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Liberty Stories - Forum de Libre RPG


 

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 Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 4 Déc - 18:48

Juste un merci, un unique merci… qui ne veux vraisemblablement pas sortir de ma bouche. Pourquoi n'en suis-je pas capable… et pourrais-je au moins le dire un jours ? Si je fait face à la réalité, ou du moins… celle qui est en face de moi, je n'ai jamais eu l'occasion de parler réellement avec Kao, l'entente de sa voix désignait des mots, des fragments de phrases. Peut-être dois-je plus le comprendre par le regard, ce que je penses faire depuis le dépars.
Oublions tout ça, quelques minutes sont passer et je n'ai pas perdu le sourire qui marque mes traits, mes larmes qui diminues leur trajectoire sur mes joues ont un peu séchée mais mes yeux ne semble pas vouloir s'arrêter. Le silence plane sur la clairière quand Kao, plongé dans ses pensées, tourna la tête vers moi. Je suis étrangement surprise de voir que son regard, par habitude si neutre et sur de lui s'est transformer en un grand vide. Aucune expression ne s'en dégage, de la tristesse… de l'ennui… J'n'ai jamais vu ce genre de chose, c'est si vague, si étrange, j'ai peut être déjà vu un sourire, mais autre que cela… Kao est peut être un Dieu qui ne pleure pas, voilà ce qui fait sa réputation telle qu'elle est aujourd'hui.
Je cligne des yeux pour pouvoir les rouvrir à nouveau pendant quelques instants quand un message prononcé d'une voix mielleuse et peu saccadée vint encombré ma tête :

« Chère Mya, si nous y réfléchissons bien, toi et moi ne nous connaissons pas tant que cela. Et je sais que tu tiens beaucoup à Chizu. Que dis-tu de venir passer quelques heures avec elle, chez nous ? Et comme cela avant que tu n'ailles la voir nous pourrions discuter un peu toi et moi, repartir sur de nouvelles bases si je puis m'exprimer ainsi. Qu'en dis-tu ? Si tu acceptes ne t'inquiète pas, je te ferai venir ici. N'en parle à quiconque je te prie, les personnes autour de toi ne m'apprécient pas tant que cela, et ne voient pas d'un très bon œil que tu fréquentes Chizu. Cependant tu seras d'accord avec moi pour dire que ce sont des querelles d'adultes, auxquelles vous, de la deuxième génération si je puis dire, n'avez pas à participer. Et puis je n'ai rien contre toi après tout, tu pourras sur place si tu le souhaites juger de ma bonne foi, et dès que tu voudras partir tu en seras libre… »

Pendant l'espace d'un instant, j'eus l'impression que mon sourire ce décompose peu à peu sur mon visage. Yakyra prenait l'une de ses voix les plus chaleureuses possible… comme si nous étions des enfants… n'est-ce pas à cela que nous somme comparer à cet instant ? Comme pour chercher quelque chose… ou m'amadouer…

« ...Oh, mais quelle égoïste, je te parle comme si tu avais déjà accepté de venir. Alors que tu peux évidemment refuser. Mais cela me mettrait mal à l'aise, et Chizu n'en souffrira que plus, car je lui ai fait part de cette proposition, et elle se réjouit d'avance de ta venue. Voir cette sérénité et cette innocence sur son visage, c'est d'un tel ravissement. Mais ce sera de ma faute, je n'aurais pas dû m'emporter dans ce projet et être si optimiste. En tout cas sache que même si elle ne le montre pas, elle tient beaucoup à toi. Pourquoi te le dis-je ? Simplement parce que je la connais, elle est timide et elle n'oserait jamais prononcer ces mots face à toi. Bien, je te laisse choisir. Veux-tu venir voir Chizu et passer un bon moment avec elle, ou es-tu trop occupée pour cela ? »

Après ce message, une pensée traverse mon esprit, et c'est à ce moment précis que ma naïveté prend le dessus. Yakyra est une déesse… et si je n'y vais pas, elle voudra s'en prendre aux autres… j'ai connu sa colère, je ne veux pas la revivre encore une fois, pas sur ceux que j'aime...
Je me force à afficher un sourire moins marqué, les points serrés, alors que l'on me regarde toujours dans cette clairière devenant de plus en plus oppressante. L'hésitation me gagne… pourquoi dois-je être si idiote envers les autres… Yakyra penses à quelque chose, j'en suis certaine, mais si je ne viens pas… je… ils risquent d'en payé le prix. Si je dois aller là bas, je n'aurais qu'a rester sur le pas de la porte et d'attendre ses plus claires explications, puis de partir… ça me semble être une bonne chose mais… rien est gagné.

J'inspire profondément en regardant le ciel du coin de l’œil, quittant le regard de Kao, puis me retournant maladroitement vers Myo, je prononce d'un ton déterminé :

« ...Je dois aller voir ce qu'il ce passe au centre de notre Empire sur le retour de Kao, cela est important pour nous tous. »

A peine ai-je finis ma phrase que je par dans la direction du centre mais je coupe rapidement ma direction hors de l'Empire pour gagner la trajectoire du manoir de Yakyra. J'ai l'impression d'être suivis et je n'eus besoin que de peu de temps pour constater que c'est Myo, mais peu importe, je sais qu'il me surveillera… peut être pas assez. Je suis encore loin de mon but quand soudainement, j'apparais dans une pièce… dans un salon… dans son manoir, là où Yakyra m'attend déjà...
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 4 Déc - 19:17

Elle sentit son acceptation. Elle la laissa s'éloigner un peu des autres, puis la téléporta devant elle. Après tout, personne à part Kao ne pouvait trouver son manoir si elle ne le désirait pas. Et puis cet agaçant garçon ne devait pas venir, il ne fallait pas non plus abuser. Elle étira les coins de ses lèvres dans un demi-sourire.

"Eh bien, c'est Chizu qui va être ravie de savoir que tu es venue. Je n'ai pas pu m'empêcher de percevoir ta méfiance, tu penses que je te mens et que c'est un piège, que je serai capable de me venger sur ceux que tu aimes si tu refusais ? Quelle naïveté, loin de moi cette idée. J'aurais simplement consolé ma fille de sa peine de ne pas pouvoir te voir.
Alors, comment te portes-tu ? Tu m'as l'air en pleine forme. (Elle s'avança vers elle et lui passa un bras derrière la nuque pour poser sa main sur son épaule, et son autre main se retrouva sur son autre épaule. Elle commença à marcher avec elle, l'entraînant au-travers des pièces.)
Tu ne te sens pas trop seule dans l'Empire ? Non, évidemment, tu es très bien entourée il est vrai, tu es une Princesse Ancestrale, très admirée des Esprits de l'Empire. Et tu as Myo. Vous formez un très beau couple tous deux, si je puis me permettre. (A ce moment ses doigts la picotèrent. Elle marqua une pause dans le dialogue, continuant néanmoins à imposer son allure à la jeune fille.) Tu... Non, tu ne peux pas savoir. Eh bien je serai ravie d'être la personne à te l'annoncer. Mya... il est plus que probable que bientôt ton ventre s'arrondisse pour permettre au monde d'accueillir un nouvel être. Oui, parfaitement, tu es enceinte. (Elle força par une légère pression Mya à avancer alors que celle-ci venait brusquement de s'arrêter de marcher.) Bien sûr c'est tout récent, et si je le sais c'est parce que je suis une Déesse, et il est des flux uniquement accessibles aux Suprêmes. Quoiqu'il en soit, Dévandra se trouvera en joie je suppose à l'annonce de cette nouvelle. Elle est un peu comme une mère pour toi non ?
Oh, pauvre de toi, depuis tout à l'heure je t'assomme de mes questions, sans te laisser le temps de répondre. Vas-y, je me tais, tu peux enfin parler, et si tu veux me demander certaines choses n'hésite pas je te donnerai satisfaction. Ne t'en fais, bientôt nous irons voir Chizu, je voulais juste papoter un peu avec toi auparavant, tu es une jeune fille agréable."

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 4 Déc - 19:46

*truc tout nul*

Je me réceptionne lourdement au sol avant de déplié les genoux pour me tenir droite. Je l'écoute parler alors que dans ma tête, la peur monte tout comme la méfiance. Je scrute la pièce sombre du regard, les meubles semblent presque identiques mais si bien organisés, c'est tout à fait Yakyra… cette décoration, cette ambiance étrange…
Elle laisse la discutions avec ses propres réponses pour ensuite me prendre par les épaules en marchant lentement. J'avale ma salive quand j'entends le nom de Myo raisonné. Sait-elle au moins qu'il était revenu à l'état physique ou même qu'avant ça, il était en moi… ? Je préfère ne rien dire, sachant que je n'ai rien à lui avouer non plus.
Un silence marqua son monologue quand elle repris, d'une manière tout à fait naturelle :
« Tu... Non, tu ne peux pas savoir. Eh bien je serai ravie d'être la personne à te l'annoncer. »

Une annonce… je suis curieuse de ce qu'elle a à raconter une nouvelle fois… ça me semble si étrange que cela prend un sens tout à fait banal.
« Oui, parfaitement, tu es enceinte. »

Je m'arrête une seconde, les yeux fixant les siens. Elle força la marche en continuant ça phrase mais j'ai l'impression de tout oublier par la suite. Suis-je choquée, surprise… étonnée ? Non… peut être allais-je m'en douter un jour, mais pas de cette manière, avec Myo nous… oui c'est ça… j'ai fais une erreur, une grave erreur…

Alors que Yakyra finissait sa phrase je répond d'un ton paniqué :
« Je… il faut que je m'en aille. »
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 4 Déc - 20:03

"Allons, calme-toi, pourquoi avoir soudain si peur ? Pourtant il n'y a aucune menace, et le stress n'est pas quelque chose de bon pour toi. Et puis tu pourrais au moins saluer Chizu, je suis certaine qu'elle sait que tu es ici, et si tu t'en vas sans donner d'explications... A ce propos, je te dirai bien de ne pas en parler à Chizu, mais c'est toi qui décide, je ne peux rien t'imposer. Et puis elle saura peut-être calmer la panique qui te gagne."

Ce faisant, la porte devant elles s'ouvrit, et à ce bruit la fille assise sur le canapé leva la tête. De la surprise, de la méfiance, un peu de peur mêlée à de l'espoir, tout ceci transparut sur son visage.

"Regarde Chizu qui vient nous rendre visite. Ou plutôt devrais-je dire qui est venue te voir... J'espère que vous passerez un bon moment ensemble. Quand tu voudras partir, dis-le moi simplement Mya. Tu ne sais peut-être pas comment faire, alors je vais t'expliquer le système : il te suffit de parler comme si j'étais avec vous, rien de bien compliqué.
Bien, je vous laisse, j'ai des choses d'adultes à faire, profitez du bon temps... Mya, la tasse devant toi contient une tisane qui devrait t'aider à t'apaiser. Pour toi Chizu, rien de plus banal : un chocolat chaud, comme tu aimes."

Elle leva le bras et claqua des doigts. Un plateau apparut sur la table basse, comportant deux tasses fumantes, et une assiettes pleines de petits gâteaux et pâtisseries diverses.
Elle fit demi-tour, marchant sans bruit, et entourée d'une brume noire qui disparut progressivement. Elle n'était plus vêtue de son corset et sa jupe fendue, mais avait repris son ancienne robe noire, dont on percevait le frôlement sur le sol. Une cape traînait derrière elle, à large capuche, et recouvrant ses épaules. Les portes se fermèrent et elle alla dans une chambre au septième étage, se laissant tomber en arrière en travers du large matelas et des somptueuses couvertures.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 4 Déc - 21:55

AN-AN-ANO-ANO-ANO-NO-NO-ANO DESU NE ARARAGI-SAN ?? OwO


La lassitude. Il ne reste plus rien que de la lassitude. J'ai l'impression de ne pas avoir grandis assez vite, d'avoir été jetée dans ce monde trop cruel alors que je n'étais encore qu'une enfant. Je n'ai jamais eu de réel enfance en vérité, peut-être est-ce pour ça que j'ai tant de mal à grandir. Mais il n'y a pas que des inconvénients à toujours être une enfant. Je sais très bien quand on me ment. Et j'arrive à deviner assez facilement les sentiments de mes interlocuteurs. Leur émotions et leur convictions brillent dans leur yeux.
Quand ma mère c'est mise à me parler de cette façon, j'étais surprise. J'ai relevé la tête, l'ai regardé dans les yeux. Je les ai rebaissé immédiatement. Cette étreinte était si froide. Je suis gelée. Mon cœur est gelée. Et je ne crois pas qu'un redoux soit prévue, pas avant des millions d'années. Je vais être prisonnière de la glace un peu plus longtemps. Pour toujours peut-être ? Mais c'est mieux ainsi. J'ai déjà tant perdu... Si je rouvre mon cœur à quelqu'un de nouveau, qui me dit qu'il ne disparaîtra pas dans un panache de fumé, telle une illusion ? Exactement comme Kazuki. Il m'avait promis de ne jamais m'oublier, il y a longtemps. Mais je ne pense pas qu'il ai tenu cette promesse. J'ai envie de le voir. Il me manque. Mais je garde tout pour moi, car je n'ai personne à qui me confier. Personne ne tiens vraiment à moi, je ne suis pas indispensable. Pas vraiment. Je l'ai été autrefois. Nee-chan... je veux dire Hikari, elle aussi m'a aimé. J'étais sa précieuse petite sœur. Elle me défendais contre les injustices du monde, se battait avec mes parents quand ils disaient que je n'étais qu'une malédiction. Quand j'avais peur elle me prenait dans ses bras, et là, la tête contre sa poitrine, j'écoutais les battements de son cœur jusqu'à que je me calme et que je m'endorme. Elle restait avec moi jusqu'au matin, elle me préparait mes repas et nous nous baladions dans les parc de notre ville. Elle me faisait découvrir notre univers, toutes les belles choses qu'il y avait à voir. Voila comment c'est passé ma courte enfance. Mais... elle a changé. J'ai l'impression qu'elle aussi m'a renié. Une personne de plus ou de moins... C'est ce que je devrais penser, à force. Mais elle est ma sœur... La femme qui a été mon modèles pendant des années. J'aimerais bien qu'elle me prenne dans ses bras comme autrefois, là, maintenant. Je suis sûr que cela n'aurait rien à voir avec l'étreinte maladroite et forcée que viens de m'accorder ma mère. Mes amis, ma famille, Kazuki, Hikari... Qui perdrais-je ensuite ? Qui d'autre créerais une plaie béante et insoignable dans mon cœur ?

En même temps, le fait que tout le monde me laisse de cette façon n'est pas très étonnant. Je suis une malédiction, je détruis tous sur mon passage, je vole des vies, brise des avenirs, piétine la bonté et la gentillesse. La mort est mon seul mot d'ordre. ( Cherche le sens de cette phrase jusqu'à la mort. Amen. ) Tout ce que je fais est foncièrement mauvais, même si je veux bien agir, je finirais toujours par retrouver ce visage fait d'ombre et de cruauté. Même la lumière entre mes mains est une arme de destruction et de désolation. Des incendie, de la fumée, des mort, du sang. Voila ce qu'elle cause quand elle rentre en contact avec moi. Je comprend que les gens me fuient. C'est leurs instincts qui le leurs dicte. Je suis dangereuse, plus que se que l'on peu penser. Car je ne suis qu'une bête empêtrée dans ses ténèbres, un animal fou qui déchiquette tout sans aucunes formes de pitié, sans essayer de comprendre, sans réfléchir, sans regrets. Prise dans mes ombres je suis impuissante, impuissante et imprévisible. D'autant plus qu'un animal blessé mord plus facilement. Alors une bête atteinte de la rage, d'une folie sans nom qui est de plus blessée... C'est ce que voient les gens, normal qu'ils fuient. C'est ce qu'a vu ma famille. C'est ce qu'a vu Nee-chan. C'est ce qu'a vu Kazuki. Ce dernier a été le seul à m'avoir aimé malgré cela. Est-ce que moi je l'aimais ? Si on me le demandais, je dirais oui, sans aucun doutes. Mais l'amour de suffit pas dans la vie. C'est ainsi. Je suis faite pour être abandonnée.
Maman aussi, un jour, quand elle n'aura plus besoin de moi. Mais en attendant je peux bien m'accrocher un peu à elle. Même si je ne recevrais jamais de sincères remerciements. Je le sais. Oui, je le sais. C'est rassurant de savoir. Parce qu'il y a tant de choses que j'ignore. Ce que pense Mya de moi par exemple. Si je l’apprécie ? Je ne sais pas. Je suis un peu jalouse, j'imagine. Elle a eu la chance de ne pas tous perdre. Je ne dit pas qu'elle a toujours été heureuse. Mais elle ne connait pas le vrai malheurs. Celui qui te scie le cœur, qui te donne envie de pleurer, de mourir, de t'arracher les entrailles, de tout détruire. Le vrai malheurs, celui qui dur. Celui qui reste. Un compagnon pour une vie qui te suit jusque dans la mort. Il me suit, je sens son ombre sur moi. Mya, elle ne la connait pas cette tristesse là. Puis-je vraiment la considérer comme une confidente alors qu'elle ne pourrait que me servir de banals phrases de réconfort et un regard désolé ? Elle ne comprendrait pas. Très peu de gens en son capable. Mais j'imagine que cela me fera du bien, un peu compagnie. Même si je ne pourrais pas lui confier ce que j'ai sur le cœur.

Je sens sa présence dans le manoir. Je relève lentement la tête, dirige mes yeux éteints vers la porte et la fixe. J'écoute. Je sens. J'attend, fiévreuse. Va-t-elle vraiment venir ? Ne va pas t'elle fuir au dernier moment ? Ah. Elle veut partir. Oui, c'est compréhensible. Qui voudrais me rendre visite, vraiment ? Tous ceux qui aurait pu le vouloir m'on soit reniée soit oubliée. Douloureux. C'est si douloureux de ce rendre compte de cette vérité.
Elles rentrent dans la pièce. Je fais ce que je peux pour leurs offrir un pauvre sourire que j'espère avoir l'air naturel. Je suis fatiguée. Je n'ai plus envie de faire semblant d'aller bien. Mais je suis bien obligée. Un plateau se matérialise sous mes yeux. La jeune fille reste debout sans rien dire. J'en ai marre. Marre du silence, marre du bruit, marre de ce poids qui m'étreint la poitrine. J'aimerais en finir. Ne plus rien penser, ne plus rien ressentir. Plus jamais. Alors je vais laisser la glace rongé un peu plus de se cœur lasse et pourri, les ténèbres engourdir mon esprit. Et je continuerai à sourire pour cacher les larmes invisibles qui me coulent sur les joues. La vie est faite de mensonge. Ma vie entière est un mensonge. Alors si je mens, cela ne peu pas être bien grave.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 5 Déc - 8:38

Pourquoi ce genre de situation existe ? Ce genre de situation où l'on se sens pris au piège mais également libre, où l'on devrait partir mais que l'on ne peu pas, où l'on est en danger et à la fois en sûreté de pouvoir parler. Je ne veux pas manquer de politesse d'une façon immature, puis Chizu… Comment Yakyra savait-elle qu'elle n'est pas mon ennemie ? Encore des questions non résolues.
Je m'avance, un peu gênée, pour m'asseoir à côté d'elle par le suite. Je tend la main vers les gâteaux avant de la ranger immédiatement, même brusquement, sur mes genoux, n'oubliant pas que je suis dans le manoir de Yakyra.
Chizu est quand même une amie, pour moi. Je crois savoir que ce qu'elle endure n'est pas si facile, d'un autre côté, je me demande si elle a le choix, le choix d'aller où elle veux, de prendre ses décisions, peut être que non…
Je lève un peu la tête pour la regardée, elle a l'air perdu dans ses pensées, mais j'arrive clairement à voir sur son visage qu'elle est stressée ou même fatiguée, pourquoi se surmène t-elle autant ? Perdus dans le vague, ses yeux semblent affichés une lueur de solitude ou d'innocence alors que la plus par du temps, ceux-ci n'affichent que de la haine.
Je ne suis pas grand-chose pour elle mais j'aimerais la guider, tout comme les dieux doivent le faire, c'est pour notre bien, après tout.
J'inspire discrètement pour enfin, alors que la pièce se perd dans un silence morbide, dire dans la plus grande sincérité qui soit :
« … Tu devrais te reposer plus souvent, Chizu. »
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Ven 5 Déc - 20:04

Je relève la tête et lui offre un pauvre sourire que j'espère suffisamment convaincant. Elle est plus âgée que moi, mais elle tiens des propos encore si naïfs. La naïveté n'est pas une mauvaise chose en sois, néanmoins, dans le monde où nous vivons, n'est-il pas dangereux d'en posséder ? Je n'en sais rien. Je ne sais rien de ce qui est bon ou mauvais dans ce monde, je n'arrive pas à voir la frontière grise qui sépare le blanc et le noir. Peut-être n'existe-t-elle que dans l'imagination des grands romanciers. Je suis perdue quelque part entre ces deux extrêmes, et c'est les ténèbres qui me happe peu à peu. A chaque seconde de ma vie je m'éloigne de ce qu'on appelle le "bien". Est-ce une bonne chose ? Qui pourrait me répondre ? Je pousse un profond soupir.

- Oui, j'aimerais pouvoir faire ça moi aussi... Mais cela n'apporte que de mauvaises choses. Que veux-tu ? La vie est ainsi. Le destin m'interdis de me reposer et me le fait bien comprendre, à sa façon, froide et cruel. Alors je pense qu'il vaut mieux pour vous, et pour moi, que je ne me repose plus.

Je saisis ma tasse entre les mains et en bois une gorgée, faisant un signe de tête à Mya en l'incitant à se servir sur ce qui se trouvait sur le plateau.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Dim 7 Déc - 18:57

Elle sourit légèrement, avant de se perdre à nouveau, du regard, dans le vague. Peut-être se pause t-elle des questions… sur le repos… ? Je suis sur que chacun de nous en a besoin, c'est vital après tout, immortels ou pas, nous faisons des choses plus ou moins bien, mais le repos a-t-il quelque chose de mauvais dans le monde dans lequel nous vivons ? J'aimerais bien savoir. Chizu soupira longuement avant de répondre :

« Oui, j'aimerais pouvoir faire ça moi aussi... Mais cela n'apporte que de mauvaises choses. Que veux-tu ? La vie est ainsi. Le destin m'interdis de me reposer et me le fait bien comprendre, à sa façon, froide et cruel. Alors je pense qu'il vaut mieux pour vous, et pour moi, que je ne me repose plus. »

Elle prend la tasse disposée en face d'elle entre ses mains pâles, puis me fit signe de me servir. J'hésite un peu, je ne doit pas oublier que je suis en danger mais je ne veux pas faire de peine à Chizu. Encore une idiotie de ma part : je prend la tasse, regardant le liquide brillant à l'intérieur pour en boire une gorgé, les yeux mis clos. J'avale puis, toujours en réfléchissant à la conversation, je dis d'une petite voix :

« Le destin… Je penses que tu peu le dirigé par toi même, ce ne sont pas les autres qui en sont maîtres mais bien toi, et toi seule, tu le remarquera, un jour ou l'autre… qui sait, les choses auront peut être bien changée d'ici là... »
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 7 Jan - 15:33

Kao se leva, la sieste qu'il avait faite d'une certaine façon était terminé. Il était à peine de retour que l'échiquier se remettait en marche. Déjà les pions se déplaçaient de part en part ne respectant plus réellement les règles. Il y avait un regroupement sur une seule case : le Manoir d'Aylana.
Le mage s'y téléporta en un claquement de doigt :
"Eh bien, une petite fête à laquelle je n'ai pas été invité ? Voyons, je suis à peine de retour que l'on m'oublie déjà. Ce n'est pas polit ma chère Aylana. Quoiqu'il en soit, puisque c'est pour la fête, au lieu de rester dans ton manoir qui risque d'être salit mon amie, je propose, que nous allions dans un lieu neutre !"
Aussitôt dit et aussitôt fait. Le dieu dématérialisa tout le monde pour réapparaître dans le manoir gris. 
"Ici ce n'est chez personne mais aussi chez tout le monde. Ouh je crois qu'il faudrait que je répare tout ça."
Usant de ses pouvoirs, l'homme blanc reconstruisit toutes les parties détruites de la demeure.
"Je te vois déjà venir Aylana, tu veux faire bande à part comme d'habitude. Mais pour que ce soit clair, personne ne peut plus sortir d'ici désormais tant que nous ne nous serons pas parlé puis concertés pour savoir ce qu'il faudra faire le moment venu. Je suis de retour, mais les Créateurs sont toujours en vie donc ce n'est pas le moment de faire tes manigances pour te venger de Dévandra, pour changer d'ailleurs. Et ce sortilège ne peut être rompu. Du moins pas par toi chère et tendre amie. Cela m'étonnerait vraiment que tu te salisses les mains à ce point juste pour m'éviter. Et tu risques de t'énerver lorsque tu comprendras enfin que seule un combat à l'unissons pourra nous permettre de vaincre les Créateurs. Tu le sais déjà mais tu t'y refuses. C'est pourquoi les murs sont protégés par un sortilège qui les rend indestructibles. Ne crois pas que je n'ai pas vu que ton manoir penchait d'un côté et qu'il était un peu plus aéré que d'habitude."

___________
signature kao
     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
     Tu cours, tu cours pour échapper à ton destin. Retourne-toi et affronte-le. La meilleur façon de vivre est de survivre.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 7 Jan - 16:49

tour :

"Oh mon Kao, mais non tu te méprends. Nous voulions te laisser te reposer, et c'était juste un petit moment que Chizu et Mya passaient ensemble. Mais puisque tu as décidé de venir, évidemment nous pouvons transformer cela en petite fête pour ton retour. Et pour l'occasion, puisque ce n'est pas un jour normal..."

Elle fut alors entourée d'une brume noire, et sa tenue en fut transformée. Sa robe quotidienne était devenue un habit bien plus élégant et distingué, le tissu léger tombait de manière à parfaitement mettre son corps en valeur.

"Mais avant tout nous devrions peut-être également inviter Dévandra non ? Je ne voudrais pas qu'elle se sente délaissée et traitée injustement. Enfin, c'est toi qui décide après tout...
Mais j'ai enfin pris conscience d'avoir déversé sur elle une colère et un mépris dont elle n'est ni la source, ni la destinataire. Et j'aimerais lui faire des excuses..."

Elle avança lentement vers lui et baissa légèrement la voix :

"Quant à mon manoir, il est propre ne t'en fais pas, même si tout y est noir, je possède néanmoins une certaine hygiène. Et si ces courants d'air t'ont indisposés, excuse-moi, mais je ne ressentais pas vraiment le besoin de le réparer. Ainsi j'avais sous les yeux le moyen de me rappeler... Tous ces changements soudains, et ta disparition, j'ai eu du mal à accepter que tout cela survienne et j'ai momentanément perdu le contrôle de moi-même."

Yakyra attendit une seconde, le regardant, comme attendant son assentiment, et leva la main, agita les doigts.

"Voilà, mon manoir vient d'être réparé. Les pièces ont retrouvé leurs meubles au bon endroit et intacts, les plafonds sont parallèles aux sols."

Elle était à présent à sa hauteur et passa derrière lui, posa ses deux mains sur son épaule et y apposa son menton, lui jetant un regard qui pouvait sembler complice et lui adressant une sorte de sourire en coin :

"Tu sais... Pendant ta mort il s'est produit un certain nombre de choses, notamment une prise de conscience de mon côté quand j'ai vu dans quel état j'étais sans toi... Mais il était trop tard pour faire quoique ce soit, à part avoir des regrets. Et maintenant que tu es revenu, c'est une seconde chance, j'ai décidé d'agir. Pour arrêter de souffrir et pleurer sans raison alors qu'il m'est possible d'être apaisée, rien qu'en étant avec toi. Dire qu'il m'aura fallu tout ce temps pour le réaliser...
Cependant ce que j'ai au fond de moi, toute cette rancœur et ce mépris que j'ai nourris et qui m'ont nourrie, tu te doutes bien qu'il ne pourront disparaître du jour au lendemain. Pourrais-tu, ou plutôt voudrais-tu m'aider ? En étant un peu indulgent avec moi. Mais peut-être n'est-il plus temps, car tu l'as été trop longtemps avec moi, et maintenant tu ne veux plus..."

___________
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mar 27 Jan - 18:11

Bien qu'il ne réagisse pas, elle resta appuyée sur lui, posant même sa joue dans le creux de son cou.

"Dévandra, je ne voudrais pas que tu te sentes heurtée d'être exclue de notre fête, dont tu as connaissance je n'en doute pas. Mais tu le sais bien, Kao est un grand timide, aussi je t'invite moi-même à te joindre à nous. L'entrée ne te sera pas refusée n'aies crainte. D'ailleurs Hikari peut aussi venir, cela fera plaisir à Chizu et Mya d'avoir une autre jeune fille de leur âge. Et oui Myo peut venir, ne va pas le laisser seul dans l'Empire."

"Eh bien Kao, ne nous fais pas attendre plus longtemps s'il te plait. Dis-nous pourquoi tu nous as réunis ici. Tu sais que quand tu piques ma curiosité je deviens vite impatiente. Alors je te le demande encore, presque en supplication, révèle-nous s'il te plait ce que tu as en tête."

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mar 24 Fév - 18:13

Aylana ayant fini de parler, Kao enchaîna :
"Même lorsque tu prétends être calme, tu ne l'es point. Tu es énervée, je le sens et je le vois. Tu sais parfaitement que tu ne peux rien me cacher. Dévandra t'a défiée et tu cherches à te venger par des moyens détournés. Ta fille est triste et tu ne t'en rends même plus compte. Tes pensées sont toutes dirigées vers une proie qui t'as échappée. Mais tu oublies que le Paradis est mon domaine ! Je les punirai en temps voulu. Mais pour lors ils sont indispensables. Le Monde ne tient plus qu'à un fil, que tu cherches encore à amoindrir en éliminant ceux qui doivent vivre. Dirige donc ta colère vers notre véritable ennemi. Et voilà que je me perds dans d'inutiles remontrances dont tu ne tiendras même pas compte. L'heure tourne et déjà le temps du combat final arrive sans que nous soyons réellement prêts. Regarde-nous, nous sommes devenus des inconnus, nous ne nous connaissons plus. Qui es-tu ? Qui suis-je ? Je m'arrête ici car nous ne pouvons plus rien faire. Il est possible que nous ayons perdu. Les marques de ta fille sont revenues et brillent plus que jamais, mais trop occupés à nous disputer nous ne l'avons même pas vu !"
En effet, sur les joues et les paumes de Chizu, l'Étoile et la Lune étaient réapparues, brillant d'une lueur dorée. Comprenant qu'on parlait d'elle, l'Elue regarda ses mains et comprit… Ne serait-elle donc jamais tranquille ? elle qui n'avait jamais rien demandé…
Un grondement sourd les entoura subitement et une voix emplit l'air :
"L'heure de vous juger est venue, nous avons été cléments de n'avoir tué qu'un seul d'entre vous lors de notre précédente rencontre. Maintenant que vous êtes de nouveau deux et continuez vos actions contre nous, vous allez être détruits définitivement, vous ainsi que toute votre création.
- Crois-tu que je n'ai pas prévu cette réaction de votre part ? La machine infernale est en marche et rien ne pourra plus l'arrêter, pas même toi, répondit-Kao, tu es déjà perdu sans le savoir. Alors même que nous parlons, le temps qui nous manquait est récupéré. Tu perds du temps en voulant mettre en scène ton entrée.
- Il suffit !!!, crièrent les Créateurs à l'unisson."

___________
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     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
     Tu cours, tu cours pour échapper à ton destin. Retourne-toi et affronte-le. La meilleur façon de vivre est de survivre.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mar 24 Fév - 18:28

"Excuse-moi si je t'ai vexé, mais je pensais que tu ne m'en aurais pas trop voulu de mettre un peu d'ordre en ton absence. La prochaine je te demanderai, c'est promis.
En attendant nous devrions aller saluer nos chers parents qui sont venus nous voir. Comme cela faisait longtemps, j'en suis si heureuse, même si c'est une punition que nous allons recevoir pour notre mauvais comportement. Kao, s'il te plaît, n'aggrave pas ton cas et mesure un peu plus tes paroles. Tu ne t'adresses pas à n'importe qui !
N'est-ce pas magnifique que nous soyons tous les quatre réunis, comme la belle famille que nous devrions être et que nous formons ?
Et nul besoin de préparer une arrivée pompeuse, nous sommes entre nous après tout. Chizu va être ravie de revoir ses grands-parents, qu'elle n'a eu l'occasion de rencontre qu'une unique fois, et pas longtemps."

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 4 Mar - 13:00

J'ai fait 13 lignes. C'est suffisant, non , treize lignes ?

Je regarde mes paumes et me rends compte que l'étoile et la lune sont réapparues, brillant d'une lueur dorée. Ne serais-je donc jamais tranquille ? Moi qui n'avais jamais rien demandé... Je baisse les yeux sur le canapé sur lequel je suis assise. Il est long, capable d’accueillir encore trois personnes en plus de Mya et moi. Il en velours rouge, avec de petits dessins brodés en bordeaux, rappelant des tâches de sang. Le sol est en carrelage gris, balançant entre le noir et le blanc. Les murs sont de la même couleur, bien que cette fois ils soient recouverts de papier peint. Je regarde par l'une des fenêtres. Le soleil commence à décliner, et bientôt la lune apparaîtra, ainsi que de nombreuses étoiles. Si les nuages noirs de l'est de viennent pas les cacher. L’arbre au dehors se balance furieusement, signe qu'il y a énormément de vent. Mon attention se porte ensuite sur une commode dans le coin de la pièce. Elle est en bois sombre, sans doute du chêne, et comporte de nombreux tiroirs. Je me demande ce qu'ils peuvent receler. Sur cette commode une lampe, plutôt veille, et des papiers éparpillés. Je reporte mon attention devant moi et écoute les Créateurs.

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Jiseki no nen wa itsushika kiete
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 5 Mar - 12:34

A peine ai-je le temps de penser à me lever ou même à fuir que le décor a encore une fois changé, les murs noirs sont enveloppés de papier peint grisâtre, tout comme les meubles vieillis par le temps. C'est Kao qui vient d'arriver. Yakyra ne sera donc jamais libre d'inviter qui que ce soit sans qu'il y ajoute ses propres pensés, ses propres paroles et sa présence unique à elle-même ? Je reste donc à ma place, immobile, la tasse entre mes mains, et j'écoute.
J'ai parfois l'impression de ne pas comprendre leurs histoires, mais pourtant, tout semble si bien expliqué par leurs voix si... je m’égare dans mon écoute alors que Kao se met à parler d'une marque, la marque sur la peau de Chizu. Je l'ai aperçue aussi mais je ne sais dire à quoi elle correspond, a-t-elle un réel lien avec Kao ? Si cela est vrai, Chizu n'en semble pas vraiment ravie mais... l'histoire n'est pas encore finie à ce que je vois.

Soudainement, un grondement sourd emplit la pièce entière, accompagné de voix graves et hautaines... il s'agit des Créateurs ! Les mêmes personnes qui ont volé la vie à Kao, mais que viennent-ils encore faire ici ? Quel sera leur jugement encore une fois ? C'est insensé !
Kao prend une nouvelle fois la parole en premier, alors que le brouhaha s'atténue peu à peu, toujours d'une voix calme, il semble parfaitement sûr de lui, comme d'habitude. Alors que Yakyra enchaîne le discours, je prends le risque de me lever pour fuir dans un coin de la pièce, persuadée que tout cela ne présage rien de bon. Dans ma démarche je me cogne contre quelque chose, quelqu'un, Myo ?! Restant immobile non loin de la porte close, je fixe le regard de Yakyra, sans doute intéressée par la venue d'une nouvelle personne. Sans bouger du regard, je parle d'une voix presque inaudible mais parfaitement claire pour lui :

"Es-tu fou à un tel point de venir jusqu'ici, alors qu'il n'y a plus de moyen de sortir ?
- Peu importe, maintenant que je suis avec toi. La situation nous regarde tous ici, et je n'ai aucune raison de m'en sentir exclu."
dit-il en balayant la pièce du regard.

Je ne rétorque pas, sachant qu'il a raison.
Je reste immobile et patiente, et prenant garde de ne déranger personne.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Sam 7 Mar - 0:14

Le combat final était-il si proche que ça ? Il fallait dire que malgré tout le temps que Raito avait eu pour se préparer, elle avait d'une certaine façon le stress. Allait-elle réussir à mener à bien sa mission ? Après tout le travail que cela-lui avait demandé… Elle ferma ses pensées. Il ne fallait surtout pas que quelqu'un soit au courant de ce qui allait se produire…

Au-dessus de Kao et Aylana, dans un autre plan dimensionnel, Shidesu aux côtés de Raito souriait. Il allait enfin pouvoir mettre un terme à la vie de ces insolents. Bientôt il convoquerait tout le monde dans le plan originel.
Shidesu ne prit même pas en compte les répliques d'Aylana et avait déjà oublié celles de Kao. Il avait un mauvais pressentiment mais il n'arrivait pas à dire pourquoi… Le Créateur se retourna vers sa sœur lui demandant du regard si elle était prête. Elle sourit. Lui attrapant une main, Shidesu récita alors l'invocation du plan originel :
"Lorsque rien n'était tu fus, et aujourd'hui tu es caché. En ce jour de jugement nous te demandons d'apparaître de nouveau et d'accueillir ceux qui doivent être jugés et ceux qui rendront le jugement. Accepte en ton sein les Créateurs, leurs enfants et les créations insolentes."
Le vide s'ouvrit devant Raito et Shidesu. Une déchirure blanche, une plaie dans l'enveloppe du monde. Des corpuscules ténébreux et d'autres lumineux tentaient de s'en échapper filant à toute vitesse produisant des claquements dans l'air. Main dans la main, se regardant et d'un pas assuré, les Créateurs s'avancèrent vers le portail et le traversèrent.

Devant les yeux ébahis de certains et le regard indifférents des autres personnes se tenant dans le Manoir Gris, une déchirure aussi apparut, les absorbant violemment dans le plan originel. Le destin était scellé et plus personne ne pouvait reculer.
Kao connaissait bien cet endroit pour l'avoir déjà visité lors de recherches sur les Créateurs et sur l'apparition de tout. Il en était parvenu à conclure que tout n'était que mensonge. Malgré leur nom pompeux, les Créateurs n'avaient jamais rien créé. Le plan originel avait été offert à sa descendance par l'Elue. Quant à l'univers connu, en étudiant son flux énergétique, Kao avait compris qu'il venait d'eux. Lui et sa sœur sans en avoir conscience avaient créé la première forme de vie. Ce dont les Créateurs ne furent jamais capable malgré de nombreuses tentatives.
Avant de n'être totalement coupé du monde extérieur, il communiqua des informations à plusieurs personnes, leur demandant aussi de se tenir prêts.
Une fois l'étourdissement passager qui fut provoqué par le transport, le dieu observa les environs. Il ne manquait personne à l'appel. Il fixa intensément Chizu du regard espérant qu'il ne s'était pas trompé…

Une fois tout le monde devant eux, les Créateurs reprirent la parole :
"Bien que le sort de deux soit déjà scellé, les autres seront aussi jugés et nous décideront donc ici même du sort de ceux qui accompagnèrent nos enfants dans leur révolte stupide. Je vois que l'Elue est toujours parmi vous. Croyez-vous réellement pouvoir nous rejouer votre petit tour de passe-passe ?
- Eh bien disons que j'ai pensé que vous préféreriez quelque chose de nouveau. Toi en particulier Shidesu. Tu aimes toujours autant parler pour deux, répliqua Kao.
- Il suffit, insolent, dit Raito.
- Pour la peine, je pense que je vais commencer par la plus jeune. Comme dise nos créations, les humains, honneur aux plus jeunes. Qui plus est c'est une femme. Je sui si galant, se moqua Shidesu.
- Vos créations ? Vos créations ?! Qui croyez-vous tromper, cracha Kao. Je sais pour ma part depuis longtemps maintenant, que vous êtes faibles et que jamais vous n'avez pu créer la vie. Nous nous sommes vos enfants, c'est différent, cela n'a rien de magique. Mais les humains eux sont différents. Et c'est Aylana et moi qui les avons créé ainsi que le monde et ce à notre naissance. Et devant tant de pouvoir vous avez eu peur, vous vous êtes cachés après nous avoir éjecté sur notre création. Après avoir créé la boucle. Laquelle tu pensais vraiment pouvoir maintenir Shidesu. Toujours aussi naïf. (Entendant cette phrase, Shidesu regarde soudainement Raito :)
- Lui as-tu raconté quelque chose ?
- Tu me remets en doute, dit Raito d'un ton toujours aussi calme.
- Tss, nous en reparlerons une fois que tout cela sera fini.
- Tout dépend de comment cela finira, souffla Raito.
- C'est toi qui mets en doute notre puissance maintenant ?
- Toujours aussi idiot, toujours à perdre autant de temps… Il est trop tard, père. (Kao arbore alors un sourire macabre :) Toi qui voulait tout contrôler, tu vas bientôt ne plus rien contrôler.
- Insolent !"
Hurlant de rage, le Créateur envoya un faisceau d'énergie sur Chizu. Le sort se désintégra subitement à quelques centimètres du corps de l'Elue, lequel était désormais entouré d'un halo lumineux. Ne laissant transparaître plus aucune émotion et semblant une autre, Chizu prit la parole :
"C'est toi qui est insolent, Shidesu. Tu as vraiment cru que tu pourrais m'abattre aussi facilement cette fois ?
- Cette voix… c'est impossible ! Jamais tu n'aurais pu survivre aussi longtemps, c'est une mascarade. Je t'ai à chaque fois trouvée et tuée ! Tu ne peux pas être en vie ici et maintenant, hurla Shidesu.
- Est-ce comme cela que je t'ai éduqué mon fils ? On ne parle pas d'une telle manière à sa mère. Et disons qu'il est vrai que dans certaines circonstances je n'aurai jamais vécu assez longtemps pour régler une bonne fois pour toute cette histoire. Mais comme tu le vois, la boucle est rompue non ? Et cela non plus tu ne l'avais pas prévu.
- Qui t'a aidé !, explosa Shidesu.
- Mais tes enfants, ils sont réellement puissants, mais surtout eux possèdent une âme. Toi tu n'es qu'un pantin d'énergie névrosée ! Tu as déjà assez fait le mal comme ça, et l'heure de ta fin est arrivée.
- Eux ? Tss, je n'en crois pas un mot, quelqu'un d'autre a apporté son aide.
- Tu es si naïf que tu n'as rien vu mon cher frère, murmura Raito à son oreille. Je t'avais pourtant dit de te méfier non ?
- Toi !!! Comment oses-tu ?
- Disons que pour ma part j'ai compris que nous n'avions aucun droit sur cet univers. Disons aussi que je t'ai toujours trouvé trop arrogant, trop naïf et surtout trop diabolique. Je t'appréciais il y a fort longtemps, avant que tu ne deviennes ça. Tu n'es plus rien désormais, mais surtout tu as trahi notre mère et ça je ne pouvais le permettre.
- Vous vous croyez forts, hein ? Vous tous contre le méchant. Et si on égalisait un peu les mises ?"
Shidesu disparut instantanément avant de réapparaître derrière Mya. Personne n'eut le temps de réagir que déjà il l'attrapait et se téléportait un peu plus loin.
"Ne trouvez-vous pas déjà les choses un peu plus équitables ? Pour ma part, je dirai que si.
- Ne fais pas le malin mon enfant, peut-importe ce que tu feras, ton destin est scellé, lui ordonna l'Elue.
- Approchez, approchez donc que je la tue."
Il matérialisa une dague dans sa main droite et la plaça sous la gorge de Mya. Tous purent entendre Myo et Mya déglutir au même moment. Kao prit de nouveau la parole :
"Ce qui est défait par la mort, un sang divin peut le renouer. Ce qui est défait par un sang divin est perdu à jamais. Knox et Divu, c'est à vous."


(je laisse merdo faire un post, après quoi je fais le post de divu puis après ça sera à Luw et à Isa si elle veut dire un truc)

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Sam 7 Mar - 15:00

Toujours appuyée contre Kao, elle lui prit la main et murmura à son oreille :
"Toi toujours aussi calme... Es-tu en train de craquer ? Même ta voix ne s'emporte jamais d'habitude. Cependant essaie de te contrôler, ne laisse pas tes sentiments prendre le contrôle, ou tu risques de faire une bêtise..."
Puis d'une voix assurée et plus forte, à l'adresse de tous cette fois et plus particulièrement des Créateurs :
"Raito... Je me demande lequel de nous deux a hérité de ton caractère si soumis et effacé. Même en sachant ce qui allait se produire, tu es restée dans l'inaction, la passivité. Les rôles sont inversés, tu subis les reproches. Comment veux-tu qu'un jour je m'adresse à toi par "mère" ? Impossible.
Et toi Shidesu... Je me reconnais un peu en toi. Cette arrogance, ce désir de gagner peu importe le prix. Du moins fus-je ainsi il fut un temps. Et maintenant en te voyant je suis dégoûtée. Quelle bassesse que de ne pas savoir réagir, prendre la situation en compte et s'y adapter. Et surtout... Le bouclier. Tu es si faible au point de devoir te protéger derrière ce corps d'adolescente ? Au point de prendre la menace d'une arme humaine, et non la magie ? Je crois que les humains ont été créés sur votre modèle : bêtes et faibles. Je vais te dire un petit secret Shidesu : nous aurions été au temps où mon orgueil régnait, à côté duquel soit dit en passant le tien n'est qu'une pâle et grossière imitation, et tu aurais réagi autrement qu'en te cachant derrière ce comportement humain, je t'aurais rejoint et soutenu. Vraiment. Car tu aurais été comme mon égal, ou éventuellement j'aurais pu penser à toi avec le terme de "père".
Mais au fond, vous êtes tous les deux de très mauvais "parents". J'ai même du mal à prononcer ce mot, car vous n'en êtes pas.
Maintenant, profitez des dernières minutes d'existence qu'il vous reste. C'est fini."

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mar 21 Avr - 18:31

"La fin est proche pour vous les Créateurs ! J'ai eu le temps d'apprendre vous savez. Et toi, Shidesu, tu es le pire. Toujours fidèle à ta folie haineuse. Elle te perdra. Je connais une partie de l'histoire des arches ! Je n'ai pas terminé mes recherches, mais je sais que malgré votre nom vous n'avez pas créé le monde ! Vous avez même tenté de le détruire dans le passé.
- Tu parles beaucoup Kao. Tu parles de choses que tu ne connais pas. Tu parles de choses sans rapport. Tu menaces aussi, mais pour le moment je e te vois pas agir, cracha Shidesu.
- Et toi tu es coincé dans ton sale orgueil. Ta perte est assurée mais tu n'oses l'assumer. Tu détournes ton regard de la réalité. On pourrait même croire que tu es impatient de mourir, répondit calmement Kao.
- Il suffit !, s'écria une voix féminine."
Chizu brillait plus que jamais et venait de faire un pas vers l'avant. Les symboles sur ses joues et ses paumes renvoyaient une lumière divine. Elle semblait changée, toujours aussi belle et innocente mais désormais avec une pointe de supériorité. Lentement ses yeux virèrent du vert au bleu puis au marron. Elle ouvrir ses ailes et les étendit. Elles étaient d'abord noires, puis blanches et finirent translucides. Elle s'envola dans les airs à une hauteur lui permettant de visualiser l'ensemble des personnes présentes, puis elle répéta :
"Il suffit !
- Qui es-tu avorton d'hybride d'ange et de faucheuse ?, cria Shidesu.
- Une personne à qui tu dois le respect, répliqua celle qui parlait désormais à la place de Chizu.
- Je ne dois le respect à personne !
- Tu le dois à ta mère, répliqua la voix.
- Que… c'est impossible !, grogna Shidesu.
- En effet, tu es étonné, cela me semble logique vu le nombre de fois où tu as éliminé mon avatar sur Terre. Ta Boucle s'est jouée de toi. Je suis vivante, devant toi, et il semblerait que mon choix de Chizu fut le bon. Le plus amusant dans tout cela, c'est que lors de votre capture dans l'amulette, tu n'as pas compris que celle qui était nommée l'Elue, celle attendue par la prophétie, c'était moi ?
- Tu n'as pas pu survivre seule aussi longtemps ! Tes pouvoirs mettent du temps à se développer dans tes avatars, je le sais ! Tu devrais donc être morte !
- Eh bien, j'ai très certainement été aidée par Kao et Aylana, tu en penses quoi ? D'ailleurs ils ne se doutaient pas eux non plus de qui était l'Elue.
- Ils n'auraient pu te protéger si je t'avais trouvée ! J'ai été trompé, cria Shidesu.
- Voyons, tu ignores la force de tes enfants ?, dit l'Elue.
- La personne qui a osé me tromper devra périr !
- Tout dépend de ta notion du mot tromper, lui murmura Raito.
- Toi ?!, ragea le Créateur.
- Qui d'autre mon chou ?
- Vous ne m'aurez pas comme ça !, hurla-t-il."
Il se dématérialisa avant de réapparaître brutalement derrière Mya. Il l'attrapa par le cou et se téléporta dans les airs, face à tous. Il matérialisa une dague dans sa main droite et la plaça sous la gorge de Mya.
Le silence tomba jusqu'à ce que Kao ne prenne la parole :
"Tu es si lâche que ça ? Tu te caches derrière un pauvre esprit ? Heureusement que je te connais. Divu ? Knox ? À vous !"
Soudainement le lieu est plongé entièrement dans les ténèbres. Un hurlement monte et envahit la salle, puis la lumière revint. Shidesu se tenait dans les airs, toujours à la même place. Sa main droite était cependant ensanglantée. Sa paume était trouée. Sur sa main gauche, trois doigts manquaient à l'appel. Mya n'était plus là.
"Vous croyez réellement pouvoir m'arrêter avec ça ? Je vais tous vous anéantir, implosa-t-il."
Il leva sa main droite trouée et la dirigea vers Kao et envoya un serpentin d'énergie. L'Elue tendit ses mains vers l'avant et forma un bouclier qui absorba l'énergie avant de la dissiper;
"Je pense qu'il est grand temps d'en finir, dit simplement et calmement l'Elue."
À ces mots, Raito s'éleva prestement dans les airs avant de se jeter sur Shidesu.
"Notre sang nous unis et nous sépare. Que désormais il nous lie dans la vie et la mort sans que tu ne puisses plus échapper à mon étreinte. Que notre mère soigne le monde du fléau que nous sommes et que l'univers soit restitué à son propriétaire originel, récité calmement Raito.
- Pauvre sotte ! Tu nous condamnes !, hurla Shidesu.
- C'est exactement le but recherché, souffla la Créatrice. Nihil, à toi…
- Qu'il en soit donc ainsi puisqu'il en est souhaité de telle manière… Sang de mon sang, tu es taché de celui des autres. Pour ta peine, tu dois redevenir ce que tu étais à la base. Tu n'étais rien, tu étais Nihil, et désormais tu seras Chizu, invoqua L'Elue."
Le corps de la jeune fille se rapprocha de ceux des Créateurs. Un tourbillon lumineux se forma. Lentement, il absorba les Créateurs qui disparurent dans l'Elue. Avant d'entièrement être avalée, Raito regarda une dernière fois ceux qui avaient été ses enfants et leur souffla un pardon.
"Voilà, c'est fini… Ma tâche dans votre réalité, dans votre monde, dans votre univers, est terminée. Désormais je soulage Chizu du fardeau qu'elle portait sur ses épaules. Je lui confie cependant une nouvelle tâche. Deux enfants sont en train de grandir en elle. Shidesu et Raito doivent reprendre forme un jour dans le monde. À vous d'en faire deux personnes différentes d'avant. Je suis consciente de la complexité de ceci, mais il n'y a pas d'autre moyen… Prenez soin d'eux."
Le corps de Chizu se reposa lentement sur le sol. Lentement une forme éthérée s'éleva au-dessus de la jeune fille. Le spectre resta en suspension un certain moment avant de disparaître en une myriade d'étoiles. Chizu tomba sur elle-même, inconsciente et portant désormais en son sein l'essence de deux divinités destinées à renaître et à changer le cours du destin.
Kao s'approcha de la jeune fille qui depuis le premier incident avait bien souffert. Elle n'était plus la même. Et ce qu'elle était faisait que malgré tout ce temps elle n'avait vieilli que de deux ans. Ainsi elle avait désormais dix-huit ans. Du moins, encore dans quelques mois du calendrier terrestre. Il la prit dans ses bras puis retourna auprès d'Aylana. Il embrassa la déesse de ses bras et ils se téléportèrent dans son Manoir. À l'endroit où se tenaient les trois il n'y eut plus qu'un papier.
Il était pour Myo et lui donnait une indication précise de l'endroit où se trouvait Mya ainsi qu'une ultime phrase lui expliquant qu'il avait désormais la possibilité de se téléporter directement où il le souhaitait. Alors il se dématérialisé à son tour, priant pour ne pas se rater dans son premier essai.
Nihil, nommée l'Elue par une vieille prophétie observa longuement le tout, invisible, puis referma cet univers parallèle et le sépara de la réalité de Kao et Aylana.

___________
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     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mar 21 Avr - 19:36

Elle avait été simple spectatrice de la scène. Beaucoup de choses d'importance semblaient s'y être jouées, mais en apparence uniquement. Car tout n'avait été qu'une sorte de mise en scène, une représentation méticuleusement préparée et soigneusement exécutée. Le hasard n'y avait pas eu sa place. Même ce qui semblait des retournements de situation, la mise en place d'un obstacle, n'était qu'une étape prévue pour faire duré l'action. Elle n'avait pas agi, car son rôle était de servie de décor. Et puis elle n'en avait pas envie. Ces deux raisons étaient certainement liées, n'en formaient qu'une, et représentaient la vérité. Que sa... Que Raito s'excuse, cela lui importait peu. Accorder le pardon ? Ce n'était qu'une inconnue. C'est la manière dont elle la considérait à présent. Mais fut un temps où c'était l'objet de sa haine. Car elle n'avait pas entièrement le pouvoir. Et à présent que rien ne lui était supérieur, cela l'indifférait. Un incident parmi d'autres, quelques ans volés à l'éternité. A présent, il allait falloir trouver un autre moyen d'occuper le temps... Le ferait-elle seule, ou avec Kao ?
Elle pensait à tout ceci alors que Kao les amenait tous les trois dans son manoir, et allongea Chizu sur un canapé. Yakyra s'assit à côté d'elle. Kao lui lança un regard interrogateur, auquel elle répondit par un léger sourire où semblait pointer une légère tristesse. Aucune des deux ne brisa le silence pendant les minutes suivantes qui s'écoulèrent. La Déesse finit par poser sa main sur la tête de l'enfant, qui s'éveilla à ce contact, et les regarda, surprise, essayant de comprendre ce qui s'était produit avant qu'elle ne perde connaissance. Yakyra se leva et fit quelques pas en direction de la porte avant de se retourner et fixer Chizu :

"Chizu, tu ne pas encore tout à fait comprendre, car beaucoup de choses se sont enchaînées très vite. Cependant je vais encore devoir ajouter à ta confusion. Car je doute que "chez toi" garde la même signification. Qu'entends-je par là ? Eh bien que tu prennes ton envol, et fasses ta vie. Surtout maintenant que tu es enceinte. En d'autres termes, ce que tu pouvais considérer comme ta maison, ne l'est plus. Mon manoir n'est plus tien. Ne crois cependant pas que je te jette à la rue. Tu as un lieu où aller. Un endroit où tu t'es déjà rendue. Chez Divu. Là est à présent ta place. Je sais que par moments tu penses encore à Kazuki, mais il était avec Maria, l'est, et le sera. Pour toi Divu n'est peut-être encore qu'un inconnu, mais sache que le temps fera son oeuvre, et qu'il deviendra bien plus. Après tout, c'est ensemble que vous élèverez vos enfants, ces deux êtres déjà implantés en toi. Tu pourras de temps en temps si tu le souhaites me rendre visite, comme à Kao. Mais chez moi ne doit plus signifier pour toi que la demeure de Yakyra, la Déesse des Ténèbres. Tu gardes ton statut de Faucheuse, mais tu es destituée de tes fonctions à proprement parler. Ainsi tu auras toujours accès à mes Enfers, mais de manière limitée, et il faudra me demander auparavant. Je crois que je n'ai plus rien à ajouter, je me retire donc à présent. Divu ne devrait pas tarder à venir te chercher, mais je sais que tu sauras aisément trouver le chemin venant vers ton manoir."

Une fois sortie du manoir blanc elle déploya ses ailes pour se rendre chez elle, et s'asseoir sur un lit. Elle savait que le mage blanc ne la laisserait pas s'en aller de cette manière. En effet, eu de temps après, elle sentit qu'il se tenait derrière elle. Profitant de lui tourner le dos, elle lui délivra dans un murmure les explications qu'elle savait lui devoir, sans quoi il ne s'en irait pas :

"C'est impossible que je la garde Kao. Tu sais bien que je ne suis pas faite pour ce genre de choses, pendant de nombreuses années tu as pu l'observer à loisir. J'ai tenté de briser la monotonie de l'écoulement du temps en m’improvisant mère. Mais cela n'a pas marché, elle n'a que souffert. N'essaie pas de le nier. Alors il est hors de question qu'elle reste ici, surtout si elle doit élever ses enfants. Pourquoi crois-tu que j'ai choisi un enfant de son âge ? Pour m'épargner divers tracas. Je ne veux pas que mon manoir change, et résonne constamment de cris, pleurs et rires. Ce n'est pas chez moi, ce n'est pas moi, je n'y suis pas habituée. Et je ne le veux pas. Que faire une fois qu'ils seront plus grands ? Non, je suis incapable de m'occuper d'enfants. Je ne ferai que les fuir. Et je ne veux avoir à me cacher dans ma propre demeure. De toute façon il fallait que ce petit jeu prenne fin un jour. Aujourd'hui j'ai une bonne excuse. Tu ne me feras pas changer d'avis. Depuis toujours, cette maison a connu le silence et la solitude. Il est temps que cela redevienne comme avant. Après tout, ce fut le cas pendant des milliers d'années, quelques années ne sont rien à oublier, et les fausses habitudes prises disparaissent en très peu de temps. Oui, le temps de l'oubli et de la routine est revenu..."

Sa voix se brisa sur la dernière phrase tandis qu'une unique larme glissa lentement le long de sa joue.

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"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Mer 22 Avr - 18:57

Son discourt me choque profondément. Comment ose-t-elle encore me dicter mon futur, alors qu’elle me jette dehors de cette façon ?! Car oui c’est ce qu’elle fait. Un chat reste un chat, que tu le qualifie de mots banals ou poétiques.
Je regarde les cheveux de la femme qui était encore ma mère quelques secondes auparavant onduler dans son dos tandis qu’elle quitte la pièce. Je me redresse en position assise et lance un regard froid à mon ventre. Enceinte, hu ? Une haine brûlante se faufile dans mes veines. Je la refrène.  Reste calme, Chizu. Reste le encore un peu. J’étudie  la pièce attentivement, fixant les murs blancs,  à l’affut. Le signal que j’attends arrive enfin : le manoir est maintenant vide. Les dernières traces énergétiques de Kao se dissipent lentement dans l’air. Je me lève doucement, les membres ankylosés et gourds. Je fais quelque pas hésitant, m’arrête sur le porche. Deux ailes noires sortent de mon dos, déchirant mes vêtements. Je me retrouve en soutien-gorge dans le vent froid, mais ça n’a pas d’importance. Je ferme les yeux et je disparais dans un tourbillon de plumes.

•◘~◘•

Je m’arrête deux trois fois en chemin, réapparaissant du néant pour passer mes nerfs sur de pauvres âmes innocentes. Brûler une ou deux maisons. Marquer le coup sur la fin de la fille que j’ai toujours été. Comme un grand final, si vous voulez. J’apparais devant une maison. Modeste,  blanchie à la chaux. Doive y vivre des gens pas vraiment important à la société. Je prends toujours soin de ne tuer que des personnes ne possédant guère d’intérêt au monde.  Plus facile à ignorer pour le reste de la population. Je fais un pas vers le porche, puis m’arrête net. A la fenêtre, je peux voir un garçon blond penché sur son établie. Il écrit. Une vague de souvenir me revient en rafale, et je passe de longue seconde à l’observer. Finalement, je recule. Quand il relève les yeux, ne reste plus de moi qu’une plume ébène échouée sur le gazon.

•◘~◘•

J’arrive enfin dans une petite cabane en bois moisi. Je fais quelque pas, regarde le plafond délabré. Il faudra du temps pour rénover tout cela. Je m’assois dans un coin sec et me plonge dans mes pensées. Cela fait si longtemps que je ne me suis pas retrouvée seule, avec aucuns regrets me serrant le cœur. Je suis enfin libre. Enfin… Ma main glisse sur mon ventre et je me renfrogne aussitôt.  Qu’ai-je donc fait de si mal pour mériter tout cela ? Je n’ai jamais demandé à être mêlée à toute cette histoire.  A tomber amoureuse. A avoir ces mystérieux pouvoir – dont la raison reste d’ailleurs inconnue- qui m’ont fait perdre mon chez moi, ma famille. A me faire adopter par cette déesse capricieuse et égoïste. A devenir le réceptacle de cette Elue qui pour me remercier m’a mis en cloque. Je n’ai jamais eu mon mot à dire. J’ai toujours été contrôlée, jamais ou presque je n’ai pu faire mes propre choix. Si ça ne tenait qu’à moi, tout cela ne serait jamais arrivé…
Mais c’est arrivé. Alors il ne sert à rien de ressassé le passé ainsi. C’est pour ça que j’ai toujours été aussi faible, manipulable. Je ne cessais de regarder par-dessus mon épaule.  Je me rends compte seulement maintenant de la bêtise dont j’ai fait preuve. Mais  tout va changer à présent. Plus jamais je ne me laisserais mener par le bout du nez. Je ne suis plus la bienvenue ni dans les ténèbres ni dans la lumière, et il me semble que la neutralité m’en veut également. Qu’importe, je me créerais une nouvelle puissance magique, que moi seule pourra maitriser. Peut-être les lois physiques et mathématiques me l’interdiront. Peut-être qu’on me prendra pour une petite insolente. Peut-être même cette ô combien douce utopie ne verra jamais le jour. Mais je pourrais me dire que j’aurais essayé. Je n’aurais pas de regrets. La douce petite Chizu n’existe plus, maintenant.  Je ne sais pas encore où je vais mais une chose est sûre : ce n’est pas sur la voie de la bonté ou de la gentillesse.   Maintenant les gens devront jouer selon mes règles, s’ils veulent avoir une place dans mon monde.

♦◘•◘~◘•◘♦
Dans les mois qui suivirent, Hikari me rejoint.  D’abord soupçonneuse, j’accepte le fait que ses actions n’ont été que dans mon intérêt et qu’elle tient encore à moi. Ensemble nous reconstruisons notre demeure. Finalement nous obtenons un manoir certes modeste mais imposant d’une couleur noire-rouge. De nouvelles pièces ont été ajoutées, du matériel de recherche magique et scientifique a été placé dans la cave. Hikari m’aide du mieux qu’elle peut dans mes recherches. Elle s’habitue peu à peu à ma froideur et ma rudesse nouvellement acquise. Le 9éme mois, elle m’aide à accoucher. Nous ne prenons même pas la peine de nommés les petits, aussitôt mes forces retrouvés nous allons ensemble les poser sur le seuil du manoir blanc. Kao s’en occupera s’il le souhaite. De toute façon, personne ne sait où me trouver. Notre refuse est protégé de toute intrusions physique ou mentale par mon pouvoir et celui de ma sœur. Ensemble, nous atteignons une puissance que très peu peuvent égaler. Mes recherches avancent lentement. Je ne trouve pas grand-chose. Je ne sais même pas s’il y a quelque chose à trouver… Mais je ne baisse pas les bras. Les journées sont longues dans ce manoir, et cela a au moins le mérite de m’occuper. Ma vie est enfin à peu près conforme à ce que j’aurais voulu. Et je ne suis pas seule. Je sais que je peux compter sur Hikari. Et la réciproque est vrai.

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NEVER FORGOT

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Warau yorokobi, namida no shimai
Anata wa watashi de, watashi wa anata
Jiseki no nen wa itsushika kiete
Shinde mo kirei na anata ga hoshī

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 23 Avr - 19:38

Une baffe retentit, et la joue d'Aylana devint rouge.
"Tu es une déesse fort capricieuse, tu as de la chance que je t'aime, dit Kao."

Le temps passe :a:
L'univers avait grandement changé depuis le retour de l'équilibre. Des gens autrefois doux et calmes étaient devenus l'inverse. Pour chaque modification de l'harmonie, il y avait de lourdes conséquences. Kao le savait et l'avait compris dès la première boucle. Il avait eu le temps de prévoir les réactions de chacun. Le dieu savait qu'il ne pourrait modifier les mentalités, mais il y avait des choses à ne pas faire en sa présence.
Ainsi, un beau jour, il se retrouva avec Raito et Shidesu pleurant devant sa porte. Il les emmena à l'intérieur. Il les calma avant de les faire grandir, et ainsi leur rendre un âge respectable aux alentours de 16 ans. Pendant un temps il les éduqua avant de partir avec eux dans l'Ether. Il empêcha Shidesu d'en sortir un certain temps pour continuer de lui inculquer des valeurs morales. Raito elle voyagea à travers les mondes existants et s'incarna de nombreuses fois.
Cependant, Kao n'avait pas oublié pourquoi ils étaient là. Il y avait deux raisons : Chizu et l'Elue. Il ne pouvait punir la première pour ce qu'elle avait fait. Elle n'avait rien demandé et n'était pas prête. La seconde était loin, mais un jour il aurait une discussion avec Nihil.
Faisant appel à toute sa puissance, il brisa la barrière mise en place par Chizu et sa sœur et les localisa. Par précaution il ne l'avait brisée tout en bloquant une autre intrusion que la sienne. L'énergie qu'il avait employée empêcherait quiconque, et surtout Aylana de partir à la recherche des deux.
Il modifia sa structure corporelle et se métamorphosa en dragon blanc tout en masquant son énergie. Kao s'envola dans les airs. Il parcourut une longue distance avant de trouver le lieu. Il avait choisi de ne pas se téléporter pour ne pas éveiller les soupçons.
Le dieu se posa à une distance respectable de la bâtisse ou vivait Chizu avant de prendre sa forme habituelle et de s'en approcher à pied. Il pouvait désormais être aperçu. Il continua sa marche avant de voir Chizu. Il prit une main à la jeune fille avant de réciter :
"Ton esprit a été troublé par une chose que tu n'aurais dû vivre. Ce fardeau qui s'est rajouté au poids toujours présent d'un ancien n'est que trop important. Aujourd'hui, en ce jour je t'en relève. Tu ne porteras plus aucun souvenir de ta grossesse. Ta sœur l'oubliera aussi et ainsi tu vivras paisiblement dans ce lieu jusqu'au jour où le monde aura besoin de toi. Je ne peux défaire le mal qu'Aylana a causé. Je ne peux enlever la peine provoqué par les caprices de celle qui est ma sœur mais je te relève de la tâche imposée par Nihil.
Tu n'oublieras cependant jamais que tu fus l'Elue ni que tu as sauvé le monde. Simplement que tu as porté des enfants que tu n'aurais dû avoir."
Une énergie blanche engloba l'univers et Chizu oublia.
Dès lors qu'elle revint à elle, Kao lâche une ultime phrase avant de disparaître dans l'Ether :
"Laisse une chance à Divu qui n'a fait que suivre le destin qui lui était imposé." 

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 23 Avr - 20:39

Elle sourit sans joie quand la claque retentit dans la pièce silencieuse, et que Kao s'en alla. Le juste retour de celle qu'elle lui avait administrée quelques temps auparavant...

Retrouver la solitude du manoir lui fut bien plus simple qu'elle ne l'imaginait, et plus reposant qu'elle ne l'aurait espéré. Elle avait surestimé son attachement pour cette fillette. A présent qu'elle vive sa vie, elle avait la sienne à poursuivre de son côté. C'est la raison pour laquelle elle ne chercha pas à localiser ou même communiquer avec celle qui avait été sa fille. Elle se drapa dans ce qu'il lui restait d’orgueil. Elle était après tout une Déesse, et pas n'importe laquelle, celle au sommet de la hiérarchie. Hors de question qu'elle se mette à courir après quelqu'un. Son temps se divisa entre visites sur le Nirn, pour diverses raisons, entre autres la collecte d'âmes, leur torture aux Enfers, administrée en personne ou par les démons, mais toujours supervisée, la gestion des démons et de leurs actions, et promenades dans son manoir. Comme auparavant, elle n'avait de contacts avec personne, excepté Kao. Mais encore, leurs échanges étaient peu nombreux et tendaient à se raréfier le temps passant. Elle ne chercha pas non plus à agir dans l'équilibre divin, se satisfaisant pour le moment avec le chaos qu'elle insérait et exacerbait dans le corps des Hommes, les poussant à toutes sortes d'horreurs, dont de nombreuses guerres, quelque chose qu'elle appréciait. Mais rien n'est éternel, et arrivera un moment où elle souhaitera faire autre chose, trouver une autre distraction pour briser l'écoulement monotone du temps. Car en apparence elle était redevenue cette femme solitaire et seule, froide et mystérieuse. Mais à l'intérieur aussi elle était ce qu'elle n'avait pas un seul instant cessé d'être malgré toutes les oppositions : Yakyra, la Déesse des Ténèbres.

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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 7 Mai - 22:14

La lumière de la pièce s’est décuplé en un rien de temps grâce à l’apparition des deux dieux et à l’apparition de ce portail éblouissant. Les deux personnes marchèrent dans celui-ci jusqu’à ce qu’une sorte de déchirure parcourue la pièce afin de tous nous envoyé dans ce même monde.
Plus d’une minute passe alors que nous reprenons nos esprits, un grand flou est d’abord apparu avant que tous ne redevienne normal, sauf le paysage quant à lui entièrement blanc et d’une immensité impressionnante. Je vois les personnes se fixé du regard tour à tour, d’autre ne rien dire, ne rien faire alors que moi je sens l’angoisse monter et mon regard se perdre entre celui de Myo et celui des Dieux. Le silence oppressant fut enfin couper par les nouvelles paroles des Créateurs. Rien n’est rassurant alors qu’ils ne cherchent non pas à rejuger Kao et Yakyra, mais bien tout le monde présent ici même. Avec peine et peur je vois Kao tenter de défendre la race humaine, sa création la plus réussie, mais ses paroles ne changent rien alors qu’elles se perdent dans les flots de la discussion, tel de l’eau pluvieuse dans un torrent rapide. Tout passe tellement vite avec ce faisceau lumineux attaquant Chizu, avant qu’elle ne se transforme et ne s’envole plus haut, ce n’est pas elle qui est dans ce corps, non, mais quelqu’un d’autre... qui donc ? Dans les crachas de paroles de tous les dieux réunis, le moment est venu pour qu’une dague apparaisse au-dessus de ma gorge. La voix de Shidesu, raisonnant juste derrière moi, me perce les oreilles tellement est-il déterminé. Un silence plane dans la pièce. J’aimerais tenter, tenter de parler et de raisonner les choses mais rien y fait, quand soudainement, Kao prend la parole. L’un des noms qu’il prononce vient comme une illumination dans mon esprit en pleine angoisse : Knox. A peine Kao cesse-t-il de parler que la pièce tombe dans l’ombre la plus sombre qui soit et dans une vague de hurlements, mais l’aventure horrible s’arrête quand je me retrouve dans un monde à part, exclu de tout danger, de toutes dagues voulant me transpercer la peau ou d’autres monstruosités qui m’apeure… mais où suis-je donc ?

Je lève les yeux sur ce qui semble être la beauté d’un paysage en pleine effervescence, des arbres déployant leurs cimes jusqu’au ciel coloré de bleu et éclairé de deux soleils. L’empire. Terre de mon enfance, j’y suis revenue et je suis donc libérée. Mais pourtant, je suis toujours une fille angoissée. Tournant sur moi-même à plusieurs reprises, perdue dans mes pensées les plus absurdes, je tombe d’une seconde à l’autre sur Myo, qui m’a retrouver par je ne sais quel moyen. Je profite de l’instant pour qu’il vienne à moi dans une accolade réconfortante mais rien n’apaise le doute qui plane dans mon âme. Seule Yakyra sait la nouvelle et il faut à présent que je me confie, mais à qui donc en premier. J’enlace les deux mains de ma moitié, croisant mon regard troublant dans le siens avant d’énoncer quelques premiers mots. Mais, coincée dans mon élan, je sens une sensation étrange se fondre à mes paroles et à mon corps tout entier. Des picotements passant de mes chevilles jusqu’au coup puis cet aura blanc nous entourant de toutes parts. Je devine vite que la personne voulant savoir la nouvelle n’était pas premièrement Myo.
En un clignement d’œil, j’atterris dans l’une des pièces de l’architecture de l’Empire alors que Myo apparait un peu plus loin de moi.  Les picotements ressentis auparavant cessent au fur et à mesure du temps qui passe. Face à moi se présentent Dévandra et Opalis. Je prends le temps de dévisager la pièce du regard pour ensuite baisser les yeux en croisant mes mains en face de moi. Dévandra prit un temps avant de prendre la parole en baissant les yeux tandis qu’Opalis, l’une des déesses de l’empire, me regarde d’un air froid et pressant.

« Ma chère Mya, princesse de l’Empire ancestrale, je pense que tu dois savoir pourquoi tu es ici parmi nous, dans notre et ton Empire et, il ne va pas s’en dire que je sais déjà la nouvelle, cependant nous avons une chose importante à te dire.
- Mya… tu n’aurais jamais dû !
»

Opalis enchaîne brusquement ses paroles suite à celles de Dévandra avec ce même air froid, néanmoins, ça voix tremble sous l’effet des larmes qui floute son regard. Elle avance à pas lents jusqu’à arriver à ma hauteur, les yeux fixés dans les miens. La colère prend l’emprise de ses gestes quand elle me prend soudainement le poignet en le serrant fortement. Je grimace alors que la peur encombre mon esprit. Elle me dévisage avant d’empoigner ma taille d’une main sur la droite. Du coin de l’œil je vois Myo, de plus en plus craintif et perdu dans cette histoire, faire quelques pas vers moi mais Dévandra lui indiqua de rester sur place.

« Opalis que cela cesse – cria-t-elle d’un ton ferme en s’avançant vers moi.
- Mais que… - dis-je, apeurée.
»

Opalis me lâche alors tout en reculant, toujours son regard bloqué vers moi. Dévandra avança de la même manière dans notre direction, son regard semble inquiet. Cela ne présage rien de bon et l’angoisse traverse de nouveau mon corps tout entier.

« La nouvelle est parvenue à nos oreilles il y a quelques jours et… il se pourrait que tu sois en danger.
- Comment ça, Dévandra, je n’ai rien fait de… - répondais-je.
- Tu es allé par tes propres moyens sur le territoire de l’ennemie de notre empire et je crains qu’il y’ai des conséquences.
»

J’ouvre grand les yeux, la fixant un instant sans qu’aucune paroles ne viennent à sortir de ma bouche, elle veut me faire comprendre que ce que j'ai fait est interdit ou que… ? Non je ne veux pas y croire. Tout cela ne peut pas engendrer de mal… Je remarque qu’elle lit dans mes pensées quand je croise son regard. Elle répliqua donc, d’une voix plus douce :

« Non pas que cela soit interdit mais rester chez cette déesse t’étais déjà fort déconseiller. Avec cet enfant, j’ai peur qu’une chose nuise à sa croissance.»

De nouveau, une pause vient couper la conversation. Je réalise que le mot "enfant" était celui de la révélation pour Myo. J'ai du mal à tourner ma tête vers la sienne, même avec la plus grande volonté qui soit, je n'y parvient pas. Je répond donc, avec un léger bégaiement.

« Une chose… ? Mais quoi donc ?
- L’enfant est déjà en danger, je l’ai vu, Mya… - reprend Opalis de nouveau d’un ton froid et colérique–Tu as de la chance que cela ne t’ai pas couté… !
- La vie ?
»

Dévandra quitta mon visage des yeux avant de se redresser. D’un ton ferme elle poursuivit, cette fois-ci sans regarder dans notre direction. Elle a pour préférence la vue des oiseaux qui volent dehors, dans le vent qui rend la nature si harmonieuse au travers des fenêtres du bâtiment.

« C’est assez dangereux pour la tuée et je ne souhaite en aucun cas cela pour toi, Princesse Ancestrale. Voilà pourquoi j’ai décidé que tu resteras ici jusqu’à la naissance de l’être attendu par nous tous, dans l’empire.
- Non, Dévandra, je t’en supplie, les autres ont besoin de moi. – répliquai-je en criant aux larmes.
- Il est trop dangereux pour toi d’aller aux côté de cette Déesse des Ténèbres accompagnée de tes amis. Ta place est ici, aux côté du père de ton enfant et non pas aux côtés de ceux qui te veulent du mal. Ne serais-tu pas attiré par les ténèbres à un tel point de mettre en péril ton enfant ?
- Non mais Ch…
- Qu’il en soit ainsi. Nous avons tous espoir en toi, Mya, mais la patience est une denrée rare qu’il faut privilégier dans ton cas, au contraire du danger qui peut engendrer des choses bien moins meilleures.
»

Sur ces mots, elle quitta la pièce suivi de près par Opalis, laissant une traînée violette derrière leurs trajectoires. J’incline la tête vers le sol en laissant les larmes se fondre sur mes joues. Je n’ai pas besoin d’expliquer la situation à Myo qu’il se positionne déjà face à moi, ne sachant pas comment réagir.
Pourquoi cela arrive-t-il à moi ? N’ai-je donc pas le droit à ma liberté ? N’ai-je donc pas besoin de me soucier ? Je voulais simplement continuer à apporter ma confiance aux autres et pourtant… ma naïveté m’a tendue un piège sans que je ne m’en rende compte. A présent il est trop tard et je suis comme condamnée à vivre dans l’espérance… de vivre joyeuse dans mon futur. Je suis l’oiseau qui aimerais quitter le nid mais qui ne peut pas le quitter sans abandonner les siens. L’espérance et la patience sont à présent mes uniques armes pour combattre jusqu’à ce que mon rôle de mère ne se dévoile au grand jour. Une mère fière et valeureuse qui retrouvera ses talents de Princesse de l’empire Ancestrale… ou une femme dévouée à survivre dans le plus pire des cas…



Les jours et les mois s’écoulent donc au fil des saisons, j’ai pris place au sein de l’Empire, au palais de Pierre Parabelle*, la ville où j’ai vécu une grande partie de mon histoire. Les saisons y sont appréciables et douces. Par-là ne vivent que les bonnes âmes prêtent à franchir la frontière entre le monde réelle et l’au-delà. Par-là fleurissent les champs de blé, les arbres fruitiers et les plantes d’une rare délicatesse. J’y ai appris à accepter mon rôle de mère, bien que cela ne me frustrais point avant, et à savoir sourire alors que tout va mal la plupart du temps. Bien que la douleur s’agrandisse de jour en jour par une raison qu’on ignore, j’ai demandé la permission d’avoir un enchantement sur quelques bouts de papiers pour me permettre de les envoyés à une personne importante à mes yeux, car pendant neuf mois je ne peux voir personnes. Cela est mon seul moyen de communication sans retour, bien que l’on m’a dit que les messages arrivent toujours à leurs destinataires, je ne suis pas trop sûre de cela mais... Le fait d’écrire me rend heureuse, c’est comme si je parlais avec l’au-delà alors qu’il ne s’agit que du monde extérieur, et à chaque mot, je souriais. Myo, quant à lui, préfère rester ici pour vivre la même chose que moi, j'aurais au moins préférer qu'il parte avec mes autres, mais les autres ne sont-ils pas déjà loin ou même méconnaissable, fondu dans la masse de la population terrestre ou dans n'importe quel univers, à l'heure qu'il est ? Il profite donc du peu de bonheur que j'ai à lui offrir, au travers de cet enfant. J’ai envie de montrer qu’à présent je suis une femme qui apprécie la vie à sa juste valeur et qui évite d’être tourmentée chaque jour… j’aimerais retrouver ma liberté mais je me retiens car je sais que je vais recevoir une réponse, par ses petits bouts de papiers,… bientôt… je le sais…

« Ne sois sans crainte par ces nombreux messages mais c’est à présent mon seul moyen de te parler. J’aimerais savoir si tout va bien, je sais que c’est une question que tu n’aimes pas entendre mais cela est quelque chose d’important. Il faut que tu sache que tu as possibilité d’aller le plus loin possible, même en tant que Faucheuse… nous avons tous un avenir. Cet avenir qui nous révèle des joies, des craintes certes mais quand le temps passe et avec un peu d’espérance, on arrive à avoir ce que l’on aimerait le plus au monde. Sois courageuse Chizu, je suis avec toi. Mya. »

« Il m’arrive parfois d’être cette personne courageuse dans un monde emplit de personnes égales à des monstres crachant leurs haines sur nos visages. Il m’arrive parfois d’être cette même personne haineuse qui gâche la vie des gens tout en les enviant. Mais il m’arrive aussi d’être la personne que je n’aimerais pas être ou la personne que j’aimerais être à l’avenir, cette personne souriante, dans le passé, puis maintenant, une personne qui cache ses émotions comme si tout allait bien. Ne ressent-tu parfois pas la même chose Chizu ? Mya. »

« Il est difficile de restée seule dans un monde familier plus de quelques nuits dans la saison. Qu’elle soit printanière ou estivale, nous ne sommes plus vraiment les mêmes quand notre avenirs n’est pas tracé. Tel un sentier de sable, le vent change toujours sa trajectoire. L’inspiration me manque Chizu, pas pour toi ? Mya. »

Alors que le mois décisif approche, je n’arrive plus à savoir si ma situation présage le bien ou le mal. La douleur tout comme l’impatience me ronge, les pleurs et les sourires deviennent de plus en plus incohérents voir ressemblant à ce que je suis habituellement. Il faut que je parte, c’est risqué oui, mais Chizu n’a pas le droit de rester si seule auprès de cette déesse. Je n’ai pas eu de réponse à mes messages et je m’inquiète. Le temps est passé et cela fait bien des mois que nous ne nous sommes pas vue mais… il me faut des nouvelles, de quoi envoyer un signe aux autres, pour dire que tout va bien… Je n'aurais jamais le courage de dire à Myo d'y aller avec moi ou encore à ma place, il pourrait risqué des choses bien pire que se que j'endure actuellement donc... il vaut mieux que j'y aille de moi même. Le risque parait trop important mais tout est déjà en marche et rien ne peut arrêter la course folle vers la vérité. Tout comme une armée en marche vers le plus grand... et dernier royaume d'un pays.
Je prends probablement la pire décision de toute mon existence en m’échappant de l’empire sans que Dévandra et Myo ne le sache même si ils le sauront bien tôt ou tard. Etant trop affaiblie pour pouvoir me transformer, [moment wtf bonjour] j’appelle un grand étalon blanc une fois après être entrée dans la forêt. Au trot, j’arrive à l’entrée du manoir de Yakyra lorsque l’aube dévoile ses premiers rayons de soleil. Je descends de l’animal, lui chuchotant à l’oreille de rester sur place jusqu’à mon retour et de fuir une fois que le soleil sera à son plus haut point [donc midi].
Je frotte ma tunique entièrement blanche, brodée d’un bandeau rouge au-dessous de la poitrine, tout en enlevant la capuche d’une grande cape en satin de couleur uniforme, laissant apparaitre mes cheveux blonds tressés en épi sur le côté. Les mains croisées vers l’avant, je m’apprête à toquer mais soudainement, les portes s’ouvrent toutes seules. Yakyra était là…
Je sens aussi une présence dans mon dos, mais je n'arrive à savoir qui c'est, et je suis dans l'impossibilité de la voir.

**
NAÏVETE POWAAAAAAAAAAAAAAAAAA !


*Oui la famille royale y est toujours mais j’ai pas voulu les cités, ça date un peu trop puis cela n’a plus beaucoup d’importance.


Dernière édition par Luw le Dim 10 Mai - 17:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Jeu 7 Mai - 23:17

Suite prochaine du post, merci de ne rien mettre et attendre.

___________
"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


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Merci à ma petite Haruka chérie pour cette merveilleuse signature que j'aime beaucoup,
l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
Un superbe cadeau pour mes 16 ans... ♥
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Un autre grand merci à Haruka pour ces deux signatures et cet avatar,
offerts pour les 17 ans.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Dim 10 Mai - 19:21

La tête haute, les yeux grands ouverts et fixant l’allure imposante de la déesse, j’ouvre la bouche, mais les mots sont encore bloqué dans ma gorge engourdis. Ni même un souffle, ni même un cri ou une résonance quelconque ne vient sortir de mes poumons, dans mon corps si oppressé par la peur, la grandeur du manoir, la grandeur de cette femme ou encore cette présence indescriptible derrière moi. Invisible soit-elle, je n’arrive pas à poser de nom car aucun signe ne la décrit. Peu importe. Je profite de l’abstraction que j’apporte à cette âme errante pour enfin dire mes mots. Des mots que je pense et rêve depuis des jours, comme réglés et accordés sur du papier à musique. Pas de bégaiements, pas d’interruptions causées par le doute ni de regards en travers. Pour les quelques rares fois, je parle véritablement à la Déesse des Ténèbres.

« Bonjour, Yakyra. Je me permets de venir vers toi pour te demander des nouvelles. Des nouvelles de Chizu. Bien qu’elle soit ta fille ou qu’elle soit faucheuse, je tiens à la voir et à discuter avec elle, et ça, avec toutes sincérités et respect envers elle et sa chère mère, toi. »

Pendant plus d’une seconde, son regard au dépars normal et peu glacial, affiche une lueur mais je ne saurais point la décrire. Un léger sourire vient redessiner sa bouche fine et rouge et ses yeux viennent lentement me dévisager, contournant les courbes de mon ventre puis, jusqu’au sol et même au coin de l’œil elle a regardé l’étalon blanc, sautillant brusquement par ce simple regard. Soudainement elle reporte son attention sur moi, ce qui me fait légèrement reculer en arrière mais, la voix douce et chantante de la déesse vient à réduire une petite partie d’angoisse que contenait mon esprit.

« Oh quelle surprise, tendre et douce Mya. Je suis flattée que tu donnes tant d’effort pour venir jusqu’ici, afin de connaitre le renouveau de la vie de ma tendre et chère fille. Effectivement elle est à l’étage, je t’en prie, entre donc afin de l’attendre confortablement. Etre debout au soleil n’est pas très bon pour le petit enfant… »

Elle s’écarta du passage dans l’entrée jusqu’à ce que je me décide à franchir la porte de l’imposant et somptueux manoir. Les mains moites, je reste sur place, douteuse et craintive, comme avec un mauvais pressentiment. Mais qu’importe, je suis ici pour une seule et unique raison. Non pas pour bavarder sur des sujets divers ou se chamailler… non, une seule chose.

« Installes toi donc, cette petite doit encore somnoler. Il est encore tôt et tout le monde sait que les femmes de notre époque sont plus flemmardes que nous autres. Heureusement que tu n’en fait pas partit, tu es encore très courageuse, Mya… »

Dans ses paroles calmes et presque chantantes, elle dirigea son bras vers la petite table du salon et s’en alla vers l’escalier à l’autre bout du couloir. Ce salon est identique à la fois où les dieux sont apparu, rien à changer, ni les meubles, ni les décors… tout était parfait. Je dévisage discrètement la déesse avant de marcher, d’un pas hésitant, jusqu’au canapé. Je m’y installe alors qu’un magnifique service en argent apparait harmonieusement sur la petite table avec deux tasse gravées de symboles anciens et d’un plateau étincelant parsemé de fines gourmandises afin d’accompagner cet appréciable boisson du matin.
Pas un bruit ne raisonne depuis les couloirs, d’un geste douteux, je glisse mon indexe dans la poignée de la petite tasse afin d’y trempées mes lèvres, quelque peu gênée d’apprécier ce moment sans Chizu. Soudainement, j’aperçois une trainée brillante au coin de la pièce. Sur la commode, entre un vase et une statuette de lion en bronze, une lettre y est dressée. Reconnaissant cette couleur et cette trainée poussiéreuse entre mille, je m’empresse de prendre et d’ouvrir l’enveloppe soigneusement fermée par un seau doré sans logo apparent. En lisant les quelques mots écrits à la main, je tangue vers l’avant, comprenant la situation.

« J'ai bien reçus tout tes messages, mais ai été dans l'impossibilité de te répondre jusqu'à présent. Je ne sais pas comment ils sont parvenus jusqu'à moi toutefois... Qu'importe. Je n'ai pas vraiment le temps de répondre à toutes tes questions, je suis un peu débordée en ce moment.... Quoi qu'il en soit ne t'en fait pas pour moi, je ne peux pas te dire où je suis en ce moment, ni même ce que je fais, par précaution. J'espère que tu vas bien. Je te réécrirai très vite. Chizu. »

J’ai eu ma réponse, sa y’est, mais je suis à présent prise au piège… on m’a mentit, depuis le début.

« Non… non… ! » soufflai-je.

Je lâche la lettre qui retombe allègrement au sol, aux pieds de Yakyra qui me dévisage de nouveau avec un léger sourire en coin. Je reste immobile un instant, le regard furieux. Mais ma colère s’échappe vite de mon esprit quand je sens mes chevilles tremblotantes, je reste fixe, les yeux peu à peu vides de toutes expressions. Je tente en vain de comprendre ce que la déesse raconte mais mes oreilles s’embourbent dans un flou total. Je laisse mes bras ballottés sur le tissu blanc, fin et froissé de ma tunique qui frôle le sol. Je cherche à comprendre au plus profond de moi-même pourquoi je suis aussi inactive de tous mouvements et de tous sens. Ma bouche ne veut plus prononcer un seul mot… Je ne sens rien. Seulement ma respiration, lente…inquiète et profonde. Je tente en vain de sentir les battements de mon cœur, mais sans résultat. Un souffle traverse le long de mes jambes et une vive douleur vient soudainement s’emparer de mon dos, comme une vague de froid transpercée par un cri de douleur qui arrive enfin à se libérer de ma bouche. Mon corps se relâche d’un seul mouvement. Je m’écroule au sol, incapable de réagir, une chaleur empoisonnante vient redresser ma colonne vertébrale à chaque instant, comme une torche vivante qu’on éteint et qu’on rallume. Le mal s’affaiblit un instant avant qu’une douleur intenable vient comme poignarder mon ventre. Je me retourne sur le dos, me redresse en me tenant la taille, des cris sortes de ma bouche, encore une fois. La douleur s’intensifie à chaque seconde, j’ai froid, chaud, je me sens mal.
Je rêve peut être… du mal qui s’en prend à moi, ou que ma mort est subitement arrivé mais…
La douleur s’arrête et reprend de nouveau alors que Yakyra profite de mon incapacité à bouger pour me déplacer dans l’une des chambres du manoir. Je la vois fermer la porte derrière elle alors que je sens que le moment est venu… pour l’arrivée du bébé.
Je cri, de douleurs et de larmes. Désespérée, mon corps se vide de toutes forces. Mais soudainement, je sens de nouveau cette présence, étrangement j'ai comme l'impression qu'on enlace ma main et l'impression d'entendre une phrase comme "Je suis là avec toi. Ne t'inquiète pas."... Je dois très certainement halluciner. La douleur est intenable jusqu’à ce que retentisse les pleures du nouveau-né. J’aperçois son regard, si brillant et si beau, ses petites mains dans les miennes et sa tête au creux de mon bras, c’est un garçon.
Mes yeux se vidèrent de leurs larmes, est-ce de la joie ou de la tristesse, je ne sais pas… je regarde la fenêtre et tente de lever ma main vers celle-ci, mais mon regard se floute, les petits cris de l’enfant deviennent de plus en plus lointains… puis…



Est-ce donc comme cela que finit mon règne, mon histoire, ma vie ? Ce moment joyeux, de donner la vie, ressemble-t-il vraiment à cela ? Sans personne, ni amour, ni dieux ni déesses, je n’étais rien et ainsi, je me retrouve seule. La tristesse dans l’âme. La mort dans le cœur, toutes ses années, pleines de joies ou de larmes restent gravées je ne sais où. Dans mon esprit, sur mon corps, dans ma tête ? M’en souviendrai-je un jour ou l’autre ? Si je ne suis plus là, alors les autres ne me verront plus… mais les verrais-je un autre jour, en souvenir de toutes ses années ? Rien qu’une image d’eux, dans mon esprit envolé, rien qu’un souvenir, dans mon âme prête à errée dans un monde inconnu … Serais-je capable de me rappeler qui je suis, qui j’étais, qui je serais, une fois dans l’au-delà ?

Avant que mes yeux ne se ferment à jamais, j’eu en tête l’image de mon être tant aimer qui mourra aussi car il est ma moitié, mon tout et mon seul amour vécu durant toute cette vie. Avant que mes yeux ne se ferment à jamais, j’eu mon regard posé sur l’être auquel j’ai donné la vie, le seul, qui vivra dans l’inconnu, grâce à qui… je ne le saurais jamais. Ce petit garçon… et bien, avant que mes yeux ne se ferment à jamais, de ma bouche, j’ai cru y prononcé son nom… celui de Nao.


***
Blup blup blup.
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MessageSujet: Re: Aborijini no bunshō. Les écrits ancestraux. L'Elue   Lun 11 Mai - 1:13

En la sentant arriver elle hésita à renvoyer la jeune fille, mais finalement décida d'attendre le motif de sa visite, bien qu'elle s'en doutasse. Elle venait en effet pour Chizu, mais hors de question de lui dire qu'elle se trompait. Elle fit donc mine de monter à l'étage, et en profita pour faire apparaître la lettre. Cette infime trace énergétique, sortie de nulle part, et cherchant son chemin. Ce petit bout de papier qu'elle avait intercepté. Car c'était le premier qui partait de cette zone inconnue, et non à y parvenir. Bien que Chizu n'y indiquait pas sa position, dans le cas contraire Yakyra n'aurait pas non plus cherché à aller la voir. Sa fille était partie et continuait sa vie de son côté.
Alors qu'elle comprenait enfin que de par son existence et son caractère elle ne pouvait être complètement honnête qu'avec une unique personne et qu'elle répondait à son regard furieux en arguant qu'elle avait obtenu ce qu'elle était venue chercher, à savoir des nouvelles de Chizu, elle vit la jeune fille s'effondrer de douleur et comprit bien avant que le moment était venu. Elle emmena donc Mya dans l'une des chambres, et se contenta de sortir de la pièce, attendant tranquillement dans une pièce attenante que tout se finisse, sans envisager une seconde d'intervenir.
Quand le bébé se mit à geindre, plusieurs minutes après le dernier souffle de sa mère, Yakyra entra dans la pièce et le prit dans ses bras. Etre au contact de bras vivants sembla légèrement le calmer. La Déesse alla à la fenêtre qui s'ouvrit, déploya ses ailes et se rendit devant l'une des entrées de l'Empire. Evidemment le portail lui été fermé, et elle pouvait sentir au-travers l'animosité à son égard. Elle prit la parole d'une voix neutre et forte :

"Dévandra, ouvre-moi. Je suis peut-être pour toi la cause de la mort de tes protégés, chose dont je serai ravie de discuter, mais une autre fois. Car cet enfant est tout ce qu'il reste de la défunte Princesse Ancestrale. Il appartient à ton monde. Et tu sais que chaque seconde qu'il passe à mon contact peut lui être terriblement nuisible. Si tu me refuses toujours l'entrée de ta demeure, je vais devoir m'en occuper. Et nul doute n'est permis quant à mon traitement des enfants. Je le laisserai simplement ici, dans le vide, coincé entre plusieurs univers. Endroit qui causera sa mort en quelques secondes. Ce n'est pas ce que tu souhaites. Ce n'est pas non plus une menace, simplement l'énonciation de ce qu'il se passera."

Au bout de quelques secondes le portail s'ouvrit, mais Yakyra sentit que cela se faisait à contre-cœur. Elle se retrouva dans le hall du Palais, entourée d'esprits qui se tendirent et se tinrent prêts dès qu'elle apparut. En face d'elle arrivait Dévandra, à grands pas. A peine Yakyra tendit-elle les bras vers l'avant que l'esprit s'en empara, presque en l'arrachant, et recula, ses yeux allant de l'enfant à la déesse. Cette dernière allait partir mais fit soudain demi-tour, ce qui obligea les rangs qui s'étaient refermés derrière elle, comme pour la chasser et l'éloigner autant que possible de l'enfant à s'écarter brusquement, sous l'ampleur de ses ailes. Son regard froid plongé dans celui de Dévandra elle se contenta de prononcer un mot, "Nao", avant de prendre son envol et quitter cet univers où elle n'était pas la bienvenue.
Elle ne rentra pas chez elle mais entra dans un autre monde, une plaine infinie et verdoyante, ondulant sous un vent toujours présent. Elle replia ses ailes et attendit quelques minutes avant de prendre la parole. Elle semblait parler dans le vide, mais elle savait qu'il l'entendrait, s'il n'était pas déjà en chemin pour la rejoindre :

"Tu peux me faire tous les reproches que tu souhaites concernant Mya. J'aurais pu éviter sa mort en intervenant, lui insuffler de l'énergie ou faire disparaître la douleur. Tu as une infinité d'arguments à ta disposition et mon attitude n'est peut-être pas justifiable. Cependant, je n'ai pas de réelle tristesse et de profonds regrets, car c'était une inconnue pour moi. Je sais que cela n'est pas en ma faveur, et que tu étais attaché, si ce n'est très attaché, à cette petite. Mais le temps court, et les changements sont nécessaires. Il faut accepter que du sang neuf irrigue le fleuve du monde. Et qui sait, peut-être que vous reverrez Mya dans les yeux ou le sourire de l'enfant.
De toute manière tu n'es pas en position de me faire la leçon. Tu es sûrement de manière générale plus irréprochable que moi. Cela n'a probablement aucun rapport avec le début de mon discours, mais tu es celui sur lequel je suis supposée pouvoir toujours compter, or comment cela peut-il être possible quand je ne peux pas avoir confiance en toi ? Tu m'abandonnes à deux reprises successives, me caches des choses, me mens et me trahis. Dans ces conditions je ne peux pas m'appuyer sur toi, cela est au-dessus de mes moyens. Tu dois m'accorder que malgré tout ce que j'ai pu faire, je n'ai jamais été aussi cruelle que toi. Parce que j'accepte que les gens me repoussent et se méfient, cela blesse parfois, mais permet de les préserver, et se préserver. Alors que toi, tout le monde t'apprécie, et pourtant derrière ce masque rassurant que tu arbores tu es si perfide. Même moi je me suis laissée berner... Quelle imbécile ! Tu vas sûrement me demander de quoi je parle. Pour les abandons, tu sais très bien. Cela remonte à très loin, mais les cicatrices sont toujours là et ne partiront jamais. C'est une plaie qui continue à saigner, goutte par goutte. Et pour le reste, je parle de Dévandra. Cette femme qui n'est censée n'avoir été que ton élève, mais qui est bien plus. Je le sais. Comment sinon expliquer ton empressement à toujours aller la voir, t'occuper d'elle et te ranger à ses côtés, et surtout lui donner ta bague, la bague. Ne dis pas que tu ne savais pas, c'est faux. Tu n'as pas pu oublié ce moment, enfants, ni ce qu'elle représentait pour moi. Tu me l'as toujours refusée, et pourtant à la première occasion tu la lui offres. Comment crois-tu que je le prenne ? Alors oui, tu m'as caché nombre de choses concernant Dévandra, rien que ce cadeau que j'ai découvert par hasard. Tu m'as menti au sujet de la relation que vous aviez, me trahissant par là-même. Et quand je pense que sans honte aucune, et la conscience tranquille, tu me prenais ensuite dans tes bras. Oh comme tu devais rire de la situation ! La naïve et innocente Yakyra, dupée et piégée par l'insoupçonnable et sournois Kao ! Les choses changent, comme je disais, et il faut l'accepter.
Peut-être que je suis encore dans ma rêverie, que j'ai depuis longtemps perdu toute importance et tout intérêt à tes yeux, que je ne signifie déjà plus rien pour toi et que tu ne daigneras même pas me répondre. Dans le cas contraire, crois-moi que je suis prête à écouter tes justifications, pour peut-être essayer de comprendre tes motivations. J'émets cependant une condition : je veux la vérité, à propos de tout ce que j'ai évoqué. Je sais qu'au fond tu n'es pas mauvais, ton cœur n'est pas noir et peut-être que tu ne te rends pas compte, mais à agir ainsi tu ne répands que le malheur : tu m'empêches de tourner définitivement la page, la tenant du bout du doigt, et par conséquent tu n'accordes pas autant d'attention à Dévandra que tu le pourrais. Ne te sens pas obligé d'avoir encore quelques gestes à mon égard simplement pour entretenir l'ambiguïté et ainsi être certain que je ne pique pas une crise et décide de me venger sur l'Empire ou Dévandra, découvrant que j'ai fait mon temps et que c'est à Dévandra que tu veux te consacrer. Tout ceci est derrière moi à présent. Je veux simplement... savoir. Que tu sois honnête. Et cela te permettra également ensuite de ne plus avoir à te comporter comme à présent, tu seras libre de faire ce que tu souhaites sans te cacher, les choses ayant été clarifiées.
Tu te demandes si je ne suis pas en train de mentir et essayer de te manipuler. A quoi cela me servirait-il de m'exposer si dangereusement et ouvertement en te parlant de toutes mes faiblesses ? Bien que je pourrais vouloir paraître faible et inoffensive, te dire tout ce que j'ai sur le cœur et la conscience ferait trop gros, une très mauvaise actrice.
Une fois que j'aurais eu ma réponse, sous forme de silence ou de paroles, je rentrerai simplement chez moi pour y réfléchir, et attendre que le temps s'écoule. Que puis-je faire d'autre ? Je le répète : je sais que j'ai fait mon temps. Cela a été dur à admettre, mais je ne peux plus reculer face à la vérité. Hikari, Maria, Dévandra, Chizu, et même Mya. La peur que j'inspirais a disparu, ce qui empêchait d'agir est mort, et on renie mon autorité, on me défie, on me jette dehors, on m'efface de sa vie, on s'adresse à moi comme à une égale en venant réclamer des choses. Alors pourquoi serais-tu une exception ? Tu peux me préférer Dévandra, je n'ai rien à exiger de toi et tu n'as aucun compte à me rendre. D'autant qu'elle te correspond bien plus. Je crois que tout cela a été déclenché par la lassitude. Celle de, presque toujours, se comporter de manière parfaite en ma présence, et n'obtenir que mépris et dédain de ma part en retour, pour vous tous. N'est-ce pas vrai ? J'étais enfermée dans ma bulle de suffisance, sans me rendre compte que ce n'était pas devant moi mais devant le destin qu'on s'inclinait, et la destinée a continué à avancer et s'accomplir sans moi. Jusqu'à ce que ma bulle éclate d'elle-même, le temps de sa disparition étant venu, et me projette dans le présent sans que je ne comprenne les changements qui s'étaient opérés devant moi sans que je ne les vois derrière mon masque de rejet."
Pour la petite touche musicale...:
 

___________
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