imposant ma présence à un moment incongru."

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 25 Oct - 16:56

Petite modification apportée au post, soulignée.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 1 Nov - 14:00

Un petit truc pour faire genre xd


Les ombres du passé dansaient devant mes yeux, un fouillis incompréhensible de silhouettes s’entremêlant, de voix confuses se confondant, des brides de souvenirs hors de portée, si proche et si loin à la fois. Des visages se détachant, devenant moins flou. Qui sont ses gens ? Je ne les connais pas, et pourtant... c'est comme si je les avais déjà vue. Parmi ce flot de personnes, un garçon blond attire mon attention. Mes yeux ne veulent pas le quitté, son image est comme imprimé sur les paupière fermées. Il se tiens à coté d'une rousse, et d'une autre fille. Une fille aux longs cheveux blonds et aux yeux vert qui me regarde, transperçant mon être de son regard perçant. Il émane d'elle une puissante lumière, ainsi que les ténèbres les plus noirs. Étrange mariage de luminosité, magnifique tout de fois. Ses lèvres remues sans qu'aucuns sons n'en sortent, je n'arrive pas à saisir le sens de ses mots. " Chizu". C'est son nom. Je n'ai jamais vu cette fille et pourtant je connais son nom. "Yami", c'est également comme ça que les gens la nomme. Deux noms si familier, je connais par cœur leurs intonation, je l'ai imprimé sur le bout de la langue, comme si ses deux noms étaient les mieux. D'ailleurs quel est mon nom ? Mon esprit se vida peu à peu, ne laissant que le vide, comme une réponse à ma question muette. Comment je m'appelle ? Je n'en sais rien. Où suis-je ? Je pense pouvoir répondre au moins à cette question. J'ouvre lentement mes yeux, la violente lumière qui m'agresse la rétine me fait pousser un léger cris; plutôt à mis chemin entre le gémissement et le grognement. Je plisse les yeux pendant quelques instant encore avant que la scène ne se précise. Je suis dans une grande pièce blanche au plafond circulaire, un lit aux draps blancs à ma gauche et une commode à ma droite. La pièce est dépourvue de tout autre meuble, il ne semble pas y avoir de porte. Les murs sont parfaitement lisse, comme du verre polie. Je me lève lentement. Le monde tourne pendant quelque secondes et je retombe au sol tel un vieux chiffons rattrapé par l’apesanteur. Mes mains heurtent lourdement le sol et le choc se propagent dans tout mon corps, faisant trembler mes muscles engourdis tendis qu'un gémissement de douleur m’échappais. Le sol était étonnamment doux, et je constatais avec surprise que je m'étais écroulée sur un tapis de fourrure, blanche évidement. Un lit, un meuble, un tapis donc. Je me lève péniblement, en faisant attention cette à y aller doucement cette fois-ci. Je ne suis pas encore très bien assurée sur mes jambes, mais je parviens à restée debout sans trop tanguer. Je longe lentement le mur pour me rendre jusqu'au meuble, une petite commode blanche au boutons dorée. Un plateau est posé dessus. Je n'ai pas besoin de soulever le couvercle qui le recouvre pour savoir que c'est de la nourriture qui se cache la dessous. Un doux fumé s'en échappait, flottant jusqu'à mes narines et me mettant l'eau à la bouche. Je mourrais de faim. Je soulevais avidement le couvercle. L'apparence n'avait clairement rien à voir avec l'odeur. C'était une sorte de bouillie décomposée et verdâtre, suintant du jus par chaque centimètre carré. La faim me tenaillant, je plongeais un doigt méfiant dans la mixture et le portait à ma bouche. Un haut-le cœur me secoua et je ne pu retenir une grimace de débout.
- Mais qui à cuisiner ce truc ? C'est immonde...
Dégoutée, je replaçais la coupelle sur l'assiette et marchais jusqu’à mon lit ou je m’allongeais. Des minutes, des heures passèrent sans que rien de vint brisé la quiétude qui c'était emparée de la pièce. Je n'arrivais à penser à rien, chaque question que je me posais restant sans réponses. Tout jusqu'à ma propre identité m’échappais. Les voix résonants dans ma tête ne voulaient pas s'évanouir. D'une certaine façons, elle me rassurait. Surtout celle du garçon. Elle me berçait dans un océan conciliant et calme. Ses intonations douce et ferme à la fois, pour je ne sais quelle raison, je voulais les gravées dans mon cœur pour qu'elles y demeurent éternellement.

-...!
Un bruit sourd me tira du sommeil. Un peu dans les vapes, je me redressais doucement en baillant. Je fixais mes mains quelque secondes avant de balayer la pièce du regard. Je ne remarquais rien au début, mais au fur et à mesure que ma vision se clarifiait, je remarqué une imperfection sur le mur. Une ligne sombre formant une porte. Je me redressais un peu et finis par m'en approcher. Je n'étais plus qu'à quelques mètres quand le même bruit résonna une nouvelle fois. La portion de mur s'enfonça dans la cloison avant de coulissé sur le côté. Je bondit en arrière pour aller me cacher près de mon lit. Un homme pénétra lentement dans la pièce et posa ses yeux gris sur moi.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 1 Nov - 15:05

Dévandra sortit tranquillement de sa demeure. Il était l'heure de sa promenade. Comme chaque jour depuis qu'elle s'occupait de l'Empire, la mage passait parmi la foule, inspectait chaque recoin de la ville. C'est au cours de celle-ci, qu'elle se fit percuter par un ange. Que venait-il faire ici ! De plus cet ange ne semblait pas normal… Une énergie sombre en émanait.
Regardant la créature hybride, qu'elle ne fut pas sa surprise d'ensuite faire face à Aylana. Ainsi donc elle chassait cet ange ? Elle osait ?
Dévandra écouta calmement ce que la déesse du mal avait à dire avant de lentement renforcer la barrière de l'Empire.
"Ne tente même pas de résister Aylana ! Kao est mort, je prends donc la relève, mon pouvoir en est renforcé. Je suis pour lors ton égale. Je peux te chasser de mon Royaume. Mais malheureusement pour toi, je n'ai pas le tempérament de Kao, de plus tu m'as tuée une fois, une fois de trop d'ailleurs. Pars tant que tu le peux Aylana."
Finissant sa phrase elle envoya plus d'énergie encore dans la protection.
"Ne me crois pas non plus idiote Aylana, je sais désormais qui es cet ange. Ta protection mentale a baissé de niveau franchement. J'y rentre comme je l'entends. Oh tant de haine, d'amour et de tristesse. Tous ses sentiments mélangés pour te faire telle que tu es. Pour en revenir à nos moutons, ma barrière empêche de passer les personnes indésirables, mais dès lors que je souhaite recueillir quelqu'un, que cette personne possède une parcelle de mal ou non, je peux la faire rentrer dans mon royaume. Hikari, bienvenue dans l'Empire, pas d'entourloupes ou tu y resteras."
Cette fois sa puissance était à son maximum, mais Aylana résistait encore. Dévandra eu une idée. Si elle remplaçait désormais Kao, elle possédait donc une légère parcelle de magie noire. Hum, c'était parfait pour déstabiliser la déesse du mal. Une énergie grise. Elle mit son plan à exécution, le sol trembla légèrement, et après un léger grondement sourd, Aylana avait été expulsée de l'Empire.

Chizu s'était réveillée… Elle était bel et bien aussi puissante qu'on le racontait. Il la scanna mentalement depuis la pièce où il se trouvait. Il remarqua assez facilement que pour une raison inconnue, la jeune fille était devenue amnésique.
Il marcha quelque peu et se dirigea vers la pièce ou se tenait Chizu. Elle s'était cachée, mais il n'eut aucun mal à la retrouver.
"N'ait crainte, je suis un ami, je ne te veux aucun mal. J'imagine que tu te poses de nombreuses question et la première semble être : qui es-tu. Je ne sais si cette question tu te l'adresses à toi ou à moi, mais puisque tu es devenue amnésique, il se pourrait que tu t'adresses à toi-même. Laisse-moi t'aider. Je suis un ami, je suis Divu Ainraito, et le monde a besoin de toi."
Il plaqua ses mains sur la tête de la jeune fille sans lui laisser le temps de répondre. Il l'endormit et pénétra dans ses esprits. Beaucoup de souvenirs avaient été cachés, presque effacés. Il utilisa la lumière pour les faire revenir à la surface. Elle risquait d'avoir une sale migraine à son réveil, mais il était important qu'elle se souvienne de tout. Il l'allongea ensuite délicatement dans le grand lit à baldaquin et la borda. Divu sortit enfin de la pièce avant de faire un brusque demi-tour et d'y retourner. Cet objet ! Ce n'était pas possible… Où l'avait-elle trouvé ? Peut-importe, il devait le prendre et l'amener à une personne bien particulière. Il se saisit donc du collier que Kao avait offert il y a fort longtemps à Aylana. Peut-être le seul moyen pour que tout rentre dans l'ordre… Mais il n'était pas encore l'heure, du moins pas totalement.

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     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
     Tu cours, tu cours pour échapper à ton destin. Retourne-toi et affronte-le. La meilleur façon de vivre est de survivre.
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 1 Nov - 15:45

Elle ne s'était pas attendue à ce que Dévandra ait autant de pouvoir. Ou plus exactement elle ne pensait pas qu'elle résisterait et qu'elle se l'approprierait, et qu'elle utilise la force contre elle. Pourquoi la femme si pacifique était-elle devenue si agressive ? Voir la Déesse l’insupportait tant ? Ce n'était pas comme si elle était venue dans le but de détruire une nouvelle fois l'Empire... Bien qu'au vu des actions de sa propriété cette idée vint la titiller. Mais pas pour le moment. Elle se repassa la scène dans la tête. L'ange était maintenant sous sa protection. Encore privée d'un jouet. Et elle avait été obligée de se retirer. Au moins elle avait décidé du moment exact de sa retraite. Mais cela ne lui faisait rien. Kao aurait été encore là, elle l'aurait sermonné pour la mauvaise éducation qu'il lui avait apporté. Et de quel droit s'était-elle permise de venir fouiller son esprit ? C'est cela qui la mettait hors d'elle. Dans son manoir, puisqu'elle y était revenu, elle frappa la première chose qui se trouvait devant elle. Il s'agissait d'un mur, mais l'un des quatre murs porteurs. Il vola en poussière, et toute la demeure trembla avant de brusquement s'affaisser du côté détruit, de manière à laisser les pièces à l'opposé intact, et que le toit, encore entier, se retrouve sur un plan incliné. Sa main ensanglantée redevint parfaite en un instant.
Un corbeau toqua à la porte de l'Empire avant de détacher le fil autour de son cou et déposer le message, puis repartit. Sur le bout de parchemin, des lettres noires dans une calligraphie harmonieuse et ancienne :

"Ne sois pas si impertinente. Pour qui te prends-tu ? Quelqu'un que tu n'es pas assurément. Je te remets les idées en place : tu es l'élève de Kao. Et je suis une Déesse. Tu nous es inférieure, quand je n'ai de comptes à rendre à personne, étant au sommet de la hiérarchie. Tu fais ta fière car tu as un peu plus de pouvoir ? Et alors ? Tu es comme ces héros grecs cherchant à atteindre les Dieux. Aucun n'y est parvenu. Et tu ne feras pas exception à la règle. Si tu veux que je m'occupe une nouvelle fois de ton Empire et de ton insignifiante personne, il suffit de me le demander voyons, je me ferai un plaisir d'accéder à ta demande. En tout cas ne pense pas que ce que tu as osé faire restera sans conséquences."


Pourquoi ne lui avait-elle pas directement parlé ? Une sorte de lassitude au fond, qui s'installait lentement, mais sûrement. Pourquoi toute cette soudaine révolte ? Ses pouvoirs étaient toujours les mêmes, elle n'agissait pas différemment. Devenait-elle trop sage ? S'éloignait-elle de cette impétuosité qui l'avait forgée, pour n'accorder plus qu'une importance relative aux choses, et devenir passive ? Etait-elle en train de céder sa place à d'autres personnes ? Son temps de révolte était-il révolu, pour laisser place à celui des autres, le temps faisant son cheminement ?

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 1 Nov - 16:35

Je me réveille un peu plus tard. Ma tête me lance et chaque bruits semblent décuplés, des vagues de souvenirs ayant reflué en masse pendant mon sommeil. Je porte ma main à mon visage et je me rend compte que j'ai pleurais. Ce jeune homme aux yeux vert, une autre personne chère à mes yeux que j'ai perdue. Je lève la tête et regarde le plafond, prenant une grande inspiration tremblante. Je repasse en boucle la scène qui viens de se dérouler, cet homme aux cheveux d'ébène qui est entré si soudainement... Il avait été prévenant, une certaine douceur brillait dans ces yeux gris. Sa voix été grave, mais il émanait d'elle un calme et une gentillesse que je jamais personne n'avait employait avec moi... Mis-à-part une personne. Que j'avais perdue à tout jamais. A quoi bon s'attarder la dessus ? Il vaut mieux pour moi que je l'oublie. Revenons en à cet..."inconnu"  Comment s'appelle t-il déjà ? Ah ! Divu Ainraito. Plutôt long comme nom. Beaucoup trop pour moi. Quel idée d'avoir un nom aussi compliqué, aussi... Quoi qu'il en soit, je devais lui parler. Je lançais donc au vide :
- Hum...excusez-moi ?
- Oui, qui a t-il ?
Je sursautais. La réponse avait été quasi-instantanée. Je tournais la tête vers la droite pour voir son imposante silhouette dans l’embrasure de la porte, de nouveau ouverte. Je me levais et m'approchais timidement de lui, un peu gênée qu'il m’ait vu dormir ( personne ne m'avais jamais vu dormir profondément, mis à part ma sœur. ) mais également méfiante. Je m'arrête à quelque mètres de lui, et me rend compte que je suis minuscule par rapport à lui. Je lui arrive à peine au milieux du torse. Et je fais pourtant un bon mètre 75. A 17 ans, j'estime ça déjà bien. Mais quelle est la taille de ce géant ? Enfin bon, qu'importe.

- Euh... Rai... Je peux t’appeler Rai ?
- Bien sûr.
- Hum, j'aimerais retourner voir ma mère. Pas tellement que j'ai besoin de ta permission, plutôt que je me sentirais un peux mal de me casser sans un mot.

Il me fixe pendant de longue seconde avant d' hocher imperceptiblement la tête.

- Bien. Va, tu es libre.

- C'est pas comme si tu aurais pu me garder captive de toute façon, quand bien même tu l'aurais voulu. Bon, au revoir.

Je le bousculais légèrement en sortant, mais il ne cilla pas. Il me suivit jusqu'à l'extérieur, et quand je pris mon envol, il resta à me regarder jusqu'à que j'eus disparue à l'horizon.
***

J'arrivais au manoir quelque heure après avoir décollée, privée de tous mes repères j'ai tournée en rond un certain temps avant de trouver le chemin. Mon aile gauche était toujours blessée, mais le sang avait cesser de couler et les tissus s'étaient peu à peu refermé, bien qu'un trou béant demeuré la. je ne pense pas qu'il se refermera un jour. Voler est devenue beaucoup plus compliqué, mais je m'y habituerai. J’atterris sur le porche et rétracte avec prudence mes ailes. Je pénètre dans la maison devenue bancale pour une raison quelconque. Je rentre dans la première pièce que je trouve, et coup de chance, elle est la.

- Maman...?


Elle se tourne lentement vers moi. Ses yeux rencontre les mieux. Je ne sais pas vraiment ce que j'ai vu dans ceux-ci, de la colère, de la tristesse, autre chose ? Je ne sais pas ce que c'est, et je ne pense pas vouloir le savoir.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 1 Nov - 16:53

Voilà, le retour de Kao peut avoir lieu après ce post. L'idéal serait qu'il revienne à la vie pendant le trajet pour que le début de mon post suivant reste correct.


"Maman ?"

A cette appellation elle tourna la tête vers sa fille.

"Oh, tu es rentrée... Bien, c'est bien. Ou peut-être pas... Je te prierai de me rendre ce que tu m'as volé. Et tu sais très bien de quoi je parle."

Elle vit la jeune fille hésiter, mal à l'aise, et fouiller dans ses poches. Puis elle devint livide, et son visage, qu'elle n'osa plus lever se décomposa. Mais Yakyra ne lui laissa pas le temps de parler.

"Je vois. Tu l'as perdue. Ou elle t'a été prise. Peu importe, cela n'a plus grand intérêt à mes yeux. Tu es venue me faire tes adieux, ou prendre tes affaires avant de t'en aller ? Laisse-moi au moins t'accompagner au portail de l'Empire. Mais avant nous allons faire un détour par le Nirn, j'ai une chose à y faire."

Elle s'approcha lentement d'elle et lui toucha l'épaule. Elles se retrouvèrent dans un cimetière. La Déesse prononça un mot, et une fumée noire s'éleva. Puis plus rien. Elle transporta sa fille dans un autre cimetière, et la scène se déroula à l'identique. Elles passèrent dans tous les cimetières. Se contentant de réactiver le sort, la Déesse ne perdait pas sa magie, contrairement à sa précédente visite, où elle avait du apposer les sceaux. La dernière formule finit de résonner dans l'espace vide.

"Une bonne chose de faite, mes Enfers sont à nouveau peuplés. Bien, nous pouvons y aller."

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 1 Nov - 19:20

L'heure était venue. Car comme tout début a une fin, toute fin a un renouveau. L'un de ceux-ci devait se produire maintenant. Quelques éléments devaient encore se mettre en place.
Divu le savait, il connaissait aussi les acteurs et les accessoires. Il détenait l'un d'eux. Une femme importante le second. La Faille rebelle ne perdit pas de temps et se téléporta directement dans l'Empire.
Il connaissait les lieux pour y être venu une fois auparavant. Il avait été invité par Kao lors de la création de ce monde. Tout de suite, il avait été attiré par les idées du dieu. Sa rébellion commença d'ailleurs à cette époque. Ce dieu si indifférent du monde qui l'entourait parlait d'un monde libre, sans les Créateurs pour répandre la terreur parmi les foules d'êtres vivants. Il parlait aussi de ce qu'ils lui avaient fait subir, mais d'une façon tellement détachée qu'on aurait pu croire qu'il parlait d'un autre. Peut-être était-ce le cas ? Il parlait aussi très souvent d'une femme qui l'avait accompagné depuis sa naissance et qui certainement finira ses jours avec lui. Il évoquait parfois, une seconde femme, l'opposée même de la première. Mais surtout ce qui revenait à la mémoire de Divu, c'était sa gentillesse, ou du moins ce qui semblait en être. Lorsque le dieu lui avait fait visiter l'Empire, il semblait joyeux d'avoir donné la vie à de nouvelles créatures. Divu lui était émerveillé par la puissance de cet être à la fois proche et très différent de lui.
Une phrase provenant du passé revint à son esprit durant qu'il marchait dans les rues lumineuses de l'Empire :
"Un jour Divu, tu reviendras ici, tu auras sûrement peur, tu auras tellement vécu… Mais c'est ce jour là où j'aurais besoin de toi. Comprends-tu ? Je ne pourrai intervenir directement, le sort du monde reposera dans tes mains.
- Mes mains ? Mais vous savez très bien que je n'ai pas de mains, je suis immatériel, répondit-il étonné;
- Tu es trop terre à terre, c'est une expression, elle est humaine je crois. Ces créations sont tellement imaginatives. Une seule espèce ayant différents langages, tu y crois toi ?"
Comme à son habitude, le dieu avait directement changé de sujet, laissant le mystère planer. Mais le jour où le monde reposerait dans les mains d'un être immatériel était arrivé, l'illumination l'avait frappé, lui l'être de Lumière, il avait compris ce qu'il devait faire. Il ne savait pas comment, mais il l'avait compris comme ça, d'un coup. Un mot restait accroché à sa langue : l'amour. Ainsi l'avenir de tous reposait sur un sentiment volatile…
Au fur et à mesure de sa réflexion à ce sujet, Divu avait fini par deviner le sens de ce mot. L'amour n'est pas temporaire, il est intemporel. Il devait trouver les objets renfermant le plus d'amour à l'égard de Kao. La tâche fut difficile, mais après maintes recherches, et des dangers inimaginables, il avait une fois de plus compris ce qu'il devrait faire le moment venu.
Le plus dur était surtout de comprendre quel était cet instant précis. Était-il déjà dépassé ? Le monde sans espoir de survie ? Non. Avec Kao les choses prenaient toujours leur sens quand il le fallait. Divu attendit donc.
Les années, puis les siècles et les millénaires passèrent sans qu'aucun signe n'aide Divu pour la date. Et un seul événement illumina son esprit… Ainsi, il en avait été jusqu'à prévoir sa propre mort ?
Mais le moment n'était toujours pas venu, cependant il connaissait désormais le but de sa mission.
Coupant ses pensées, Divu revint au présent. L'Empire. Un monde dans une apogée éternelle, renaissant toujours de ses cendres pour être à son plus haut. Une personne aidait au maintien de cet ordre datant de la nuit des temps, un cycle que même les Créateurs n'osaient pas abîmer tellement sa perfection émerveillait les esprits. Ce royaume étant d'ailleurs peuplé par les créatures du même nom, parfois nommées spectres ou fantômes par les habitants du Nirn. Pour eux, ils étaient leurs morts, pourtant toute créature magique qui se respecte, savait ce que devenait un humain mort : un démon. Il rejoignait soit les Enfers d'Aylana, soit l'étrange monde de l'Oblivion. Kao était si complexe, quand on croyait le cerner, il nous montrait une nouvelle facette de sa personnalité. Jamais un sourire cependant ne se dessinait sur son visage froid. Il avait un passé douloureux certainement, mais il n'en avait jamais parlé. Il éprouvait cependant, mais il intériorisait, chaque monde qu'il avait créé, selon la légende, était une de ses émotions, un de ses ressentiments, un de ses souvenirs.  Il vivait en faisant vivre. Il lui arrivait cependant de détruire, lorsque la douleur surpassait le reste. Il semblait perdre des êtres chers continuellement. Même lorsqu'il gagnait une bataille pour la vie, il semblait perdant, défait.
Quand le nom de Kao venait à son esprit, Divu n'arrivait plus à le chasser, mais cette fois il le devait. Il avait du arrêter de marcher, de bouger et même d'être pendant une bonne heure. Les deux soleils étaient désormais bas sur le sud. En effet, dans l'Empire les deux soleils se levaient au Nord pour se coucher au Sud, et les trois lunes passaient de l'Ouest au Sud puis au Nord. Monde complexe comme son créateur. Bientôt, il arriva au beau milieu de la place centrale. Le chêne cristallin s'y dressait encore et jours fièrement, symbole de ce royaume. Divu ne put cependant s'attarder à admirer ses feuilles violettes, le temps pressait, l'heure arrivait. Il aperçut enfin la grande bâtisse qui servait de demeure à la protectrice de ce monde : Dévandra. Il s'apprêtait à toquer à la porte, comme à son habitude pour montrer son respect envers elle, que celle-ci s'ouvrit pour laisser place à la grande femme aux cheveux violets. Ainsi, il était attendu, il n'aurait donc pas besoin de tout expliquer.
"Entre Divu, je savais que tu viendrais, j'avais été prévenue il y a longtemps, mais je ne comprenais pas. Maintenant je sais. J'ai le deuxième objet, je connais même le lieu."
La mage prit les mains de l'être immatériel et se déplaça magiquement avec lui jusqu'à l'endroit où tout avait commençait : Le Nirn, sous un chêne millénaire attendant perpétuellement la fin de l'hiver, le renouveau…
"Cher Divu Ainraito, je te remercie de ton aide, je dois cependant finir seule, si tu pouvais me donner l'objet je t'en serais éternellement reconnaissante. Tu seras toujours le bienvenu dans l'Empire, Faille rebelle."
Comprenant que le travail qu'il avait du fournir toutes ces années prenait fin, il poussa un soupir de soulagement avant de s'évaporer pour regagner sa demeure céleste, laissant Dévandra seule avec ses démons et son devoir.
Elle fit un pas pour se retrouver à l'abri des branches dénudées de l'arbre et parla dans le vide :
"Le temps est venu mon ami, le temps est venu pour toi de revenir parmi nous. Tu as entamé une lutte il y a fort longtemps, je le sais. Ce combat n'a pas pris fin, tu t'es sacrifié, mais maintenant nous avons besoin de toi, le monde entier se dépérit, les barrières se craquèlent, les Créateurs deviennent plus fort de jours en jours…"
Elle déposa le talisman que Divu lui avait transmis. Sachant ce qu'il était, elle laissa couler une larme de tristesse jusqu'à lui. La pierre d'améthyste, reliée à la chaîne dorée, laissa s'échapper un éclat lumineux avant d'absorber la larme. A son côté, la mage déposa respectueusement la bague que Kao lui avait donné lorsqu'il l'avait ramenée à la vie. Dévandra s'éloigna prestement et contacta Aylana :
"Si tu l'aimes toujours, viens. Viens lorsque tu le voudras à l'endroit où tout à commencé, tu ne pourras te le refuser."
Puis  s'élevant lentement au dessus du chêne, elle pointa ses mains vers lui et s'en servit pour émettre un message :
"Kao, toi qui vit désormais si haut que même nous, nous ne pouvons t'atteindre, je t'appelle, le monde t'appelle, revient nous"
Et bientôt elle commença sa longue incantation :
"Dieu du bien de la lumière, mon maître, le frère d'Aylana, fils des Créateurs, ta tâche n'est pas fini, d'entre les morts nous t'appelons, de l'Ether nous t'arrachons. Voit cet amour désormais insensé, sent-le, ressent-le et qu'à la vie tu sois ramené. Que le monde du joug tyrannique des Créateurs tu sauves, reviens-nous, reviens-moi, reviens-lui, reviens-leur. Tu ne peux refuser cet appel, tu ne peux y résister, il t'arrachera des limbes lorsque le printemps atteindra cet arbre."
Dévandra avait fini, ne voulant rester dans cet endroit plus longtemps, se dématérialise et retourna dans l'Empire.
Un vent naquit, il devint une tempête, une tornade et bientôt un ouragan pendant qu'au même instant, la déesse du mal parcourait les cimetières. Le ciel s'assombrit, le sol trembla, les barrières se craquelèrent. De toutes parts des éclairs surgirent. La foudre vint à son tour, et la pluie s'abattit. Le chêne et son hiver éternel commença à verdir. Petit à petit, des bourgeons apparurent sur ses branches sèches, les bougeons devinrent des feuilles, de nouvelles ramures se formèrent.
Au loin une force puissante tentait d'empêcher les événements en train de se produire, mais la destinée l'emporta.
Les portails de mondes oubliés s'ouvrirent pour laisser passer un courant d'énergie, les mondes connus y joignirent leurs forces. Mêmes les Enfers participèrent à l'effort commun de la vie. Tous les flux magiques convergeaient en un seul point : le chêne.
La bague et le talisman tremblèrent avant de se mettre à absorber l'énergie, ils s'élevèrent dans les cieux avant de fusionner. Une lumière blanche envahit chaque monde, un craquement horrible, une déchirure des barrières, tout travaillait pour le retour d'un seul être.
Et majestueusement, dans un ciel enragé, parmi les éléments lutant pour lui, une forme blanche descendit vers le Nirn. Une silhouette que certains craignaient et que d'autres aimaient prenait forme devant l'impuissance lointaine des Créateurs. Les éclairs s'intensifièrent, les deux objets fusionnés recrachèrent la puissance emmagasinée vers la forme de plus en plus nette. L'énergie continuait d'affluer. Un dernier grondement sourd avant un flash d'une lumière intensément blanche, puis le calme.
Quelqu'un se tenait adossé contre un chêne millénaire emplit de feuilles d'un vert sombre. Une douce mélodie monta dans les airs, voyagea à travers les mondes, et le temps, un message d'espoir, une promesse de vie. Les barrières se refermèrent lentement, séparant de nouveaux les mondes, les univers perdus retournèrent dans l'oubli et tout redevint comme avant.
Une seule chose avait changée, un homme disparu ne l'était plus, celui que beaucoup attendaient, celui que d'autres avaient perdu… Il était là et les derniers tremblaient d'effroi devant la puissance dégagée pour son retour. Kao, c'est ce simple nom qui résonnait partout.
Kao était de retour.

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     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
     Tu cours, tu cours pour échapper à ton destin. Retourne-toi et affronte-le. La meilleur façon de vivre est de survivre.
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 1 Nov - 19:44

Elle n'avait pas entendu les paroles de Dévandra, trop occupée à sa tâche. Tout juste si elle l'avait perçue, comme le bourdonnement d'un moucheron dans l'air.
Yakyra était en route avec Chizu pour l'Empire après leur visite dans le Nirn. Mais soudain, entre les deux mondes, la Déesse perçut quelque chose. Une sensation qui la percuta. Cette aura... Ce ne pouvait-être... Non... Impossible... Elle changea de destination en chemin, et elles arrivèrent au bord d'une clairière assez modeste, sous le couvert des arbres. Au centre de cet espace herbeux se dressait le chêne millénaire, cet arbre sous lequel plusieurs évènements d'importance s'étaient déroulés. Elle commença à s'avancer lentement, intimant à sa fille de rester derrière les arbres d'un geste distant, perdu. Elle était plongée dans ses pensées, et déjà oubliait la présence de Chizu pour se concentrer sur ce qu'elle voyait devant elle.
La clairière n'était pas très grande, aussi n'eut-elle pas beaucoup de pas à faire pour arriver devant lui. Elle s'arrêta à un peu plus d'un mètre, et le regarda. Mais elle ne put soutenir l'éclat de ses yeux qu'un instant, avant de brusquement baisser la tête sur le côté, ses cheveux venant couvrir son visage.
Que se passait-il ? Pourquoi était-elle si troublée ? Elle dont auparavant on ne soutenait jamais le regard baissait à présent la tête, et si rapidement qu'on pouvait à peine dire que son œil en avait croisé d'autres. Son cœur battait vite, et elle avait l'impression que ses joues rougissaient. Elle ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Ses pensées étaient complètement embrouillées, ses sentiments troublés. Avec horreur, elle s'aperçut que sa barrière mentale avait disparu. Elle essaya de l'ériger de nouveau, mais impossible, elle n'arrivait pas à se concentrer assez pour effectuer un geste qui auparavant était instinctif.
Kao... Ainsi il était de retour... Mais qui l'avait ramené à la vie ? Sûrement Dévandra. Elle n'arrivait pas à croire que le mage soit devant elle. Ce qui l'inquiétait était son propre état. N'importe qui aurait pu ne serait-ce qu'effleurer son esprit pour découvrir le tourbillon qui l'agitait.
Toujours sans le regarder, elle tendit la main, et entremêla ses doigts à ceux du mage. Elle hésita. Que faisait-elle ? Elle n'en savait. Son corps ne lui appartenait plus, il agissait selon sa guise. Elle avait la même impression qu'un humain perdu chez elle. Oui, elle se comportait comme une humaine. Mais pourquoi, pourquoi ? Pourquoi réagissait-elle de cette manière face à Kao ? Elle n'en savait rien.
Elle s'appuya de côté contre lui, et encore plus lentement, sa tête vint se poser sur son épaule, le visage tourné vers l'extérieur. Sa deuxième main rejoignit la première, mains entre lesquelles se retrouva celle du mage. Elle la serra doucement et ferma l’œil. Elle devait analyser ce qu'elle ressentait, pour se contrôler et redresser sa barrière. Elle se sentait faible, mise à nue... mais en sécurité malgré tout, contre la chaleur de son corps.  
De la surprise ? De la joie ? De la nostalgie ? Du soulagement ? De la reconnaissance ? Il y avait autre chose aussi... Mais elle ne voulait pas y penser. Elle n'avait pas l'habitude de ce sentiment, qu'elle semblait reconnaître par les échos qu'elle en avait concernant Chizu. C'était sûrement cette émotion qui la troublait tant et l'empêchait de refaire sa barrière. Elle devait se calmer. Ralentir son souffle. Empêcher son cœur de battre si vite. Et réduire l'intensité de ses émotions, elle ne voulait pas qu'elles soient perceptibles sans même avoir à entrer dans son esprit. Elle devait retrouver son cœur, cet endroit qui palpite de vie, pour y mettre ses émotions et le renvoyer au fond d'elle. Avoir les yeux fermés lui permettait de se concentrer un peu plus. Elle réussit à réduire l'intensité de ce qui l'agitait. Mais pas assez à son goût. Elle réessaya une dernière fois, avec peu de conviction, de redresser ses barrières. Une fine paroi de verre transparent. C'était tout ce dont elle était capable, contrairement à l'épaisse muraille de pierre qu'elle possédait auparavant. Mais elle espérait que le souvenir de cette perpétuelle barrière maintiendrait les autres à l'écart. Personne ne pouvait savoir qu'elle s'était effondrée non ? Enfin à part Chizu, mais cette dernière n'oserait jamais ne serait-ce que venir effleurer son esprit. Et Kao... Mais ses propres gestes la trahissaient, il n'avait pas besoin d'entrer dans son esprit pour savoir ce qu'elle ressentait, son corps parlait pour elle, pensa-t-elle avec amertume.
Ses pensées allaient si vite, se cognaient en tous sens, que pour une personne venant dans son esprit ce serait comme si elle ne pensait à rien.
Elle ne voulait pas parler, pour ne pas briser le silence qui s'était établi dans la clairière. Cela lui apparaissait comme une sorte de sacrilège, quelque chose à ne pas rompre. Et puis elle ne savait pas quoi dire. Son esprit était à court de mots, et même si elle trouvait des paroles à lui adresser, sa gorge aurait été incapable de les formuler, son esprit incapable de les transmettre. Elle ne contenta donc de ne rien dire, et d'apprécier le moment présent, car malgré tout, elle se sentait bien ainsi, elle aimait être contre lui. Quelque chose qu'elle n'arrivait même pas à s'avouer à elle-même. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elle le voyait, qu'elle touchait sa main, qu'elle s'appuyait contre lui. Mais c'était la première fois qu'elle ressentait ces émotions en le faisant. C'est ce paradoxe qui la perturbait, qu'elle ne comprenait pas car elle refusait d'admettre ce qu'elle éprouvait.
Une image lui vint brusquement en tête, si claire qu'elle en fut étonnée. Elle avait l'impression d'être seule dans un jardin d'enfants abandonné depuis longtemps, se balançant doucement sur une vieille balançoire grinçante. Si un miroir avait été placé devant elle, son reflet aurait été celui d'une petite fille. La différence entre ces deux images d'elle-même se reflétait dans le délaissement total du parc, où les jeux étaient maintenant recouverts de rouille là où la peinture ne s'était pas encore écaillée, et arboraient un air inquiétant. L'atmosphère sinistre du lieu disparut d'un coup, et les froides ombres de la nuit se transformèrent en chauds rayons d'un radieux soleil de début d'après-midi. A côté d'elle se tenait un petit garçon, qui dans le miroir apparaissait adulte. Oui, c'était son arrivée qui avait transformé le parc. Les jeux reprirent leur éclat, et alors qu'il la poussait sur sa balançoire, elle criait, insouciante et heureuse, en riant : "plus haut, plus haut !"
La vision s'évapora d'un coup. Oui, cela correspondait vraiment à ce qu'elle ressentait à cet instant. Mais les images avaient été si nettes, si belles... Provenaient-elles seulement de son esprit ? Elle n'en était pas certaine. Elle en doutait même fortement.
Le retour à la réalité fut brusque. Mais qu'avait-elle fait ? Que lui prenait-il ? Elle ne se rappelait même pas avoir passé ses bras autour de son cou et s'être blottie contre lui. Kao... Perdue pour perdue, elle ne pouvait pas se rendre plus ridicule qu'elle l'était à présent. Ainsi elle cacha son visage contre son épaule, à la base de son cou, et laissa ses larmes qu'elle ne retenait qu'avec difficulté couler librement. D'abord silencieux, ses pleurs se transformèrent en sanglots et elle eut l'impression qu'ils emplissaient entièrement la clairière. Elle essayait de les cacher, de les diminuer, mais c'était inutile.
Une minute ou deux s'écoulèrent peut-être, puis elle se dégagea de son étreinte, d'un mouvement si vif qu'il aurait pu être brusque. Elle fit demi-tour, et son visage avait retrouvé son impassibilité quand elle fut de nouveau près de sa fille, son œil était sec et il ne subsistait nulle trace des larmes qui avaient coulé sur son visage. Elle la prit par l'épaule, et elles rentrèrent au manoir. Yakyra alla immédiatement vers la sortie de la pièce, d'une démarche qui semblait celle d'une fuite. Elle avait complètement oublié qu'elle voulait laisser Chizu à Dévandra, son esprit était occupé à tout autre chose.
Après tout, ce qui venait de se passer... Elle n'en avait pas le droit. Il lui était interdit de faire ce qu'elle avait fait. En quoi avait-elle permis à Kao de revenir ? En rien. Dévandra avait tout fait. Dévandra avait cherché un moyen. Dévandra avait trouvé. Dévandra avait tout mis en œuvre pour réussir. Dévandra avait la bague. Dévandra s'était procuré l'amulette. Dévandra avait prononcé le sort. Dévandra l'avait fait revenir. Dévandra allait en être plus que très chaleureusement remerciée. Dévandra... Elle, Yakyra, avait senti, par hasard ?, la trace de Kao. Elle était venue. Elle en avait profité. C'était donc ce qu'elle était ? Une simple charognarde ? Non, pire. Les charognards mangent les restes des autres pour se nourrir. Elle volait ce qui était aux autres pour son bon plaisir. Elle intriguait pour prendre, ou blesser quand elle ne le pouvait pas. N'avait-elle pas récemment enlever Kazuki à Maria, puis briser le cœur de Chizu en le rendant à son premier amour ensuite ? Et elle n'en avait éprouvé aucun regret, aucune culpabilité. Kao était mort à sa place, et elle avait eu de la colère envers Shi et Raito pour avoir touché et cassé son jouet. Oui, elle ne voyait les gens que comme des pions, des divertissements pour passer le temps.
Pourquoi tout d'un coup cette crise ? Cet apitoiement sur elle-même ? Cette réflexion sur sa nature ? Ces reproches sur ses actes ? Elle se sentait encore plus perdue qu'à la disparition de Kao. Elle devait se reprendre en main. Machinalement elle passa la main sur son pétale sur l’œil, puis effleura la pierre de son collier. Deux époques complètement différentes. L'insouciance de l'enfance, et les fausses bouderies pour amadouer l'autre et le faire céder. La dureté du temps présent, et les sacrifices obligatoires, parfois trop lourds, pour obtenir ce que l'on veut à tout prix. Difficile en voyant ce qu'elle avait fait de deviner la petite fille qu'elle avait été. Du moins au premier regard. Car déjà petite elle avait cette muraille autour d'elle, pour enfouir ses souffrances et douleurs au plus profond d'elle et paraître forte. Et déjà elle avait été brisée, elle avait découvert très tôt que revenir en arrière est impossible. Trop tôt. Elle n'avait pas vraiment eu d'enfance, juste de petits moments de joies et quelques sourires volés ici et là, parfois un rire. Oui, elle avait déjà cette aptitude à s'éloigner de certaines choses pour leur faire perdre de leur valeur, et moins souffrir. Stop ! Ce n'était pas le moment de repenser à avant. Ni même à maintenant. Il fallait penser à après.
Continuant sa marche, elle croisa Chizu dans un couloir. Elle détourna immédiatement la tête et le regard, à la manière d'un réflexe. Elle ne voulait pas que sa confusion soit vue. Que ses sentiments soient décelables. La jeune fille s'était arrêtée près d'une table, faisant mine d'observer le vase posé dessus comme si elle le voyait pour la première fois, ou qu'elle aimait beaucoup cet objet. Mais la Déesse ne voulait pas qu'elle se méprenne sur sa fuite et son dénis. Ce n'est pas qu'elle était en colère contre Chizu, non, elle voulait simplement préserver les apparences, penser pouvoir sauver ce qu'il lui restait de dignité et d'amour-propre, même si elle savait que c'était chose impossible. Elle se souvint que sa fille était présente quand elle avait revu Kao. Elle avait sûrement dû l'entendre pleurer. La tête toujours tournée à gauche, le côté opposé à celui de Chizu, elle s'arrêta quelques secondes à sa hauteur et lui posa doucement la main sur la tête. Puis effleura son épaule quand elle repartit.
Elle n'avait toujours pas prononcé un seul mot, et continua à marcher dans son manoir au hasard des pièces et couloirs, avant de finalement arriver sans une sorte de salle de réception. Elle se dirigea vers la fenêtre, l'ouvrit en grand, et se laissa tomber dans le vide. A quelques centimètres seulement du sol, ses ailes se déployèrent brusquement et elle remonta en pic. Elle s'éloigna un peu du manoir, et se posa devant une pierre sur laquelle elle s'assit. Ses ailes se replièrent, et disparurent.

___________
"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


Ask

Merci à ma petite Haruka chérie pour cette merveilleuse signature que j'aime beaucoup,
l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
Un superbe cadeau pour mes 16 ans... ♥️
Spoiler:
 


Un autre grand merci à Haruka pour ces deux signatures et cet avatar,
offerts pour les 17 ans.
Le temps passe mais je t'aime toujours autant ♥️
Spoiler:
 
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Humeur : Gneuh.
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 2 Nov - 16:15

(Les deux partie sont les suites des posts précédent)
Knox

Restant sur place, il tapote de ses deux doigts un rictus d'amusement. La personne avec qui il prenait un léger plaisir à discuter ou devrait-il dire : Divu Ainraito, vient de disparaître une nouvelle fois dans un nuage de fines poussières d'or, sans réponses… sans même un souffle d'émotion. C'est peut-être sa spécialité, de partir et disparaître sans répondre. Knox ne sait pas s'il doit prendre cette réaction comme un signe de lâcheté ou comme un simple signe d'affaires plus urgentes… Sans vouloir en savoir plus, il reprend sa route alors que la nuit reprend le dessus sur ces grands nuages d'obscurité qui se dissipent peu à peu dans l'ombre de la lune.
Sachant qu'il n'aller pas pouvoir dormir, il prend la décision de se balader, dans cette ville aux milles et unes lumières qui s'endort aux rythmes des habitants. Depuis quelques temps, l'insomnie l'envahie, mais il sait que ces nuits passées les yeux grands ouverts sont du à l'un de ses derniers amours qu'il a encore vu partir sous ses yeux, incapable de faire quoi que ce soit. A chaque fois qu'une pensée provenant de chacune de ses romances vient à lui, il la supprime immédiatement de son esprit pour l'enfouir au plus profond de son âme en ayant la révélation que ce genre de chose est un réel point faible.

Tout en ayant les yeux vers les nuages, il prend soin d'aller dans quelques impasses de la ville, là où vivent les marabouts et autres antiquaires de ferrailles, de curiosités pour les gens qui rodent dans le coin chaque soirs. En un clin d’œil, il lance vers le ciel un objet construit de lui même vers le ciel, disparaissant ensuite dans une petite explosion pourpre. Tout en espérant que ce qu'il venait de faire allait bien être reçut dans l'espoir de prévenir et de rassurer.

Quelques heures après cette manœuvre délicate, Knox déambule dans les rues éclairées par les commerces encore actifs à cette heures tardive. Ressassant d'anciens souvenirs et d'anciennes âmes, il s'arrête devant ce qui semble être une vitrine de librairie. Faisant balader son regard sur les livres en exposions, il passe d'un roman policier morbide à une nouvelle plus que remplie de niaiseries pathétiques, d'un roman à l'eau de rose pour les plus romantiques de notre époque à un autre livre qui attire sa curiosité : la couverture représente un mélange de somptueuses couleurs entre le noir et le dorée, dans un décor faisant allusion aux plus parfaits des ténèbres, des nuances de blanc dessinées une fine et grande fleur blanche aux pétales déployés dans tous sens. Sous le décor, en police minutieuse s'inscrit un nom : Kazuki. « Alors t'as finalement réussis... » chuchote-t-il à lui même avec un sourire. Il guide son regard vers un autre exemplaire du livre sur un autre présentoirs, montrant le résumé :

Dans la pénombre d'une ville rabaissée par les lois, la pollution et la dictature des hommes à l’espoir plus gros que le cœur, là où les fleurs fanées reviennent à la vie d'un claquement de doigts, là où la lumière surgit peu un peu dans le néant, éclairant chaque parcelles sur le sol de cendre telle une vague de soleil dorée, la population composée de cœurs fragiles d'enfants et d'âmes pures se demande d'où vient ce renouveau parmi les démons. Est-ce un ange ? Est-ce un monstre ? Peut être s'agit-il d'une héroïne, revenante parmi les revenants ? Prenant place comme sur un plateau d'échec, elle veut combattre cette torture, comme elle veut combattre ses limites. Mais d'où vient-elle ? Tout le monde penses qu'il s'agit d'une légende, mais aux yeux des plus grands, cela n'est qu'une question de temps pour son âme, que cette héroïne souhaite changer, à tout jamais.

Délaissant une dernière penser sur ce livre, il repris son chemin calme et paisible, pour attendre l'aube d'un nouveau jour.

Mya

Sans m'en rendre compte, je lave des blessures qui sont quasi-inexistante sur la peau de Chizu. Peut être est-ce cet inconnu qui s'en est charger à ma place… Mais que lui veut-elle, c'est plus qu'étrange pour ce qui semble être une faille, mais bizarrement… il n'a pas la même façon d'agir que Knox. Peut être a-t-il des buts différents. Si c'est le cas : je me demande ce que sont ses buts.
Je m'assied aux côtés de la faucheuse en train de montrée des signes de réveil dans un sommeil qui semble plus que nécessaire pour elle, mais à la place d'ouvrir la bouche pour parler, mes yeux se lévent vers une ombre féminine apparaissant peu à peu en face de nous. C'est Yakyra. Habillée dans une robe noire caractéristique de sa personnalité, elle fixe Chizu de son regard glacial. Elle resta immobile pendant un temps, puis ouvra ses lèvres pour prononcer quelques mots :

« Chizu, je t'ai bien élevée il me semble. La politesse et le respect font parti des choses sur lesquelles je suis intransigeante. Aussi quand je te parle, tu dois m'écouter, et me répondre quand je te pose une question. Même si tu es très occupée avec ton "amie" Mya. »

La manière dont-elle lui parle est toujours la même, indifférentes soit elle comme son visage, pâle, sur lequel ce posent des lèvres fines et rosées. Seuls ses yeux sont les plus imposants, révélateur des premières expressions qu'elle maîtrise à la pointe des doigts. L'impassibilité est malgré tout son point fort au travers d'un cœur de pierre.
Mes sourcils exprimèrent un peu de colère quand elle prononça mon nom. Yakyra marqua de nouveau un temps de silence, avant de nous prendre toutes les deux par les avant bras pour nous emmener à quelques pas de son manoir. Je tourne le regard vers une niche qu'elle fait apparaître. Tout ce qui semble être normal pour un chien, mais je déchante vite.

« J'ai cru comprendre qu'elle pouvait changer de forme à volonté. Comme elle ne peut franchir la barrière de mon manoir, parce qu'elle est du côté du bien et que ses pouvoirs sont bien inférieurs à ceux de Kao, pour ne pas dire ridicules, je lui ai préparé une chambre dans laquelle elle bénéficiera néanmoins de la même protection. Même si j'autorisais toujours un peu Kao à venir... Oui, c'est pourtant clair il me semble : je ne veux pas d'elle chez moi.
Toi Chizu, tu rentres et tu ne bouges pas. Tu peux à la limite venir sur le pas de la porte pour discuter avec l'autre.
 »

Un grognement muet se créer sur mes lèvres. De quel droit peut-elle… Je soupire lourdement pour remplacer un cri de rage qui remplit ma gorge alors que je tente en vint de détruire la chaîne qui entoure ma cheville droite. Je m'assied sur le sol, remuant maladivement la pointe de mes doigts contre la paume de ma main, tout en dévisageant les deux grandes portes du manoir exposée à ma vue.
Quelques heures passèrent jusqu’à ce que la nuit face place à l'aube du jour. Le sommeil ne m'avait aucunement atteinte alors que mes yeux mis clos montrent que j'en ai besoin. La tête baissée et posée contre mes genoux se soulève doucement quand un bruit vint résonné à mon oreille. Cela semble venir de derrière. Je m'étire discrètement pour défaire mes membres de l'engourdissement, puis je tourne enfin la tête vers un petit nuage pourpre, presque translucide, perché juste à côté de la niche. Je fixe la brume en mouvement constant à travers le vent pendant une seconde, jusqu'à ce que celui-ci lâcha dans un bruit semblable à un grondement de tempête, un objet qui s'écrasa sur le sol. Après que le nuage ait disparut, je contourne la niche, presque à quatre pattes, pour m'approcher de cette étrangetés. C'est une sorte de lanterne en fer noircis ajourée de motifs de lys et d'aiguilles pointues. Elle a en son centre une boule de brume violette… un message de Knox ? Je prend la lanterne d'une main : en même temps que la brume ce dissipe totalement, un message parvint dans ma tête comme un éclair foudroyant :

Mya, je te pris d'oublier l'avertissement dont je t'ai fais part il y a peu à propos de cette brèche menaçante dans notre Empire. Les immortels sont peut être puissants… mais la tromperie ne nous échappe jamais. Sois prudente, soyez prudents. Le Passeur d'âme

Soyez prudents ? Que veut-il dire par là… ? La curiosité me guette, je range l'objet dans ma sacoche avec soin, mais soudainement, la chaîne serrant ma cheville disparue en poussière, me donnant la liberté de partir. Je me lève, sans donner de regards au manoir s'éloignant de plus en plus de ma trajectoire. Le souvenir de cette envie de sommeil m'envahit de nouveau. Je fais l'effort de retourner dans la forêt de l'Empire, mais je suis toujours aussi seule, toujours aussi fatiguée. Je crois que je ne supporte pas cette solitude qui me prend depuis des heures, et depuis des jours dans mon cœur. Je m’effondre contre un arbre, tristesse et fatigue mélangées. Mes membres m'abandonnèrent un par un, jusqu'à ce que mes yeux ce ferment. Comment décrire cette situation, ce repos parfait, ce rêve des gens que je connais, ce rêve de ce que j'aime, ce rêve de l…

« Mya, je suis là, calme toi ! »
Dans une grande inspiration, presque prise de panique, je suis extirper de mon sommeil. Je regarde de tous les côtés, posant les paumes de mes mains au sol tout en avalant ma salive. Une seconde après avoir repris une respiration normale, mon regard se bloque. Non, je ne veux pas y croire… pourquoi, qui, que… c'était lui. Myo. C'était Myo. Mais comment cela ce fait-il, tout ce temps, et puis toutes ses choses et puis…

« Myo, que… comment...  - dis-je avec une voix engourdie par les larmes prenant mes yeux d'assaut.
- ... - il prend l'une de mes mains dans les siennes, lui étant accroupit à mon côté – Tu sais… quand la magie fait que deux âme-sœurs doivent se retrouver, il suffit d'une seule volonté pour que cela ne fonctionne pas tellement…. C'est ce que tu a fait, mais dans ton cœur. Il suffit d'un peu de volonté, et tu a su faire ce qu'il fallait.
- Kao avait donc réussis… pardonne moi, je suis tellement désolé. - Mes larmes cessèrent de couler quelques minutes plus tard, alors que nos yeux se fixèrent sans quitter leurs axes.
- Tu n'a rien à te faire pardonner, maintenant je suis là. En face de toi, et non plus en toi.
- Mais c'est honteux ce que je viens de faire, je ne suis pas digne d'être là, en face de toi et…
- Tu es une Princesse digne de ce royaume. J'ai vu tout ça en toi. Tu es bien plus puissante que tu ne le penses, j'en suis certain. Tout ce temps passer dans ton âme, j'ai ressentis les mêmes choses que toi, j'aurais voulu t'accompagner, combattre et parler à ta place. Je n'ai pas pu, mais toi, tu as su le faire, comment te dire que tu es devenue la princesse que tout le monde voudrais voir. Nous irons loin, tout les deux, avec les autres. Kao n'est peut être plus là, mais cela ne nous empêche pas de combattre en son nom, pour lui et avec lui.
- Combattre en son nom…
- Ensemble.
- Pour toujours...
 »

Je me lève en même temps que lui, quelque peu subjuguée par ses derniers mots emplis de confiance et de détermination. Je ne peu faire autre chose que de me jeter à son cou pour lui montrer le seul amour que j'ai pour lui.
Je profitais des heures passées main dans la main pour lui raconter combien de fois j'ai pu penser à ce qu'il était : Prince de l'Empire Ancestral. Des choses que j'ai appris et que j'ai vécue, même s'il doit déjà tout savoir, cela me fait un bien fou, de tout raconter, de tout libérer.

Les mélodies provenant du centre du Royaume annoncées la fin de la journée. Le soleil est entrain de partir au dessous de l'horizon alors que la lune en est à son point presque culminant au dessus des cimes des arbres auxquels nous étions appuyer.

C'est ainsi que le temps passé à se confier deviens fascination. Les regards, l'un fixé dans l'autre, créent une sorte d'union sans fin. Peu à peu, les paroles devenait rire, et rire devenait secret. Secret devenait, quand à eux, des pensées. Les pensées, elles, devenait le silence. Un silence dans lequel une main se pose sur l'autre. L'ombres de chaque visages se rapprochèrent jusqu'au premier baiser déposer dans le creux du cou. Ce simple baiser est comme une révélation dans nos âmes chargées de peur et de solitude du passé, disparaissant peu à peu dans le temps, dans cette nuit d'un bleu marin parsemé d'étoiles scintillantes. Chaque trait de nos mains et chaque courbe de nos corps créées la parfaite alchimie entre rêves et sensations. Tous sentiments sont fondus entres eux dans l'harmonie de nos cœurs battants. C'est comme chaque fleurs et chaque arbres se libérant d'une enveloppe de roc comparée à nos âmes. Deux cœur lié entre eux pour ne créer qu'une seule et même pensée. La pensée unique de l'amour, de la confidence entre deux êtres qui peuvent s'aimer pour l'éternité. Deux êtres dont les buts sont les mêmes. Deux êtres, deux corps enlacés l'un contre l'autre. Chaque souffle et chaque respiration devenait le seul repérage dans le temps, dans cette nuit infinis placé entre nos deux mains, entre nos doigts se croisant l'un contre l'autre.
Je n'aurais jamais pensé avoir ce genre de sensation, cette fascination envers l'autre est si intense, se qu'il disait est vrai, je ne doit jamais avoir peur, je suis une princesse, la princesse d'un royaume… comme lui, je l'accompagnerais, pour toujours.

J'ouvre délicatement les yeux, presque éblouie… non pas par le soleil du matin qui surgissait dans mon sommeil, mais par une sorte de long flash parcourant tout le royaume, je me lève en prenant soin de remettre mon habit, une robe blanche commençant du bas de mes épaules jusqu’à mes pieds avec des détails dorées eu niveau du buste et de la taille. Je regarde le sol autour de moi, Myo n'est pas là. Plus loin, j'aperçois son ombre entrain de m'attendre. Je n'eus besoin que d'une seconde pour comprendre d'où venait se flash : Il étais de retour !

Main dans la main, j'accompagne Myo à l'endroit prévu, c'est ce magnifique chêne millénaire qui se dresse au milieu d'une clairière décorée de fleurs pleines de vie. Sans le savoir j'avais le sourire aux lèvres. Je lâche sa main quand nous arrivons sur les lieux, j'admire le grand arbre avec des yeux grands ouverts : un feuillage d'un vert profond embellissait chaque branche. Je reprend finalement mon attention sur lui, celui qui est de retours… ce dieu là : Kao.
Je m'arrête à quelques mètres de lui, il semble avoir le regard fixe, alors que je viens à peine de voir Yakyra partir avec Chizu… Je ne peu m'approcher plus, de peur de paraître pour une princesse ridicule à ses yeux, enfin… c'est ce que je penses. Mon cœur de jeune fille, lui, ne peut s'empêcher d'être heureuse. Je reste donc immobile en le regardant, un large sourire affiché sur mon visage en même temps que des larmes de joie. Je ne sais absolument pas pourquoi j'agis de cette manière, Kao est pour moi une sorte de père et d'ange gardien. Le dieu du bien dans toute sa splendeur, il a éduquer Dévandra, et je lui en serait reconnaissante, tout le long de ma vie. Si je le pouvais, je lui dirais merci au moins un millier de fois… je lui dirais merci.

Inconnu(e)

Je sens cette étincelle, celle qui signifie la création d'un nouvel être...
J'en cherche la source, mais je perds sa trace à l'entrée de l'Empire, elle est si faible... Ce qui signifie que personne ne se doute encore de sa présence...
Est-ce bien ou mal ? Cela peut-il servir mes projets ? Je n'ai de toute manière pas le moyen d'agir sur l'avenir. Ce qui doit se passer aura lieu. C'est ainsi que tout fonctionne.
Le changement n'est pas immédiat, mais au final, le temps presse. Ces quelques années ne seront rien.
Le moment est bientôt venu, cet enfant va être puissant,
bien plus qu'on ne le pense... bientôt, il sera là, dans notre monde, oui il sera bientôt là.
Et à ce moment précis tout se mettra en place. Oui, ils se réveilleront également, et elle pourra ressurgir, les souvenirs revenus l'érigeront en même temps. Oh comme j'ai hâte de te revoir, ma chère, ma très chère. Encore un tout petit peut de patience, cela n'est rien comparé à cette attente infinie, mais ton retour arrive.
Cependant, peut-être s'opposeront-
ils à un moment donné ? Ou peut-être que les Dieux interviendront de manière inattendue ?
Chaque individu reste néanmoins libre de ses actions, et peut faire fluctuer le cours de l'Histoire, mais cela ne fait rien, car le but sera toujours atteint.
J'espère me tromper, mais ma joie est ternie par de l'inquiétude.
Oui, plus j'y réfléchis, plus ma certitude grandit. Cela ne peut pas se passer aussi calmement et paisiblement que je le voudrais. L'opposition peut naître n'importe où. Et les évènements des derniers siècles l'ont grandement prouvé, surtout ces dernières années, avec l'arrivée de l'Elue...
Je reste cependant confiante, car même si le temps doit encore s'étirer, nous nous reverrons, et nous serons à nouveau réunies, c'est une promesse que je me suis faite. J'attendrai le temps qu'il faudra, mais je te reverrai.
Ils ne pourront s'y opposer, car c'est une volonté plus forte que la leur.
Abyssia, ma douce patrie, mon monde, la terre où j'ai grandi, tu n'as pas été oubliée. Je suis sûre que je ne suis pas la seule à me souvenir de toi, c'est chose impossible. Même si personne ne tient autant à toi, justice a été rendue, et les préparatifs pour ta renaissance ont commencé. Encore un peu de patience, car d'autres choses doivent arriver avant, plusieurs chamboulement ont lieu en même temps pour la fluidité de leur exécution.
Ton tour est le suivant, enfin. Cela prouve que je ne suis pas l'unique à me souvenir. Et que tu deviens enfin une priorité par rapport à d'autres évènements futurs.
Je te reverrai bientôt, Abyssia...

(Ca, c'est un truc au pif car l'idée est pas trop trop bien réfléchit)
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 29 Nov - 11:06

En la voyant approcher, Kao se leva. Elle n'avait pas changé, toujours la même. Toujours aussi tête en l'air cette chère Aylana, elle avait oublié de soigner sa vieille blessure.
Il la laissa venir, il n'avait de l'empêcher de le faire, il l'aimait. Chose étonnante, Aylana l'enlassa et se mit à pleurer. Kao sentit sa protection tomber, mais il ne chercha pas à voir en elle. Il passa lentement sa main gauche sur le visage de celle qui était son tout, sa complémentarité... Puis il la retira laissant place à un oeil étincelant et neuf.
Puis ils se regardèrent comme si c'était la première fois. Elle s'abandonna à lui, il l'embrassa et elle l’enlaça. Des larmes montèrent à leurs yeux. Tant d'années avaient été perdues en d'inutiles combats, et malheureusement, c'était loin d'être la fin. Il fallait encore se battre, encore plus longtemps, plus douloureusement, peu importait les risques. Une bataille pour la liberté, pour la protection de tout un chacun. Le monde ne serait pas à l'abri tant que les Créateurs existeraient.
Il la laissa partir, comprenant qu'encore plus qu'avant, il serait prêt à tout pour elle. Elle partit sans jeter un dernier regard, mais sachant au fond elle qu'il savait.

___________
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     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
     Tu cours, tu cours pour échapper à ton destin. Retourne-toi et affronte-le. La meilleur façon de vivre est de survivre.
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 29 Nov - 19:20

Tu pourrais ajouter un petit bout, vu que Mya est censée apparaître juste au moment où Yakyra s'en va... ?

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"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 29 Nov - 19:24

(Mé chi elle est invisible je te dis, bientôt elle va se fondre dans le décor et ce transformer en arbre ou en fleur Pardo j'étais obliger <_<)
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 29 Nov - 19:42

Bah juste que quand mon post se termine, eh bien il ne l'a pas encore vue. Vous allez pas me faire une montagne d'une taupinière <.<.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 29 Nov - 20:02

Non non je faisais juste cette remarque, au vu du fait notamment que tu avais dit que ton post était court, mais tout va bien !

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mer 3 Déc - 23:16

Le temps n'avait pas de prise, il glissait sur elle comme le vent dans les plumes pendant un vol tandis qu'elle réfléchissait à la situation. La scène repassa sous ses yeux. Au fond elle se maudit d'avoir eu cette réaction. Pourquoi ? Elle passa ses mains sur son visage dans le vain espoir d'effacer ce qui s'était produit. Elle fut étonnée de ne pas rencontrer la matière rugueuse de son bandeau, et cligna plusieurs fois des yeux. Kao et ses sorts toujours aussi inutiles... Le coin de sa bouche frémit et sembla s'étirer. Puis vinrent les images. Elle revécut en accéléré cette journée, la capture de Mya, l'échange avec Chizu, puis l'arrivée de Kao, les paroles prononcées, puis le sort, le recul et l'oubli. Des hobbies toujours d'aussi mauvais goût, il n'est pas gratifiant de jouer avec le temps. Mais au fond elle était amusée et ne pouvait en vouloir à Kao. Il avait ses raisons, et elle souvent avait fait bien pire dans le seul but de sa satisfactions personnelle.
Dans l'immédiat, que faire ? Protéger son esprit, pour que personne ne se doute de l'irrémédiable faille qui y avait fait son apparition. Elle se rendit dans ses Enfers. La bouffée d'horreur saturant l'air qui l'accueillit lui fut agréable. Le monde sembla se redresser, comme une personne qui progressivement s'affaisse sur son fauteuil ou sa chaise, et remet d'un coup son dos droit. Oui, ce monde était toujours plus fort et en meilleur santé quand sa maîtresse s'y trouvait. Cette dernière gagna un peu en sérénité à être dans cet endroit si particulier qui jamais, ou presque, ne l'avait trahie.
La fidélité... Une notion bien vague qui perdait son sens à ce jour. Tout comme le respect. Elle avait sa réputation, pourtant un petit ange parmi les autres l'avait défiée, sans crainte, et Dévandra avait forcé les barrières de son esprit. Bien qu'elle soit victime d'une intrusion, l'élève n'avait jamais fait preuve de tant de hardiesse, ni même d'agressivité véritable à son égard. Elle se contentait généralement de rester calme et essayer de l'atteindre par les mots, tout en gardant une certaine forme de politesse dans sa manière de s'exprimer et s'adresser à elle. Et aujourd'hui... C'est elle qui l'avait attaquée en premier, Yakyra n'avait pas été offensive, pour une fois elle avait même été incroyablement gentille et diplomate dans sa façon de s'adresser à l'Esprit. Tout se renversait. Ses démons qui obéissaient à Kao... Même si elle avait tué tous ceux qui restaient et s'était créé une nouvelle armée, il restait le sentiment d'abandon de sa propre création. Chizu. C'était pratiquement la dernière chose sur laquelle elle pouvait se reposer. Non, c'était bien l'unique. Même son manoir s'était joué d'elle. Elle allait devoir faire attention à la conserver. La peur est une chaîne terriblement résistante, mais rien ne vaut de mêler le bâton et la carotte. Mais elle n'en avait plus réellement envie.
Elle essaya de se réconforter et se dire qu'elle était toujours la même. Une créature impitoyable, qui aimait la souffrance et qui était crainte de tous. Mais impossible, la vérité était trop évidente pour être refoulée. Elle n'était plus celle qu'elle était avant. Tout ce qui faisait d'elle Yakyra, avait disparu. Alors qui était-elle à présent ?
C'est vrai qu'il restait le problème des Créateurs, qui n'aimeraient sûrement pas constater le retour de Kao, mais pour le moment ils étaient loin d'être sa priorité. Elle avait son conflit interne à régler.

Elle alla voir Chizu, et sans rélle raison ni explication, elle amena Chizu contre elle, l'entourant de ses bras. Quelques secondes, puis elle la lâcha, et se leva puis traversa quelques salles afin d'être certaine qu'elle ne puisse pas être attendue si l'autre acceptait. Elle la contacta par esprit :


"Chère Mya, si nous y réfléchissons bien, toi et moi ne nous connaissons pas tant que cela. Et je sais que tu tiens beaucoup à Chizu. Que dis-tu de venir passer quelques heures avec elle, chez nous ? Et comme cela avant que tu n'ailles la voir nous pourrions discuter un peu toi et moi, repartir sur de nouvelles bases si je puis m'exprimer ainsi. Qu'en dis-tu ? Si tu acceptes ne t'inquiète pas, je te ferai venir ici. N'en parle à quiconque je te prie, les personnes autour de toi ne m'apprécient pas tant que cela, et ne voient pas d'un très bon œil que tu fréquentes Chizu. Cependant tu seras d'accord avec moi pour dire que ce sont des querelles d'adultes, auxquelles vous, de la deuxième génération si je puis dire, n'avez pas à participer. Et puis je n'ai rien contre toi après tout, tu pourras sur place si tu le souhaites juger de ma bonne foi, et dès que tu voudras partir tu en seras libre. Oh, mais quelle égoïste, je te parle comme si tu avais déjà accepté de venir. Alors que tu peux évidemment refuser. Mais cela me mettrait mal à l'aise, et je voudrais vraiment faire quelque chose pour Chizu.
En tout cas sache que même si elle ne le montre pas, elle tient beaucoup à toi. Pourquoi te le dis-je ? Simplement parce que je la connais, elle est timide et elle n'oserait jamais prononcer ces mots face à toi. Bien, je te laisse choisir. Veux-tu venir voir Chizu et passer un bon moment avec elle, ou es-tu trop occupée pour cela ?"


Elle se retira et guetta néanmoins à fleur d'esprit la réponse de l'autre.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Jeu 4 Déc - 18:48

Juste un merci, un unique merci… qui ne veux vraisemblablement pas sortir de ma bouche. Pourquoi n'en suis-je pas capable… et pourrais-je au moins le dire un jours ? Si je fait face à la réalité, ou du moins… celle qui est en face de moi, je n'ai jamais eu l'occasion de parler réellement avec Kao, l'entente de sa voix désignait des mots, des fragments de phrases. Peut-être dois-je plus le comprendre par le regard, ce que je penses faire depuis le dépars.
Oublions tout ça, quelques minutes sont passer et je n'ai pas perdu le sourire qui marque mes traits, mes larmes qui diminues leur trajectoire sur mes joues ont un peu séchée mais mes yeux ne semble pas vouloir s'arrêter. Le silence plane sur la clairière quand Kao, plongé dans ses pensées, tourna la tête vers moi. Je suis étrangement surprise de voir que son regard, par habitude si neutre et sur de lui s'est transformer en un grand vide. Aucune expression ne s'en dégage, de la tristesse… de l'ennui… J'n'ai jamais vu ce genre de chose, c'est si vague, si étrange, j'ai peut être déjà vu un sourire, mais autre que cela… Kao est peut être un Dieu qui ne pleure pas, voilà ce qui fait sa réputation telle qu'elle est aujourd'hui.
Je cligne des yeux pour pouvoir les rouvrir à nouveau pendant quelques instants quand un message prononcé d'une voix mielleuse et peu saccadée vint encombré ma tête :

« Chère Mya, si nous y réfléchissons bien, toi et moi ne nous connaissons pas tant que cela. Et je sais que tu tiens beaucoup à Chizu. Que dis-tu de venir passer quelques heures avec elle, chez nous ? Et comme cela avant que tu n'ailles la voir nous pourrions discuter un peu toi et moi, repartir sur de nouvelles bases si je puis m'exprimer ainsi. Qu'en dis-tu ? Si tu acceptes ne t'inquiète pas, je te ferai venir ici. N'en parle à quiconque je te prie, les personnes autour de toi ne m'apprécient pas tant que cela, et ne voient pas d'un très bon œil que tu fréquentes Chizu. Cependant tu seras d'accord avec moi pour dire que ce sont des querelles d'adultes, auxquelles vous, de la deuxième génération si je puis dire, n'avez pas à participer. Et puis je n'ai rien contre toi après tout, tu pourras sur place si tu le souhaites juger de ma bonne foi, et dès que tu voudras partir tu en seras libre… »

Pendant l'espace d'un instant, j'eus l'impression que mon sourire ce décompose peu à peu sur mon visage. Yakyra prenait l'une de ses voix les plus chaleureuses possible… comme si nous étions des enfants… n'est-ce pas à cela que nous somme comparer à cet instant ? Comme pour chercher quelque chose… ou m'amadouer…

« ...Oh, mais quelle égoïste, je te parle comme si tu avais déjà accepté de venir. Alors que tu peux évidemment refuser. Mais cela me mettrait mal à l'aise, et Chizu n'en souffrira que plus, car je lui ai fait part de cette proposition, et elle se réjouit d'avance de ta venue. Voir cette sérénité et cette innocence sur son visage, c'est d'un tel ravissement. Mais ce sera de ma faute, je n'aurais pas dû m'emporter dans ce projet et être si optimiste. En tout cas sache que même si elle ne le montre pas, elle tient beaucoup à toi. Pourquoi te le dis-je ? Simplement parce que je la connais, elle est timide et elle n'oserait jamais prononcer ces mots face à toi. Bien, je te laisse choisir. Veux-tu venir voir Chizu et passer un bon moment avec elle, ou es-tu trop occupée pour cela ? »

Après ce message, une pensée traverse mon esprit, et c'est à ce moment précis que ma naïveté prend le dessus. Yakyra est une déesse… et si je n'y vais pas, elle voudra s'en prendre aux autres… j'ai connu sa colère, je ne veux pas la revivre encore une fois, pas sur ceux que j'aime...
Je me force à afficher un sourire moins marqué, les points serrés, alors que l'on me regarde toujours dans cette clairière devenant de plus en plus oppressante. L'hésitation me gagne… pourquoi dois-je être si idiote envers les autres… Yakyra penses à quelque chose, j'en suis certaine, mais si je ne viens pas… je… ils risquent d'en payé le prix. Si je dois aller là bas, je n'aurais qu'a rester sur le pas de la porte et d'attendre ses plus claires explications, puis de partir… ça me semble être une bonne chose mais… rien est gagné.

J'inspire profondément en regardant le ciel du coin de l’œil, quittant le regard de Kao, puis me retournant maladroitement vers Myo, je prononce d'un ton déterminé :

« ...Je dois aller voir ce qu'il ce passe au centre de notre Empire sur le retour de Kao, cela est important pour nous tous. »

A peine ai-je finis ma phrase que je par dans la direction du centre mais je coupe rapidement ma direction hors de l'Empire pour gagner la trajectoire du manoir de Yakyra. J'ai l'impression d'être suivis et je n'eus besoin que de peu de temps pour constater que c'est Myo, mais peu importe, je sais qu'il me surveillera… peut être pas assez. Je suis encore loin de mon but quand soudainement, j'apparais dans une pièce… dans un salon… dans son manoir, là où Yakyra m'attend déjà...
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