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 Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Sam 2 Aoû - 19:04

Malgré ses craintes, le sort avait fonctionné, et il n'avait pas perdu la mémoire. Il avait désormais un temps d'avance sur tout le monde. Même les Créateurs ne pouvaient résister à un tel sort. Il savait aussi qu'Aylana restait bel et bien la pièce la plus dangereuse de la partie. Celle de sa victoire ou de sa défaite. Tout dépendait de si elle possédait encore une once de sentiment en elle. Mais pour le moment il devait avoir une discussion avec une toute autre personne. Il projeta son esprit pour vérifier que cette dernière était toujours dans les Enfers Factices et remarqua qu'Aylana était déjà là bas.
Claquant des doigts, il s'y matérialisa d'abord sous la forme d'un démon. Il profita de cette apparence pour s'approcher de Maria et de la déesse du Mal. Reprenant subitement sa forme divine, il entama :
" Eh bien, une réunion aux sommets sans m'inviter ? Oh, ça me peine. Quoi ? Je  ne suis pas concerné par cette histoire. Ais-je donc si bien réussi mon coup que personne ne s'en est rendu compte ? Vous me décevez. Bon autant que je vous explique le tout désormais."
Il posa ses mains sur leur front et envoya les souvenirs de l'histoire :
Kao venait de perdre Aylana pour la seconde fois à cause de la boucle installée par les Créateurs. Heureusement, il avait une marche de mouvement, des petites modifications n'altérant pas la boucle. Il allait donc pouvoir créer un plan. Cela prendrait du temps, mais il en avait à revendre.
C'est au niveau de la dixième boucle que l'occasion se présenta : Aylana venait de faire part à Kao de son ennuie. Il lui rétorqua qu'il n'y pouvait rien. C'était la chance qu'il devait saisir ! Déclencher une folie sanguinaire, trouver une future apprentie pou Aylana et forcer la rencontre. Trouver une jeune femme fut la partie la plus dure. Peu correspondaient aux caractéristiques voulues, et encore moins pouvaient être le centre d'une tuerie. C'est durant le Moyen-âge qu'il la trouva. Jeune, rousse et amoureuse. Parfait. Première étape induire dans l'esprit de la déesse du Mal de se trouver ici lors de l'émeute. Ce n'était pas la plus simple, mais à l'aide de sortilèges subtils il y parvint. La seconde consistait simplement à déclencher une épidémie de peste. La faute serait reportée sur la rousse. Si ce la ne fonctionnait pas immédiatement, un léger sort ferait l'affaire. Mais cela fonctionna. Et le rencontre eu lieu. Leurs deux tempéraments proches permettraient à un conflit de pouvoir de s'installer lors d'une rupture de la boucle, et les Créateurs pourraient enfin être vaincus à l'aide d'un plan farfelu.
"Maintenant vous comprenez les vraies raisons de votre rencontre. Oh vous m'en voulez, cela se voit dans vos yeux. C'est triste. Aylana, je sais déjà que tu ne veux pas me croire même si tu sens que ces images sont réelles. Croyez-moi, c'est le seul moyen de nous sauver du joug cruel des Créateurs. J'imagine que tu as des questions ma très chère sœur de création. Je te suivrai là où tu voudras pour y répondre. J'en imagine déjà la teneur : pourquoi cette faille. Hum, d'ailleurs vu la facilité avec laquelle je me suis introduite, je pense que je peux la refermer."
Il s'approcha de la crevasse orangée tranchant le continent ténébreux en deux et incanta lentement :
"Crevasse, ton office tu as rempli, partir tu peux et je t'ordonne !"
Le sol trembla et la faille disparut.
Le mage se rendit immatériel pour éviter de se faire trucider pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 3 Aoû - 12:51

Elle écouta ses paroles et laissa les images venir à elle. Son regard laissa transparaître sa perplexité. Elle pinça les lèvres devant sa remarque, et réfléchit pendant ces quelques secondes. C'est bon, elle avait fini la prévision de ce qu'elle allait faire. Il devint immatériel. Par esprit, elle lâcha une sorte de petit soupir amusé.

"Tu as donc peur de moi à ce point, pour fuir de la sorte ? D'après ce que je vois, je n'inspire que la crainte, même aux personnes comme toi qui ne sont plus dupes de mes petits tours de passe-passe et autres démonstrations de pouvoir..."

Sa voix, dénuée de tout sentiment, brisa le silence qui s'était établi :

"Kao, reste là je reviens."

Elle disparut l'instant d'après pour se retrouver dans son manoir.

"Chizu..."

A son prénom, la jeune fille se retourna pour faire face à la Déesse.

"Tu vas devoir rester ici, j'ai quelques petites choses à régler... Ne prends pas mal le fait que je t'enfermes à la maison, mais je ne veux pas que tu fasses de bêtises, et je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, je n'aime que les contre-temps amusants, et celui-là ne le serait pas. Sois sage, et on ira ensemble chercher un jouet pour nous amuser après..."

Elle avança la tête vers elle, comme si elle souhaitait l'embrasser sur le front, avant de reculer. Sa main se leva, mais sur le point de frôler la joue de la jeune fille, hésita, et finalement retourna pendre le long de la hanche de la Déesse. Yakyra se détourna à cet instant, fit quelques pas, peut-être le temps d'installer les protections nécessaires à sa demeure, et s'effaça, telle une chape de brume. Pas un instant elle avait directement regardé sa fille, de sorte qu'elle n'avait pas pu voir les émotions passant dans son regard.
Elle revint dans les Enfers. Son perdre un instant, elle regarda Kao :

"Toi viens faut qu'on parle et qu'on fasse quelques mises au point".

Devant son regard et l'inflexion de sa voix, il redevint matériel. Elle lui prit le poignet, et s'apprêta à partir, quand elle fut coupée dans son élan par une voix :

"Ya...
-TOI LA FERME !!!"

Sa tête se tourna vers Maria avec un mouvement mécanique, presque robotique. Son œil la fusilla. Une aura noire l'entourait, et ses cheveux, volant en tous sens autour d'elle, semblaient habités par un esprit fou. Une violente secousse ébranla tout l'Univers, et dura une dizaine de secondes. Puis Yakyra disparut brusquement, entraînant Kao avec elle.
Ils firent irruption dans une clairière de taille plutôt moyenne, au pied d'un grand arbre millénaire dont le couvert leur permettait d'être à l’ombre. Plus aucune trace de la colère subite qui l'avait possédée n'était visible chez Yakyra. Elle était redevenue celle qu'elle était dans la vie de tous les jours. Elle lâcha le bras de Kao. Une marque noire était imprimée sur sa peau là elle l'avait tenu. Elle ne s'excusa ni ne railla. Elle se mit face au Dieu, bras croisés, avant de finalement s'appuyer légèrement sur le tronc, dans une pose plutôt nonchalante.

"J'attends Kao. Que tu m'expliques ce que tu as encore fait comme bêtise que tu as cru une prouesse d'intelligence. Tu ne me sous-estimes pas au point de penser que je n'ai pas remarqué que des Démons ont attaqués les Enfers, par cette faille, qui était en fait un pont de ta création reliant ce monde à un autre que tu as protégé et caché ? Car si c'est le cas, je me vois obligée de t'annoncer que tu es en danger de mort imminente. J'ai tout mon temps, donc tu peux expliquer et tu justifier autant que tu le souhaites, ne suis-je pas gentille de t'accorder toute cette attention ? En même temps, j'ai l'éternité pour moi alors..."

S'en suivit un bref éclat de rire, sonnant plutôt comme le crissement d'une craie sur un tableau, mêlé à la brisure d'une verrerie. Elle pencha la tête sur le côté, de manière à l'appuyer contre l'arbre, et attendit, le fixant de son œil droit.

"C'est quand tu veux. Fais tout de même attention à ne pas dépasser les limites, mes limites. Depuis le temps tu devrais les connaître... Et tu sais que je préviens toujours avant de réprimer. Mais parle mon cher, je sais que tu en brûles de désir. Je sais que tu me pardonnes d'avance si je te coupe la parole à cause d'une naïveté ou fausseté trop évidente dans tes propos...
Oh, une dernière chose : c'est donc bien pour cette raison que ce jour-là tu es venu chez moi sans raison apparente et que tu as fait exprès de créer cette dispute inutile, puis de dépasser les bornes pour que j'aille essayer de me calmer par la souffrance d'autrui..."

Elle resta là, caricaturant une élève attentive devant le professeur qu'elle idolâtre et frémissante de boire chaque parole qu'il prononcera. Mais elle ne pouvait totalement dissimulé le sourire mi-cruel mi-amusé de ses lèvres. Ce n'était de toute manière pas son attention.

___________
"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


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Merci à ma petite Haruka chérie pour cette merveilleuse signature que j'aime beaucoup,
l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 3 Aoû - 13:42

Faisant disparaître la trace noire de son bras d'un geste las, Kao lui répliqua :
"Ainsi donc ma chère Aylana, le jour où tout se finira approche à grands pas. Me traiter de lâche et naïf tu continueras toujours. À moins qu'un incident ne te fasse changer, mais j'ai des doutes. Enfin bon, je vais te révéler la réalité sur cette faille ma chère. Elle aspire les démons noirs placés sur ces Enfers Factices, oui FACTICES ! Puis elle les renvoie dans tes enfers à toi. Oh, et bientôt le général Umaril enverra les troupes démoniaques détruire Maria. Je vois avouer que j'y suis pour quelque chose.
Tu crois réellement que j'allais laisser cette femme qui malgré être mon pion n'avait aucun droit sur tes terres, te voler les Enfers ? Non. Dès que j'ai compris qu'il allait y avoir le fameux retournement de pouvoir, j'ai agi, c'est tout. Le plan avance ma chère. Tu entreras bientôt en combat contre les Créateurs. Tout est planifié. Reste à savoir qui tuera Maria : Toi, tes démons où bien les Créateurs ? Après ça un combat intense s'en suivra, peut-être qu'une personne mourra et laissera tous ses espoirs sur une autre. C'est bien possible. Mais c'est prévu.
Mais voilà que je m'égare. Aylana, ma chère, je vais replacer les Enfers là où ils doivent être, ton royaume tu récupères. Mais il faudra éliminer Maria pour récupérer le trône."
Kao se détourna de la déesse et marcha lentement tout en marmonnant une incantation. Il leva ses deux mains devant lui et les rassembla. Un tremblement ébranla l'univers, et un éclair noir parcourut les cieux.
"Voilà, tu peux rentrer chez toi dès que tu le souhaites. Tu peux même laisser mon plan tomber à l'eau et laisser les Créateurs vaincre et détruire ce monde comme avec Abyssia. Mais tu peux aussi rester et pour une fois combattre main dans la main avec moi. Je ne te demande pas de changer tes bonnes habitudes, juste de te battre avec moi contre un ennemi commun.
Un message télépathique pour ton choix suffira."
Finissant sa phrase, il ne laissa pas le temps de répondre à la déesse et se dématérialisa sous ses yeux pour se retrouver dans son manoir.
Le vrai Kazuki y était toujours. Masquer sa trace et envoyer un clone magique avaient bien fonctionné pour influencer Chizu sur sa direction. Maintenant il lui fallait renvoyer Kazuki à Chizu.
"Bonjour Kazuki, tu te demandes ce que tu fais dans toute cette histoire, n'est-ce-pas ? Laisse-moi te rendre la mémoire."
Il lui toucha le front et incanta :
"Que la mémoire d'une vie passée ne reste pas perdue et que dans cet esprit déboussolé elle afflue !"
Et enfin Kazuki se souvint de tout, de Maria, du Moyen-âge, d'Aylana… Mais il venait de se rendre compte qu'il n'aimait réellement qu'une personne, malgré la chose qu'elle était : Chizu.
Kao ressentit ce sentiment et lui proposa un voyage rapide et gratuit jusqu'à elle :
"Tu veux retrouver celle que tu aimes ? Laisse-moi faire, je vais t'y amener."
Il prit le jeune homme par ses mains et le téléporta à la porte du manoir. Voyant par son énergie qu'elle était verrouillée, il détourna le système pour permettre seulement à Kazuki d'entrer à l'instant.
Toque, elle viendra, ouvre et tu verras.


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     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 3 Aoû - 16:12

Toujours appuyée contre son arbre, elle réfléchissait, tout en prêtant néanmoins une attention particulière à Kao, pour suivre ses déplacements et savoir ce qu'il faisait.

"Tss... C'est bien ce que je disais... Il fait des bêtises en croyant sauver le monde... Ah... Pourquoi je subis toujours les conséquences de ses mauvaises idées ? Bon, dans l'ordre. Kao. Chizu. Maria. Créateurs."

Elle perçut à cet instant la présence de Kazuki aux côtés de Kao, et leur déplacement.

"Intéressant... Même si je vais devoir révéler ma petite surprise... Mais de toute façon Chizu ne se fera pas prendre au piège, elle est au courant. Et oui Kao, j'ai toujours une longueur d'avance sur toi. Les problèmes ? Soit je les crée, soit je les résous."

Elle poussa un long et profond soupir, et attendit que Kao soit reparti pour se matérialiser devant chez elle. Elle croisa le regard de Kazuki, et à une certaine étincelle dans son regard, força son esprit pour regarder ses souvenirs.

"Oh, je vois, Kao t'as donc redonné la mémoire. Tu te rappelles donc ton amour inconditionnel pour cette chère Maria, ta cruelle séparation avec elle... Et les siècles de tortures diverses et variées que tu as subis... Non, tais toi. Tu vas me dire que maintenant, la seule que tu aimes vraiment, c'est Chizu, que Maria n'est rien pour toi, et tout le tralala d'une personne amoureuse. Tu sais quoi ? Au lieu de m'appeler Yakyra, appelle moi belle-maman.
Je ne t'invite pas à entrer, étant donné que tu n'es pas le bienvenu chez moi... Reste là sans bouger. Et si tu tentes quelque chose, je le saurai immédiatement et j'agirai en conséquence..."

Elle disparut et arriva devant l'autre Kazuki, qu'elle avait cherché et localisé pendant sa discussion avec l'autre. Sans lui laisser le temps de comprendre, elle l'emmena devant chez elle. Elle appela ensuite Chizu, l'invitant à se rendre dans l'un des salons, et l'y rejoignit en compagnie des deux Kazuki.

"Maintenant il est temps de rétablir la vérité. La vraie. Kao, je suppose que puisque je parle dans ton esprit tout en m'adressant à vois haute aux personnes présentes dans la pièce tu m'entends. C'est très bien."

Elle frappa dans ses mains, et le Kazuki qui avait été emmené par le Dieu disparut. Une fine poussière flotta un instant, avant de sembler être aspirée par le jeune homme. Yakyra gloussa doucement.

"Décidément, cette partie d'échecs est si amusante... Il y avait longtemps que je n'avais pas trompé l'ennui de l'immortalité avec tant d'intérêt. Je vais donc ici vous expliquer à vous trois ce qu'il vient de se passer. Kao, tu ne croyais quand même pas que tu tromperais aussi facilement tous les sortilèges de protection que j'avais installés autour de lui ? Je sais que tu es tout de même puissant, raison pour laquelle j'avais mis une protections ultime si tu passais outre les autres. Ce que tu as emmené chez toi, pensant que c'était le vrai Kao, n'était qu'un leurre. Mais pourquoi donc tu ne t'en ai pas aperçu ? Parce que j'ai transféré le fluide du garçon dans cette copie. Ainsi, le vrai a été relâché dans la nature, et n'était à tes yeux qu'une coquille vide, qui aurait pu tromper d'autres personnes, mais pas quelqu'un proche de la magie comme toi et moi. Et donc maintenant, une pièce fantôme de l'échiquier vient de disparaître et une autre a enlevé son camouflage... Un pion noir est là."

Elle regarda les deux jeunes gens, puis détourna la tête pour se concentrer, tout en les observant du coin de l’œil.

"Kao, tes paroles chaque fois me procurent une frisson de rire. Me battre main dans la main avec toi... Et tu penses m'amadouer en employant le terme "bonnes habitudes", comme si tu voulais par là essayer de me rassurer, dire que tu me comprends et que tu ne me juges pas. De toute façon tu peux bien penser ce que tu veux de moi, je n'en ai que faire. Si je prêtais attention à tout ce que les gens disent de moi... Sûr que j'aurais de quoi occuper mon immortalité. Non mais vraiment, tu m'as prise pour Dévandra ou quoi ? Je m'occupe de mes affaires. Ne crois pas devoir intervenir en justicier ou en grand frère défendant sa petite sœur, avec tes "elle pensait te prendre tes Enfers sans rien recevoir en retour". Je te l'ai dit, je suis grande, je sais me débrouiller toute seule. Je ne sais pas pourquoi tu as constamment ce besoin de me protéger, ni d'où ça vient. Mais c'est franchement agaçant.
Oh, et pour les Créateurs devant lesquels tu trembles rien qu'à prononcer leur nom, tu peux déjà t'installer sur ton siège pour profiter du spectacle, je m'occuperais d'eux. Seule. Personnellement, ça m'est complètement égal qu'ils détruisent des mondes ou non, j'ai mes affaires dans mon coin, et bien protégées, ils n'en viendront pas à bout. Donc dans le meilleur des cas, pardon, le pire, pour toi, je serais la seule à survivre, avec les personnes que j'aurais choisies, si j'en choisi.
Aux échecs, impossible pour une pièce noir de comploter avec une pièce blanche pour éliminer l'un de ses propres pions. Attention, ne te méprends pas : je ne m'abaisserais pas à m'occuper moi-même de ce pion. Non, quelqu'un d'autre fera le travail, pendant que je regarde. Et je viendrai pour le coup de grâce. Attentionné de ma part non ? De toute façon, ce n'est pas vraiment un pion noir. Disons qu'il est gris. Et n'étant pas de mon côté, c'est à éliminer. Pour te faire comprendre que je ne poignarde personne dans le dos. C'est trop lâche comme attitude.
Si tu veux une autre entrevue avec moi, prends rendez-vous par esprit, au lieu de t'inviter. De toute façon tu n'aurais pas intérêt à le faire, sinon tu auras une mauvaise surprise. Et si ça ne suffit pas, je la sortirais.
Donc, concernant ta demande de guerre ensemble, voici ma réponse : non."

Elle reporta à cet instant son attention sur Chizu et Kazuki. Les deux l'observaient, Chizu un peu étonnée et surprise, hésitante, n'osant croire après tout qu'elle était avec lui, pensant peut-être à une nouvelle ruse de Yakyra. Lui avait un regard de colère envers elle, il avait envie de se venger de tout ce qu'elle lui avait fait, même si à présent il était avec son aimée. Un froncement de sourcils de Yakyra, et il baissa le regard.

"Bien. Kao, fait. Chizu, fait. Il me reste juste Maria..."

"Chizu, dès que tu auras retrouvé tes esprits, rejoins-moi en bas, j'ai à te parler. Emmène l'humain si tu veux, qu'il soit là ou pas ne changera rien."

Elle sourit, ce sourire froid si caractéristique.

"Et puisque tu as été sage, j'en profiterai pour te laisser choisir le jouet... Bien sûr je te montrerai avant comment il faut s'en occuper..."

Elle se retourna, et sortit de la pièce. Le seul bruit venant d'elle fut celui de sa robe frôlant le sol.

"Maintenant, il ne me reste plus qu'à attendre qu'elle me rejoigne. La connaissant, je n'aurais pas longtemps à attendre..."

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 3 Aoû - 16:40

Tout continuait de se passer exactement comme prévu. Faisant croire à Aylana qu'il ne savait pas lequel était le vrai Kazuki, il avait fait en sorte de tomber à néant dans l'estime de Chizu. Cette dernière serait donc totalement dévouée à Aylana lors de la suite du plan. Savoir qu'Aylana ne se chargerait pas elle-même de Maria ne l'étonnait pas non plus. La déesse était toujours trop occupée avec son orgueil. Mais bientôt tout ceci changerait.
"Oh ma chère Aylana, toujours aussi orgueilleuse et têtue. Tu te perds dans ta propre fierté. Tu ne veux voir la réalité. Contre les Créateurs, tu ne peux rien seule !
Et je vois d'un coup que tu te demandes comment enlever l'immortalité de Maria. Sans cela tu ne pourras la tuer, même toi.
Donc je vais te remémorer les règles : soit nous lançons un sort d'annulation d'immortalité à DEUX, soit tu puises dans ta propre source de magie bénéfique. Aucun moyen de contourner les lois divines ma chère. Je te laisse réfléchir. Contacte-moi quand tu sauras !"

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 3 Aoû - 17:13

"Que veux-tu ? Tu me connais, j'ai une très haute opinion et estime de moi-même... Oui je suis hautaine, et mon égo est à la hauteur de mon orgueil. Je ne ravale pas ma fierté et ne laisse personne la piétiner. Je vois que tu commences enfin à me cerner, c'est bien, après plusieurs millénaires où tu m'as côtoyée. J'en suis terriblement flattée. C'est vrai, tant de compliments d'un coup, non il faut que tu arrêtes, je vais vraiment finir par en rougir.
L'immortalité de Maria n'est pas un problème, j'ai le temps de penser à un moyen de la lui ôter. Mais je m'inquiète un peu pour toi : tu dois entendre des voix, puisque je ne t'ai jamais posé cette question.
Ah, tu m'as mise de bonne humeur. Mais ne le fais pas trop souvent, je ne veux pas finir avec les réactions d'une adolescente humaine face à son premier amour, quand elle croit encore un peu au prince charmant et est aimée en retour du garçon..."

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Dim 3 Aoû - 18:08

PDV Kazuki


Le temps passe si lentement, un instant à rêvasser et un autre à essayer de se remémorer… Mais quoi donc ? Quel mystère, quelle misère, je suis anéanti, je suis… impuissant. Que ce soit d'un côté ou d'un autre, les deux mêmes « Kazuki » ont la même pensée. J'ai l'impression d'avoir perdu la notion du temps, la notion de mon propre corps. J'ai certainement perdu la vraie vie que je dois avoir, merveilleuse elle doit être… elle. Chaque rappel est comme une piqûre de douleur dans mon propre cœur, j'ai beau crier, je n'arrive pas à savoir lequel de Chizu ou moi a abandonné l'autre. Cette image d'elle si terrifiante est sellée dans ma mémoire, j'ai peur, mais une lueur d'espoir vient m'éclairer chaque instant, mais pas assez pour pouvoir la regarder en face.

Je sens de nouveau qu'on me téléporte ailleurs de l'arbre que j'avais trouvé pour m'abriter… Comme je sens également que des pas viennent à moi. Kazuki, reprends-toi ! Je lève mon corps entier pour me tenir debout dans une pièce face à Yakyra. L'autre partie de moi est placé face à celui qui m'a mis en sécurité pendant… je ne sais combien de temps. Sécurité ? C'est un trop grand mot… étant confronté à ses paroles, des gestes… une incantation ? Par le plus grand des hasards, mon reflet me regarde de la même façon lors de mon apparition face à lui. Je regarde Yakyra. D'un regard glacial, elle fait un seul geste pour que mon âme avide de tout souvenir reprenne vie à l'instant-même et pour que je redevienne un seul et même corps. Ainsi la réalité est exposée devant moi. Tout s’emmêle. De la souffrance, de la haine, de la tristesse… la rencontre de Maria à cette époque du Moyen-Age, je viens donc de là-bas.
On a rencontré sa famille lors d'un réveillon de noël. Etant le fils aîné, tous étaient fièrs de moi. Jamais le sourire de Maria était aussi grand, suite à cela, nos jours étaient remplis d'un soleil arborant de plus en plus notre joie de vivre. C'était beaucoup trop beau alors qu'elle était encore si jeune et que la guerre n’atteignait même pas notre amour. Même si la peste faisait rage, c'était déjà trop tard. Seule l’apparition d'une déesse arriva à bousculer l'histoire pour que je disparaisse de sa vue. Yakyra s'appelait-elle, une femme capable du mal comme si le monde était dans sa poche.
De la vengeance, c'est ce que je ressens quand je me souviens du mal qu'elle m'a fait, un jouet adressé à la torture, c'est ce que j'étais à ses propres yeux. Suite à ça, ravagée par la haine, Maria n'a pu s'empêcher de m'aimer d'avantage… mais en prenant le mauvais chemin. Ma famille… tout cela était de sa faute ! Mais... Qu'est-ce que je viens de… Si Maria a tué ma famille, alors comment...
La réalité est venue à ma rencontre, mon cœur a changé de place et je ne peux retenir qu'un seul nom : Chizu. Notre rencontre frappe mon esprit de plein fouet alors que les souvenirs s’enchaînent : telle une poupée de porcelaine, je l'ai recueillie chez moi, abîmée de toutes parts, elle ouvre les yeux pour que, en l'espace d'un instant, je tombe amoureux d'elle. De nouveau, mon âme est remplie d'incertitude quand l'image de Maria toujours vivante vient frapper mon esprit. Je ne veux pas reculer. De l’abandon ou de la peur ? Non, je ne veux plus y croire, peu importe si Chizu est du côté du mal, je voulais la revoir… Je suis sans doute trop pressé, mais je ne devrais pas être armé d'autant d'impatience, car je suis dans la réalité maintenant, dans le manoir que je redoute le plus.

Une seconde passe pour que je rêvasse encore une fois, avant de croiser son regard. Chizu, depuis si longtemps j'attends ce moment précis. Je ne fais même pas attention aux paroles de la déesse à cause de ce regard toujours aussi innocent et meurtrier qu'elle porte en elle. Mais ce regard m'est adressé, j'ai peur, mais je ne peux ressasser d'autres souvenirs. Je reporte mon attention sur Yakyra alors qu'une lueur de colère passe dans mes yeux. Mais c'est trop court pour que je puisse la regarder plus longtemps ou même pour que je puisse fuir.
 


PDV Chizu
J'ai écrit n'importe quoi... :youpi: Ya aucun ordre là-dedans, c'est le bordel et c'est nul, comme d'hab. Mais j'suis un peu fatiguée... ça part dans tous les sens sérieux, c'est super confus ce que je pense Chizu. Mais au pire moi je dis que c'est pas grave, débrouillez vous pour comprendre xd

Je serrai les dents quand je vis la personne qu'avait ramené ma mère. Kazuki. Ce seul nom me donnait envie de vomir, me retournait l'estomac et me remplissait de haine. Alors comme cela, ce cloporte avait osé revenir me voir ? Non, la chose la plus probable était que ma mère me l'ai ramené. Pour quelle raison ? Ça je l'ignore, et je n'irai de toute façon jamais lui faire l'affront de lire dans ses pensées. Mon regard se porta sur cet insecte misérable, ce détritus qui avait l'audace de se qualifier d'être humain. Sa simple vue me donnait envie de lui enfoncer mes ciseaux profondément dans la gorge et dans le reste de son corps pourri jusqu'à ce qu'il soit tellement amoché qu'il ne ressemblerait à rien d'autre qu'à un vulgaire tas de chair fumant. Je détournai le regard et enfonçai mes ongles dans mes côtes pour m’empêcher de lui sauter dessus. Si Yakyra l'avait amené ici, c'est qu'il y avait une raison. Autre que celle de m'offrir un jouet je veux dire. Je me contentai donc de regarder ma mère, tentant de montrer un visage ne trahissant aucune émotion. Cela m'était assez facile, ayant pour exemple la femme la plus impassible au monde... probablement. Je n'avais écouté que d'une oreille les dires de ma mère, et fis donc un effort pour me concentrer quand elle m'adressa la parole.

- Chizu, dès que tu auras retrouvé tes esprits, rejoins-moi en bas, j'ai à te parler. Emmène l'humain si tu veux, qu'il soit là ou pas ne changera rien.

Je hochai doucement la tête. Je ne comptais pas emmener Kazuki avec moi. Qu'il reste dans cette pièce et se jette par la fenêtre, je n'en ai absolument rien à faire. Je regardai Yakyra partir d'une démarche féline d'un air pensif, quand elle se retourna finalement et m'adressa un de ses sourires froids qui la caractérisaient.

- Et puisque tu as été sage, j'en profiterai pour te laisser choisir le jouet... Bien sûr je te montrerai avant comment il faut s'en occuper...

Mes yeux brillèrent tandis qu'un immense sourire se dessina sur mes lèvres. Enfin, j'allai pouvoir m'amuser ! Je ne veux pas dire, mais ce n'est pas trop tôt. Rester dans une pièce à ne rien faire et à tourner en rond toute la journée durant, très peu pour moi. Je m’apprêtais à quitter la pièce, quand mon regard se posa sur Kazuki me fixant comme s'il voyait un monstre. Je haussai un sourcil. Il croyait peut-être trouver la jeune fille innocente et douce que je me forçais à être en revenant ici, mais malheureusement pour lui, il se trompait. Le cœur est une chose fragile, et il avait écrasé le mien sans aucun scrupule. L'amour est une chose dangereuse, et incroyablement destructrice. Je ne veux jamais revivre la douleur que j'avais ressentie à ce moment-là. Plus jamais. Même si cela veut dire emprisonner mes sentiments au fond de moi, les étouffer petit à petit jusqu'à les faire disparaître. Je suis amoureuse de Kazuki ? Très bien. Et alors ? Je n'avais qu'à tuer mes sentiments. Et la meilleure façon de le faire, c'est de se mettre à détester cette personne. De toute façon je ne dois pas tenir si fort que ça à lui, on ne se connaît pas depuis beaucoup de temps.

Un sourire carnassier traversa mon visage, et je pris un air fière. Je n'avais aucun mal à prendre une attitude supérieure et hautaine. Si ma mère était une reine, elle m'avait appris à me comporter comme une princesse. Une princesse fière et obstinée, un peu à son image. Même si je ne mettais que rarement ce masque, j'avais gardé dans un coin de ma tête la façon dont il fallait se comporter quand je le revêtais. J'avais encore un peu de mal avec le langage soutenu qu'elle utilisait souvent, mais lui parler normalement comme je le faisais autrefois serait encore trop chaleureux. Je vais donc devoir me forcer un peu... C'est pour la bonne cause après tout, pour que je l'oublie vite et que mon cœur cesse de faire des bonds de deux mètres quand son regard croise le mien. Pour que mon cœur arrête de saigner et mettre fin à la douleur, tout simplement.

- Eh bien Kazuki, tu as fini de te traîner dans la poussière comme un cloporte ? Tu m'excuseras mais je dois aller retrouver ma mère... Je ne vais pas te dire te t'assoir ou de te mettre à l'aise, je ne veux pas que tu salisses les meubles avec ta crasse... Assieds-toi par terre comme un chien, cette place te convient très bien.

PDV Kazuki


J'ai finalement compris que Chizu n'était plus la même, son regard, cette retenue. Elle venait de perdre toutes raisons… Par ma faute. J'avais voulu la fuir en croyant ce qui était un simple mensonge, je suis trop naïf, un simple humain. Elles ont toutes les deux raison. Par la faute de Yakyra, ma bien aimée a perdu ce que je pensais être la prunelle de ses yeux : notre amour. Pourquoi suis-je aussi impuissant face à toutes ces choses ?!

Je regarde Chizu partir d'un pas retenu, tenant ses bras à deux mains, ayant l'air à la fois déterminée et ravagée par la haine. Ainsi, nous nous abandonnons tous les deux, l'un comme l'autre… son nom est à présent gravé en moi, mais ce regard annonce la haine qu'elle a contre moi, et donc cette frayeur de me revoir à nouveau. Je fais un pas,  en m'empêchant d'avancer d'avantage. Les bras ballant le long du corps, mon air débraillé par des habits salis par le temps passé à être enfermé prononcent mon état impassible, dénudé de toute joie et de toute émotion. A l'intérieur de mon regard, ma haine envers Yakyra s’accentue, c'est à cause d'elle… toutes ces choses… Je dois la revoir, elle doit m'expliquer, m'expliquer pourquoi avoir menti, menti sur ma famille.

Alors que la pièce est éteinte de tous vie et de bruit, je cesse de réfléchir pour me hâter de sortir  en cavale, elle ne doit pas être bien loin. Qu'elle soit ailleurs ou ici, elle doit savoir que je la cherche, j'en suis sûr. Je traverse les petites parties du manoir, incapable de m'arrêter, tel un fou cherchant la réalité de l'un de ses rêves. N'étais-je pas également comparé à l'un de ces fous, cherchant une toute dernière explication, avec pour seul avenir, le risque d'une mort avec le nom de sa bien aimée gravé en un seul mot dans son esprit ? J'étais un simple homme, un simple humain, courant au travers d'un enfer aussi dangereux que l'enfer réel. Je regarde d'un œil agité chaque tapisserie travaillée avec tant de détails. Le manoir d'une déesse telle que Yakyra ne devrait pas ressembler à ça…

J'arrive dans une grande salle décorée d'un grand parquet ciré avec soin où les meubles sont uniquement posés contre les murs. De grands lustres ornent le plafond noir, telles les illuminations d'une salle réservée aux bals les plus privilégiés. Essoufflé de fatigue et de démotivation je prends la décision de crier à haute voix le nom de celle de qui je dois obtenir des explications. C'est alors, qu'à ma grande surprise, la personne que je pensais ne jamais revoir apparaît en chair et en os devant mes yeux grands ouverts. Yakyra. Un grand silence s’établit alors que nous sommes à quelques mètres l'un de l'autre. Il n'y a cette fois-ci aucun sourire inscrit sur son visage, et son regard est impassible mais étonnamment sérieux. A peine prononce-t-elle son premier mot, que je suis éjecté au niveau des épaules sans aucun mouvement de sa part, pour que je me retrouve au sol, le regard fixé sur elle. Veut-elle me montrer que je suis véritablement un simple humain à ses yeux, même un microbe ? Elle doit avoir honte de moi, pour que je vienne jusqu’à elle. Je n'ose plus parler ni bouger, elle doit savoir que j’attends une explication, toute la vérité, maintenant…


Dernière édition par Luw le Mar 19 Aoû - 17:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Jeu 14 Aoû - 13:12

Arrivée dans les sous-sols, elle se dirigea vers la sphère noire, et y insuffla lentement, avec de multiples précautions, un peu de magie. Il fallait qu'elle reconstitue sa réserve, et elle savait que Chizu ne tarderait pas à venir, raison pour laquelle elle se permettait de le faire maintenant, car elle était consciente de la limite temporelle qu'il lui était aujourd'hui imposée. Généralement elle se perdait un peu au cours de ces séances, et en sortait souvent essoufflée. Or dans l'état actuel elle ne pouvait se permettre une telle chose.
La jeune fille arriva finalement, dans une attitude qu'elle n'adoptait pas souvent. Droite et le regard sûr, elle tentait d'imiter le port hautain et fier, le visage impassible et froid, le sentiment d'orgueil et de cruauté qui caractérisaient le personnage de la Déesse. Cette dernière se permit un demi-sourire devant Chizu.

"Je vois que tu as enfin compris de qui tu es la fille. Mais je doute que tu utilises en ce moment ce comportement envers la bonne personne. Tu te poses sûrement beaucoup de questions, et je vais y répondre. Mais avant tout assieds toi, et abandonne cette attitude qui se veut présomptueuse. Pas de ces choses-là avec moi."

Deux fauteuils apparurent à l'endroit qu'elle désigna d'un mouvement gracieux du bras. Elle-même s'y dirigea et prit place dans l'eau d'eux, le dos bien droit, appuyé contre le dossier, les bras délicatement posés sur les deux accoudoirs, et les jambes élégamment croisées, masquées par le pli de sa robe. Elle attendit que la jeune fille ait prit place. Au yeux de Chizu, sa mère fut sur le point de parler, puis fronça les sourcils, semblant assez contrariée.

"Je reviens Chizu, reste là."

Son ton n'admettait aucune contestation et ses paroles sonnèrent avec la sécheresse d'un ordre.
Yakyra avait perçu l'homme qui courait dans son manoir. La demeure n'avait placé sur son chemin que des pièces sans intérêt, jusqu'à cette grande salle de bal. En effet, ce qui avait importuné la Déesse était ces cris, ces appels, ce sentiment qu'elle allait venir parce qu'il l'appelait. Elle ne tolérait, quoique difficilement, ce genre de comportement que de la part d'une unique personne. Elle se matérialisa donc devant lui, et resta quelques secondes à le regarder fixement, avant de le projeter au sol avec force. Toujours par esprit, car l'être non magique était terriblement faible, elle le releva et l'envoya percuter un mur. Puis elle le ramena devant elle, le souleva du sol, de manière à le regarder droit dans les yeux, et exerça une pression sur son cou. Qu'il se sente lentement suffoquer.
Bien qu'il n'ait aucune protection, elle fit une violente et brusque insertion dans son esprit. Elle lut ses pensées, épia ses souvenirs, mis à nu ses émotions. Sans qu'il ne puisse rien faire. Elle augmenta la pression, et l'entendit gémir, puis hurler de douleur. Le coup contre le mur lui avait peut-être cassé le nez et quelques os, ou déboîter un bras, mais il n'avait en aucun cas perdu connaissance, elle s'en était assurée au préalable. Elle se retira de son esprit pour faire résonner sa voix, parfaitement calme et maîtrisée, dans la pièce. Elle savait qu'une colère froide fait bien plus peur qu'une furieuse explosion.

"Pour qui te prends-tu ? Je te fais l'honneur de t'inviter chez moi, et tout ce que tu fais en remerciement de mon hospitalité est de fouiller et visiter sans mon autorisation mon manoir, et le salir."

D'un geste elle désigna les marques de sang sur le mur et les gouttes qui tombaient sur le parquet.

"Que pensais-tu faire ? Découvrir mes secrets ? Cet endroit même te baladait à sa guise dans les pièces. Bien, ce point est clos de toute manière.
Crois moi que j'en suis vraiment désolée Kazuki, mon cœur se déchire en lambeaux à l'idée de devoir te le dire, mais je n'ai pas le choix : tu ne vas pas pouvoir m'appeler belle-maman tout de suite. Car vois-tu, je ne crois pas malgré tous ses siècles ensemble et mes démonstrations que tu aies bien compris qui je suis. Je me vois donc contrainte de te le répéter, mais ce sera la dernière fois : je suis Yakyra. Une Déesse. Ou plutôt la Déesse. Celle du Mal, l'Ange des Ténèbres, la Maîtresse des Ombres. De nombreux noms sont possibles. Mais je reste avant tout Yakyra, la Déesse. Et toi qui es-tu ? Kazuki. Un humain. Ou plutôt l'humain. Celui choisi par Chizu.
Aussi vois-tu, de part ta nature d'habitant du Nirn, il t'est impossible, que dis-je, formellement interdit, d'oser quémander ma présence quand tu le souhaites où tu le souhaites. On me supplie à genoux d'être épargné. On ne court pas partout chez moi en grondant d'un ton colérique et autoritaire mon nom pour que je me matérialise selon les souhaits. J'espère que tu comprends ta faute et ton erreur.
Et concernant ta demande, je n'ai de comptes à rendre à personne, et par conséquent aucune explication, justification à fournir.
Je crois que toi et moi n'avons pas fini de jouer, Kazuki, c'est pour cela que je vais t'expliquer quelque chose : quand tu es retourné sur Terre, je t'ai simplement implanté de faux souvenirs, pour que tu vives sans te douter de quoi que ce soit. Bien entendu ta famille d’accueil a elle aussi été manipulée, c'était d'une simplicité... Mais entre-temps les choses ont changé. Tu as rencontré Chizu, et la suite tu devrais être assez intelligent pour la connaître. Ma fille ne s'est quand même pas accroché à un homme aussi intellect qu'un caillou sur un chemin de campagne...
Et concernant Chizu... Je veux qu'elle soit heureuse, mais il ne semble pas que tu rendes la chose facile. Quelle idée aussi de t'enfuir, car même si tu l'aimes ton geste l'a terriblement vexée. Elle est un peu complexée par ses pouvoirs, à moins qu'elle ne fasse sa crise d'adolescence..."

Elle eut un bref éclat de rire, à glacer le sang.

"Mais il va falloir te faire pardonner, et être convaincant. Tu n'auras qu'une unique chance. Estime toi heureux, et comprends bien que normalement tu n'aurais pas assez de toute ta courte vie pour me remercier ce très gracieux geste à ton égard. Mais ne te méprends pas : c'est pour Chizu et non toi que je le fais."

Sur ce, elle relâcha la pression sur le cou de l'homme, qui était sur le point d'étouffer et perdre connaissance à cause de cet étau qui s'était lentement resserré.
Elle revint dans le sous-sol, accompagnée de Kazuki. Son regard fut sur Chizu moins d'une seconde, mais le message était on ne pouvait plus clair : aucune protestation, c'est elle qui décidait et faisait ce qu'elle voulait. Une petite cage apparut, où elle jeta sans ménagement l'humain, qui continuait de saigner. Elle prononça une courte incantation, et retourna s'asseoir comme si tout était normal.

"Voilà, grâce à ce sort il ne voit ni n'entend rien. Il ne peut ni parler ni bouger, donc nous pouvons discuter librement. Je sais que je t'ai promis un nouveau jouet, mais pour cela il va falloir m'écouter jusqu'au bout. Bien, commençons par Kazuki... Pas la peine de te renfrogner, ça ne change rien. Et tu sais très bien que je peux te forcer à m'écouter... (La menace était clairement perceptible.)
Tu sais, il t'aime beaucoup. Et je sais que c'est pareil pour toi. Je n'ai même pas besoin de te sonder, c'est d'une évidence... Tu lui en veux énormément de t'avoir fui, et c'est ce qui te bloque. Cependant je lui ai promis qu'il aurait une chance de se rattraper avec toi. Une seule. Tu vas devoir la lui accorder. Et c'est pour cela que je suis en train de plaider la cause d'un humain auprès de ma fille... Vois l'étrangeté de la situation. Ne dis pas qu'il ne t'aime pas, ou que tu ne l'aimes plus, car c'est faux. Tu essaies d'enterrer, de cacher ce que tu ressens, mais tu n'y arrives pas complètement. Tu te dis que le temps t'aidera. Un court moment oui. Mais son souvenir reviendra te hanter, et tu sauras que tu as eu tort. Tu le sais déjà. C'est pour te protéger contre ta faiblesse face à lui que tu essaies de l'associer à de la colère. Car oui, devant lui tu te sens démunie, mise à nue. C'est l'amour ma chère. Et ne me regarde pas avec ces yeux colériques et implorants, car nous savons toutes les deux que j'irai au bout de ce que j'ai à dire.
Tu essaies de te rappeler tout ce qui t'a fait souffrir à ses côtés, tout en oubliant les joies pour ne pas accepter la réalité. Que les bons moments sont les plus présents. Tu te dis qu'il te voit comme un monstre, et cela t'irrite, car tu voudrais qu'il te voit comme une fille normale, comme ce que tu essaies d'être à ses yeux : jolie, souriante, intelligente, amusante, intéressante. Idéale. Mais tu n'arrives pas entièrement à t'en convaincre. Car bien sûr que tu peux être aimée. Tu l'es. Par lui. Et depuis bien plus longtemps par m... (elle s'interrompit un instant, ferma brièvement les yeux, comme prise d'un doute, sembla hésiter à continuer, indécision qui disparut quand elle prit une longue et profonde inspiration : ) mon cher Kao je suppose. Il a toujours eu un faible pour toi. Comment je peux être certaine qu'étant ce que tu es tu peux être autre chose que rejetée par un humain ? Et par tout le monde en général ? Simple. Car si moi je peux être aimée, ou tout du moins appréciée par quelqu'un, alors il n'y a aucune raison pour que toi non. Enfin je suppose que Kao tient un minimum à moi, vu toutes ses tentatives pour essayer de me venir en aide en me pensant faible... (Un instant elle se rappela aussi les deux moments d'abandon, dont elle avait cruellement souffert enfant, avant de reléguer tout ça au fond d'elle. Ce n'était pas le moment pour la nostalgie de l'enfance.) En même temps c'est mon petit Kao... Je suppose cependant que c'est la seule personne qui doit avoir une once de sentiments pour moi... (Un bref éclat de rire presque résigné et triste accompagna ces paroles).
Tout cela pour te dire qu'il te faut arrêter de croire que tu peux arriver à ne plus l'aimer. C'est impossible. Comprends le."

Elle darda sur elle un regard perçant, et laissa le silence s'installer quelques minutes, de manière à ce que Chizu comprenne bien l'implication du discours qu'elle venait de prononcer. Puis d'une voix toujours aussi neutre et vide de sentiments qu'auparavant, elle reprit la parole :

"Bien, concernant Maria... Je dois avouer qu'à ce propos je n'ai pas encore fini d'attacher toutes les ficelles à mes marionnettes. Ou pour être exacte il me reste encore à savoir où en attacher certaines. Je ne suis pas encore sûre du déplacement des pièces sur l'échiquier, tout comme les conséquences de ces déplacements. Mais je vais trouver. Tout ce que tu as à savoir pour le moment est les personnes qui participeront à ce coup, puisque c'est à moi de jouer. Tu entreras donc en scène, aux côtés de Kazuki, Maria, moi évidemment, et probablement Kao. Il restera spectateur, si je ne peux l'empêcher de venir, au moins il ne fera pas d'autres bêtises et ne fera pas rater tout mon plan. Les démons aussi viendront nous "aider". La scène se déroulera en différents lieux : les Enfers où se trouve Maria évidemment, puis sûrement l'Empire Ancestral. Tu te demandes sûrement pourquoi aller dire bonjour à Dévandra, mais c'est quelque chose que tu comprendras sur place. Dans l'ordre Kazuki interviendra, puis toi et finalement moi. C'est tout ce dont je suis sûre pour le moment, je te ferai part du reste plus tard. Ne vas pas crier mon plan sur tous les toits, hum ? Même si je te fais confiance et ne t'enferme pas à la maison.
Ce point réglé, nous pouvons enfin parler de ton nouveau jouet... J'ai plusieurs restrictions. Tout d'abord, Kao ne fait pas parti de la liste. Il est à moi. Ensuite Maria... Eh bien Maria ne sera plus. Kazuki non plus n'est pas à choisir, vu que vous êtes l'expression du couple parfait. Je ne plaisante pas, après cette seconde chance vous vous serez raccommodés. De gré... ou de force. Il reste Dévandra... Mais je te conseillerais plutôt ses petits protégés, Mya et Myo. Comme cela Dévandra souffrira pour eux, et Kao ne m'en voudra pas puisque je n'aurais pas touché sa tendre et très chère apprentie. Qu'en dis-tu Chizu ? Dès que nous nous serons occupées de Maria, nous irons chercher ton petit jouet... En suivant les directives que je t'aurais données auparavant, cela va sans dire. C'est un petit chantage, il faut que tu sois sage et réussisses ce que je te demanderai de faire concernant Maria pour que je t'enseigne comment t'amuser autant que possible avec ces jouets-là, sans jamais les tuer."

Un sourire cruel fendit son visage, et une lueur de noire détermination brillait au fond de son œil. Peut-être son regard était-il aussi teinté d'une nuance d'amusement. Après tout, plus une partie était dure et longue à jouer, plus elle l'appréciait. Et cela faisait de nombreux siècles qu'elle ne s'était pas autant amusée.
Il lui restait cependant trois dernières choses à faire.

"Kao, je t'informe dès à présent de ce que tu pourras faire quand je commencerai à déplacer mes pièces : je te laisse venir nous accompagner pour observer le spectacle. Tu ne feras que regarder, sans intervenir, cela s'entend. Je sais bien que je ne pourrais pas t'empêcher de venir, alors autant t'en donner l'autorisation et éviter de me disputer encore avec toi. Du moins pour cette fois, car nous avons encore plusieurs millénaires pour déclencher la colère de l'autre... Donc quoi que je fasse n'interviens pas, ou je me verrai contrainte de te repousser pour éviter que tu ne fasses une autre bêtise. Et tu sais bien que j'en ai le pouvoir. Je ne voudrais pas si tu résistes avoir à la sortir et l'utiliser..."

Elle en avait fini avec lui, et ne trouva pas utile de laisser l'écho de ses paroles résonner dans l'esprit du mage. Maintenant elle devait passer à la suite. Elle se répugnait à le faire, mais elle le devait bien. Ce fut de sa voix la plus glaciale, distante et arrogante qu'elle s'adressa à elle :

"Dévandra, quand je serai à la porte de l'Empire, tu devras m'ouvrir un portail pour me permettre d'y entrer. Moi, et deux autres personnes qui m'accompagneront. Pas de questions ou de protestations, tu auras les explications en temps voulu, et sans même avoir à te déplacer. Si tu ne le fais pas, tu auras intérêt à te cacher, car Kao risquerait de t'en vouloir d'avoir laisser un être maléfique gagner en puissance et détruire cet équilibre que vous chérissez tant."

C'était certes cruel de sa part, mais elle se le permettait. Elle se permettait presque tout. Et elle aimait tourmenter la jeune femme, car elle la savait très attachée à son maître.

"Après tout, peut-être que c'est la même chose que pour Chizu. Mais c'est la peur que je lui inspire qui crée ce lien, non de la confiance qu'elle aurait en moins ou autre chose..."

Elle regarda ensuite Chizu, s'excusa auprès d'elle de son départ, mais elle avait quelque chose d'urgent à faire. La Déesse se contenta de ces brefs mots avant de disparaître. Elle arriva dans les Enfers cachés de Kao, et sans s'alourdir d'inutiles et futiles cérémonies, elle alla droit au but, se mettant à parler à peine arrivée :

"Quand j'ouvrirai la brèche empruntez le pont pour rejoindre le monde où je serai. Vous vous contenterez de vous attaquer au trône qui sera vide."

Sans leur laisser le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer, elle disparut et retourna dans son manoir, quelques secondes seulement après l'avoir quitté. En chemin entre les deux mondes, elle se permit d'analyser ses pensées et se préparer pour la suite :

"Bien, cela permettra de réduire les pouvoirs de Maria. Je me serai déjà débarrassée des illusions avant. Et si tout se passe comme je le prévois, je n'aurais à emprunter aucune des options de Kao, tout en respectant les règles. Ne pas respecter le règlement est excitant, mais ce qui l'est encore plus est de se tirer d'une situation complexe en étant limitée... Il ne me reste maintenant plus qu'à vérifier certaines petites choses..."

Elle remit ces détails à plus tard, car pour l'instant elle se concentrait sur la situation actuelle. Après tout, rien ne pressait, elle avait l'éternité devant elle... Elle se rassit sur son fauteuil, récita une incantation, et Kazuki fut libéré de sa prison, retrouvant par la même occasion les sens dont il avait été privé.

"C'est ta seconde chance."

___________
"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


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l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
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Un autre grand merci à Haruka pour ces deux signatures et cet avatar,
offerts pour les 17 ans.
Le temps passe mais je t'aime toujours autant ♥
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Lun 18 Aoû - 17:00

Kazuki.
(Je m'occuperais de Mya dans les prochains posts normalement)

Quelques secondes après avoir crié son nom de toutes mes forces, j’eus un air apeuré quand elle apparut enfin face à moi. Il suffit de quelques secondes supplémentaires pour que son regard toujours aussi glacial et sérieux se transforma en un regard meurtrier. Ainsi, nous étions entrain de nous fixer à quelques mètres l'un de l'autre, moi étant essoufflé, apeuré mais déterminé, Yakyra étant immobile avec ce regard toujours aussi impassible. Elle semblait être en colère, mais cette supposition devint certitude quand elle me projeta au sol pour m'envoyer par la suite contre l'un des murs de la grande salle. Je fermai les yeux alors qu'une douleur suivit d'un craquement vint transpercer mes côtes avec violence. J'essayai de me débattre mais j'arrêtai peu après, sachant que cela n'était pas le but de ma venue. Sans aucune aide de ses propres membres, elle m’amena vers elle en exerçant une prise autour de mon cou. L'air entrait de plus en plus difficilement dans mes poumons, mais elle voulait me voir souffrir. Yakyra n'est pas Yakyra sans ses jouets. Alors que le décor devenait flou autour de moi, elle plongea son regard dans le mien pour épier mes pensées et mes émotions, je la regardai également sans rien dire : qu'elle fasse ce qu'elle voulait, car ce que je voulais après tout, c'était la réponse à ma question. La pression qui faisait effet sur ma nuque augmenta, je gémis de douleur alors que j'étais à deux doigts de perdre connaissance, c'était comme une main de pierre géante qui me tuait peu à peu. Elle s'extirpa enfin de mon esprit pour dire à présent ses premiers mots d'un ton calme et hautain.

J'écoutais, mais je ne réagissais pas, certaines phrases étaient agaçantes mais j'attendais patiemment. La mort... mais d'abord la réponse. Elle assumait ses actes mais j'éprouvais de plus en plus de colère envers elle. Elle me dévoila soudainement la vérité, cette conception d'un souvenir qui était faux. Comment osait-elle… elle voulait que sa fille soit heureuse, mais moi-même je l'avais perdue… à cause de sa mère qui m'avait caché la vérité !
La mort ou l'amour, je ne la remercierais jamais. Une larme coula sur ma joue avant que toute la pression qu'elle exerçait sur moi ne fut relâchée d'un coup.
Je titubai en maintenant le poids de mon corps contre les murs quand elle prit ma main pour que je la suive. Arrivé dans une pièce sombre au sous-sol de ce grand manoir, je cru voir Chizu mais j'eus du mal à réfléchir quand je fut violemment jeté dans une cage. Ma main se dirigea vers mon côté droit, recouvert de sang, je n'eus même pas le temps de regarder la pièce et les personnes qui s'y trouvaient que le noir recouvrit ma vue, le silence immergea mes oreilles, et la paralysie prit possession de mon corps. Ainsi j'étais isolé d'une conversation qui ne m'était apparemment pas adressée. Confronté à moi-même je me mis à repenser à Chizu… comment pouvait-elle m'aimer après toutes ces choses, mon cœur me faisait souffrir et je ne pouvais même pas savoir ce qu'elle pensait.

Soudainement, je retrouvai la vue ainsi que mes autres sens dont j'étais privé depuis déjà cinq minutes. Je sursautai sur place alors que je retombai sur le sol de la pièce, je n'arrivai même pas à me relever, essayant de cacher une expression de douleur sur mon visage, ma main retenant le sang qui coulait et tâchait mes vêtements. Mon regard innocent se leva dans la direction des deux femmes. Yakyra regardait face à elle alors que Chizu me fixait avec un regard que je n'arrivais pas à déchiffrer. Une seconde chance… j'aimerais avoir le courage de parler… le courage de la regarder une fois de plus.

« Chi… - je gémis de douleur de nouveau mais je pris mon courage à deux mains - peu importe si tu es du côté du bien ou du mal, je n'ai jamais cessé de t'aimer depuis que je t'ai vue. J'ai pris la fuite, mais je ne le ferai plus jamais, j'ai pris la fuite à cause d'un mensonge… s'il te plaît, regarde moi…. - le regard de Yakyra fut instantanément dirigé vers moi quand j'eus prononcé le mot « mensonge » - Chizu…  »
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Humeur : Le très détestable, détestable, détestable moi... va tout détruire ! Runpappa ~ https://www.youtube.com/watch?v=Ma4oH5oYM8w ~
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Lun 18 Aoû - 19:39

Je ne me rappelais d'avoir été d'aussi mauvaise foi que ce jour-là. Toutes les phrases qui sortaient de la bouche de ma mère assise en face de moi étaient comme autant de pics enduits de poison qui me transperçaient de part en part. J'ai su dès ses premiers mots, dès l'instant où le corps mutilé de Kazuki était apparu comme par magie dans la pièce sombre, autour de quoi allait tourner notre conversation. J'aurais voulu me défiler ou au moins me boucher les oreilles comme une gamine, mais même cela m'était impossible. En fait, j'avais l'impression de ne pas avoir le choix, de devoir me réconcilier avec lui. Et plus je l'entendais parler, plus cette impression se renforçait. Ce sentiment d'être mise à nue et dévoilée aux yeux du reste du monde était sans doute le plus rageant et le plus embarrassant. Je comprenais qu'elle essayait d'une certaine manière de me rendre heureuse, mais sa façon de faire me répugnait. J'avais appris récemment qu'une relation solide et fiable mettait du temps à s’instaurer. Que la confiance venait petit à petit et qu'un jour sans qu'on ne s'en rende compte, nous devenions capable de confier sa vie à l'autre sans aucune hésitation. Mais une telle relation ne naissait certainement pas du jour au lendemain, comme Yakyra semblait le croire. A moins qu'elle ne s'en fiche et veuille simplement mettre son plan à exécution ? Si c'était pour cela, je pouvais toujours simuler. Cela ne me coûterait pas grand chose, à part de l'effort. Mais je pouvais bien faire ça pour celle qui m'avais élevée non ? Je lui devais beaucoup, sans doute plus que ce que je ne pourrais jamais imaginer. Peut-être même la déesse elle-même ne savait pas à qu'elle point sa fille se sentait redevable envers elle.

Tandis que le dialogue de ma mère se faisait de plus en plus long et insistant, je commençai à buter sur certains termes qu'elle employait. C'était étrange de l'entendre parler de l'amour, elle qui de toute évidence s'en moquait éperdument. Que pouvait-elle savoir des sentiments que j'éprouvais ? Ce n'ai pas qu'elle avait tord. Simplement que c'était plus compliqué que "Tu l'aimes, il t'aime, alors vous sortez ensemble !" C'était peut-être une évidence pour certains, mais pas pour elle. Non mais vraiment, après qu'il m’ait fuit avec autant d'ardeur je devrais accueillir en souriant ce baratin sur le "couple parfait" qui sonnait tellement faux à mes oreilles ? Eh bien non, je ne ferais pas ça. Yakyra ne soulevait pas les problèmes, elle me disait juste de passer outre et de ruminer en silence. C'était comme mettre un pansement sur une plaie béante. Celui-ci sera forcément emporté par le flot de sang avec le temps. Et je n'ai aucune envie de me mettre à dériver dans un océan inconnu sans aucun repère pour m'orienter.

La suite de son dialogue aurait pu me faire sourire, si je ne m'étais pas résolue à garder un visage stoïque pour le reste de l'entrevue. J'avais bien le droit de douter de l'amour qu'il me portait non ? Ce n'était pas Chizu qu'il aimait, c'était la jeune fille douce et innocente au sourire d'ange avec laquelle il avait vécue pendant un temps. Il ne connaissait absolument rien de moi. Et je ne connaissais apparemment rien de lui non plus. Quand je l'avais revu quelques minutes plus tôt, j'avais eu l'impression de m'être retrouvée dans la même pièce qu'un inconnu. Et ça m'a fait peur. Alors j'ai tout nier en bloc, et fuit cet homme qui n'était plus vraiment celui que j'avais connu. Nous ne nous connaissions plus. C'est triste, mais c'est vrai. Peut-être que même lui ne s'en rend pas compte ? Ou peut-être qu'il ne veut pas l'admettre ? A ce stade, de simples excuses de suffisent plus. Je ne sais pas ce qu'il faut pour arranger tout cela. Je n'en ai aucune idée. Mais est-ce que j'ai vraiment besoin de m'en soucier ? Si je laissais tout tomber, ça serait plus facile hein ? J'aimerais pouvoir faire ça. Est-ce au moins possible ?

Je ne bougeais pas après le départ de ma mère. J'avais vaguement retenu ses paroles concernant Maria, mais je n'y avais pas vraiment prêté attention. Je poussai un profond soupir et levai les yeux sur le plafond de bois couleur charbon, avant de fermer doucement les yeux. Combien de temps mettrais-je pour de nouveau faire confiance à cet homme qui m'a brisé le cœur ? Je me le demande. Si cela ne tenait qu'à moi, j'aurais préféré ne pas le savoir. Mais comme l'avait si bien sous-entendu ma mère, je n'avais pas le choix. Quand la déesse reparut dans la pièce, la cage se dématérialisa pour devenir une petite poussière brillante qui disparaissait peu à peu. Mon regard s'attarda sur ces particules, avant que mes yeux ne se posent sur Kazuki dans une sorte d'appréhension de revoir cette personne que je ne connaissais pas, ne connaissais plus. Son image me frappa une nouvelle fois, et me fit grimacer. Ce n'était pas tant le sang dont il était couvert qui me faisait me sentir mal à l'aise, mais plutôt son visage, si ressemblant à celui que j'avais mémorisé autrefois et si radicalement différent à la fois.

-  Chi…, un gémissement s'échappa de ses lèvres, et je ne pus m’empêcher de tressaillir. Peu importe si tu es du côté du bien ou du mal, je n'ai jamais cesser de t'aimer depuis que je t'ai vue. J'ai pris fuite, mais je ne le ferais plus jamais, j'ai pris fuite à cause d'un mensonge… s'il te plaît, regarde moi….Chizu…

- Tu crois vraiment que je peux te pardonner aussi facilement ?

Ma voix était beaucoup plus froide que ce à quoi je m'attendais, et je reprit donc d'un ton légèrement adouci :

- Tu ne me connais pas. Tu ne m'as jamais connue. Tu sais, je n'ai fait que jouer un rôle pendant tout le temps où nous avons vécu ensemble. Tu devais bien t'en douter, non ? Ça ne représente pas plus de chose qu'un rêve désormais...  Et toi aussi tu as changé, toi non plus tu n'es plus le même... Aucun de nous ne connait vraiment l'autre, nous sommes deux inconnus. Tu te doutes bien que dans ces conditions ça ne peut clairement pas marcher, hein ?


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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Lun 18 Aoû - 19:49

Cela n'allait pas être aussi simple qu'elle aurait pu le penser. Mais après tout Chizu tenant d'elle, et elle aurait eu l'impression de l'avoir mal élevée si la petite n'avait pas eu ce caractère, et ne s'était pas butée ainsi. D'une certaine manière, elle était plutôt satisfaite de la réaction de Chizu. Mais les choses allaient s'accélérer, elle le savait, inutile donc de laisser traîner ce dialogue.

"Vous êtes deux inconnus dis-tu. Tu as changé, mais lui aussi. Donc ce n'est pas l'homme qui t'as blessée. La page est à tourner, vous allez pouvoir vous redécouvrir si je puis m'exprimer ainsi. Et ose seulement le regarder dans les yeux Chizu. Ose affronter ton reflet, la manière dont il te voit."

Elle s'avança lentement derrière elle, et passant une main sous son cou, l'obligea d'un simple pression de son index sous son menton à planter ses yeux dans ceux de l'humain face à elle.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Lun 18 Aoû - 20:48

(Bon je suis désolée pour la fin, mais c'est pas trop grave non plus, donc... ça va <_<)

Kazuki

La douleur m'empêche de protester contre Yakyra, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Je regarde Chizu, elle a, à cause de sa mère, le regard vissé sur moi. Son visage est pâle, alors qu'il y a quelques minutes, elle disait que notre amour serait impossible. Moi-même je suis perdu… L'erreur faite par ma propre personne l'a blessée au plus profond d'elle-même. Mais je ne perds pas la face quand je regarde Yakyra la tenir entre ses mains, un élan de colère monte à chaque fois dans mon esprit, mais le regard de Chizu, lui, est comme un remède à toute cette colère. Je ne pensais pas que ses sentiments serait dévoilés aussi vaguement… Pour moi, cette fille n'est plus une inconnue. En réalité, la chose que je veux lui éviter, c'est le mal que lui inflige sa propre mère. Je sais que c'est déjà peine perdue, mais j'accepte d'être ridicule devant celle que j'aime.

Gisant sur le sol, le regard éparpillé dans les yeux de chacune, je prends appui sur mes genoux pour prendre appui d'une main sur le dossier d'une chaise. Je reste immobile quelques secondes avant de marcher avec difficulté dans la direction de celle qui me regarde à la fois avec inquiétude et avec rejet. Arrivé à destination, je regarde Chizu dans les yeux, elle ne bouge même pas. Je ne dois plus fuir, je suis une personne courageuse et je l'ai toujours été. De mon autre main, je caresse maladroitement sa joue. Un geste, juste celui-ci, suffit pour combler mon âme de souvenirs. Je voulais juste me rapprocher d'elle encore une fois...

Mais je devais me douter que cela durerait si peu de temps, je sens mon équilibre faillir et ma vue se flouter davantage, ma main est couverte de mon propre sang que j'ai du perdre en quantité, assez pour tomber dans le néant d'un malaise profond. Je gémis avant de quitter son regard que je fixais avec admiration pour enfin faire la rencontre du sol sans pouvoir résister à l'emprise du sommeil…
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Lun 18 Aoû - 22:05

Au moment où il effleura la joue de la jeune fille, elle avait encore sa main posée sous son visage. Elle la retira seulement quand elle vit l'homme tomber à terre. Dans un même geste, elle se décala légèrement, avança vers lui, et tira de sa manche un petit flacon de cristal, tout en s'agenouillant, écartant sa robe de sa main libre pour laisser ses genoux et jambes reposer sur le marbre noir. Elle appréciait la froideur constante de ce matériau. Il lui ressemblait, en quelque sorte. De sa main gauche, elle prit sa tête, le leva et la posa sur ses genoux. Tournant le dos à Chizu, cette dernière ne pouvait voir ce que ressentait sa mère en effectuant ses gestes. Elle secoua la fiole, et les petits cailloux noirs qui en constituaient son contenu se transformèrent en un liquide parfaitement incolore. Elle déboucha la fiole, et un petit nuage de vapeur grise s'en échappa, qu'elle prit garde à ne pas faire respirer à l'humain. La Déesse cependant semblait trouver dans ce gaz un parfum agréable.
Elle versa le liquide dans la bouche de l'humain, lentement, puis passa sa main au-dessus de la fiole vide, qui disparut. Elle reposa sa tête sur le sol, se releva, et marcha de nouveau vers Chizu.

"C'est dommage, je l'aimais vraiment bien cette robe. Mais vu qu'il la touchée, je vais devoir la jeter..."

Elle fit un tour sur elle-même, et à peine en était-elle au quart, qu'un tourbillon noir impénétrable l'entoura. Il disparut doucement, et la Déesse se retrouva dans une tenue complètement différente. Là où avant elle endossait une longue robe serrée, mais juste à la limite pour ne pas être considérée comme moulante, commençant au milieu des épaules, avec des manches langues et s'évasant largement à leurs extrémités, et le bas de sa tenue s'évasant aussi de manière à masquer les mouvements de ses jambes, elle revêtait à présent une robe à haut bustier, ou plutôt une sorte de corset lacé devant, avec une jupe très large, un peu comme les jupes au temps des monarchies européennes. Sauf que nul cerceau ou armature en fer ne maintenait sa jupe, qui paraissait vaporeuse comme un nuage. Son haut aurait pu paraître fait de cuir, quand sa jupe semblait recouverte de plumes, ou de duvet. Evidemment, l'ensemble restait de ce noir profond et infernal.

"Une robe pour la maison, ce n'est après tout pas une tenue très confortable pour sortir. Malgré sa légèreté, la jupe est assez encombrante, je dois l'avouer. Ah je regrette déjà mon ancienne robe, ma fidèle robe, qui m'a accompagnée plusieurs siècles durant...
Ne t'en fais pas Chizu, il n'a pas encore le droit de dormir, je ne l'y ai pas autorisé. Ce n'est qu'une simple petite potion pour le réveiller de force. Vous n'avez pas fini votre réconciliation. Certes, il va continuer de se vider de son sang, mais plus vite vous aurez oublié vos différents, plus rapide sera sa convalescence... et élevées ses chances de survie."

Un mince sourire dépourvu de toute joie fissura son visage. De la cruauté et une incroyable envie de faire souffrir tous ceux qu'elle croisait et croiserait, c'est ce que son rictus exprimait.
Elle s'assit dans un fauteuil quelques pas en retrait de Chizu, et légèrement sur le côté pour pouvoir observer tout à son aise l'humain, qui déjà commençait à manifester des signes de réveil.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mar 19 Aoû - 11:56

Je me demandai qu'elle était l'émotion la plus forte entre la gêne et le dégout. Je me frottai distraitement la joue sans vraiment m'en rendre compte. J'avais une désagréable impression de trop peu et je maudissais cette pensée ainsi que le rouge qui commençait à me monter aux joues. Inutile d’espérer que ça passe inaperçu, cela se voyait comme une tâche de sang sur une étendue de neige pure. Je marmonnai vaguement mon ressentiment aux paroles de ma mère et fixai obstinément avec une grande attention le plancher, comme s'il était devenu la chose la plus captivante que j'eus jamais vu. Je tripotai nerveusement les bords de ma jupe noir terne de mon autre main, regrettant soudainement de ne pas avoir mis un jean.

- Il a peut-être changé, mais pas totalement. Il est toujours aussi lâche qu'avant...

Remarque, ça nous faisait un point commun. Ne tenant plus assise, je me levai et m'éloignai dans un coin, le plus loin possible de lui. Je savais bien que ma mère ne me laisserait pas fuir, mais je pouvais au moins profiter de quelques secondes de répit. Je détestais que l'on me force, ça me mettait en rage avec une terrible envie de tout foutre en l'air, de faire souffrir le monde entier. Elle devrait le savoir non ? Tout miser sur la petite part de compassion que j'éprouvais pour ce garçon était une grossière erreur. J'avais toujours été très impulsive, et il suffirait d'un geste, d'une parole que je n'apprécierai pas pour que je lui ouvre le ventre sans aucune hésitation. Contrairement à ma mère, c'était en tuant mes victimes que je m'amusais le plus. Même si la torture avait elle aussi un goût délicieux. Enfin, ce n'est pas le sujet... Le problème, c'est que si je le tuais, j'avais l'impression que je le regretterais. Et j'avais déjà assez de regrets dans ma vie. Le mieux serait qu'il me laisse tranquille. J'aurais tellement aimé qu'il le fasse. J'ouvris la bouche pour parler mais quand mon regard croisa celui froid et dur de ma mère, j'hésitai. Je ne savais pas si j'avais le droit de l’appeler ainsi. Me punirait-elle si je le faisais ? J'avais peur. Mais je devais le faire, je voulais prononcer ce mot au moins une fois dans ma vie. Je pris une grande inspiration :

- Maman, suis-je vraiment obligée de me réconcilier avec lui ? Est-ce vraiment important pour le plan que tu m'as exposé plus tôt ? Ne pourrais-je pas tout simplement faire semblant d'être en...

Non, décidément le mot ne voulait pas sortir... Ne serait-ce qu’essayer de prononcer le mot "couple" me mettait pour une étrange raison très mal à l'aise.

- Enfin, tu crois que Maria le remarquerait si je jouais la comédie...?

Tout plutôt que de devoir mettre mes sentiments encore plus qu'incertains à nu dans cette pièce, devant lui, devant elle. Tout plutôt que de devoir expliquer mes doutes. Jamais je ne l'avais fait et ce n'était certainement pas aujourd'hui que j'allais le faire, forcée comme je l'étais. Je m'étais toujours braquée quand on m'acculait dans une impasse. Seulement, je le faisais avec elle avec beaucoup plus de douceur et un immense respect. Et ce n'est pas parce que j'ai peur d'elle (bon d'accord elle me fout un peu la trouille mais pas autant qu'à la plupart des gens), mais pour une autre raison qu'elle ne comprendrait sûrement jamais.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mar 19 Aoû - 12:30

C'est d'une voix étrangement douce, et dénuée de sarcasme, que Yakyra lui répondit. Sa voix semblait même empreinte d'un petit quelque chose quand elle prononça son nom :

"Chizu, voyons, je te demande pas de l'épouser maintenant, rien d'aussi extrême. Juste... que tu lui pardonnes. Que vous puissiez repartir sur de nouvelles bases. Je sais qu'il te faudra du temps avant de lui accorder le même degré de confiance que pendant la période où il t'a recueillie. Je sais bien que ces choses ne se font pas en un claquement de doigts. Mais... si j'insiste autant, c'est que je voudrais être sûre de ne pas faire d'erreur, et de ne pas me tromper de personne. Tu ne m'aides pas vraiment en gardant tout pour toi et en ne me confiant rien, raison pour laquelle je suis obligée d'agir de la sorte. Ce qui nous fait un point commun. Et cependant, je ne peux pas vraiment t'en vouloir de cette distante, c'est moi qui l'ai créée. J'ai même l'impression que parfois je devais te forcer à l'accepter. Je m'égare, et ce n'est pas le propos de la discussion. Peut-être pourrons nous reparler de cela un prochain jour, mais je n'en suis pas certaine.
Quoi qu'il en soit, je vois bien que tu es gênée de ma présence, et que tu n'oses vraiment lui dire ce que tu souhaiterais. C'est pour cette raison que je vais vous laisser un peu tranquilles, mais je ne serai pas loin. Si tu me veux, appelle moi. Avant de partir, j'ai une question à te poser : toi qui es immortelle, aimerais-tu passer l'éternité avec Kazuki ? Qu'il soit en quelque sorte ton Kao, même si lui et moi n'entretenons pas exactement la même que toi et Kazuki. Un simple oui ou non, ou même un mouvement de tête de ta part me suffira, je n'ai pas besoin de longs discours."

Elle sembla reprendre contenance, ou du moins redevenir elle-même, car elle planta son regard dans celui de la jeune fille, son œil était une muraille à ses émotions, impossible de savoir ce que la Déesse pensait ou ressentait, toute son attitude adoptant cette même neutralité.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mar 19 Aoû - 13:27

Mya
C'est en retombant sur le sol illuminé par le soleil de l'Empire que j’écarquille les yeux. Il y a à peine cinq minutes je pensais être ailleurs mais... mais... mes souvenirs m'échappent. Je me relève péniblement en grognant. Je reste debout quelques secondes pour retrouver un peu de forces en levant légèrement le menton. Ce n'est pas le moment de rêvasser, je dois me plier au destin que m'a défini Kao.

Je soupire doucement en reprenant mon équilibre pour courir dans la seule direction que j'ai en mémoire pour le moment : le Manoir Blanc. Le fait de respirer un air pur ne me fait pas trop de mal, surtout pour une princesse qui ne cherche plus la tranquillité, mais son avenir, certainement.

J’accélère mon rythme alors que je suis déjà arrivée devant l'antre du magnifique manoir aux couleurs douces et raffinées. Je marche lentement dans le hall décoré de colonnes de pierre blanche en prenant garde de ne pas trop approcher quelques créatures étranges qui font leur garde quotidienne. Arrivée au bout, je m'installe sur les marches d'un escalier donnant accès à d'autres pièces toutes aussi grandes les unes que les autres. Peu importe le but de ma venue, je peux admirer tout en rêvassant comme une petite fille, le monde, à ma façon.

Kazuki
Brusquement, j'ouvre les yeux, non ce n'est pas un cauchemar, c'est plus la poussière dans ma gorge et la douleur toujours existante qui me réveille, pourquoi ai-je toujours aussi mal, mal physiquement et mentalement ? Dans un élan pour me redresser à moitié, je regarde la pièce sombre de mes deux yeux embrumés. Je n'ai du dormir que dix minutes à peine, dans mon propre sang. Mon ouïe se bloque instantanément sur les deux voix qui se superposent tour à tour à mes côtés. Chizu, c'est sa voix ! Mais elle ne parle qu'à sa mère, elle veut jouer la comédie, ce qui prouve la haine qu'elle a toujours contre moi. Ensuite... c'est Yakyra, pourquoi veut-elle absolument que Chizu me pardonne, elle doit avoir un plan... alors que moi, je veux simplement la voir heureuse. Puis... pourquoi être immortel auprès d'une fille qui porte la haine et la honte... ? J'aimerais pouvoir transformer celle que j'aime, mais cela me paraît tellement impossible...

Je fais l'effort de me relever lentement pour accrocher un bout de tissu à ma taille en guise de garrot, puis en empoignant le dossier d'une chaise, je réussis à tenir sur mes deux jambes. Cependant... je reste immobile, la respiration saccadée et le regard fixé au sol sans rien dire. Les mots se perdent dans ma tête mais je dois parler... c'est mon destin...


Dernière édition par Luw le Mar 19 Aoû - 15:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mar 19 Aoû - 20:13

La seule chose que j'ai pu faire à ce moment-là, c'est faire un petit mouvement de tête de bas en haut, si vif et rapide qu'on aurait pu croire l'avoir rêvé. Moi-même je me demande ce qui m'a pris à cet instant. Parce que non, ce mouvement n'était pas volontaire et encore moins prémédité. Je me retourne le rouge aux joues pour regarder le mur noir et poser mon front contre la surface froide et rugueuse en soupirant bruyamment et en marmonnant à propos de quelque chose qui n'irait pas chez moi. Au bout de quelques minutes, je me laisse mollement tomber contre le plancher pour me retrouver en position assise d'une façon plutôt nonchalante, mon visage boudeur dans une main et mon regard glacial vissé à la paroi d’ébène. Pas question que je bouge ou fasse quoi que ce soit d'autre, je me suis déjà assez trahie comme ça. Il s'est fait un garrot de toute façon, donc il ne risqué pas de mourir de si tôt. Et ça tombe bien, parce que je ne compte pas vraiment bouger.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mar 19 Aoû - 21:35

Sans rien ajouter ni changer d'expression, de manière qu'il était impossible de savoir si c'était la réponse qu'elle attendait ou non, elle se leva puis quitta la pièce, accompagnée du frôlement de sa robe sur le sol. Elle leva le bras au moment de sortir, et la pièce se transforma. Les deux jeune gens ne se trouvaient plus dans un sous-sol, mais dans une grande chambre meublée avec goût, malgré le noir qui était la seule couleur de la pièce. Cependant il se déclinait en nuances infinies, une grande fenêtre laissant entrer la lumière d'un ciel sans nuages.
La Déesse marcha un peu dans son manoir, et s'arrêta dans un petit salon, décidant de s'allonger sur le divan. Les coussins volèrent pour tomber sur le sol, et la pièce se retrouva à l'envers quand sa tête se reversa. L'accoudoir cala confortablement sa nuque, et ses cheveux formaient un tapis au sol, comme les ombres de la ramure d'un arbre inconnu. Les pieds posés sur l'autre accoudoir, un bras pendant, avec les doigts paresseusement posés sur le sol, et un autre bras allongé le long de son corps. Le canapé était large, comme elle l'aimait, elle pouvait s'y allonger sans y être serrée.
Peut-être Kao allait-il lui répondre, ou Chizu l'appeler... A ce moment-là précisément, elle sentait l'ennui poindre en elle, mais rien que le soupçon d'une pointe. La cause en était simple : elle trouvait que le temps s'étirait, et souhaitait que cette étape du plan se déroule un peu plus vite. Si quand Chizu aura accepter ses sentiments et pardonner Kazuki elle n'avait toujours pas de réponse de Dévandra, elle irait la relancer. Oui, elle devait se contenter d'attendre, et le fit sur son canapé, mesurant l'écoulement du temps à l'afflux sanguin progressif dans sa tête.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mer 20 Aoû - 0:18

Il n'empêche que je ne vois toujours pas comment tu comptes lui supprimer son immortalité ma chère pluplume.

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     La vie est dure, nous avons beau cherché à la rendre meilleure, il suffit d'un instant d'inattention, un seul moment où nous n'agissons plus pour qu'une flamme s'éteigne.
     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
     Tu cours, tu cours pour échapper à ton destin. Retourne-toi et affronte-le. La meilleur façon de vivre est de survivre.
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mer 20 Aoû - 9:55

*best romance ever*
//TRAIN//

Kazuki
Je fixe le sol, je n'ai vu aucune des réactions des deux femmes suite à la question... qu'importe. Je sens soudainement une sensation étrange qui se dissipe peu à peu telle de la buée dans mon âme affaiblie de tristesse et de haine. Mon regard est devenu le meilleur reflet du sol charbonneux et mon cœur lui, est devenu le reflet d'une barrière, comme s'il était face au cœur de celle que j'aime.

Je sens de nouveau le sol bouger de place, comme la pièce toute entière. J'ose tout de même lever les yeux pour admirer ce nouveau décor, toujours aussi sombre. Mes pupilles fatiguées veulent, cependant, ne voir que Chizu ayant le regard fixé contre le mur et les membres placés contre elle.
Le fait d'être debout n'arrange pas ma douleur. Avec quelques gémissements je regagne le lit, objet imposant du centre de la pièce, pour m’asseoir simplement sur l'un des côtés du matelas non loin d'elle. Le silence devient de plus en plus stressant alors que ma bouche s'ouvre pour enfin parlée, comme je l’espère…

« Il y a quelques mois de cela, j'étais l'homme le plus joyeux, avec la fierté de mon père et celle du village tout entier, je me sentais… fière, courageux et sans limites. Je savais que je n'étais pas le plus populaire ni le plus fort, mais j'avais la certitude d'être… ce qu'on pensais être un homme bien. C'était la belle époque… les habitants étaient acharné au travail et d'autres étaient destiné aux douceurs sans limite du bonheur et du péché. J'étais à peine sortit du milieu de mon adolescence, mais je savais que toutes ses félicitations n'était rien, comparé à ce que je désirais vraiment, quelque chose manquais à ma vie, une sorte de douce chaleur réconfortante que je ne pensais plus du tout revoir. Mais… un jour, en plein hiver d'une année mouvementée par un monde qui changeait trop tôt pour moi, j'étais en route  vers mon nouveau chez moi après avoir quitter ma famille.. je pensai percevoir l'odeur joyeuse de l'hiver ou des enfants qui jouaient au loin, mais c'était en fait l'odeur lourde et étouffante d'un incendie, des cris raisonnaient à l'extérieur et à l'intérieur… j'étais paniquer, mais je devais aller voir l'état des lieux. Non pas en tant que bon citoyen, mais juste car… je possède un cœur. En entrant dans les décombres de cet hôtel, il n'y avait personne… j'avançais un peu plus croyant entendre des pleurs, et c'est là que j'ai vus, sous un tas de décombres en braise, une jeune fille. J’accourais vers elle la tête baissée, ses cheveux emmêlés cachais le visage pâle et terrifié d'une âme sans défenses, son corps, élégamment vêtue d'une robe blanche déchirer par le charbon, était abîmé de toute par… sans réfléchir un seul instant, je l'avais pris dans mon étreinte pour la remmener dans un lieu sur, mais c'est seulement quelques minutes plus tard, que je suis tomber amoureux d'elle en apercevant son regard énigmatique qui ce fixé dans le miens. Sa voix était douce comme le miel… Elle s'appelait Chizu… »

J'ose de nouveau la regarder, elle n'a pas bouger… seulement… j'ai l'impression qu'elle tremble. Je me lève une seconde fois pour venir m’asseoir lourdement sur le planché, contre le mur juste à côté d'elle. La jambe tendue, et l'autre replier vers moi, je regarde face à moi, en continuant :

« Finalement… la vie d'un humain n'est pas tout ce qu'il y a de joyeux. Au fond de moi, j'ai toujours eu l'impression que chacun de nous, simple humain que nous somme, avons un but à atteindre… quelque par au fond de nous. Toi aussi… tu aurais aimer avoir une vie normale… sans encombres, mais la vie que tu possède maintenant ne te plais pas également ? »

Je tourne légèrement la tête. Alors qu'une larme coule de mon regard, je regarde le siens qui.. semblait impassible et vouloir regarder ailleurs également. Je prend sa main qui venait de tomber au sol pour la ramener contre moi.

«  J'ai toujours imaginer les créatures magiques comme des personnes ayant un cœur meurtris au fond d'elles. C'est en te rencontrant, que cette idée a totalement changée… je sais qu'au fond de toi, tu as un cœur, mais il n'est pas mort… je n'ai jamais changer d'une quelconque façon… je n'ai jamais voulus changer pour toi. Seulement… j'aurais aimer être moins naïf et stupide… j'aimerais être plus courageux, pour pouvoir te protéger de nouveau. Nous somme capable de changer l'avenir… notre avenir. »

Elle entrouvre la bouche, mais à la place de dire quelque chose, elle se remit à trembler.

« J'aimerais simplement te dire de nouveau... »

Je m'approche d'elle en glissant douloureusement contre le mur, mon bras placer contre le garrot que j'avais difficilement serrer pour arrêter l'hémorragie, pour blottir sa tête contre la mienne en l'enlaçant de l'autre bras. La goût amer de la tristesse ne s’efface pas, mais je soupire silencieusement :

« Que je t'aime. »
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mer 20 Aoû - 14:05

C'est tout court et c'est tout nul, mais je dois bientôt aller faire des courses alors j'ai pas le temps pour plus !

♫~♪~♫~♪~♫~♪~♫~♪~♫~♪~♫~♪~♫~♪~♫~♪~♫
Je fais un pas de côté pour m'éloigner de lui et arracher ma main de sa poigne. Que croyait-il ? Que j'allais lui sauter au cou ? Ce ne sont que des paroles, qui peuvent très bien être mensonges. Il n'y a qu'une seule personne que je crois vraiment sur paroles... je vous laisse deviner qui sait. Il dit vouloir être moins naïf et stupide, mais ses propos plein de guimauve et d'espoir montrent bien qu'il est vraiment plus idiot que jamais. Ça me dégoute dans un sens. Cela doit sans doute se voir sur mon visage.

- Uai uai, si tu le dis...


Je me lève et m'étire légèrement avant de poser un regard sans émotion sur le blond à mes pieds.

- Tu sais, c'est pas en parlant d'un passé qui n'a plus aucun sens maintenant, pour moi tout du moins, que tu vas réussir à m'émouvoir ou un truc du genre. Tu devrais savoir que je suis le genre de personne qui ne mise pas tout sur de simples paroles stupides et niaises.

Je soupire et montre vaguement d'un signe de la main une caisse rouge dans un coin de la pièce qui se détache dans cet océan de ténèbres.

- Tu as de quoi te soigner là-bas. Écoute, je veux bien te pardonner parce que bon... Au fond je... je te déteste pas mais... Enfin je suis pas prête pour... le genre de relation que tu voudrais avoir. Donc... à la limite on pourrait être amis mais pour l'instant... pas plus que ça. Hum... je vais rejoindre ma mère...


Je quitte la pièce sans attendre sa réponse. Cette situation est déjà beaucoup trop gênante comme ça. Mais bon, cela fait un sujet de préoccupation en moins. J'arpente les couloirs déserts de l’immense manoir, hésitant un peu à appeler Yakyra alors qu'elle déteste se faire demander. Cependant, après avoir tourné et regardé dans plusieurs pièces en vain je commence à perdre patience. Le jeu de cache-cache n'a jamais été mon fort. Je me résigné donc, pleine d'appréhension, à murmurer :

- Maman...?

___________
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~~~~~~~~~

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Jiseki no nen wa itsushika kiete
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Mer 20 Aoû - 19:56

Disons à ce propos mon cher momo qu'il me reste encore l'idée à parfaire, mais dans l'ensemble je pense avoir trouvé. Et je suis presque étonnée que malgré mon aiguillage plus ou moins volontaire tu n'aies pas encore compris ce que je voulais faire... Ce n'est pas pour tout de suite en tout cas, et vu que je n'ai pas grand chose à faire, je te laisse poster. Je pense qu'avec Kao et Dévandra tu peux avoir à développer.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Jeu 21 Aoû - 16:20

Qu'était-il donc en train de se passer. Le monde semblait s'écroulait tout autour d'elle. Ce qu'elle pensait sûr depuis tout ce temps n'était qu'un ramassis de mensonges. Ses souvenirs mêmes étaient donc faux ! Les dieux n'avaient-ils donc pas de cœur ?
Maria se torturait l'esprit de cette façon depuis que Kao et Aylana lui avait rendu visite. Les révélations l'avaient plongée dans un état second. Elle n'avait même pas remarqué que plus aucun démon ne circulait dans le royaume. Une simple vibration du Trône des Enfers lui permit de retrouver l'esprit.
Alors elle réalise… Elle s'était faite avoir, roulée. Mais tant qu'elle aurait le Trône elle ne se laisserait pas faire !
"Les dieux veulent la guerre, ils l'auront. Ils se sont joués de moi durant toutes ces années, mais la désillusion me rendra plus forte.
Trône, toi le tout puissant artefact maléfique, viens-moi en aide
- Chevelure de feu ne peut vaincre, malgré sa fougue. Trône ne peut lui venir en aide de cette façon. Il resté lié à sa vraie maitresse. Cependant tant que Chevelure de feu sera a sa porté Trône la protégera car ainsi fut-il conçu. Mais il prévient sa maitresse actuelle que son destin est tracé et que la victoire n'est pas au bout.
- Mais… C'est impossible ! Je refuse d'y croire, tu me mens.
- Artefact magique pas avoir capacité de mentir.
- La fresque ancestrale que j'avais trouvé m'avait pourtant montré que j'accèderai au Trône et dominerait les enfers.
- Fresque pas mentir, toi pas savoir lire. Fresque avoir montré portion destin que toi intéressait. Toi avoir était aveuglée par pouvoir promis. Va voir de nouveau fresque. Elle désormais dire que toi perdre.
- Trône, toi qui sais beaucoup de choses; qui a conçu les fresques ancestrales de cette façon ?
- Information supprimé de l'Univers. Un seul mot reste. Abyssia, sûrement erreur de lecture et vouloir dire abysse : néant.
- Abyssia… le néant… Serait-ce une coïncidence ? Non. Une seule entité est à l'origine de tous mes problèmes : Kao…"
Dévandra faisait les cent pas depuis qu'Aylana lui avait donné l'ordre de la laisser entrer lorsque qu'elle le manderait. La dirigeante de l'Empire ne savait que faire. Un éclair de lucidité lui passa l'esprit et elle comprit : ce n'était pas à elle de choisir cela, mais à Kao.
Elle débuta une conversation télépathique avec lui :
" Kao ? M'entends-tu ?
- Oui Dévandra, je t'écoute.
- J'imagine que tu sais déjà ce qu'Aylana souhaite que je fasse.
- C'est exact, et je te demanderais d'ouvrir ce portail comme elle te l'a demandé. Si jamais elle tente de détruire l'Empire, ta bague ou moi-même règleront le problème. Ne t'inquiète pas. Je pense qu'elle va se servir de notre protection affaiblissant la magie maléfique pour tenter de vaincre Maria.
- Bien Kao, je vais de ce pas commencer la création du portail."

Sortant de sa demeure la grande mage se téléporta dans le lieu le plus isolé du royaume pour endiguer toute possible destruction. Une fois sur place elle traça la rune magique du portail temporaire qui permettra à Aylana de rentrer. Puis ne sachant réellement comment contacter la déesse, ne lui ayant jamais parlé directement, elle s'écria :
" Aylana j'ai accompli ce que tu avais demandé. J'espère que tu ne briseras pas la confiance que nous t'accordons pour une fois."
Assis dans un fauteuil confortable de son manoir, Kao parlait avec Aylana :
"Eh bien ma tendra amie, bien que tu ne sois pas directement en face de moi, je te souhaite bonne chance. Et surtout, que le spectacle commence !"
Sa phrase finie, des brèches s'ouvrirent entre les enfers factices et l'Oblivion, permettant ainsi aux démons d'Aylana d'attaquer Maria. Un tremblement ébranla le Nirn, et les Créateurs étaient prêt à assister au dénouement de l'histoire.

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     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Ven 22 Aoû - 0:08

"Dévandra, je suis presque flattée que tu prennes toutes ces précautions à mon égard. Mais j'ai détruit l'Empire une fois, et ce n'était pas aussi amusant que je le pensais, je ne reviendrai donc pas tout de suite pour le réduire à néant encore une fois. Peut-être même que je ne reviendrai pas. Tu as intérêt à ce que ton portail fonctionne."

"Kao, sache que la chance n'a rien à voir avec tout cela. Je gagne parce que j'ai mis ce qu'il était nécessaire de mettre en place pour assurer ma victoire. Sur ce, je te laisse, la cloche vient de sonner, c'est la récréation..."

Elle sentit à ce moment le courant magique lié à la mise en place du pont. Elle mit immédiatement en place un mur empêchant temporairement les démons d'accéder aux vrais Enfers. Il était encore trop tôt.

"J'avais dit que je le faisais Kao, tu es méchant à me gâcher ainsi mon plaisir."

Elle entendit l'appel de Chizu, et fit en sorte que la porte de la pièce où elle était soit la prochaine qu'elle allait ouvrir.

"Chizu, c'est le moment. Tu te rappelles ce que je t'ai dit concernant Maria ? Enfin, le plan se précise. Dès que je te ferai signe, tu l'attaqueras. Tu peux lui faire tout ce que tu souhaites, je ne t'imposes que deux contraintes : la première est de ne pas la tuer évidemment. La seconde de ne pas te faire battre, ni qu'elle ait le dessus sur toi. Elle doit avoir une défaite cuisante, pas le temps de répliquer, elle doit sentir le goût de son infériorité. Suis-je bien claire ? (Elle vrilla son regard dans celui de la jeune fille, et une lueur brillait au fond de son œil, signe qu'elle était très sérieuse et concentrée.) Je te dirais quand arrêter.
Kazuki vient avec nous, il sera plus utile que tu ne le penses. Quand tu te retrouveras seule, reste sagement à m'attendre, je reviendrai. N'essaie même pas de me suivre, tu ne le pourras pas de toute façon.
Sinon que te dire d'autre ? Peut-être que je te reprendrai tes pouvoirs de Faucheuse, tu m'as l'air plus heureuse et moins incertaine sans... Mais nous verrons tout cela en rentrant."

Elle ferma la paupière, le temps de se concentrer et de vérifier qu'elle n'avait rien oublié. Puis elle la rouvrit, claqua des mains, et Kazuki apparut dans la pièce. Une geste brusque à son encontre, et une fine poussière noire vint se déposer sur ses blessures, les guérissant.

"Ne te fie pas à ce que tu vois. Tu dois juste être présentable devant Maria. Tu te contenteras de te laisser faire sans rien dire ni bouger, cela sera suffisant."

Elle releva finalement la tête, et s'assit sur le canapé avant de se relever d'un même mouvement. Elle passa sa main devant elle. Une nouvelle brume noire recouvrit et enveloppa sa jupe, avant de se dissiper. La Déesse portait à présent un habit beaucoup plus proche du corps, une longue jupe droite, ouverte jusqu'à la hanche sur le côté droit, et à mi chemin entre l'apparence du cuir et du velours. Il suffit à Yakyra de prononcer quelques mots pour que soudain les pouvoirs de Faucheuse de sa fille se libèrent. Maria serait donc affaiblie de moitié. Elle avança, et poussa Chizu dans les bras de Kazuki, puis la prit par l'épaule et disparut.
Les deux jeunes gens n'eurent pas le temps de comprendre que déjà ils se retrouvèrent dans les Enfers. Face à eux, une Faucheuse qui avait un air impassible. Mais seule Yakyra perçut la lueur de douleur qui traversa avec fugacité son regard quand elle vit celui qu'elle aimait dans les bras de la jeune fille, et la manière dont il la regardait. Elle ouvrit le portail, et un flot de démons envahit l'espace.
Elle ne s'attendait pas non à ce qu'elle se laisse faire, après tout elle était un peu son élève. Maria se leva lentement, et s'approcha du couple. Yakyra s'écarta, et emmena Kazuki avec elle, prenant néanmoins garde à ne pas le toucher et à la maintenir à bonne distante d'elle.
La Faucheuse darda son regard sur Chizu. Elle n'était qu'un créature faible, et elle maîtrisait ses pouvoirs depuis des siècles. Elle allait détruire l'adolescente, puis s'occuper des autres personnes la gênant. Elle libéra progressivement sa magie, donnant une ultime chance de fuir à son adversaire. Mais Chizu ne recula pas.
La Déesse se prépara à savourer, car elle savait que le spectacle de cette bataille allait être divertissant. Au fond, les deux femmes allaient se battre pour le même homme. Mais ce n'était qu'une mascarade. Il était impossible que Maria gagne, et si Chizu ne se montrait pas à la hauteur, autrement dit si elle mettait trop de temps à dominer Maria, ou ne montrait pas une vraie différence de pouvoir entre elles deux, Yakyra la punirait, elle n'aurait aucun scrupule, d'autant plus que sa fille était une des personnes sachant le mieux de quoi elle était capable, et qu'il ne fallait pas la décevoir.

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Ven 22 Aoû - 0:40

Depuis son manoir, Kao ressentit immédiatement le déferlement de démons dans le monde qu'il avait créé de toute pièce. Une sorte de décor de théâtre. Il fallait dire que le mage avait toujours aimé donner la vie, assembler des particules et former des univers. C'était amusant. Surtout quand ceux-ci finissaient par s'autodétruire à cause de leur bêtise. Kao était cependant stupéfait par la population humanoïde du Nirn. Jamais il n'avait vu un peuple aussi destructeur survivre si longtemps.
Il divaguait une fois de plus. Pour lors il devait assister au spectacle et allait s'en faire une joie. Il passa sa main rapidement devant on visage et se retrouva vêtu d'une armure cristalline. Même s'il n'allait pas combattre, il aimait s'habillait pour l'occasion. Un claquement de doigt, et un katana et son fourreau s'accrochèrent à sa taille. Il était prêt.
Le dieu ferma les yeux et quand il les rouvrit il était sur la scène de la bataille. Rapidement il s'éleva à une hauteur lui permettant d'embrasser le spectacle d'un seul regard.
Maria était facilement repérable avec sa chevelure rousse. Se battant avec l'énergie du désespoir, elle réussit facilement à décimer une grande partie des démons. Le reste s'enfuit sans demander son reste quand elle se transforma en une faucheuse ailée.

Ainsi comme l'avait annoncé le trône, le combat final venait de commencer. Rapidement elle s'éloigna de l'artefact et commença à combattre avec fougue. Après tout ce qu'elle avait enduré, elle ne se laisserait pas faire de cette façon. Les démons étaient faibles, elle les tua rapidement ne laissant qu'une petite dizaine battre en retraite quand elle déchaina ses pouvoirs. Aylana pensait pouvoir l'affaiblir en rendant plus puissante Chizu. Dans un sens, la déesse aurait eu raison avec l'ancienne Maria, mais désormais, elle ne vivait réellement plus que pour tuer. Et puis elle avait eu le temps de se préparer. Elle savait puiser son énergie dans son environnement. Une incantation rapide, et tous les démons vivant se pétrifièrent pour se transformer en un flux de pouvoir que la Faucheuse absorba.
Il ne resta finalement plus que Maria et Chizu pour se battre. Un duel allait s'entamer. L'acier commença à chanter. Chizu malgré sa puissance augmentée n'arrivait pas à prendre le dessus. Maria était trop ancienne, trop puissante. Et le temps s'arrêta.

La rousse prenait le dessus, et s'il n'intervenait pas, l'Elue risquait d'être renvoyée dans les eaux d'Oblivion. Il fallait agir et vite ! Le temps se stoppa pour tous sauf Chizu et Kao :
"Chizu mon enfant, je sais que tu aimes l'obscurité, mais remémore-toi qui tu es ! Tu es l'Elue, laisse les énergies qui t'entourent venir à toi, laisse le talisman revenir en toi… Redeviens l'équilibre !"
Ses paroles finies, le temps repris son cours, et l'amulette ayant servi à la reconstruction des épées fusa à travers les mondes et s'éleva au dessus de Chizu pour fusionner avec elle.

Que… comment ? Cette fille faible, la protégée d'Aylana n'était autre que l'Elue ? La fresque ancestrale l'avait menée à sa perte. Il fallait qu'elle se risque à détruire le Trône et récupérer le pouvoir divin.
Survolant la pièce, elle prit l'Elue de vitesse et se plaça au dessus du Trône :
"Ô trône majestueux, ton heure est venue, ce monde tu as servi et ce monde tu vas quitter, me léguant tes pouvoirs. J'en appelle aux incantations interdites que les Créateurs ont laissé derrière eux. "
Le Trône s'éleva dans les cieux et explosa dans une lumière verte étincelante. Le flux se dirigea vers Maria et la déstabilisa temporairement. Chizu en profita pour planter son épée renforcée par la magie de l'amulette dans l'épaule droite de Maria. La magie blanche envoyé par le talisman fit son effet et affaiblit grandement la Faucheuse jusqu'à la forcer à se poser au sol.
Dans un éclair de douleur Maria s'écria :
"Aylana, tu m'as mise au sol, mais je parie que ça ne te suffit pas. Sache donc que malgré mon état je ne me laisserais pas faire. (Elle arrache l'épée toujours plantée dans son épaule : ) J'écraserai ta protégée, Elue ou non !"

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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   Ven 22 Aoû - 2:23

Elle ne plaçait pas grand espoir dans les démons, ces créatures inutiles et prenant de la place. Cependant la femme rousse était un peu plus forte qu'elle ne l'aurait pensé. Ou Chizu trop faible, les deux options se valaient.
Sans rien dire, elle assista à la fusion entre Chizu et l'amulette. Le sort d'immobilité avait glissé sur elle, comme le temps le faisait depuis toujours.
Elle haussa un sourcil d'intérêt quand elle vit la Faucheuse aller au Trône et énoncer la formule. Elle était étonnée de la voir si intelligente. Non, ce n'était pas le bon terme. Capable de réflexion, c'était plutôt cela. Ou d'anticipation. Elle se permit un sourire, admirant son œuvre. Ses deux figurines se détruire. Laquelle avait-elle le mieux façonnée ? Elle ne saurait dire. Elle reporta son attention sur le combat quand elle entendit la Faucheuse prononcer ses dernières paroles. Elle soupira de frustration. Tout ne c'était pas passé comme elle l'espérait. Elle ne s'amusait pas assez. Mais peut-être cela allait-il changer puisque c'était à elle de jouer maintenant... Le pion avait écrasé le cavalier, qui l'eut cru ? Mais elle aimait les surprises que réservait une partie d'échecs. Et maintenant la reine allait éjecter le pion. Profitant donc de l'instant, elle prit Kazuki par la manche et arriva juste à côté de Maria. Un frôlement suffit pour qu'elle l'emmène avec elle.
Elle était entre les deux univers, le portail de l'Empire devant elle. Bien qu'elle le sentit fonctionner, elle ne put s'empêcher d'en forcer partiellement l'ouverture. Elle se retrouva dans un endroit loin de la citadelle. L'humain la gênant, elle l'envoya contre le sol à quelques mètres de là. Déjà Maria se relevait. Yakyra sourit et la laissa se remettre debout et reprendre ses esprits. Déjà, elle sentait la magie de l'Empire s'insinuer en elle, pour éliminer sa magie. Mais c'était infime, et elle dispensait d'une grande réserve. Peut-être Maria le perçut-elle aussi, mais elle était bien trop concentrée. Dans ses yeux se lisait sa rage et sa haine contre la Déesse.

"Tu te rappelles toutes ces années de souffrance, à croire Kazuki mort et à le pleurer, et cette soumission, car tu n'avais plus d'avenir, tu n'étais plus rien sans lui. Alors qu'il était en vie et que je le torturais de la pire des manières. Et puis le voir avec Chizu... Quand je pense qu'il aurait pu revenir vers moi mais que j'ai forcé Chizu à accepter ses sentiments... Ah, je suis trop cruelle de te blesser à ce point. Oh, tu pensais vraiment me toucher avec ce pathétique jet de magie ? Tsss... On dirait que je ne t'ai rien appris. Regarde ce que maîtriser la magie et avoir du pouvoir veut dire..."

Elle tendit le bras, et un éclair noir vint frapper la plaie sanglante de Maria, qui laissa échapper un gémissement. Mais elle se jeta en avant et répliqua, faisant apparaître un trait rouge sur la joue de Yakyra. Cette dernière se contenta de sourire, et un incroyable ballet magique commença. Esquives et attaques s'enchaînaient, les sorts se perdaient, se percutaient, blessaient. A cause des barrières de l'Empire, elles s'affaiblirent vite. Maria tremblait, quand Yakyra était essoufflée. Toutes deux avaient diverses blessures sur le corps.

"Tu ne peux lutter contre moi, et tu vas amèrement regretter de t'être dressée contre ta Déesse."

La femme rousse ne la laissa même pas terminer qu'elle plongeait, pieds en avant, pour frapper la Déesse aux chevilles et la faire tomber en avant. Mais avec agilité elle se réceptionna sur les mains, et continua sur sa lancée. Maria n'eut pas le temps d'esquiver et sa vision se flouta quand un pied percuta sa gorge et l'autre son estomac. Elle tomba à genoux, mais un coup de genou sous la main la fit s'étaler sur le dos. Elle tenta de se retourner et se relever, ou rampa, mais fut immobiliser quand quelque chose s'enfonça entre ses omoplates. Elle laissa s'échapper un petit cri, et la pression s'accentua.

"Que t'avais-je dit ? Tu ne peux m'échapper..."

La voix de la Déesse tremblait un peu. Elle devait se dépêcher, sinon l'Empire aspirerait toute sa magie. Une jambe posée à terre et l'autre retenant Maria, elle ordonna d'un geste à l'humain de s'avancer, et passa ses cheveux d'un côté de sa tête. Elle lui prit la main, avec une grimace de dégoût, et la posa dans celle de Maria, la sienne entre les deux.

"L'immortalité a été donnée,
A cette femme fut un temps passé.
Moi, Yakyra, Déesse détestée,
Aujourd'hui veut la lui enlever,
Car estime qu'elle n'est plus méritée,
Pour à cet homme, humain, l'apporter,
Qu'il puisse, à son tour, en profiter.
Cette formule à présent terminée
Immédiatement doit s'appliquer,
N'être par nul autre que moi ôtée."

Ainsi un grand flash jaillit. La femme rousse hurla, se débattit, mais Yakyra la força à laisser le flot s'échapper. Seulement tout se tarit très vite. Pourquoi ? Un problème de puissance ? Elle n'avait pas le temps de réfléchir, aussi Yakyra se met à aspirer la magie autour d'elle, puis attira les esprits les plus proches et les convertit en énergie. Elle se concentrait, et ne cessait de transformer les esprits. Peut importe ce que Dévandra dirait, elle avait un sort à exécuter.
Au bout d'interminables minutes, un nouveau flash emplit l'espace. Maria avait disparue. N'étant plus immortelle, le temps avait repris ses droits sur elle. La Déesse essayait de reprendre son souffle, toujours à genoux, avant de se rendre compte que ce n'était pas la solution. Elle jeta un regard de côté. L'humain, enfin l'ancien humain à présent immortel, gisait inerte, probablement évanoui, le temps que son organisme fusionne avec la magie et s'adapte au changement. Elle le frôla et ils disparurent. Elle avait toujours autant de répugnance à le toucher.
Ils étaient de nouveau dans les Enfers. Malgré ses blessures et sa jupe déchirée, le visage de la Déesse était toujours le même et il émanait même d'elle un sentiment de danger plus oppressant qu'auparavant. Elle sentait qu'elle avait récupéré les pouvoirs de Faucheuse de Maria. A présent elle se sentait lasse, et souhaitait juste se reposer, afin de récupérer sa magie. La barrière de l'Empire était puissante en réalité. Elle se dirigea vers la faille, et la referma. Pendant ce temps elle s'adressa à Chizu :

"Ma fille, tu connais le chemin pour rentrer, et je suppose que tu souhaites passer un peu de temps avec lui. Il est à toi. Pour toujours. Mais je ne le veux pas chez moi. Arrange toi pour le faire disparaître au plus vite de mes Enfers. Et qu'il ne remette jamais les pieds dans mon manoir."

Elle disparut donc et se retrouva chez elle. Terriblement lasse, elle se laissa tomber en travers du grand lit deux places de la chambre.

"Dévandra, tu vois que je n'ai pas essayé d'envahir l'Empire ou de le détruire. Et pour tes quelques esprits... D'ailleurs je ne sais pas si ces pertes se comptent en dizaines, centaines ou milliers, enfin bref, tu en retrouveras sûrement d'autres facilement j'en suis sûre. J'en avais besoin, j'ai donc une excuse pour les avoir utilisés. Et ne va pas pleurer auprès de Kao parce que tu as perdu quelques esprits, crois-moi que cela ne vaut vraiment pas le coup. Tu peux supprimer le portail de secours, je n'en ai plus l'utilité."

Elle ferma l’œil, juste pour se reposer. Après tout rien ne pressait de s'occuper des démons et de contacter Kao. Il le ferait probablement avant elle. Se faire aspirer de l'intérieur était une expérience très désagréable.Elle souhaitait récupérer au plus vite de cette visite à l'Empire.

___________
"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


Ask

Merci à ma petite Haruka chérie pour cette merveilleuse signature que j'aime beaucoup,
l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
Un superbe cadeau pour mes 16 ans... ♥
Spoiler:
 


Un autre grand merci à Haruka pour ces deux signatures et cet avatar,
offerts pour les 17 ans.
Le temps passe mais je t'aime toujours autant ♥
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Les Fresques Ancestrales, Cycle 1, L'Elue.   

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