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Liberty Stories - Forum de Libre RPG


 

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 King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]

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Humeur : Gneuh.
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MessageSujet: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 23 Juin - 18:48

King's Game




Informations Principales

Titre de votre RPG :King's Game (1)
Créateur(s) : Haruka

Genre principal : Horreur
Sous genres : Gore. (Romance possible... mais un peu impossible aussi.)

Tags : Mort... séquestration ?

Scénario
Chiemi est réveillée en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. A en croire le mystérieux expéditeur du message, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ?

Éclaircissement : Ce résumé est le résumé officiel du manga, mis à part le nom que j'ai changé. (Je voulais pas jouer un mec Buh :c) Tous les élèves sont dans un pensionnat, et se sont faits enfermer. (Ça ferait trop bordélique si on pouvait changer de pays et tout..) Il ne peut y avoir à la base que 31 élèves. Je vais citer quelques noms, comme ça si vous n'avez pas d'idée vous pourrez vous approprier ces personnages. Vous pouvez inventer votre propre personnage. Pas plus de deux pas personne (pour l'instant.)
♦ Shingo (Adashi) 1
♦ Toshiyuki (Abe) 2
♦ Satomi (Ishii) 3
♦ Hirofumi (Inoue) - Mort) 4
♦ Yûko (Imoto) - Morte) 5
♦ Ria (Iwamura) 6
♦ Maki (Iwamoto) - Morte) 7
♦ Yôsuke (Ueda) - Joué par Luw) 8
♦ Kana (Ueda) - Jouée par Luw) 9
♦ Motoki (Ushijima) 10
♦ Itsuo (Ôno) 11
♦ Nobuaki ( Kanazawa) 12
♦ Yûsuke (Kawakami) 13
♦ Chia (Kawano) 14
♦ Akemi (Kinoshita) 15
♦ Mami (Shirokawa) 16
♦ Daisuke (Tasaki) 17
♦ Hideki (Honda- mort) 18
♦ Minako (Nakao) 19
♦ Misaki (Nakajima)- jouée par Plume.) 20
♦ Naoya (Hashimoto) 21
♦ Chiemi (Honda - Jouée par Haru') 22
Précisions

Particularités à précisées pour le déroulement du RPG ? L'histoire se passe dans un lycée, où les élèves sont enfermés. Hors sujet permis pour les uniformes, le style de l'école, description plus poussée de son personnage et tout ce qui est dans ce genre-là.
Précisions ajoutées par l'auteur : Pour tout ce qui est question ou idées d'ordre, merci d'aller dans le sujet "RPG Flood".

Personnages cités dans le scénario : Chiemi
Lesquels peuvent être joué ? Tous (sauf noms indiqués)

Source d'inspiration : Cette histoire vient d'un manga de Nobuaki Kanazawa, et porte le même nom.


Codé par Kao ©


Dernière édition par Luw le Mer 25 Fév - 11:38, édité 2 fois
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Humeur : Gneuh.
Messages : 2145

MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 23 Juin - 18:49

||RPG IMPORTE D'UN AUTRE FORUM||
(RPG déjà bien avancé, post d'une page sur chaque post)


PAGE 1 :

EDIT HARUKA : Si vous voulez reprendre le RP, présentez juste votre personnage et commencez là où nous nous sommes arrêtés. (pas la peine de reprendre chaque événement depuis le début dans vos posts.)

Luw :
Je joue Kana et Yosuke *-*
--

Je m'appelle Kana Ueda, j'ai 17 ans, je suis dans cette classe de trente élèves et dans ce lycée depuis quelques années déjà, cherchant à me perfectionner davantage sur mes notes. Je pense avoir une vie tranquille, mais je n'arrête pas de penser à ma famille qui vie par-ci et par_là dans le monde. Je vis seule avec mon frère, Yôsuke, dans une petite maison de la ville où trône le lycée. Nous préférons cet endroit à l'internat qui n'est pas le lieu le plus beau et le plus joyeux... Lui et moi sommes presque inséparables, tous deux dans la même classe, nous n'avons pas de grands soucis avec les autres et encore moins avec les professeurs. C'est vraiment une joie pour chaque instant passé ensemble ou avec les autres. J'ai l'air souvent joyeuse, mais des fois je tombe dans une mélancolie peu appréciée de mon frère qui lui est un peu lunatique et fort expressif et moi, je suis une fille... troublante, timide mais appréciable, non je ne suis pas folle !

Nous sommes actuellement en milieu d'année dans le calendrier soigneusement fait par le lycée, comme d'habitude je cherche à me dépêcher, marchant en cavale dans les couloirs, je dis bonjour au passage à mon frère qui lui est comme d'habitude dans les vapes après une bonne nuit de sommeil et une nuit encore à regarder sa série True Blood jusqu'à 23 heures et plus. Je regarde une dernière fois de la mâtinée la photo de maman posée sur la table du petit salon, puis je ralentis enfin pour me prendre des gaufres et préparer mon sac. Retournant dans le couloir j'enfourne une gaufre dans la bouche de Yôsuke presque réveillé, lui tapotant l'épaule en souriant je m'amuse à écouter ses râlements de "monsieur endormi" qu'il produit depuis son réveil. Aujourd'hui c'est une petite journée bien remplie que chacun de nous doit accomplir... soigneusement ? Perdue dans mes pensées, je suis embarquée par la main de Yôsuke courant pour attraper le bus qui nous attend déjà devant la maison.

Arrivés à destination, les élèves s'engouffrent dans leurs salles de classe en discutant des derniers ragots de la soirée dernière et des derniers moments passés avec leurs amis. Je souris aux amis de Yôsuke, faisant leur salutation de main habituelle, le voyant mettre sa main à maintes reprises devant sa bouche pour cacher ses bâillements qui sont plus qu'amusants. Certains des amis de mon frère sont en terminale et d'autres dans la même classe que nous. Je dis bonjour à Daisuke au passage, marchant tranquillement derrière la foule qui entre dans notre classe. Ça va encore être une journée agitée...
La première heure passe tranquillement avec ce professeur de français que les garçons détestent pour attirer toutes les filles du coin. Moi personnellement je ne le lui trouve rien... qu'est-ce qu'un homme ringard habillé de cuir jusqu'aux fesses peu bien avoir d'encourageant pour l'aimer... c'est bien la question que se pose Yôsuke sur moi. Mais je m'estime bien heureuse de ne pas être comme les autres... Je pense.
L'heure finie, voulant faire une pause je m'installe près de la machine à café dans le couloir qui était attribué à notre classe seule, c'est comme cela que fonctionne ce lycée... un couloir pour une classe... au moins je ne suis pas dérangée par les petits secondes se cachant derrière leurs gros classeurs voulant absolument notre aide pour les concours de maths. Une seule gorgée d'un chocolat chaud bien mérité quand soudainement j'entends des cris étranges se répercuter dans les diverses entrées du couloir. Je me lève brusquement, marchant au sens contraire aux autres élèves de la classe courant partout pour aller je ne sais où... c'est alors que j'atteins une des sorties qui donnent accès au parc principal du lycée, je lâche subitement mon gobelet, comme immobile et surprise de voir que chaque entrée du lycée est condamnée par le système de sécurité du lycée normalement inactif depuis sa construction. Je vérifie de l'autre coté du couloir, la même chose, pareil pour le réfectoire se trouvant dans le même couloir, la sortie de celui-ci est totalement infranchissable par de gros barreaux et panneaux gris métalliques. Mais c'est impossible ! Comment une personne a-t-elle accès au contrôle du lycée positionné dans les bureaux des directeurs ? Plus les minutes passent plus les élèves sont conscients, puis plus les élèves paniquent... Je rejoins vite mon frère qui est dans un regroupement de garçons de la classe cherchant des explications, je remarque également Daisuke qui a le même comportement que chacun ici en cet l'instant.

"- Je ne comprends pas... C'est étrange que quelqu'un ait accès aussi facilement au contrôle des directeurs, dit l'un du groupe.
- Mais réfléchis un peu, ça tombe, c'est juste une erreur, on sera libres d'ici quelques minutes. Les directeurs ne sont pas aussi stupides, Dit un autre.
- Non mais le lycée existe depuis 30 ans... alors pourquoi cet événement n'arriverait que maintenant ? demandent deux autres.
- Bref restons calmes, la cafet' est toujours là, y'aura certainement à manger dedans, dit le premier.
- Pfff... l'autre qui se croit déjà dans Lost, répond un autre garçon.
- Tu dis ça toi...?! Hahaha..."dit l'autre.

Je m'éloigne un peu du bras de mon frère, prise d'une peur stressante... je n'aime pas trop être enfermée comme cela... mais je suis du même avis : cela doit être une erreur... rien de plus.

Haruka :
Mon nom est Chiemi Honda... Je suis de la classe 2-B, (correspondant à la première en France... je crois) au lycée préfectoral d’ Ayabe, dans la préfecture de Kyoto. J’ai 16 ans depuis peu, et je vis dans le pensionnat du lycée. Mes parents m’avaient laissée là l’année dernière, et les seuls signes de vie qu’ils me donnaient sont les quelques milliers de Yens (monnaie japonaise) qu’ils m’envoyaient par mois. Il faut dire qu’ils ne m’avaient jamais vraiment aimée... Ils devaient trouver que je ne leur ressemblais pas assez. Avec ma longue chevelure brune m’arrivant en bas du dos, mon mètre 73 et mon caractère bien trempé, je suis même à l’opposé d’eux. Je prenais mon petit déjeuner en pensant à tout ça, et je revêtai en train de revêtir mon uniforme quand quelqu’un toqua à ma porte...
-Hoondaaaa !
J’aurais reconnu cette voix entre mille... C’était Nobuaki  Kanazawa, un garçon de ma classe. Il me courait après depuis le collège et ne perdait jamais une occasion de me déclarer ça flamme... Cela me gênaît, et je ne savais pas du tout comment lui répondre dans ces moments-là. Je préférais esquiver la question, la plupart du temps. Je l’évitais le plus possible... Mais je n’aurais jamais cru qu’il viendrait jusqu'à me harceler devant ma chambre... Je finis de m’habiller et mis deux fois plus de temps que nécessaire pour ajuster ma veste... avant d’enfin sortir. J’avais espéré qu’il soit parti sans m’attendre mais il était encore là...
-Ohayo Kanazawa-ku-
Je me pris son poing dans la tronche et tombai sur les fesses.
Attends… QUOI ?! Il venait de me frapper ? Il est malade ou quoi ? Il ne perd rien pour attendre... J'allai le démolir !
Mais au vu du fait que j’avais le vertige et que j’avais l’impression de mourir, j’allais devoir attendre un peu pour le désosser...
-Hon-Honda ! Désolé ! Comme tu ne sortais pas j’allais retoquer et... Tu ne t’aies pas fait mal ?
-Mais non voyons, je me suis juste pris ton poing dans la face. MAIS BIEN SUR QUE TU M’AS FAIT MAL ! >.<
-Pa-Pardon... Je vais chercher l’infirmière, ne bouge pas !
-Att-

Trop tard. Il partait déjà en courant vers l’infirmerie... Ahhh, cet idiot ! Je ne pouvais quand même pas poser un lapin à l’infirmière... Pas le choix alors ! Je regagnai mon lit, toujours prise de vertiges et finis par m’endormir.

J’étais dans un parc. Un parc vaguement familier, mais que je n’arrivais pas à identifier. Devant moi se trouvait Kanazawa. Il semblait sur le point de dire quelque chose. Le connaissant, je pouvais déjà prévoir ses paroles...
-Je... hmmm... Comment dire... Honda, je t’aime ! Est-ce que tu veux bien...
Il fut interrompu par la sonnerie de mon portable. Je soupirai de soulagement et lâchai un «Attends deux secondes». Je portai mon portable à mon oreille et
... Je sentis quelque chose de chaud se poser sur ma joue. A la place de mon portable se trouvait... une main coupée au niveau du poignet, et pleine de sang.

Je me réveillai en sursaut, j’étais tombée de mon lit. On m’avait mis une serviette trempée sur le front. L’infirmière était donc passée... Je regardeai l’heure. 7h25. Les cours commençaient à 8h30. J’avais encore un peu de temps devant moi... Après avoir pris un bain et m'être habillée, il était déjà 8h25. Bientôt les cours... je sortis et tombai nez-à-nez avec  Misaki  Nakajima, ma meilleure et l’une de mes seules amies depuis le primaire. Elle avait des fiches dans les bras, sans doute les cours que j’avais loupés hier. Elle arborait un air assez soucieux...
-Chiemi... Tu vas bien ? Je me suis inquiétée de ne pas te voir venir en classe !
-Salut Misaki... C’est rien, j’avais quelques vertiges.
-Ah bon... Tiens, ce sont les cours que tu as loupés hier.
-Merci...

Je la trouvais un peu nerveuse aujourd’hui. Elle se dandinait d’un pied sur l’autre et jetait des regards autour d’elle.
-Misa, tout va bien... ?
-C’est que... Oh c’est vrai tu n’étais pas là, tu ne peux pas savoir... Qu’on est enfermés dans le lycée.
-Heeeiiinnn ?

Enfermés... Genre... Vraiment enfermés ? C’est bizarre ça... Normalement seul le proviseur peut verrouiller l’école ! Il y a peut-être un problème...
-Et les profs ne sont plus là. Ni le directeur. Ils se sont volatilisés... En fait, il ne reste que les élèves de notre classe. Tous les autres ont disparu... J’ai eu peur que tu sois partie aussi Chiemi !
-Partir ? Pour aller où ? Ne sois pas bête Misa. Vous avez appelé la police ? Ils doivent bien...

Je m’interrompis quand je vis que j’avais deux messages... D’un certain «roi». Ils disaient :

Les élèves de la classe 2-B participent à un King’s Game. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés sous 24 heures. Attention, aucun abandon ne sera toléré. Ordre n°1 : L’élève n°18, Hideki Honda, doit lécher le pied de l’élève n°5, Yûko Imoto.  

-Un King’s Game ? Un jeu du roi ?
-De quoi tu parles ?
-Regarde ton portable Misa.
-A oui... Mais... Maintenant ? Alors qu’on est enfermés ?! C’est n’importe quoi !
-On ne peut contacter personne... j’ai l’impression que seul ce... «roi» peut nous contacter.

Je lus l’autre message, qui était toujours du même auteur :

L’ordre n’a pas été exécuté. Les élèves 18 et 5 sont condamnés à la pendaison pour avoir désobéi au roi.

Je lâchai mon portable, et il s’écrasa par terre.
-Noon... Non ce n’est pas possible... c’est une blague ?!
Misa ne disait rien. Elle regardait elle aussi son portable, et semblait au bord de la crise de nerfs. Quelqu’un arriva en courant, Chia. Elle était en larmes. Je l’arrêtai et la questionnai sur son état. Elle me répondit en tremblant :
-C’est Imoto et Hideki... ils... ils sont pendus dans la salle de classe !

Et en effet ils étaient là. Les yeux blancs exorbités, la langue sortant de la bouche avec un maigre filet de bave. Je croisai le regard de Misaki. Maintenant nous savions que, non, ce n’était pas une blague. Nous étions enfermés dans cette école, contraint de jouer à un King’s Game... et si l’on n’acceptait pas de cs plier aux ordres du roi, nous finirions tous comme Imoto et Hideki : morts.

Luw :
J'ouvre les yeux subitement, sentant une main sur ma tête.
"... qu-que... quoi ?!"
Je me suis endormie... et mince... Je découvre alors ébahie et presque rougissante Yôsuke juste en face de moi... Il essaye de s’empêcher de rire mais je l'ai déjà démasqué... Je me relève un peu embarrassée, lissant les bords de ma jupe puis regardant Yôsuke d'un air interrogateur...

"J'espère que tu ne m'as pas réveillée en pleine nuit pour rien...
- Et bien figure-toi que ce n'est pas le couloir de notre classe qui est verrouillé mais... le lycée tout entier. Et nous sommes la seule classe à y être enfermée.
- QUOI ?! M-Mais-mais...
- Ow... chut ! Oui, les garçons ont découvert que la sortie ouest de ce couloir était ouverte... il y a dû avoir un bug... certainement ce "Roi" veut-il nous faire peur...
- Mais de quoi tu parles... quel roi ?
- Et bien comment te dire...
- Aller !
- Il paraîtrait que celui-ci est la seule et l'unique personne à pouvoir nous contacter... il y a peu, il a donné une sorte d'ordre à deux élèves et on les a retrouvés pendus dans la salle A 11...
"
Je lâche mon sac subitement... manquant de tomber.
"- Regarde ton portable... on reçoit les ordres à chaque fois..."
Yôsuke me rattrapa de justesse, le temps de regarder mon portable, il y a effectivement les deux messages de l'ordre présumé et l'annonce de la mort aussi dite...
"-Mais... nous sommes alors... dans un piège ? dis-je moi-même.
- Et bien ce n'est pas un jeu de gamin... ça c'est sûr...
"
Nous allons prendre l'air dans le jardin principal, je ne suis pas sûre d'avoir tout encaissé mais ce jeu que ce roi appelle "King's Game" est loin d'être drôle... nous sommes maintenant 28 à être seuls dans ce lycée... il n'y a vraiment pas de professeur ni de directeur... Le lieu dans lequel nous sommes va bientôt devenir un enfer.
Je fais un tour sur moi-même, regardant les tourelles de l'internat voyant une fille que j'avais déjà vue dans la classe... je vois sa longue chevelure brune voler par-dessus ses épaules, il me semble qu'elle s'appelle Chiemi Honda, je lui ai déjà adressé la parole pour quelques devoirs importants mais pas plus que ça... Je me demande comment elle a réagi face à cette histoire. C'est vrai que je devrais peut être plus faire sa connaissance dans les jours à venir... Je me retourne face à Yôsuke, regardant ensuite la fontaine du parc.
"- Alors... nous devons rester ici... et... obéir ? dis-je à Yôsuke
- Je crains que oui, mais chacun de nous se demande... qui est ce roi...
"

Haruka (Post hors RP) :
Uniforme du Lycée :
Fille :
Uniforme d'été :
Chemise blanche à col, cravate à carreaux (comme la jupe), veste noir ouverte ou fermée, jupe à carreaux, petit collant jusqu'au mollet.
Uniforme hiver :
Chemise blanche à col, pull gris et veste noire ouverte ou fermée, jupe à carreaux, collants jusqu'aux cuisses ou mollets.
Uniforme hiver.:
 

Garçons :

Uniforme été/hiver :
Pantalon, chaussures noires fermées, cravate et veste portant le blason de l'école.
Uniforme été/hiver ( a gauche):
 

Habits de sport :

Piscine
Filles :
Maillot de bain une-pièce bleu, avec une étiquette où sont inscrits son nom et sa classe.
Maillot fille.(Dsl c'est tiré d'un animé...):
 
Garçons :
Short, avec une étiquette où sont inscrits son nom et sa classe.

Course, autre:
Filles :
T-shirt blanc et bloomer, toujours avec une étiquette où sont inscrits son nom et sa classe.
Habits sport.:
 
Garçons :
T-shirt blanc et short, toujours avec une étiquette où sont inscrits son nom et sa classe.
Habits sport.:
 

Luw :
Je baisse les yeux, quittant alors les tourelles en vue sur l'internat. Je repense à ma famille... si nous sommes alors coincés ici... nous ne savons pas pour combien de temps nous le sommes... j'espère juste la revoir pour les moments prévus.
Yôsuke voyant mon air abattu évite de nouveau de se mettre en colère, essayant plutôt de calculer à quoi je peux penser à cet instant mais voulant absolument comprendre cette détresse, il prend mes mains pour aller à l'intérieur de l'internat, me mettre au chaud. De toute façon nous n'avons pas d'autre lieu où dormir... Et notre but est aussi de survivre. Nous arrivons alors dans le hall de l'internat, celui-ci parait plutôt calme mais un peu sombre à mon goût, peut-être est-ce la nuit qui me fait cet effet. Nous parcourrons les couloirs voyant certaines portes entres-ouvertes laissant voir des filles pleurer, assises au chevet de leur lit, priant de bientôt sortir puis d'autres fermer à clé, et d'autres pièces sont quant à elle vides. Nous nous dirigeons vers une des chambres vides, essayant d'accepter de vivre à nouveau ici. Laissant Yôsuke au rebord de la fenêtre buvant son soda frais, je regarde chaque recoin de la chambre, il y a deux bureaux et une grande penderie, il y a aussi un lit à deux matelas superposés et une salle de bain plutôt grande. Je me dirige alors vers celle-ci pour enlever cet uniforme un peu sali par la poussière, détachant mes longs cheveux châtains et me faufilant sous la douche voulant me calmer pour oublier cette histoire au plus vite.
Enfin sortie je m'enveloppe dans une large serviette en guise de seul pyjama. Je fais une légère bise sur la joue de mon frère en guise de bonne nuit pour aller me mettre sous les grandes couvertures du lit du bas. J'espère que cette nuit ne sera pas la pire de toutes.

Haruka (Post hors RP) :
Quelque points sur les lycées du Japon.
Le plus important à savoir (pour l'histoire):
- L’école commence à 8h10. La pause déjeuner est à 12h30 et la fin des cours sonne à 15h30 pour les petits et 16h30 pour les grands. Il y a cours toute la journée le mercredi et, pour les grands, également le samedi. Il n’y pas de récré mais il y a des pauses de 10 minutes entre chaque cours.

- On ne se déplace que très rarement. Ce sont les professeurs qui viennent aux élèves et non pas le contraire comme en France.

- On doit se lever et se saluer avant le début du cours. A la fin, il faut encore se lever, se saluer mais aussi se remercier pour ce qu’on a pu s’apprendre.

- Il n'y a qu'une seule personne par table, d'ailleurs toutes les tables sont séparées de sorte à ce que les professeurs puissent passé entre elles.

- Les étudiants possèdent deux types de chaussures, les chaussures qu'ils portent dans la rue, et celles qu'ils mettent pour rentrer dans l'établissement (sorte de chaussons). Ils doivent changer de chaussures en rentrant dans le lycée, et placer leurs chaussures de ville dans un casier se situant à l'entrée.

- Il y a deux entrées dans la classe : une qui donne à l'avant de la classe et l'autre à l'arrière. La porte à l'arrière permet aux élèves en retard d'entrer sans déranger le cours.

- Les élèves peuvent aller acheter leurs "bento" ou les apporter eux-même, mais mangent la plupart du temps dans leur classe avec les autres élèves. (Ils peuvent coller leurs tables pour manger par petits groupes...)

Autres :

- Pas d’éducateur, ce sont les professeurs qui se chargent de réprimander les élèves si nécessaire mais ils ne font jamais rien de bien grave (pas de bagarres ni de disputes etc). D’ailleurs les notes, punitions et autre retenues ne semblent pas exister...

- La plupart des élèves n’écoutent pas en classe (ils dorment, jouent à la DS...) mais les professeurs ne disent rien tant qu’ils ne dérangent pas le cours.

- Les règles ne sont pas vraiment respectées, surtout pour l'uniforme. Les filles remontent leurs jupes, les garçons ne rentrent pas leur chemise dans leur pantalon. Certains vont jusqu'à la laisser légèrement ouverte et mettre un gilet à la place du pull de l'école.

Luw (Post hors RP/Bio' Personnage) :
En attendant les posts de Merod et de Blibli j'ai fait une petite description de mes deux perso', Kana et Yôsuke.

Ces deux personnages âgés de 17 ans ont tous les deux les cheveux châtains. Kana est un peu plus petite que Yôsuke, qui possède une coupe aux cheveux mi-longs cachant légèrement ses yeux d'un noir assez sombre. Kana, elle, possède des cheveux lui arrivant en bas du dos avec une frange aux mèches lui cachant son regard plus clair que celui de Yôsuke.
Au niveau du caractère, Kana est d'un tempérament joyeux et agréable, elle est parfois lunatique et atteinte d'une mélancolie à cause de sa famille qui lui manque, elle peut être d'un mystère troublant mais toujours aussi folle. Yosûke, lui, est d'un air parfois lunatique mais plus calme que sa sœur, il est parfois flemmard mais joueur, il ne manque jamais d'amour pour Kana.

Nés tous les deux à 5 minutes d'intervalle, ils sont issus d'une famille d'accueil riche suite à la mort de leurs parents, dans l'un des quartiers de Tokyo. Ils ont vécu leurs premières années dans la même ville avant de quitter leurs parents d'adoption pour le lycée préfectoral d'Ayabe à Kyoto. Ils ont alors pris possession à eux deux d'une petite maison non loin du lycée, ne voulant pas aller à l'internat. Depuis leur seconde, ils n'ont vu que 3 fois leurs parents d'adoption car ceux-ci voyagent dans le monde entier pour leur métier de jeune entrepreneur. Ils n'ont pour seuls contacts que le téléphone et les réseaux sociaux sur ordinateur et quelques photos en souvenir de leurs vrais parents également, c'est pour cela que Noël est une période très importante pour eux.

Kana pratique le Piano depuis 5 ans déjà tandis que Yôsuke pratique le Base-ball depuis tout petit. Tous les deux ont une petite préférence pour l'informatique et les jeux de cartes ainsi que pour les sandwichs américains, ils ont aussi appris par leur mère les divers passions des modèles de mode.

Restant beaucoup ensemble ils ont seulement quelques amis proches dans la classe qui sont Ria Iwamura pour Kana puis Naoya Hashimoto et Daisuke Tasaki pour Yôsuke.


Image de Kana:
 
Image de Yôsuke:
 

Voila donc comme vous avez pu le constater je ne prends pas le même physique de Kana et de Yôsuke que celui du manga original, mais les amis proches ont bel et bien le même physique que le manga original.

Plume Noire :
Je suis Misaki Nakajima, pensionnaire de l'internat d'Ayabe. Mes parents ont été assassinés il y a une dizaine d'années, et ma tante a été désignée pour s'occuper de moi. Une tâche qu'elle remplit plus que parfaitement... dans son contraire. Sous prétexte de me faire changer d'air, elle et mon oncle m'ont faite intégrer un pensionnat presque immédiatement après l'obtention de ma garde. Dans quelques jours je fêterai mes 16 ans. C'est à cette même date que j'ai perdu mes parents. J'avais également une jumelle, mais elle a disparu le jour du meurtre pour ne plus jamais revenir. Il paraitrait qu'un corps pouvant lui appartenir a été retrouvé quelques années plus tard, dans un état des plus horrifiants. Je me suis et j'ai été tenue à l'écart de cette histoire.
Avec ma petite taille qui me donne 2 à 3 ans de moins, mes courts cheveux ondulés entre le brun et le roux (que je maintiens délibérément coupés au-dessus des épaules), mes petits yeux noisette et mon corps très fin, je me fonds parfaitement dans la masse et n'ai aucune chance de ressortir et me mettre en avant. Pourtant, c'est ce qui m'est arrivé, alors que je n'étais qu'en primaire, avant la mort de mes parents. Une petite fille du nom de Chiemi Honda m'a remarquée.
Elle est devenue mon amie, puis la seule chose à laquelle je pouvais encore m'accrocher après l'homicide. Mon cœur s'est une nouvelle fois déchiré quand ma tante et mon oncle nous ont séparées, en m'envoyant poursuivre ma scolarité dans des internats éloignés. Malgré la distance, nous essayions de garder contact, de nous envoyer des lettres, de nous appeler. Mais petit à petit, nos échanges se faisaient plus rares, ses réponses plus courtes, tardives, lointaines. Elle aurait déménager d'après ce qu'elle m'a dit dans l'un de ses courriers, et elle aurait beaucoup de choses à faire, presque plus de temps pour elle... Et un beau jour, je n'ai plus eu de réponse. Je savais que ce jour allait arriver, mais je ne pouvais m'y résoudre. J'avais beau essayer de tourner la page, il était impossible pour moi d'oublier Chiemi. Pourquoi ? Je crois qu'au fond elle était devenue la sœur que j'avais perdu, et j'avais pour elle autant d'amour que pour mes 3 proches disparus. Tout cet amour, je le lui réservais. Mais elle s'est éloignée...
Je suis longtemps restée seule, il m'a fallu de longs mois avant de pouvoir de nouveau faire confiance à mes camarades de classe. Au moment où je recommençais à m'ouvrir, la fin de l'année sonnait, et mes vacances avaient toujours lieu dans ces grands bâtiments vides pour quelques semaines.

Il y a 3 ans, j'ai quitté le collège pour intégrer le lycée. Un nouvel établissement, mais une même routine établie de nombreuses années auparavant. Jusqu'au début de l'année dernière. J'avais l'étrange impression de faire un rêve, sans savoir encore si c'était un cauchemar ou le bonheur. Mon cœur a vite choisi quand elle s'est tournée vers moi.
Chiemi. C'était elle. Elle était là. Je me rappelle confusément une sorte de brouhaha, des bruits de chaises et tables bougées. Quand je sortie de ce brouillard, j'étais en train de pleurer dans ses bras. Elle aussi m'enlaçait, et j'entendais ses sanglots contre mon épaule. Les gens autour de nous nous regardaient pour certains d'une drôle de façon, mais je n'en avais que faire. Nous n'eûmes pas le temps de parler, notre principal arrivait déjà. Quelques secondes pour s'essuyer les joues, se lancer un dernier regard flou, et le cours commençait. 3 heures sans interruption sur la présentation du programme et le fonctionnement de l'internat. Heureusement, nous avions l'après-midi de libre.
Nous la passâmes dans ma chambre, j'y vivais seule. Elle m'expliqua qu'elle avait été forcée par ses parents de s'éloigner de moi, ils n'étaient pas très favorables à une relation avec une fille ayant subi un tel choc, car elle était à coup sûr perturbée. Mais elle non plus ne m'avait jamais oubliée. En quelques heures nous rattrapâmes des années.
A partir de ce moment, elle est redevenue ma meilleure amie. Non, plus. Ma famille. Mon unique raison de vivre. La personne à qui je tenais plus que moi-même. Même si physiquement tout nous opposait ou presque, nos caractères s'accordaient et se complétaient. J'étais la sagesse qui tempêtait son impétuosité, elle était le courage qui apaisait mon inquiétude.

L'année avait plutôt bien commencée. Aujourd'hui était un jour ordinaire. Encore un peu endormie, je me levai et effectuai de manière mécanique les gestes du matin. Se lever... aller dans la salle de bain... enlever son pyjama... prendre sa douche... s'habiller... se coiffer... préparer ses cours... descendre déjeuner... remonter finir de se préparer... aller attendre Chiemi devant la salle de classe. Oui, je n'allais pas la chercher, étant donné qu'elle vivait à l'autre bout ou presque du bâtiment par rapport à moi, cela m'imposait un grand détour... Bon d'accord, c'était SURTOUT parce qu'elle n'était jamais à l'heure et qu'elle ne voulait pas que j'arrive en retard pour l'avoir attendue.
Le professeur arrive, nous rentrons. Etrange, Chiemi n'était pas encore là. Le cours commence. Elle n'apparait pas. La matinée suit tranquillement son cours, mais elle est absente. J'essaie de me calmer, je sens la panique me gagner. Puérile. Il ne se passe rien de grave, je ne dois pas me mettre dans cet état. Elle est sûrement malade. Mais je ne peux m'en empêcher. Cette peur panique qui me gagne, et dont je n'arrive pas à me débarrasser. Non, je ne dois pas commencer à penser à des horreurs. Il ne lui est rien arrivé, sinon d'attraper une angine ou quelque chose dans ce type là.
Mais au moment de revenir en cours, un bruit des plus sinistres retentit. Un puissant claquement de ferraille... Je me concentre. Cela semble provenir des bouts du couloir, mais plus bas. Les sorties ? Je n'ai jamais vu le système de sécurité en marche, je ne peux donc être sûre de rien. Il s'agit d'un exercice. Ils veulent voir comment nous réagissons en cas de situation inconnue et soudaine. Je ne sais pourquoi, mais cela est plus profond, plus... malsain. Une mauvaise plaisanterie ? Pourtant personne ne peut avoir au panneau de contrôle...

"Nakajima, tout va bien ?
-Pardon ?"

Je me rends compte à cet instant que je suis assise sur une chaise dans un salle, les jambes et bras tremblants, une bouffée de chaleur irradiait de mon visage tandis qu'en mon dos coule une sueur glacée.

"Oui, Imoto, merci.
-Tu es sûre ? Tu es toute pâle... Tu vas voir un médecin ?
-Je te demande pardon ?
-Ces crises de panique que tu fais... ça pourrait être dangereux. Tu as consulté pour ça ?
-Ne t'inquiète pas, ça m'arrive de temps en temps, mais c'est ma faute, je suis une parfaite trouillarde !"

Je lui adresse une triste imitation de sourire. Elle continue à me fixer avec perplexité.

"Je t'assure, Imoto, ça va aller, merci. Je m'inquiète toujours beaucoup trop pour tout...
-...
-Allez, je vais bien ! Et puis, en tant que déléguée de la classe, il me semble que tu as d'autres choses plus importantes à faire que de rester à m'écouter essayer de justifier ma peur irrationnelle constante.
-Si tu le dis... Mais si tu as un problème, n'hésite pas à me le dire tout de suite.
-Ne t'inquiètes pas...
-Bon, je te laisse alors Nakajima, il me semble en plus qu'une bagarre vient d'éclater à côté si je me fie au vacarme qui se fait entendre.
-Je t'en prie vas-y."

Je reste encore quelques minutes assises, le temps que ma crise s'en aille. Si seulement Chiemi était là... Elle, sait toujours comment m'éviter de paniquer. Une fois remise, je sors mon portable. Il y a un message, mais je n'y fais pas attention, je me contente d'appeler Chiemi. Elle ne répond pas... Je le referme d'un coup sec et me lève. Après tout, il se peut qu'il y ait un problème technique au niveau du panneau de contrôle...
Dans le couloir, tous les états d'esprit son présents. Certains sont en pleine crise de larmes, quand d'autres on l'air le plus détendu qui soit. Je marche lentement, essayant d'accorder les battements encore un peu effrénés de mon cœur à celui de mes pas sur le sol en marbre. Je monte les escaliers en courant, c'est une chose que j'ai toujours adoré et que j'ai très peu souvent l'occasion de faire. Une fois dans ma chambre, je peste contre moi-même. J'ai oublié les cours de la journée, je dois retourner dans la salle de classe. J'attrape au passage un crayon à papier, et vérifie qu'il est bien taillé. Je vais en profiter pour le rendre à Ôno, à qui je l'ai emprunté quelques jours auparavant.
Je me dépêche, et cours dans les couloirs pratiquement déserts. Je dérape pour négocier le virage juste avant les escaliers, et me mets à les dévaler à toute allure. Mais d'un coup, je me sens partir en arrière. Mon pied à dérapé sur une marche, et je me sens tomber. J'atterris sur une marche, mais y rebondit en plonge en avant. Mes yeux s'agrandissent d'effroi, quand je vois le crayon pointu vers moi. Ou plutôt vers ma gorge... Cela me rappelle cet animé, Another, avec l'accident dans les escaliers et le parapluie...
Je ferme les yeux, prête au pire. Je sais que le crayon est très bien taillé, qu'il va me transpercer la gorge et que je vais mourir. Chiemi, ma Chiemi...
...
...
...
J'ouvre timidement les yeux.

"Eh bien, Nakajima, tu nous fait le grand plongeon ?
-Ôno..."

Je me rends compte à cet instant qu'il est à moitié allongé sur les marches, me tenant dans ses bras. Le crayon est à plat, quelques marches plus bas. Je me trouble.

"Merci... Je suis désolée, j'ai glissé... Il ne fallait pas te déranger pour moi...
-La mort frappe plusieurs fois de la même manière. La première, on ne s'y attend pas..."

Son visage est étrangement sombre, mais avant même que je ne puisse le questionner, il enchaîne d'un ton moqueur :

"Et puis comme ça j'ai une bonne raison pour tenir une fille dans mes bras sans être gêné ou me prendre de gifle. Oh, et elle rougit en plus. Maintenant elle fait concurrence aux coquelicots... Si ça continue, elle va exploser...
-Ôno...
-Oui ?
-Je... Tu pourrais me lâcher maintenant s'il te plaît ?
-Pas de problème.
-Eh, mais qu'est-ce que tu..."

Il s'est levé, me portant toujours, et s'est mis à descendre l'escalier, que j'avais dégringolé aux deux tiers.

"Ce serait abusé si tu tombais une autre fois tu ne crois pas ? Tu pourrais avoir moins de chance et te faire vraiment mal...
-... Merci"

Une fois à terre, je m'empresse de reculer de quelques pas et de lisser ma tenue. C'est moi, ou ma jupe est remontée de plusieurs centimètres ? Non non, je recommence à paniquer. Je lui lance un petit "attends", puis remonte en vitesse les escaliers, avant de redescendre, en m'accrochant à la rampe. Je lui donne, et repars avec empressement vers la salle de classe, en lui adressant par dessus mon épaule un "je dois y aller Ôno, désolée, et merci encore".
Pourquoi suis-je toujours autant gênée en sa présence ? Je me trouble, et cela me rend plus maladroite encore. Je chasse ces pensées, et me mets à courir pour attraper les cours, encore sur ma table. Je refais le chemin inverse, et soupir de soulagement en fermant la porte de ma chambre.
Je m'assois à mon bureau, et recopie soigneusement les cours pour Chiemi. J'irai la voir demain matin, elle voudra sûrement se reposer ce soir... J'éteins ma lampe, et me couche, avant que les évènements de la journée ne viennent me couper du sommeil...

Je me réveille en avance. Je désactive mon réveil qui n'a pas encore sonné, et vais prendre une douche glacée. C'est tremblante et claquant des dents que je quitte la salle de bains. Mais j'ai les idées plus claires. Quelque soit la raison pour laquelle l'internat est fermé, une solution sera vite trouvée. Il faut se concentrer sur l'essentiel, et faire les choses petit à petit, dans la mesure du possible, pour désépaissir le plus dur et résoudre simplement les problèmes paraissant insurmontables.
Je m'habille prestement, je veux être le plus tôt possible devant la chambre de Chiemi. Je me hâte dans le couloir, serrant les feuilles contre moi. Etrangement, je ne crois que des gens de notre classe. Je croise Imoto, et je lui pose la question :

"Nakajima, je n'en sais rien. Moi non plus je n'ai croisé personne...
-...
-Il me semble avoir vaguement entendu les jumeaux parler du fait que notre classe était la seule encore présente dans l'internat, que toutes les autres, y compris les professeurs, auraient mystérieusement disparus pendant la nuit. Je vais essayer de me renseigner.
-D'accord, merci Imoto.
-Je t'en prie, c'est aussi mon rôle de déléguée."

Je suis arrivée devant la chambre de Chiemi. Je toque et elle m'ouvre, et je ne peux m'empêcher de soupirer de soulagement.

"Chiemi, ma Mimi ! J'ai eu peur pour toi, je ne savais pas ce qu'il t'arrivait !
-Misa, je vais bien, j'avais quelques vertiges, c'est tout...
-Je t'ai apporté les cours que tu as manqués...
-Misa, que se passe-t-il ? Pourquoi tu es si nerveuse ?"

Mince. Il va falloir que je lui dise... Je n'ai jamais été très bonne pour mentir, et encore moins pour cacher des choses. Sans parler que de ne rien dire à Chiemi... chose totalement impossible.

"Eh bien... euh... nous sommes... enfermés dans l'internat.
-Pardon ?
-Euh... oui. Mais pourquoi tu ne m'as pas répondu quand je t'ai appelée hier ?
-Tu ne m'as appelée hier !
-Bien sûr, mais tu devais dormir...
-Je t'assure que non, je vais te montrer sur mon portable... Mais c'est impossible, seule le directeur a accès au système de contrôle... Vous avez appelez la police ? ..."

A ce moment-là justement, son portable vibra. Je la vis pâlir, et quand elle me dit de regarder le mien, je le fis. Deux messages. Je lu, et sentit le sang quitter mon visage. Nous nous regardâmes, mais un élève arriva, à bout de souffle, pour nous dire que les deux concernés avaient été retrouvés pendus dans la salle commune. Nous nous y précipitâmes.
Ma tête se mit à tourner. Non, il n'y a pas d'erreur. Ils sont bien là. Et ils sont bien morts. Ce n'est pas une erreur. Alors que je lui avais parlé peu avant, moins de 10 minutes avant, Imoto se retrouvait sans vie. Cela me fit un choc, car même sans être vraiment très proches, je l'appréciais quand même.
Je lance un regard terrifié vers Chiemi. Elle aussi est très pâle, et me regarde avec ce même air qu'incrédulité et incompréhension que j'arbore. Pense-t-elle comme moi ?

"Et si ça avait été nous ?"

Le "Roi", comme il se fait appeler, venait d'être pris au sérieux. Brusquement, il venait de passer du statut de "petit farceur ignoré" à celui de "maître inspirant la terreur". On faisait attention à lui.
Ma tête recommence à tourner, et je tente de m'accrocher au bras de Chiemi, à côté de moi. Ma joue rencontre quelque chose froid, probablement le sol. Je suis dans un état de demi-conscience, je sens qu'on s'agite autour de moi, mais je ne saisis ni les images ni les sons. Seulement certaines sensations. Comme celle d'être soulevée, transportée. Des voix, tout autour, s'amenuisant au fur et à mesure que je suis éloignée du lieu. On me pose dans quelque chose de mou. Sûrement un lit, le mien ? Des pas, puis le silence. Je glisse doucement vers le noir.
Je me réveille en sursaut. Je sens des bruits à côté, et l'on s'empresse de me prendre la main. Un visage se penche vers moi. Chiemi...

"Misa, tu m'as fait peur ! Tu es tombée d'un coup par terre, je n'ai pas eu le temps de te rattraper... Heureusement, Ôno t'a vite transportée ici pour que tu puisses te reposer. D'ailleurs, tu n'as dormi que quelques minutes. Le surplus d'émotions, je suppose ?"

Je hoche doucement de la tête, pour éviter de parler et bafouiller.

"Mimi...
-Oui ?
-Que va-t-il se passer maintenant ? C'est fini ? Ou ce n'est que le début ? Nous y passerons tous, tu crois ?
-Je n'en sais rien... mais j'ai peur.
-Moi aussi...
-Je sais. Repose-toi, je vais te chercher quelque chose à manger.
-Merci."

Quelques minutes plus tard, nous sommes en train de déguster des boules de riz, assises sur mon lit.

"Je crois que seul ce "Roi" peut nous contacter.
-Comment ça ?
-Ba oui, sinon tu aurais eu mon appel hier Chiemi...
-Tu as peut-être raison... Qu'en dis-tu si on passait l'après-midi à regarder des films ? J'ai ma tablette avec moi.
-Bonne idée."

Nous fûmes presque surprises quand la pièce devint totalement sombre. Le réveil indiquait 21h30. Nous avions l'espace de quelques heures oublié toute cette funeste journée, mais elle nous rattrapait au galop.

"Mimi, tu ne veux pas rester dormir avec moi cette nuit ? Avec toute cette histoire, j'ai peur..."

"Et je ne veux pas que tu t'éloignes de moi pour ne pas te perdre," ajoutai-je en mon for intérieur.

"Bien sûr ! Je vais chercher mes affaires.
-Je t'accompagne !"

Une fois serrées l'une contre l'autre dans mon lit, je me sentis un peu rassurée.

"Misa... moi non plus je ne veux pas dormir seule, je comptais de le proposer aussi.
-Tu n'as qu'à dormir avec ton petit copain, celui qui te court après depuis le collège au moins..."

Pour toute réponse, j'eus droit à un oreiller dans la figure. C'est un sourire aux lèvres que nous parvînmes à nous endormir.

Pour téléphone qui sonne. Juste, j'ai oublié de l'éteindre. Je me lève, totalement engourdie, et vais le prendre. J'essaie de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller Chiemi qui dort encore. Un message. Je l'ouvre. Je lis. Un cri vite étouffé. Le mien. Une voix ensommeillée. Celle de Chiemi.

"Quoi ?
-Ça recommence..."


Dernière édition par Luw le Mar 22 Juil - 23:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 23 Juin - 19:06

SUITE PAGE 1 :

Haruka :
Je croise le regard de Misa. Il est empli de terreur, sans doute plus que le miens. Il faut dire que je n'ai jamais été proche de Imoto et d'Hideki. Imoto était la déléguée, avait les meilleurs notes et un comportement exemplaire. Hideki lui, aimait se qualifier de "délinquant". Moi j'aurais plutôt dit une "fausse racaille"... Tandis que j'étais absorbée dans mes pensées et encore engourdie par l'horreur qui venait de se passaer, je sentie une main frôler mon bras. Je baissai les yeux et...
- Misa ?!
Elle était allongée sur le sol, au bord de l’inconscience. Le sang dans mes veines se glaça, et je me mis à crier son nom, à la secouer comme une folle le ferait.
- Misa ! Misaki ? Tu m’entends ? Ouvre les yeux !
Les autres élèves semblaient abasourdis, ils ne bougeaient pas d'un pouce, ne pipaient mot. Finalement c'est Yahiro qui prit la parole le premier, pendant que je continuait à sombrer dans la panique.
- Bah c'est pas grave ! Elle va bien se réveiller un jour !
Je me retins difficilement de le jeter par l'une des fenêtres, et qu'il meure dans d'atroces souffrances après s'être brisé les os dans la chute. Mais je ne devais pas penser à ça... Penser à Misa. A ma Misa, ma toute petite Misa allongée sur le sol carrelé. Je devais faire quelque chose pour elle... Demander à quelqu'un de la porter jusqu’à sa chambre...
- Ôno-kun, tu veux bien porter Misa jusqu'à sa...
La voix de l'autre crétin me stoppa :
- Et au pire on s'en fiche. C'est pas comme si on la connaissait tant que ça ! C'est pas une grande per-
Cette fois je ne pus m’empêcher de lui sauter à la gorge. Il tomba sur le sol blanc, lui suffocant, moi essayant de l'étouffer.
- ENFOIRE ! De quel droit tu la juges ?  HEIN ? Tu te crois malin à dire des trucs de ce genre ? C'est toi qui seras pas une grande perte !
- dé...so...lé....
- Parce que tu crois que je vais te pardonner en plus ?! Tu mérites de crever ! ORDURE !

Deux mains m'arrachèrent à Yahiro, qui prit une grande goulée d'air avant de s'éloigner en rampant et en gémissant. Quant à moi, je me débattai. Je voyais les autre élèves un peu choqués par mon comportement. J'entendais quelqu'un qui s'adressait à moi, je crois, mais je ne le comprenais pas très bien. Finalement j’arrêtai de bouger et reconnus finalement Kanazaya :
- Honda ! Calme toi ! Il s'est excusé, c'est bon ! Et puis Ôno a porté Nakajima dans sa chambre. Tu devrais aller la voir, non ?
Je marmonnai un "Oui merci" et partis au pas de charge sans prendre le temps de défroisser mon uniforme. Je me hâtai dans la chambre de ma meilleure amie, et attendis sans remarquer la griffure qu'avait laissé Shôta en se défendant, en me demandant ce qui m'avait pris d'agresser Yahiro comme ça.

Qaund j'entendis un petit bruit venir de derrière moi, je me retournai d'un bloc et pris la main de Misaki, qui avait enfin rouvert les yeux.
- Misa ! Oh tu ne peux pas savoir à quel point j'ai eu peur ! Tu as eu un vertige ? Ça va mieux ? Tu es encore pâle ! Il ne faudrait pas appeler l'infirmière ? Et si tu retombais dans les pom-
Je m’interrompis en me rendant compte que je parlai comme une mère poule. Je baissai la tête et murmurai :
- Gomen, je me suis emportée...
Je la vis secouer la tête pour me signifier que ce n'était rien. Elle prit une grande inspiration :
- Mimi ?
- Oui ? Qui a-t-il ?
- Que va-t-il se passer maintenant ? C'est fini ? Ou ce n'est que le début ? Nous y passerons tous, tu crois ?
- Je n'en sais rien...

J'hésitais à finir ma phrase. Je ne voulais pas la terroriser plus qu'elle ne l'était déjà... Finalement je lâchai tout doucement :
- Mais j'ai peur.
- Moi aussi...
- Je sais.

Bien sûr que je le savais... tout le monde serait terrifié dans une situation comme celle-ci. Surtout Misa... Cette fille a peur de tout. Elle est comme ça depuis toujours, il me semble... Cela m'aurait plus étonnée si elle avait dit être totalement à l'aise. Je me demande si il y a bien quelque chose dont elle n'ait pas peur ! Enfin, le fait qu'elle soit trouillarde fait partie d'elle.
- Repose-toi, je vais te chercher des onigiri !
Je savais que mon amie raffolait des onigini aux algues presque autant que j’appréciais les ramens.
- Merci.
Nous mangeâmes dans sa chambre, et un silence pesant s'installa entre nous. Nous écoutions toutes les deux les bruits de l'étage du dessous. Sans doute les autres qui s'occupaient de Yahiro. Finalement, elle brisa le silence :
-Hum... Mimi tu... tu veux bien dormir avec moi, cette nuit ?
Comment aurais-je pu dire non ? Cela me rendait malade de la laisser seule.
- Mais bien sûr ! Attends là je vais chercher mes affaires...

Je m'étais endormie, quand un léger crie étouffé me réveilla. Je regardai la pendule qui indiquait 6 heures. Je me frottai les yeux et aperçus la fine silhouette de mon amie, tremblante.
- Misaki ? Il y a un problème ?
-Ça recommence...

Je me levai d'un bon et sautai sur mon portable. Envolé le sommeil... Je l'ouvris en tremblant moi aussi. Un message reçu. L'auteur : le roi. Je déglutis et lus le message à voix haute :
L'Élève n°21, Naoya Hashimoton doit embrasser l'élève n°9, Kana Ueda.
Maintenant c'était sûr. Ce n'était pas un rêve. Nous jouions bien à un King's Game, un jeu du roi où le seul gage était la mort.

Luw :
"Brrrrrr-brrrr"
J'ouvre une première fois les yeux, regardant la main pendante de mon frère depuis le lit trônant au-dessus du mien. Voulant replonger dans mon sommeil je ferme encore les yeux, mais entendant une seconde fois la sonnerie de mon portable et de celui de Yôsuke je me lève brusquement en retombant sur mon oreiller, car je viens de me prendre une des lattes du lit qui était juste au-dessus du mien.
"Brrrrrr-brrrr"
Râlante, je regardai le réveil de la table de chevet, il était six heures du matin... je pris sur moi en m'appuyant sur mes mains pour quitter mon lit, encore barbouillée, cherchant dans ma veste d'uniforme le portable qui venait de sonner. Alors, en regardant l'écran de mon portable encore en veille je m'attendais bien à voir un message de cette personne... le roi. J’appuyai doucement sur le bouton, plissant les yeux fasse à la lumière qu'il me projetta. Observant chaque lettre du message, je poussai un petit cri, réveillant Yôsuke dans son sommeil. Il m'observa de haut en bas, avec cette grande serviette qui m'était utile pour cette nuit comme pyjama, ma main devant la bouche et le portable devant les yeux, il n'eut besoin que d'une seconde pour deviner qu'il s'agissait du même expéditeur et du même message pour tout le lycée. Je faillis tomber à genoux quand je vis mon nom lié à cet ordre...
"L'Élève n°21, Naoya Hashimoton doit embrasser l'élève n°9, Kana Ueda."
Mon regard vacilla... vers le plafond puis vers Yôsuke qui me regardait sans dire un mot, j'essayai de lui expliquer mais je n'arrivai pas à dire les mots justes...
"Je...
- Ecoute... j'ai confiance en toi, ce n'est qu'un baiser.
- Mais comment...
- Fais-le et ne pense à rien d'autre. Je ne veux pas te perdre..."

Il commençait à devenir de plus en plus abattu comme si les sentiments le surmontaient :
"Je...
- Promets-moi que tu va y arriver.
- Je... te le promets..."

Il me prit d'un coup dans ses bras pour m'adresser une accolade plus qu'amicale, puis m’élança vers mon uniforme placé sur la baignoire. Je n'attendis pas une seconde pour l'enfiler et pour regarder mon portable... C'est là que je vis l'autre nom de la personne... Naoya...? C'était l'un des amis de Yosuke... Mais co-comment... J'essayai d'évacuer mes pensées mais c'était quasiment impossible, je marchai en direction du parc, retournant la tête je vis Yôsuke me regardant droit dans les yeux, puis baissant la tête. Comment allait-il réagir ?

Enfin arrivée à la fontaine qui était cette fois-ci éteinte je fixai mon regard sur Naoya qui faisait déjà les 100 pas sur les pierres blanches du parc principal. Il décocha alors son regard vers le mien, et se mis à être comme paralysé, je baissai les yeux en marchant lentement dans sa direction... Je ne savais pas ce qu'ils pensaient... tous les deux. Enfin face à lui je n'osai plus parler, lui non plus... Je me souvins de la promesse que j'avais faite... "Promets-moi que tu va y arriver... Fai-moi confiance, tu va y arriver, je ne veux pas te perdre...". Mon regard s’agrandit quand je me mis à me balancer vers lui dangereusement pour coller mes lèvres sur les siennes. Je penchai alors ma tête en me détachant de son corps toujours paralysé. Je le regardai, il me regarda.

"Je... je suis désolée !" dis-je en m'éloignant de plus en plus. La honte et l'angoisse me surmontèrent comme une vague. Je me mis alors à me retourner puis à courir dans le sens opposé. Je sentis de nouveau mon portable vibrer, je sentis alors le stress monter en moi, je courus de plus en plus vite, mon cœur et mon corps battaient la chamade dans mes veines. Je courais toujours quand mon corps prit vite un grand choc sur quelqu'un d'autre. Je n'osai pas relever la tête, ni ouvrir les yeux, ça y est mon heure état venue... Mais je fus étonnée quand je sentis à la place d'une corde autour de mon coup, des lèvres douces qui caressaient mes cheveux. Je levai alors la tête pour enfin apercevoir Yôsuke. J'eus presque les yeux en larmes quand je croisai son regard, je m'attendais à voir de la colère et de la jalousie mais à la place, il fit place au vide dans mon esprit pour y placer les mots :
"Je te l'avais dis, tu as tenu ta promesse !
- Mais... Naoya...!
- Chhhhtt."

Il me prit de nouveau la main pour quitter le froid régnant dans les couloirs. Enfin rentrés, je poussai un long soupir en m’appuyant sur la porte de la salle de bain que j'avais fermée à clé derrière moi, je regardai le dernier message de mon portable. Je glissai vers le sol, appuyant ma tête contre mes genoux... c'était du passé, mais j'avais toujours cette sensation en moi d'avoir trahi quelqu'un... Je ne voulais pas être à demain... non... je voulais tout oublier...

Plume Noire :
Après quelques minutes restées à fixer l'écran de mon portable, je sens le matelas du lit bouger. Chiemi s'est levée, et se dirige vers la salle de bains. J'entends l'eau qui se met à couler quelques secondes plus tard par la porte entrouverte. Je me lève et regarde par la fenêtre, laissant mon regard divaguer. Près de la fontaine, je distingue une silhouette qui fait les cent pas. Je m'habille, puis sort de la chambre en prenant soin de fermer la porte.
J'avance calmement dan les couloirs, et prends garde à me tenir à la rampe en descendant les escaliers. Le souvenir de ma chute récente et du crayon est encore présent. Celui de la scène suivante est cuisant.
Une fois arrivée en bas, je me dirige non pas vers le réfectoire et la salle commune, mais vers les cuisines. Si notre classe est encore la seule présente, alors il ne devrait pas y avoir de problèmes pour accéder aux réserves. Je me sers une tasse de thé fumant, avec des rimens, dont je prends double dose. Je sais que Chiemi en raffole et ne pourra pas ne pas en vouloir. De toute façon, je n'arriverai pas à tout manger seule. Je lui prend également un chocolat chaud. J'emballe soigneusement des boules de riz et les emporte dans un sac avec de l'eau, pour nos repas de ce midi et de ce soir.
Je sors de la cuisine, et prend la direction de ma chambre. Inutile de m'attarder, les boissons vont refroidir. Je passe par le couloir où se trouve notre salle de classe. A l'autre bout, j'aperçois un groupe de 3 ou 4 élèves, parmi lesquels je reconnais Yahiro, le seul assis. Je continue tranquillement mon chemin, mais à peine m'a-t-il vue qu'il se met à me parler :

"Eh, mais c'est Nakajima ! J'avais bien dit qu'elle se réveillerai un jour ! Comment ça va aujourd'hui alors Misa ?"

Quelques rires fusent pour accompagner sa remarque, mais je continue tranquillement ma route et ne laisse rien paraître malgré tout. Tant de familiarité m'offusquent presque. Seule ma Chiemi a le droit de m'octroyer un surnom... Mais je garde très aisément mon calme, et contrairement à elle, il en faut beaucoup pour m'énerver. Yahiro perd son temps à de vaines provocations inutiles.

"J'espère que la furie s'est calmée. Hier, ton monstre a presque failli me tuer, juste parce que j'ai osé parler de toi et dire tout haut ce que moi, et certains sans doute, pensons. Eh, je te cause, Nakajima !... Je vois t'as rien à répondre... Pas grave, une prochaine fois. A moins que ta langue n'ait été pendue avec celles d'Imoto et Toyoda. Bah, transmets mes amitiés à Honda, en attendant que ce soit son tour et... AHHHHHHHH !!!!!"

Les rires reviennent, et bien plus forts. Au moment où je passais devant lui, j'ai négligemment tendu le bras et tourné mon poignet. Résultat : tout en continuant à marcher sans ralentir l'allure, je lui ai renversé mon thé brûlant sur la tête, et son cri était... prodigieux. C'est ma manière de faire taire les imbéciles.

Je remonte tranquillement les marches, et voit de loin que la porte de la chambre est ouverte. Chiemi va me devoir quelques explications concernant ce qu'il s'est passé hier...

"Chiemi, tu peux m'expliquer ce que... KANAZAWA ?!?!?!"

Le bruit d'un objet tombant au sol, et un petit cri de surprise. Comme son gobelet vient de tomber au sol, Chiemi n'aura pas de chocolat chaud... J'entends des bruits de pas précipités, et voit Chiemi qui sort presque en courant de la salle de bain, couverte d'une simple serviette blanche un peu courte. Quand je voit sa tête, je me dis que King's Game ou non, Kanazawa risque d'être le prochain sur la liste des morts...
Mais à ce moment mon portable sonne, et c'est tendu que je vais ouvrir le message, priant pour que le message ne soit pas le même que celui de la veille concernant les deux élèves auxquels l'ordre était destiné...

Luw :
Au fait je pensais poster ça la mâtinée d'après mais non puisque ça tombe dans la logique car mon dernier post se situe à 6h30 du mat' puis celui de merod vers 7h-8h, et celui ci vers 9h30, donc c'est logique, donc je poste xd

--

"On se réveille, petite Ueda !"

Je me réveillai de nouveau en sursaut me prenant encore une fois le lit du haut en pleine figure.
"Aouch... Mais que..."

Je me frottai les yeux... il était 9h30 du matin, Yôsuke était en face de moi, se brossant les dents et arborant un sourire joyeux me voyant moins triste qu'hier. Si on pouvait dire triste... je regardai la pièce une nouvelle fois, voyant qu'il avait apporté nos sacs depuis les casiers qui se situaient en bas du bâtiment. Son ordinateur portable, allumé, était posé sur le premier bureau en face de la fenêtre ouverte.
"Mh... depuis quand tu prends ton ordinateur au lycée...? dis-je en me frottant la tête, les yeux mis-clos face à la lumière du matin.
- Eummm... depuis toujours ! Ce lycée n'a même pas de salle informatique, j'allais pas l'abandonner !
- Mais c'est interdit...
- Et alors ? Héhé !
- Tu as internet ?
- Non, apparemment tout le réseau est bloqué depuis quelques jours mais...
- Mais ?
- Ce roi se pense malin, mais le lycée n'est composé que de deux ordinateurs, celui du directeur et celui du secrétaire, donc il n'a pas du mettre une grande protection.
- Et tu penses pouvoir casser le système ?
- Mh... je pense... avec l'aide de Daisuke.
- Mais c'est risqué... tu ne penses pas ?
- Si... il faut surtout se faire discrets."

Je me levai et lui souris en m'étirant. Il avait même pris des croissants qui venaient de je ne sais où, j'en piquai un au passage, enfilant ma veste pour ne pas avoir froid. Je mordis à pleines dents dedans quand je repensai à hier, mon sourire se décomposa alors, une minute après. Je n'osai pas sortir pour le moment... qu'allaient penser les autres de moi ? Surtout que Naoya était un garçon très attirant pour d'autres filles. Je n'osai même pas y penser...
Soudain, on toqua à la porte, j'ouvris doucement, les yeux un peu dans les vapes, c'était Ria. Elle était impeccable comme toujours, un petit sourire illuminai son visage, sa coupe était un peu en désordre, mais son uniforme n'était même pas chiffonné.
"Coucou Kana ! J'espère que tu as bien dormis !
- ...
- Ne repensons plus à l’événement d'hier, tu viens avec moi dehors ?
- C'est que...
- Aller, fais pas ta timide, s'il te plait !
- Euh... bon... d'accord..."

Elle fit un signe de la main à Yôsuke derrière moi puis me prit par les mains en courant pour sortir de la pièce en cavale. Ria était une fille super, c'était surtout ma meilleure amie, on se connaissait depuis la seconde et elle ne m'avait jamais abandonnée pour quoi que ce soit, sachant aussi que Yôsuke tenait beaucoup à moi. Nous arrivâmes dans les couloirs de l'autre bâtiment du lycée, là où les élèves discutaient souvent depuis le drame. Je baissai un peu les yeux voyant des filles et d'autres garçons me dévisager de haut en bas... je vis soudain Naoya passer devant moi ne m'adressant pas la parole, mais juste un regard à la fois inquiet et neutre.

Nous ne tardâmes pas à rejoindre l'autre bout du couloir, quand j'aperçus une autre fille qui n'attendit pas une seconde pour me décocher un regard meurtrier. Elle se campa devant moi... j'eus un instant d'hésitation, mais il s'agissait bien de Chia Kawano, cette fille était en réalité la plus folle amoureuse de Naoya. Elle me regarda un instant avant de hausser la voix :
"Ça t'a plu, hun ? Dis-le !
- Hun ?!
- J'aurais préféré que tu meures au lieu de l'embrasser.
- Mais...!
- Sache qu'il est à moi, et à personne d'autre !"

Elle parlait de plus en plus fort et le silence se creusait de plus en plus dans la foule qui était malheureusement toujours présente...
"... ESPECE DE SALE GARCE !"

Elle me prit sauvagement par les cheveux que j'avais attachés en queue de cheval pour me plaquer contre les casiers, je m'écroulai sur les genoux à cause du choc puis elle cria de nouveau pour me mettre sur le dos et venir sur moi me coller une série de baffes maladroitement effectuées, j'essayai de me débattre, mais sa rage était telle que je n'arrivais plus à bouger. Ma tête était plaquée sur le sol, jusqu'au moment où je sentis du sang sortir de mes narines. Je fermai les yeux, ne voulant plus voir la suite, mais le poids qui pesait sur moi fut étrangement retiré...
"LACHEZ-MOI !"

J'ouvris lentement les yeux voyant que Chia était maintenant debout, retenue et voulant de nouveau charger sur moi. Je me posai sur les coudes, voyant qu'il s'agissait de... de Chiemi ? Je la vis alors tirer de toutes ses forces sur Chia qui finit par tomber de fatigue. Je regardai une seconde fois Chiemi, qui avait l'air un peu secouée et un peu gênée. Je vis Yôsuke venir vers moi puis la foule qui m'encerclait à la recherche d'aide, mais mon regard ne vit que du flou puis... plus rien...

Plume Noire :
Finalement, au moment d'ouvrir le message, je remets le portable dans ma poche. Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas savoir si les deux personnes sont mortes. Je ne veux pas savoir comment. Je ne veux pas savoir, c'est tout.

"Chiemi, je te laisse tranquille, pour que tu puisse tranquillement discuter en tête à tête avec Kanazawa ! Je vais me balader un peu en attendant."

Le regard qu'elle me lance est plus qu'assassin, mais je sens qu'elle ne m'en tient pas rigueur. Elle ne m'en veut jamais, quoique je fasse. Elle ne peut pas m'en vouloir, comme je n'arrive pas à lui être rancunière. C'est donc en contenant difficilement un petit rire que je sors de la pièce et prends soin de correctement fermer la porte derrière moi.
Je flâne au hasard des couloirs, m'arrêtant devant une fenêtre. Je laisse mon regard se perdre dans le paysage, et le temps s'écouler. Je reviens brusquement à la réalité en entendant des voix et des murmures. Non loin, dans le couloir, je vois passer Kana Ueda, accompagnée de son amie. Ainsi, elle n'est pas morte, et a exécuté l'ordre donné. Je soupire intérieurement de soulagement, heureuse que le message que je lirai plus tard annonce une bonne nouvelle. Mais ma joie est vite ternie.
Brusquement, le ton monte, et je vois une fille se jeter sur elle, et une foule se former autour d'elles. Je m'approche précipitamment, tâchant tant bien que mal de passer au travers des gens rassemblés pour voir ce qu'il se passe. J'arrive à me faufiler au premier rang, ma petite taille a parfois des avantages on dirait...
Mais sous mes yeux pétrifiés, je vois Kawano assise sur Ueda au sol, lui frappant le visage. Le sang jaillit. J'essaie de crier, mais le son meure dans ma gorge, et je me contente d'assister à la scène. Mais d'un coup, tout s'arrête. Je cligne des yeux pour revenir à la réalité, et soupire de soulagement. Chiemi est venue régler la situation. Ou du moins l'arrêter...

Cet enfermement nous met tous sur les nerfs, et les ordres du roi créent de terribles tensions... Il faut y remédier... Je tourne la tête et voit en arrière une table contre un mur. J'essaie de reculer dans la masse compacte et s'agglutinant de plus en plus., attirée par cette bagarre.

Je prends une profonde inspiration...

"Excusez-vous moi..."

Quelques visages se tournent vers moi, surpris. Je sens mes mains qui commencent à trembler, mais je ferme les yeux, et essaie de me ressaisir. J'ai toujours détesté parler en public, je ne suis pas faite pour cela.

"J'aimerais votre attention !"

Le silence se fait. J'ouvre les yeux, et vois cette fois tous les élèves présents qui me dévisagent, certains curieux, d'autres moqueurs, ou encore agacés, certains autres encore blasés. Je me rends compte que j'ai crié presque de toute la force de mes poumons. Mais je dois continuer.

"Vous ne vous rendez pas compte de ce qui se passe ? Enfin, il faut se ressaisir et réfléchir posément à la situation, afin d'y réagir en conséquence !"

Personne ne m'interromps, et je sens ma voix tremblante qui s'affermit progressivement, même si elle reste assez faible.

"Nous avons vu que ce n'est pas qu'une simple plaisanterie, et que ce Roi détient le pouvoir. Il faut exécuter ses ordres, ou c'est la mort... Cependant, il est le maître ici, et ce qu'il nous demande de faire est pour son bon plaisir. Vous pensez ses ordres plaisants ? Vous pensez qu'on tire une quelconque sentiment positif à être obligé de suivre des directives données et tout sauf plaisantes ? Et biens vous vous trompez !
Qui sait quelle chose nous devrons faire la prochaine fois ? Qui sait dans combien de temps nous serons libres ? Qui sait si certains vont survivre ? Qui sait combien vont encore mourir ? Qui sait si un jour même, nous pourrons sortir d'ici ?
En attendant, il faut rester solidaire ! Je ne comprends pas... pourquoi s'attaquer les uns les autres ? Pourquoi reporter entre nous une faute dont le seul coupable est notre ennemi commun ?
Kawano, tu as attaqué Ueda parce qu'elle a dû embrasser Naoya ? Et bien réfléchis ! Oui, je vous demande à tous de bien réfléchir avant de faire quoi que ce soit ! Kawano, je te pose cette question : faut-il frapper Ueda parce qu'elle a entre autres sauvé la vie de Naoya ? Si elle ne l'avait pas embrassé, ils seraient tous les 2 morts, et tu serais en train de pleurer ce garçon que tu aimes et que tu ne reverras plus, en maudissant Ueda de ne pas avoir suivi l'ordre.
Alors je vous le dis encore une fois, s'il vous plait : réfléchissez ! Ce Roi se joue de nous, mais nous devons restez ensemble, sinon ce ne sera pas lui le responsable de notre mort, mais bien nous-mêmes ! Il faut prendre sur nous, et se dire que la vie est ponctuée d'épreuves ! Il faut savoir faire abstraction du superficiel pour se concentrer sur le plus important !
Et si nous mettions de côté nos mésententes, pour former un groupe uni ? Si nous oubliions les déconvenues entre nous, pour tendre nos mains les uns vers les autres ?
N'oubliez pas qui nous a enfermés ici. Qui a tué Imoto et Toyoda ? Qui est responsable de nos malheurs ici ? Qui est l'ennemi contre lequel il faut rester unis ? Je n'ai pas besoin de le dire, nous connaissons tous la réponse."

C'est tremblante et toute rouge que je descends de la table où j'étais montée. Mais avant de perdre toute contenance, je termine ce que j'ai à dire, tant que je peux encore être écoutée :

"Adashi, porte Ueda dans sa chambre, je vais descendre à l'infirmerie prendre de quoi la soigner et je vais m'occuper d'elle."

C'est donc sans me retourner, le visage encore complètement rouge, que je descends à l'infirmerie. Je remonte et vais dans la chambre d'Ueda. Son frère a l'air paniqué à côté d'elle. Je la soigne, lui pose un linge mouillé sur son front et laisse une bassine d'eau froide pour le rafraichir avant de partir et de retourner dans ma chambre. Seule dans la pièce qui me parait grande sans ma Chiemi, je m'assois sur mon lit, contre le coin du mur, ramène mes genoux sous mon menton, pose mon oreiller sur mes jambes nues pour les recouvrir, et ferme les bras autour. Je ferme les yeux et attend, vidant ma tête de toute pensée.

Haruka :
(Bon, j'avais fait ce truc avant que Riwi poste et j'ai donc ajusté un maximum pour que ça corresponde, mais flemme de tout refaire donc voila.)

J'avais fini de prendre ma douche, l'eau brûlante m'avait éclairci les idées. Je me demande bien si Kana et Naoya auront le cran d’obéir à cet ordre... Je ne connais pas bien Kana, mais je peux dire sans trop me tromper que Naoya doit être terrifié par cet ordre car hum... Comment pourrais-je le dire ? Naoya a un peu peur des femmes. Sa mère le battait étant petit, et il reste des séquelles... je suis la seule fille qui pouvait l'approcher au collège, et encore, parce que Nobuaki était avec moi. Je traînais souvent avec ce dernier. Il m'a réconforter quand mes parents m’ont obligée à quitter Misa...
Je sors de la salle de bain avec seulement une serviette pour me couvrir. Je vois Misa qui est sur le pas de la porte, de la nourriture plein les bras. Elle regarde quelque chose à coté du lit (Misa fait la Poker Face xd :o) Je regarde dans la même direction et...
- Oh euh... Salut, Honda.
Attends. Quoi ? Il... il y a... Kanazawa dans la chambre ? Je suis devant Kanazawa et je suis en serviette. Donc quasiment nue. Un garçon me voit à moitié nue. Je crois que je suis traumatisée à vie. Mais en même temps ça fait quand même 5 minutes que j'offre en spectacle mon corps en serviette. Et Kanazawa me regarde avec une sorte... d'émerveillement ? Ça me met vraiment mal a l'aise... Et pour je ne sais qu'elle raison, mon cœur commence à s'emballer. Je ne dis toujours rien, mais je dois bouger. Sinon ils risquent de remarquer les rougeurs naissantes sur mes joues... Je rentre de nouveau dans la salle de bain, remets les premiers habits qui me tombent sur la main et sors en coup de vent, vêtue de mon uniforme froissé et mal ajusté. Mon amie est partie, mais sans me soucier de la sonnerie de mon téléphone, je pars en courant encore rouge. J'espère que Misa n'a rien remarqué...

J'arrive devant la salle de classe, où des cris résonnent de partout. Je crois entendre la voix de Chia Kawano.
- ESPECE DE SALE GARCE !
Inquiète, je me presse d'entrer dans la salle bondée. Kawano tient Kana Ueda au sol, et la bourre de coups. Les autres les observent sans agir, de peur de se prendre un coup. Le seul qui parait sur le point de sauter dans la masse est Yôsuke Ueda, le frère de Kana. Personnellement, je n'attends pas que la "furie" se calme et l'arrache à Kana, la prenant par le col. Je la souleve légèrement du sol et la colle contre un mur.
- LACHE-MOI !
- Ho ! On va se calmer, madame la pétasse.
- Hein ? Mais comment os-
- Que ce soit bien clair : King's Game ou pas, si tu continues à foutre ta merde tu finiras calcinée dans l'incinérateur à ordures.
- Ghhhn.

Je la relâche et elle commence à se frotter la gorge. Je me retourne et remarque que Misa me regarde bizarrement. C'est vrai qu'elle ne m'a jamais vue dans cet état. Elle a été séparée de moi avant que je ne devienne comme ça... Si ça tombe, elle va être terrifiée par moi désormais. Un rien peu l’effrayer... Je pars sans me retourner, sous les regards de mes camarades qui se désintéressent rapidement et se pressent autour de Kana qui a perdu connaissance. J'entends aussi la voix de Misa, qui semble pleine de reproches, mais ça ne peut tout simplement pas être elle. Elle n'aurait jamais pu parler en public comme ça... Je me cloitre dans ma chambre et m'allonge sur mon lit.

Quand je relève la tête, c'est pour voir le nouvel ordre :
L'élève n°4, Hirofumi Inoue et l'élève n°7, Maki Iwamoto, doivent envoyer un message : "meurs" à l'un de leur camarades. Ceux qui recevront ce message mourront à la place des participants.
Je tremble. J’espère que ni Misaki... ni Kanazawa ne vont recevoir l'un de ces messages de mort.

(Trois postes que je finis toujours mon texte avec "mort". Dsl c'est tout petit :c)
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Humeur : Le très détestable, détestable, détestable moi... va tout détruire ! Runpappa ~ https://www.youtube.com/watch?v=Ma4oH5oYM8w ~
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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 23 Juin - 19:37

PAGE TWO


Luw :

Je sens mes yeux qui commencent à trembler puis qui commencent à s'ouvrir lentement, je vois un peu flou voyant une forme vague se dessiner à côté de moi... A peine je tourne la tête qu'une douleur apparaît, je gémis un peu, puis retrouvant une vue normale, j’aperçois Yôsuke surpris de me voir rétablie.

"Aouch... qu'est-ce qu'il...
- Et ben... tu auras beaucoup dormi aujourd'hui... re bienvenue parmi nous..!"
Je regarde les chiffres en néons rouges sur le réveil, il est déjà 12h30.

"Tu as de la chance que plusieurs soient intervenus, sinon je ne sais pas dans quel état je te retrouverais maintenant ! dit-il un peu plus souriant.
- Mais qui ça...?
- Tu pourras remercier Chiemi, elle porte plutôt bien son surnom de Fury."
J'essaie de me mettre assise, remarquant qu'une bassine d'eau est là. Je ne m'attendais pas que des gens me viennent m'aider pour ça... Mais je trouve que la classe est de plus en plus soudée... je me demande qui a pu faire réagir tout le monde d'une façon aussi dynamique.

"En tout cas... mh... merci de m'avoir portée ici... je préfère mon lit à ceux de l'infirmerie... dis-je en souriant en retour.
- Euh... tu veux dire Adashi ?...
- Qu-quoi... ADASHI ?
- Huhu... oui."
Je reste immobile au moins une minute, regardant Yôsuke se mettre à l'aise sur la chaise. Je suis un peu gênnée que ce soit ce garçon... précisément... je le trouve un peu pervers et l'imaginer me porter me regardant étrangement est gênant... Je suis étonnée que Yôsuke reste aussi paisible face à tous ces garçons... il est d'habitude un peu jaloux quelques fois... mais j'ai confiance en lui, c'est mon frère après tout.

"Si tu veux aller manger, il faut peut-être sortir du lit, non ?" dit-il.
Je me lève doucement puis enfile ma paire de chaussures, et suis Yôsuke en prenant soin de fermer la porte. Il y a encore quelques personnes dans la cafétéria. Je prends deux bagels et un peu de légumes pour me remettre sur pied. Quand nous traversons la salle, certains regardent si je vais bien puis d'autres me regardent avec un air moqueur. Je devais être bien amochée quand j'étais là-bas... pouah... je n'ose même pas y penser.

"Tu as regardé ton portable au fait ? me demande Yôsuke quand nous nous installons à une table à proximité des fenêtres, un peu plus loin des autres.
- Euh... non pourquoi, encore un ordre...?
- Oui..."
Je regarde alors mon portable, voyant le message inscrit en toutes lettres :
L'élève n°4, Hirofumi Inoue et l'élève n°7, Maki Iwamoto, doivent envoyer un message : "meurs" à l'un de leurs camarades. Ceux qui recevront ce message mourront à la place des participants.


J'avais déjà vu Maki mais que très rarement... maintenant... notre vie est entre ses mains et celles d'Hirofumi.


Modest' :

Depuis une pièce sombre, éclairée par le seul écran d'un ordinateur, dont le ventilateur peinait à rafraîchir le moteur. Les murs avaient été récemment insonorisés. Aucun son ne pouvait sortir de la pièce. Une personne étrange se tenait debout. Elle porta sa main à son visage. Ou plutôt au masque qui cachait sa tête. De longs gants d'acier recouvraient ses avant-bras et ses mains. Aucune parcelle de son corps n'était pas cachée.
La personne s'assit devant l'ordinateur. Elle ouvrit une boîte mail et commença à rédiger :
"L'élève n°4, Hirofumi Inoue et l'élève n°7, Maki Iwamoto, doivent envoyer un message : "meurs" a l'un de leur camarade. Ceux qui recevront ce message mourront à la place des participants."
D'un geste légèrement hésitant, elle cliqua lentement sur le bouton Envoyer. Le Roi regarda l'horloge de l'ordinateur. Il était à l'heure.
Il se leva finalement de la chaise de bureau. Le Roi avait tout ce dont il avait besoin dans cette pièce : un lit, de la nourriture et surtout un accès a tout un matériel très avancé. Il marcha doucement. Il marchait toujours de la même façon. Il posait le talon puis la pointe. Ça lui donnait un air assez fier et distingué. Il bifurqua sur la droite et s'arrêta devant un nouvel écran qui était pour lors éteint. Sur une petite table en bois brut, une télécommande rouge attendait d'être prise. Le Roi s'en saisit puis alluma l'écran de surveillance. Plusieurs cadres avec un numéro inscrit dans chacun apparurent. Les cadres étaient noirs. Il activa avec la télécommande la vision de nuit. Les images furent enfin visibles. Des formes, vertes à cause de l'infrarouge, immobiles pour certaines, peut remuantes pour d'autres. Le lycée semblait totalement endormi. Pourtant une machine invisible continuait de marcher. Elle ne s'arrêterait que quand le résultat voulut serait obtenu.
Le Roi éteignit finalement l'écran de surveillance, puis coupa le système de l'ordinateur.
Il jeta un dernier coup d'œil à l'horloge posée sur le bureau. Il porta de nouveau sa main à son visage et enleva son masque, puis ses gants. Il était entièrement déshabillé. Il ouvrit une autre porte et entra dans une salle de bain.
Il était vraiment bien équipé dans cette cachette. Le Roi fit chauffer l'eau. Heureusement que les pièces étaient insonorisées. Lorsque l'eau eue atteint la température qu'il voulait, il entra dans la cabine de douche. Après s'être mouillé, il se savonna, puis se rinça.
La personne mystérieuse sortit finalement de sa douche puis attrapa une serviette blanche posée dans un coin. Elle se sécha avec puis se rhabilla. Quand les sous-vêtements furent enfilés, il enfila une sorte de tunique moyenâgeuse. Par-dessus il se rééquipa de son masque et de ses gants. De plus il accrocha une armure sombre ainsi que des bottes et des jambières de la même teinte. Il sortit de la salle de bain et retourna dans la pièce principale de sa cache.
De retour dans la salle de l'ordinateur, il attrapa une couronne noire dans laquelle des onyx étaient incrustés. Un peu plus loin, il agrippa son épée noire et la rentra dans le fourreau de sa cuirasse. Il était enfin près pour admirer le spectacle.
Il se rassit devant l'écran de surveillance et l'alluma. Il savait que les lycéens étaient sur le point de se réveiller et de découvrir le nouvel ordre. Il observa particulièrement les caméras n°4 et 7. Les deux élèves concernés par l'ordre n'avaient pas encore regardé leur portable.
Le Roi voulait être aux premières loges lorsqu'ils l'allumeraient.


Luw :

J'enfilai un morceau de Bagel dans ma bouche, regardant mon portable à chaque minute... Il était 12h40, il n'y avait pas grand-monde de réveiller dans le lycée... c'est vrai que le week-end, Ria me disait que plus de la moitié de la classe faisait une énorme grasse mâtinée qui pouvait aller jusqu’à quatorze heures.
"Tu vas arrêter de stresser voyons... me dit mon frère d'un air un peu fatigué.
- Bha quoi...
- Je parie que Hirofumi et Maki dorment toujours, haha, quels flemmards.
- Bha tu diras ça quand ils seront réveillés.
- Aller, hop, mange ta soupe que je t'emmène au parc !
- Mais y a personne...!
- Tanpis, il faut que tu prennes l'air !
- D'accord...
Je finis ma phrase avec un air amusé, le regardant s'impatienter en buvant ma soupe.

Finalement... la vie n'était pas si terrible... enfin presque...


Modest' :

Patiemment le Roi attendait toujours devant son écran de contrôle. Il devait être aux alentours de 12h30. Il se leva puis se dirigea vers le frigo de la pièce. Il en sortit un plat de makis et de sushis.
Se rasseyant à sa place il remarque que certains élèves commençaient déjà à se lever. Le n°6 et le n°9 était même dans la même pièce. Ils discutaient. Le n°9 avala un morceau de bagel. Le Roi regarda ensuite les caméras 4 et 7. Il y avait enfin du mouvement. Le n°4 commençait à se lever. L'élève sortit de son lit nu comme un vers puis se dirigea vers la salle de bain. Le Roi détourna son regard par pudeur. Ce n'est pas parce qu'il avait mis en place tout ce jeu, qu'il n'avait pas de morale. S'il faisait ça, il avait ses raisons !
Le Roi monta le son pour savoir quand le lycéen aurait fini sa douche puis se leva emportant son repas avec lui. Les restes de makis tombèrent directement dans la poubelle. L'étrange personne s'approcha de sa chaîne-hifi puis l'alluma et y inséra son cd préféré. C'était une compilation de plusieurs musiques d'horreur. Ce genre de chansons ne l'avait jamais terrorisé. Elles l'avaient plutôt réconforté plusieurs fois.
Le Roi se retourna. Le bruit de la douche venait de disparaître. Il retourna s'assoir sur son fauteuil en velours pourpre. Magnifique meuble datant du 19ème siècle. Les pieds se terminaient par des sortes de pattes de lion en or. L'élève n°4 était entrain de s'habiller. Il avait d'ailleurs une technique très étrange. Il commença par enfiler ses chaussettes puis son t-shirt. Il enfila un pantalon, délaissant l'uniforme du lycée. Puis l'élève n°4 se rendit compte qu'il avait oublié une étape. Il refit marche arrière et enleva son pantalon. Il se dirigea en courant vers sa commode et en sortit un caleçon qu'il enfila en vitesse. Il retourna s'assoir sur son lit puis se glissa dans son pantalon. Il rentra sa main dans son sous-vêtement trouvant sûrement que tout n'était pas en place. Puis sa main passa en tremblant au niveau de la poche contenant son téléphone. Il y engouffra sa dextre (main droite si vous voulez ^^) et en extirpa le mobile.
Le Roi se régalait de cet instant. La peur se lisait sur le visage de l'élève n°4. Puis soudainement son visage se décomposa. Il venait de lire le message. L'élève n°4 rangea son mobile puis, caleçon pendant et braguette ouverte, partit en courant pour toquer à la porte de l'élève n°7 qui se réveille en sursaut.
Le Roi avait vu ce qu'il voulait voir. Il éteignit l'écran de contrôle. Au fond de lui, il n'aimait pas tant que ça le rôle qu'il jouait. Mais bon la vie est comme ça. C'était son destin.
La mystérieuse personne enleva lentement son masque, puis ses gants et sa cuirasse, ses bottes et jambières et enfin sa tunique. Elle enleva ensuite ses sous-vêtements et se dirigea pour la seconde fois de la journée vers la douche.
Le Roi prenait des douches, comme pour se laver de ses pêchés.
Une fois repentit de ses fautes, il s'habilla. Il avait revêtu l'uniforme du lycée. Un uniforme qu'il aimait bien porter chaque jour. En le portant il se sentait différent, il se sentait normal, comme les autres…
Parfois il repensait à sa vie d'antan. Il lui arriver de la regretter, mais il se ressaisissait aussitôt, sachant que sa tâche était importante.
Il sortit un talkie-walkie d'un tiroir du bureau et communiqua avec son contact, lui demandant d'observer les réactions des élèves dans son coin. Il lui recommanda aussi de ne pas se trahir.
Il rangea l'émetteur-récepteur dans le tiroir puis médita sur ce qu'il s'était passé depuis le début du jeu. Il n'avait même pas eu à entrer dans le bureau des directeurs pour tout verrouiller. Il avait attendu que tous les non concernés sortent puis d'une simple pression sur un bouton il avait tout verrouillé. Avec une toute petite puce de piratage il avait infiltré tout le lycée. Il contrôlait tout.


Luw :

Fini de manger, je lisse ma jupe en débarrassant mon plateau dans les poubelles de la cafétéria. Je fais signe à Yôsuke pour le prévenir que je reviens tout de suite. C'est presque la fin de l'hiver mais il fait toujours aussi froid dehors, je doit trouver quelque chose pour me couvrir... Je traverse les couloirs, courant et quittant le réfectoire presque vide, j'emprunte un couloir intérieur pour atteindre les escaliers menant au premier étage de l'internat, passant devant plusieurs portes fermées. Ce couloir est toujours vide, c'est vrai qu'il n'y avait que les professeurs qui passaient par ici, mais les garçons ont réussi à l'ouvrir par une clé que possède la déléguée de classe. Je me demande ce qu'il peut y avoir derrière ces portes... Peut-être des chambres ou des bureaux... qui sait, certaines ont l'air vielles et d'autres neuves. On peut même voir la doublure des murs en brique, comme si les pièces étaient insonorisées, je pense que le club de musique a encore fait des siennes pour avoir un endroit calme pour ses répétitions quotidiennes. Je traverse le couloir en courant lentement, regardant les numéros de chaque porte "97, 98, 99, 100..." C'est amusant de voir les chiffres en or briller par le soleil des fenêtres du couloir. Je prends l'escalier et parviens à rejoindre le premier étage sans problème, je croise quelques filles en marchant puis je me dirige vers une ancienne chambre de fille de terminale... Puisqu'elle ne sont plus ici, je dois bien pouvoir trouver quelque chose de chaud... Je fouille dans les commodes en bois posées à l'entrée de la pièce au mur blanc et violet. Les élèves ont le droit d'ajouter leurs touches personnelles dans l'internat, elle n'ont rien loupé sur ce coup. Je regarde les photos perchées sur les bureaux puis j'ouvre la grande armoire de la chambre, pareille que dans la notre. Je fouille dans les petites jupes d'uniformes et dans les T-Shirts parfaitement propres en grimaçant sur des petits cartons remplis d'objets érotiques et d'habits assez flagrants, pour trouver une grande veste d'uniforme d'hiver pour avec un logo imprimé en rose et en gris dessus. Je sors en courant vers la sortie de l'internat, là où Yôsuke m'attend déjà. Le ciel est bleu et les arbres sont encore dénudés de toutes feuilles. J'avais hâte que le printemps arrive, cette saison est splendide. Je prends Yôsuke par la main pour marcher le long des grands chemins de cailloux... Quoi qu'il en soit, nous sommes toujours vivants... Et toujours ici.

Pluplume :

Je suis assise seule, sur mon lit. Le temps semble s'écouler indéfiniment. Ma tête est complètement vide. Puis les pensées arrivent, tenailles ou fugaces. Je revois toute la scène en détail. D'un coup je comprends ce qui m'étonne tant dans la bagarre qui a éclaté.
Chiemi.
Jamais auparavant elle n'avait eu cette... violence, que ce soit dans ses propos ou ses actions. Certes, elle était très impulsive, mais je ne crois pas que ses emportements avaient une telle ampleur... Elle a bien changé à ce niveau-là... Mais est-ce bien ou mal ? Et comment est-ce arrivé ? Il faudrait que je lui demande... D'ailleurs je n'ai qu'à le faire maintenant... Je me prépare à me lever, quand j'entends toquer.

"Oui ?
-Nakajima, c'est moi..."

Il me semble vaguement reconnaître cette voix... Quelques secondes de réflexion me sont nécessaires avant de pouvoir clairement l'identifier.

"Kanazawa ?
-Oui... Je peux entrer ?
-Euh... oui, bien sûr.
-Merci..."

Il entre, gauche, en prenant soin de bien fermer la porte derrière lui. Pourquoi a-t-il l'air si nerveux et embarrassé ? Il ne me sembles pas l'avoir déjà vu autant se tortiller sur place, si mal à l'aise.

"Nakajima, tu es bien la meilleure amie d'Honda ?
-Euh oui pourquoi ?
-Tu la connais bien alors ?
-Euh oui pourquoi ?
-Vous êtes très proches non ?
-Euh oui pourquoi ?
-Vous vous confiez tout ?
-Euh oui pourquoi ? (Tiens, je viens de me rendre compte qu'à chacune de mes réponses j'ai une impression de déjà-entendu... Je me repasse en boucle la scène dans la tête, en accéléré bien sûr. Quoi ? Mes réponses sont si constructives que ça ? Ne me dites pas qu'à 4 questions complètement différentes j'ai répondu 4 fois exactement la même chose ? Oulala, je deviens sénile moi, il faut vite que je travaille de façon à enrichir mon vocabulaire, à ce point-là c'est vraiment très grave...)
[Oui mon perso arrive à penser tout ça dans le moment qui suit sa réponse et la prochaine question x)]
-Est-ce qu'elle t'a dit... enfin elle t'a parlé du fait... est-ce que... un jour, elle a évoqué... (pourquoi il cherche autant ses mots ? Et pourquoi il vient d'un coup de fermer les yeux et de prendre une grande inspiration ?) Elle m'aime ou pas ?"

Je me dépêche dans les couloirs, sans non plus me mettre à courir. Tout a beau être chamboulé, j'ai du mal à passer outre le règlement. J'arrive devant la chambre de Chiemi, et toque. Pas de réponse.

"Chiemi... Mimi ? C'est moi..."

Toujours pas de réponse. Je pousse timidement la porte. Elle est là, les yeux dans le vague, et sursaute en me voyant. Je ferme la porte et m'avance vers elle. Mon portable vibre. Je lui lance un regard horrifié, mais celui qu'elle me renvoie me semble plus terrifié encore que le mien. Etrange... Je sors lentement mon portable, et regarde l'écran. Un nouveau message. Mes mains tremblent, et j'hésite à l'ouvrir. Mes mains tremblent légèrement, et je vois Chiemi se lever. Je l'ouvre. Je lis. Un message court. Sans trop comprendre pourquoi, mes genoux rencontrent le sol, et ma tête se met à tourner. Je n'arrive pas à y croire. Comment cela est-il possible ? C'est si injuste, pourquoi ? Pourquoi cette horrible destinée ?
Je vois qu'elle prend mon portable alors que j'essaie de reprendre mes esprits. Elle lit le message. Je guette sa réaction. Je... Quoi ? Non, elle n'a pas pu pousser une sorte de soupir de soulagement, pas en découvrant le message... Je la sens qui m'aide à me relever, et qui me serre dans ses bras.

"Chiemi... mais enfin, je ne comprends pas. Pourquoi tu as l'air soulagée ? C'est pourtant terri-
-Pourquoi tu ne le reçois que maintenant?
-Pardon ?
-Le message !
-Ba, euh... j'ai rallumé mon portable peu avant d'arriver dans ta chambre... Mais qu'est-ce qui se passe, Chiemi ?"

[JE LAISSE A ISA LE SOIN DE FAIRE LA CONVERSATION ENTRE CHIEMI ET MISAKI, EN CE QUI CONCERNE LA REACTION DE CHIEMI]

Assises sur son lit, du thé chaud entre les mains, nous parlons de manière détendue.

"Dis-moi, Mimi, comment ça sa fait que tu sois devenue comme ça ? Tu n'étais pas si violente avant... Que s'est-il passé ? (Je la vois qui s'assombrit)
-...
-Tu me le diras après, j'ai quelque chose à te dire avant.
-Ah ?
-Oui, Kanazawa est venu me voir tout à l'heure, pour me demander quelque chose...
-Comment ça ? Ce n'est pas dans ses habitudes...
-Non, et figure toi que ce qu'il m'a demandé était très intéressant...
-Quoi ? QUOI ?
-Si tu l'aimais...
-... (C'est moi où elle semble un peu troublée ?) Et tu lui a répondu quoi ?
-Non, évidemment.
-HEIN !!!
-Ba je lui ai forcément dit la vérité, c'est-à-dire qu'il était exaspérant à te courir toujours après, et qu'il ne voulait pas comprendre qu'il n'avait aucune chance avec toi... Qu'on en avait parlé plusieurs fois, et que tu m'as toujours répété que s'il pouvait disparaître à tout jamais de ta vie, ce serait la meilleure chose qu'il pouvait t'arriver...
-...
-Je dois avouer qu'il avait l'air un peu anéanti, le pauvre. Il a dit qu'il comprenait, et que tu pouvais l'oublier, il n'allait plus interférer dans ta vie. Je crois qu'en partant il a vaguement parlé de défenestration, ou d'une histoire de couteau... Non attends Chiemi, pas la peine de te lever brusquement, rassieds toi enfin !
-Mais...
-Assise.
-Pourquoi tu ris ?
-Parce que pendant que je parlais, tu devenais étrangement rouge et mal à l'aise... Mais je te rassure, en fait je ne lui ai rien dit de tout ça. J'ai simplement répondu que s'il voulait sa réponse, il devait te le demander directement, je ne suis pas ton cœur et je ne connais pas tes sentiments, de toute façon je ne parle pas en ton nom. Alors comme ça, ma Mimi, la rebelle qui aime la bagarre et n'a peur de rien, serait amoureuse ?... Chiemi, pourquoi tu caches ton visage ? Parce que tu rougis ? Je... Eh, non, c'est pas du jeu !"

J'essaie de me reprendre, mais c'est dur, elle sait très bien là où je suis la plus chatouilleuse. Finalement j'attaque moi aussi, et c'est essoufflées et épuisées, des larmes de rire dans les yeux, que nous nous laissons tomber quelques minutes après sur son matelas. Je ferme les yeux, heureuse d'avoir pu quelques minutes oublier l'enfer dans lequel nous vivons.
Mais brusquement, des cris et des bruits de course résonnent dans le couloir. Nous nous levons, et la même interrogation mêlée de crainte se reflète dans nos yeux. Nous sortons, et croisons un élève qui nous dit que Inoue et Iwamoto ont pris leur décision, et qu'ils voulaient le dire à toute la classe. Nous suivons les élèves qui se précipitent vers la bibliothèque. Un cercle se crée autour d'eux et Iwamoto. Quand tout le monde est là, se met à parler d'une voix claire :

"Mes camarades, il ne faut pas laisser ce Roi gagner ! Ne lui donnez pas la satisfaction de voir ses ordres accomplis ou bien celui de vous mettre dans l'impasse ! Trouvez une solution autre, c'est votre devoir ! Nous comptons sur vous, c'est votre mission, ce sera celle de tous les survivants ! Avec , nous avons décidé d'envoyer le message, mais, vous pouvez cesser vos murmures d'inquiétude, aucun de vous n'est concerné. Nous ne pourrions pas le faire. Ainsi, nous allons exécuter l'ordre, mais sans le faire. Nous allons certes envoyer le message, mais chacun de nous va l'envoyer à l'autre. Ainsi, puisque nous sommes les désignés, nous mourrons, et aucun d'entre vous ne sera inquiété. Vivez, pour ceux qui sont partis, et s'il vous plait, pour nous aussi."

Des applaudissements éclatent, et tout le monde se précipite sur eux, pour un dernier adieu. Moi et Chiemi ne faisons pas exception.

"Prêt ?
-Oui.
-A trois. Un... deux... trois !"

Les deux portables vibrent quelques secondes après, un bruit démultiplié dans le silence totale régnant dans la pièce. Ils ouvrent le message. Au départ, rien ne se passe. Puis soudainement ils tombent au sol, se tenant la gorge. Ils gesticulent, les yeux exorbités, roulant dans leurs orbites, la bouche grande ouverte. D'affreux bruits de respiration entrecoupée résonnent. Je ne peux pas, je ferme les yeux, me bouchent les oreilles.
Je ne peux pas supporter de rester sans rien faire à les regarder mourir sous mes yeux, privés d'air, privés d'oxygène. Chaque ordre aura des morts différentes ? D'abord la pendaison, et maintenant la suffocation... C'est pire que s'ils étaient étranglés. Ils sentent l'air, ils respirent de l'air, mais ils meurent. Sans oxygène, ils ne peuvent survivre. Au moins ils meurent dignement.

Quand on me secoue je reviens à la réalité. Chiemi est devant moi, ses yeux sont humides. Je me rends alors compte que les larmes abondent sur mes joues. Je ne les retiens pas. Autour de nous, les autres semblent à peu près tous dans le même état, tristes et choqués. Elle me parle, mais je n'entends pas vraiment, je ne comprends pas ce qu'elle me dit. Elle me prend la main, et je la laisse me guider à travers les couloirs de plus en plus déserts. Il me semble sentir mon portable vibrer.
On passe dans ma chambre, prendre des affaires il me semble, tout est encore un peu flou, puis je me retrouve dans la sienne. Comme un automate, je me dirige vers la salle de bains. J'enlève mes vêtements et entre dans la douche, ouvrant le robinet d'eau chaude à fond. Je laisse le liquide brûlant martyriser ma peau quelques minutes, puis je me reprends un peu.
Je sors de la salle de bains, vêtue d'une robe de nuit, ma peau déjà un peu moins rouge que sous la douche. Je m'allonge sous les couvertures. Je n'ai pas envie de parler. Pas maintenant.

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 23 Juin - 19:45

PAGE TWO suite


Luw :

"Yôsuke, attends-moi !" dis-je en courant derrière lui. Quel fou voulant me faire faire un jogging parce froid, je me mis à rire tout en étant essoufflée, je m'arrêtai devant lui qui me regardait sérieusement puis en s'écroulant de rire également.
"Héhé, je t'avais dis que tu ne me dépasserais pas ! dit-il.
- Oh, toi arrête de te moquer !"
Sur mes mots je m'appuyai sur son épaule droite pour mieux tenir debout. J'écarquillai les yeux un instant, voyant Iwamoto et Inoue rentrer dans le bâtiment principal, ils avaient l'air tous les deux déterminés, mais à quoi ? Je repensai soudain au dernier message du roi... Quittant l'épaule de mon frère je marchai dans leur direction pour rejoindre tous les autres élèves placés en cercle dans la bibliothèque. Iwamoto prit alors la parole, Yôsuke écouta également leurs mots, mais sans crier à la panique. Je mis ma main devant ma bouche, venant d'entendre qu'ils allaient s'envoyer le message l'un à l'autre. J'hésitai puis je fis plusieurs pas pour leur dire adieu... c'était difficile même si je ne les connaissais pas...

Trois minutes passèrent... rien. Quand tout à coup les deux personnes se mirent à se tortiller au sol, comme étranglées... ou empoisonnées. Les élèves se cachèrent les yeux, ne voulant pas voir cette scène atroce. Je restai plantée au sol, les yeux bloqués sur leur souffrance, mais vite égarés dans le pull de Yôsuke qui me prit contre lui pour ne pas que je sois choquée... mais trop tard... Plus aucun bruit ne se fit. Ils étaient morts. Des larmes s'échappèrent de mes yeux sans que je ne m'en aperçoive. Je me serrai de plus en plus contre Yôsuke, qui était immobile, regardant d'autres élèves transporter les corps dans une salle qu'on avait nommée "Le cimetière", où déjà les deux autres étaient installés. Les élèves se dispersèrent tandis que Yôsuke me força à partir d'ici dans son étreinte. Je voulais fermer les yeux, ne plus y penser... et ne plus jamais vouloir revivre cela.

SUITE :

Une fois dans la chambre, j'étais assise sur mon lit, ne voulant pas bouger, toujours avec cette veste d'hiver de Terminale qui me servait de couverture. Pourquoi le roi faisait-il cela... Je ne le comprendrais jamais. J'essayai de reprendre mes esprits, buvant un thé chaud, dernière boisson de mon plateau du midi, c'est amusant comme il sentait la menthe avec tous ces arômes derrière... je m’égarai dans mes souvenirs puis voyant Yôsuke, j'affichai un sourire hésitant sur mon visage. On toqua à la porte à l'instant-même où ma bouche toucha le carton du gobelet. C'était Daisuke. Il entra, d'abord avec un regard impénétrable puis avec un regard étonné et vacillant me voyant recroquevillée sur moi-même. Il ne m'avait jamais vue comme ça... je souris de nouveau, le voyant sympathiser et même rivaliser avec Yôsuke pour savoir comment j'avais pu en arriver là. Les deux se mirent à côté de moi sur le même lit qui nous servait de fauteuil dans les chambres. Je les regardau sans aucun mot qui sortait de ma bouche, ni même un rire, devant l'ordinateur qu'ils avaient ouvert. Je me souvins que Yôsuke allait voir pour le réseau internet du lycée qui était totalement bloqué. On pouvait voir sur l'écran des centaines de mots et de caractères noirs sur des logiciels... je ne comprenais rien de cela mais ils avaient l'air de savoir ce qu'ils faisaient.

"Tu avais bien raison... la protection du réseau n'est pas gigantesque... je pense pouvoir faire quelque chose... attends ! - Daisuke bondit quand un bip raisonna de l'un des logiciels.
- Quoi ? dis-je d'un air abasourdi.
- J'ai réussi ! Le logiciel, il a craqué le système !
- Bon travail... mais on fait quoi maintenant ? dit Yôsuke avec un air plus ou moins sérieux.
- Une minute... encore un peu de temps... - Daisuke parlait tout en tapant sur le clavier à toute vitesse.
Il faut maintenant se connecter à internet..."
Je le regardai avec inquiétude comme si l'opération était délicate, quand soudain, il bondit de nouveau quand l'écran devint noir.
"Mais qu'est-ce que... - dit-il.
- Il se passe quoi ?!"
L'écran qui était pourtant allumé n'afficha plus aucune image quand soudain, un trait apparut. Je commençai à paniquer, je savais bien que ce bug n'était pas normal... rien ne provenait de l'ordinateur...
Le petit trait blanc qui était affichée en plein milieu de l'écran commença soudain à défiler, faisant apparaître des lettres... puis des mots...
"Il est interdit de défier les lois des plus grands..."

Le trait s'arrêta, puis retourna à la ligne, comme si quelqu'un tapait le texte d'ailleurs.
L'élève n°17, Tasaki Daisuke...

Le trait s'arrêta de nouveau... s'agissait-il d'un ordre ?
"Je suis désolé... j'ai tout fait pour aider le lycée... mais je n'ai pas réussi à tenir ma promesse..." Daisuke disait ces mots comme s'il allait mourir, mais ce n'était qu'un ordre... je pensais. J'avais peur... qu'allait-il lui arriver ? Nous le sauront bientôt... je l'espérai.

Haruka :

Suite du post de Pho' :3 J'ai bien réfléchi et... Hihihi... Quiconque enfreint les règles doit être puni ! Et j'ai presque fait du c/c du texte de Riwi mais... J'avais la flemme :3 :héhéhé: Et puis pour le passage de la mort de je-sais-plus-qui, on voit qu'elle ressent des trucs vachement contradictoires. En gros elle se fout de la mort des gens sauf si c'est des proches à elle. Bah elle a déjà tant perdu, ça se comprend... Oups j'ai dit un truc qui fallait pas :o Enfin vous devez pas comprendre... A part Geai peut-être :3
____________________________________________________________
L'élève n°17, Tasaki Daisuke est condamné à l’écartèlement pour avoir enfreint les règles.

____________________________________________________________
Je m'étais assise sur mon lit, mes jambes repliées sous moi. J'entendais des gens dehors... Ils parlaient de moi, à ce que je comprenais. "Tu devrais lui envoyer un message à elle !", "Elle ne nous brusquera plus comme ça...", "Et pourquoi pas à Misaki...?"
Peut-être était-ce juste dû à mon état que j'entende toutes ces choses... Est-ce que je devenais folle ? Sans doute... Je regardai le mail que moi seule avais reçu. Comment savais-je que j'étais la seule me demanderiez-vous ? Et bien... C'est un secret. Un secret lourd et horrible à porter, mais que je n'avouerais pour rien au monde... Sauf peut-être pour...
Mes pensées furent interrompues par ma meilleurs amie qui pénétra(ce mot... arg...) dans ma chambre. J'avais pourtant fermé la porte à clé... A moins que...? Je n'étais plus sûre de rien... Elle s'avança doucement vers moi et... son portable se mit à vibrer.
"Et pourquoi pas à Misaki...?"
En me souvenant de ces mots, je ne pus m’empêcher de la regarder avec horreur. Elle aussi avait peur mais... j'ai l'impression que ce n'était pas pour la même chose. Je vis qu'elle tremblait, je me levai. Elle l'ouvrit, son portable tomba au sol. Je me ruai dessus, lu le message, et poussai un soupir de soulagement. Ce n'était pas elle... Elle n'avait pas reçu ce foutu message !
- Dieu merci...
- Chiemi... mais enfin, je ne comprends pas. Pourquoi tu as l'air soulagée ? C'est pourtant terri-
- Pourquoi tu ne le reçois que maintenant?
- Pardon ?
- Le message !
- Ba, euh... j'ai rallumé mon portable peu avant d'arriver dans ta chambre... Mais qu'est-ce qui se passe, Chiemi ?

- J'ai dû le recevoir à l'avance... J'ai eu si peur ! Je pensais que tu... que c'était...
Je m'étais mise à pleurer, pour je ne sais qu'elle raison. J'avais eu si peur quand son portable s'était mis à vibrer ! Si elle l'avait reçu... Comment aurais-je pu continuer à vivre ?!
- C-Calme toi Mimi !
- Désolée Misa... Mais tu comprends...

Je ne finis pas ma phrase. A quoi bon ? Elle me comprenait même sans ça... Misa' était celle qui  me comprenait le mieux, je n'avais jamais besoin de parler pour lui dire quelque chose. C'était la fille la plus instinctive que j'ai jamais vu... Au début, je la prenais même pour une esper !(= Quelqu'un qui lit dans les pensées :3 merci Dangan Ronpa pour m'avoir fait connaitre ce mot xd)

Nous étions toutes les deux assises sur mon lit, une tasse de thé dans les mains. J'étais descendue nous en faire, en rasant les murs toutefois...
- Dis-moi, Mimi, comment ça se fait que tu sois devenue comme ça ? Tu n'étais pas si violente avant... Que s'est-il passé ?
Je me crispai, et mon regard s’assombrit. Je ne voulais pas le lui dire... Je ne pouvais pas. JE NE VOULAIS PAS ! Que penserait-elle de moi...? Je...
-...
- Tu me le diras après, j'ai quelque chose à te dire avant.

Je ne pus m’empêcher un petit soupir.
- Ah ?
- Oui, Kanazawa est venu me voir tout à l'heure, pour me demander quelque chose...

Finalement j'aurais peut-être préféré qu'elle me pose l'autre question... je m'obligeai à répondre sans faire la moue :
- Comment ça ? Ce n'est pas dans ses habitudes...
- Non, et figure-toi que ce qu'il m'a demandé était très intéressant...

Non... Pitié pas ça... S'il vous plait faites que..
- Il m'a demandé... si tu l'aimais...
Et merde... Pourquoi a-t-il fallu qu'il pose cette question à Misa ? Hein ? Pourquoi ?
- ... Et tu lui as répondu quoi ?
- Non, évidemment.
- HEIN !!!

Zut... ça m'a échappé... Et pourquoi ai-je dis ça d'ailleurs ? Ce n'est pas comme si j'éprouvais quelque chose pour lui... Enfin...
- Bah je lui ai forcément dit la vérité, c'est-à-dire qu'il était exaspérant à te courir toujours après, et qu'il ne voulait pas comprendre qu'il n'avait aucune chance avec toi... Qu'on en avait parlé plusieurs fois, et que tu m'as toujours répété que s'il pouvait disparaître à tout jamais de ta vie, ce serait la meilleure chose qu'il pouvait t'arriver...
J'avais vraiment dis ça...? Non ce n'est pas possible... Je... Enfin... C'est pas comme si je le détestais donc... Mais en même temps...
-...
-Je dois avouer qu'il avait l'air un peu anéanti, le pauvre. Il a dit qu'il comprenait, et que tu pouvais l'oublier, il n'allait plus interférer dans ta vie. Je crois qu'en partant il a vaguement parlé de défenestration, ou d'une histoire de couteau...

Je me levai d'un bond. Mais quel idiot ! Il n'allait quand même pas... A cause de moi ?!
- Non attends Chiemi, pas la peine de te lever brusquement, rassieds-toi enfin !
-Mais...
-Assise.

Elle était presque pliée en deux en me disant ça.
-Pourquoi tu ris ?
-Parce que pendant que je parlais, tu devenais étrangement rouge et mal à l'aise... Mais je te rassure, en fait je ne lui ai rien dit de tout ça. J'ai simplement répondu que s'il voulait sa réponse, il devait te le demander directement, je ne suis pas ton cœur et je ne connais pas tes sentiments, de toute façon je ne parle pas en ton nom. Alors comme ça, ma Mimi, la rebelle qui aime la bagarre et n'a peur de rien, serait amoureuse ?...

Je baissai la tête pour faire en sorte que mes cheveux cachent mon visage. Elle me demandait ça mais... je ne savais pas ! Enfin peut être que... non, si je commençais à... mais... Et puis, comment on sait quand on est amoureuse ? Je ne l'avais jamais été avant ! Comment suis-je censée savoir, hein ?
- Chiemi, pourquoi tu caches ton visage ? Parce que tu rougis ? Je...
Bon... Elle l'aura voulu ! Je lui sautai dessus et me mis à la chatouiller.
- Eh, non, c'est pas du jeu !
- Héhé... Qui a dit que j'étais bonne joueuse ?

On continua à rire et à se taquiner comme ça pendant un bon moment après cela. Je reprenais mon souffle quand j'entendis des bruits dans le couloir... Je réussis à distinguer à peu prêt ce qu'ils disaient... Et oui, j'ai une très bonne ouïe...
- Misa, allons voir !
Je la pris par la main et la tirai dehors, suivant les autres élèves qui se précipitaient vers la bibliothèque. Là-bas, un attroupement. Au milieux deux élèves... Inoue et Iwamoto. Ils se mirent à parler.
- Mes camarades, il ne faut pas laisser ce Roi gagner ! Ne lui donnez pas la satisfaction de voir ses ordres accomplis ou bien celui de vous mettre dans l'impasse ! Trouvez une solution autre, c'est votre devoir ! Nous comptons sur vous, c'est votre mission, ce sera celle de tous les survivants ! Nous avons décidé d'envoyer le message, mais, vous pouvez cesser vos murmures d'inquiétude, aucun de vous n'est concerné. Nous ne pourrions pas le faire. Ainsi, nous allons exécuter l'ordre, mais sans le faire. Nous allons certes envoyer le message, mais chacun de nous va l'envoyer à l'autre. Ainsi, puisque nous sommes les désignés, nous mourrons, et aucun d'entre vous ne sera inquiété. Vivez, pour ceux qui sont partis, et s'il vous plait, pour nous aussi.
Je les regardai, incrédule. Est-ce qu'ils... osaient défier le roi ? Les autres applaudirent, moi, je ne bougeai pas en continuant de les dévisager. C'était... impensable. Il n'accepterait pas. Leurs portables se mirent à vibrer. Ils les ouvrirent et... Ce qui ce passa ensuite étais... sans doute horrible pour les autres. Oui... Mais moi, je n'étais pas pareille. Ou plutôt, j'avais cessé d'être comme eux le même jour où mon comportement avait changé. Je les regardai se tordre au sol ressentant, j'en ai honte, de la joie dans leurs souffrances. Pourtant il y avait quelque chose d'autre, tout au fond de moi... Un semblant de pitié... de la culpabilité aussi, sans doute due à mon indifférence. J'étais au bord de la crise de nerfs... Parce que, même si je ne ressentais aucune peine et que j'arrivais même à éprouver de la joie dans leurs calvaires, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire... Et si ça avait été Misa... Ou même... Nobuaki ? Jamais je ne pourrais rester indifférente face à ces doutes, que peut-être une personne chère à mes yeux pourrait mourir. En fait, si on regardait bien, mes sentiments étaient vraiment contradictoires... Je détournai le regard. Personne n'avait remarqué ma fascination. Heureusement devrais-je dire... Misa était tomber inconsciente sur le sol. Je la secouai doucement en l’appelant. Elle ouvrit vaguement ses yeux. Ses yeux débordant de larmes... Je la pris doucement par la main.
- Rentrons, d'accord ?
Je la trainais jusque dans ma chambre.

Misa était partie se coucher tout de suite après avoir pris une douche. Elle restait tout de même dans ma chambre... Elle devait avoir peur, peut-être. Moi, j'étais en larmes à mon bureau. Mon portable était dans mes mains, avec un petit mot : "Message envoyé". Certains croiront que j'avais réussi à percer le système de protection mais... La vérité, c'est un secret. Des secrets, et encore des secrets... Je n'en pouvais vraiment plus ! Je ne voulais plus... Je ne pouvais plus... ce n'était pas possible que je continue comme ça... enfin...
Je mis ma main devant ma bouche pour réprimer mes sanglots. Je ne voulais pas réveiller Misa... Mes problèmes ne la regardaient pas... je ne voulais pas l’ennuyer avec ça... Et même si elle voulait savoir, je ne pourrais rien lui dire...
Pour revenir à ce message... Eh bien, c'était un message de détresse à la seule personne à qui je pouvais me confier. A cette personne si chère à mes yeux... Un message qui disait précisément "je n'en peux plus, je vais craquer.".
___________________________________
Fin de kk mais j'ai la flemme encore héhé xd Puis pour le passage mode WTF avec Iwamoto et pis l'autre bah... J'étais fatiguée :c GOMEN NASAI
Pis Geai dans ton post, fais en sorte que moi et Misa on soit avec une autre fille, n'importe laquelle, et mets l'ordre... qu'on a décidé... Hé... héhé....*QQQ* :sefoudeuxbaffes:


Luw :

Hi, bon voici mon zolie post que j'ai pas corrigé 8) Donc normalement c'est Merod qui poste après, puis Geai... Par contre, pour la fin, je sais pas DU TOUT qui sera la personne qui me prend en question... donc euh...v oila.
---

Le regard imperturbable et vitreux, je regarde Daisuke s'effondrer sur lui-même, je ne sais pas comment réagir... pourquoi lui infliger ça... Nous marchons dans les couloirs tels trois êtres inconscients ne sachant pas où aller ni quoi faire. Un écartèlement... cela date du Moyen-Age... pourquoi, simplement... pourquoi ? Je regarde d’un air plus qu’impassible l’horloge indiquant la moitié de l’après midi, 15h30. Ne voulant pas voir les cheveux de Daisuke en sueur et ne voulant pas voir l’air abattu de Yôsuke, je m’arrête en m’appuyant sur la fenêtre, me tenant aux jointures des carreaux, mes cheveux tombent subitement sur mon regard et ma bouche tremble à une allure imprécise. Yôsuke me regarde et Daisuke reste immobile sur place. Soudain, il s’écroule au sol, accroupi par terre, les bras croisés, et la tête tremblante, il crie... je ne veux pas regarder... c’est beaucoup trop dur. Yôsuke accourt vers lui, ne sachant pas quoi faire mais s’éloigne vite quand les bras de Daisuke commencent à s’éloigner de sa propre étreinte... Comment cela est-ce possible ? Il n'y a pourtant pas de cordes. Il se lève alors inconsciemment et ses jambes se mettent à trembler puis à s’ouvrir à l’opposé de ses bras... Il flotte à 3 centimètres du sol comme si des cordes invisibles l’attachent à un cadre de taille humaine pour les condamnés à mort du Moyen-Age. Les cris se rapprochent comme s’il voulait supplier le roi d’arrêter, Yôsuke se tient debout effrayé et voulant l’aider mais c’est impossible. C’est alors qu’il est positionné en forme d’une sorte d’étoile, bras et jambes reliés dans le vide, dans ce couloir. Des filles et des garçons passent, d’autres fuient et d‘autres regardent en pleurant la scène critique. Un courant passe dans les membres de Daisuke, puis des cris saccadés sortent par sa bouche grande ouverte. Le yeux clos, essayant de résister à la douleur, des craquements s’entendent au niveau des poignets et des genoux, je ferme les yeux, toujours appuyée contre la fenêtre, le regard à l’opposé de la scène. «Je suis... désolé» dit Daisuke. «No-Non, s’il te plait, ce n’est pas de ta faute !» répond mon frère. Un autre cri vient à l’encontre de nos oreilles. La douleur continue encore et encore... les minutes passent, quand soudain, dans un giclement de sang et de craquements espacés, le bras de celui-ci vient se détacher du corps pour flotter dans les airs afin de retomber par terre, comme s’il était attaché à une corde qui retombe par la suite. Immobile, je regarde le membre baigner dans une flaque de sang grandissante à vue d’œil. Un autre cri perce nos oreilles avec des soufflements saccadés s’espaçant seconde par seconde. Les deux jambes craquent quand soudain le genoux gauche vient s’ouvrir, laissant apparaître un flot de sang coulant au sol. Les filles présentes sur la scène crient de nouveau. Moi, je ferme les yeux, manquant de tomber sur place, les yeux de nouveau ouverts et fixés sur les flaques de sang de Daisuke. La deuxième jambe craque à son tour dans tous les sens et les articulations commencent à lâcher, quand une plaie apparaît. Le sang coule de nouveau dans un tourbillon de cri suffoquant lorsque la jambe se déchire du corps immobile. Puis... plus rien, les cris s’arrêtent progressivement laissant un cadavre tombé au sol. Je ne bouge plus, tremblante de sueur, mes lèvres s’ouvrent pour laisser passer l’air car je n’arrive plus à respirer convenablement. Mes bras quittent ma veste pour tomber au sol. Yôsuke, reculant de la scène, me voit dans un état plus qu’enquêtant. «KANA !» J’ai de plus en plus chaud et des sueurs froides m’encombrent le dos, tanguant en arrière je ferme les yeux quand le contact du sol froid avec ma joue est imminent.

J’ouvre les yeux en sursautant, croyant flotter dans les airs puis voyant qu’en réalité je suis prise dans les bras de quelqu’un, je n’arrive pas à bouger ma tête, engourdie, mon front est humide, on m’emmène quelque part... J’entends des voix qui sont insignifiantes pour mes oreilles. Des garçons... ou des filles ? Je repense soudainement à Maman qui doit s’inquiéter pour moi... enfermée dans ce lycée à voir les gens mourir. Elle a dû recevoir l’appel d’un principal lors de son voyage en Europe, là où les bâtiments son grands et beaux, je n’ai jamais eu l’occasion de dire à Yôsuke que mon rêve était d’aller à Paris... qui sait... on ira ensemble là-bas tous les deux, monter dans cette grande structure de fer où les anges du monde entier passent, là où les gens amoureux sont heureux et où le soleil rayonne sur de grands parcs fleuris... Papa, lui, doit être surchargé de travail avec les hommes d’affaire de Tokyo, ma ville natale. [Si vous avez regardé la mini bio des deux perso’, les deux frère et sœur son nés à Tokyo]. Il y a de grand gratte ciel qui touchent la lune mais aussi de grands parcs au arbres verts et roses. Je me demande si je retournerais là-bas un jour... Mon esprit divague. Je sens à peine mes joues rougissantes et mes yeux mis-clos avec un sourire étrange qui se dessine sur mon visage... Mais qu’est-ce qu’il m’arrive... et où je vais... ? Je sens l’air du soir venir dans mes cheveux... Il n’y a plus personne qui nous entoure et l’internat est apparemment plus loin que je ne le pense. Je n’arrive pas à prononcer le nom de frère... mais les bras qui me prennent par dessous les jambes et par le dos ne ressemblent pas à la force de Yôsuke... Je suis comme infirme face au choc que j’ai vécu. Je vais mourir ? Vais-je revoir mon frère ? Aidez-moi...

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 23 Juin - 19:49

PAGE TWO fin


Pluplume :

Bien, comme avant tout post, mon petit paragraphe introductif.
Tout d'abord, qu'on vienne pas me parler d'incohérence concernant l'arrivée de l'ordre, je tiens à préciser que j'ai, avec l'autorisation de Pho, apporter une petite modif à la fin de son texte.
Ensuite, je vous demanderais de NE PAS poster après moi, car mon post se fait en 2 parties, et j'ai besoin de la réponse de Chiemi, qui pourra résumer aussi le début, mais ne devra pas aller plus loin, c'est très important !
Et pour finir, j'espère que mes post vont vous satisfaire, je les ai fini à 2h30 ce matin, et j'ai du coup dormi juste 3/4h cette nuit ! ^-^ :vasependre:

'Fin bref, j'espère que vous avez bien compris mon truc compliqué, sinon je suis dispo sms ou flood de la section :D Allez, place à la première partie de mon post ! Read and enjoy ;p //TGV//



Je me réveille en sursaut. Il est 2h du matin. Tout est noir, la lumière de la lune filtre entre deux nuages et éclaire le sol nu de la chambre. A côté de moi, j'entends la respiration calme de Chiemi, profonde, signe qu'elle est profondément endormie. Je me rappelle vaguement faire un rêve où je me baignais dans la mer, en plein été, avec tous mes camarades de classe. Mais pour certains c'est trop tard...
Je me concentre, et essaie de trouver ce qui m'a tirée si brusquement du sommeil. Sur la table basse, j'aperçois un peu de lumière. Je me lève doucement du lit. Chiemi dort toujours. C'est son portable, elle a un message. Je m'approche de la fenêtre pour éviter de faire trop de lumière. C'est envoyé par le King. Je regarde le mien. Bizarre, je n'ai pas de message. Je ne sais pas quoi faire. Je vais dans ses envois, pour essayer de voir si je dois l'ouvrir ou pas. Dernier envoi, en date d'hier. Il est pourtant impossible d'envoyer des sms... Destinataire : le King. J'ai froid. Je l'ouvre. Je lis. Non... Je retourne sur l'écran d'accueil et clique sur le nouveau message, qui s'ouvre.

"Tiens bon."

Non... Non... C'est un mauvais rêve... Je referme le portable et le repose sur la table de nuit. Chiemi est toujours plongée dans le sommeil. Ma respiration se saccade. J'ai besoin de me calmer. Je fouille sans bruit dans le placard, et prends une de mes chemises de nuit au hasard. Je vais dans la salle de bain prendre mes affaires, et reviens dans la chambre. Chiemi bouge. Moi je me fige. Ouf, elle s'est juste retournée et continue de dormir, je l'entends à sa respiration.
Je traverse les couloirs noirs et silencieux, vers ma chambre, pour prendre une douche. Je ne prends pas la peine de fermer la porte de ma chambre ni celle de ma salle de bains, au risque de réveiller quelqu'un par le bruit. Mon pyjama glisse sur mon corps et s'étale à mes pieds. J'entre dans la cabine de douche. Mais au lieu de mettre l'eau chaude, j'allume à fond le robinet d'eau froide. Je serre les dents en préparation du choc et bande les muscles.
C'est seulement quand je claque des dents de manière compulsive et que je n'arrive plus à contrôler le tremblement de mes membres que je braque le robinet sur brûlant. J'ai mal, mais cela me calme un peu. Je peu enfin avoir les pensées un peu plus claires. En me concentrant sur la douleur j'oublie mes sombres réflexions. Je sors de la douche, et reste quelques minutes à me regarder dans la glace, la tête complètement vide, avant de m'enrouler dans ma serviette et de me sécher. J'enfile ma nuisette et réfléchis. Je n'arriverai pas à me rendormir, je le sens, mon corps n'est pas fatigué.
Je décide d'aller à la bibliothèque, lire un peu ce que je peux trouver. Je me prépare à y aller par le chemin habituel, quand j'ai une idée. Il faut d'ordinaire faire presque le tour du bâtiment depuis ma chambre pour accéder à la bibliothèque. Mais au fond du couloir se trouve l'espace des professeurs, et un accès direct à la bibliothèque. Puisqu'ils ne sont plus là...
Je commence prudemment à avancer, en essayant de faire le moins de bruit possible. Je me sens presque oppressée dans cet espace sombre, j'ai l'impression de découvrir un nouveau lieu. Mais cela fait presque 3 ans que je vis ici... J'oublie de me retenir. Aucun son ne sort de ma bouche, le cri est mort avant d'être né, tant mieux. Mais je secoue la tête. J'ai des illusions ! Mon éternelle tendance à toujours paniquer me fait croire que j'ai vu une ombre debout. Je rouvre les yeux, et me remets à avancer, sans oser toutefois regarder devant moi. Quelques pas plus loin, je regarde tout de même. L'ombre est toujours là, de forme humaine, toujours immobi-... qui se fait d'un coup à marcher pour disparaître subitement. Une respiration saccadée. La mienne. Je me remets à marcher vers la bibliothèque. Des pas qui résonnent. Pas les miens. Je me retourne. L'ombre derrière moi. Des bruits de pas qui semblent s'éloigner, puis se rapprocher, je me bouche les oreilles et ferme les yeux. Je me sens prise au piège, encerclée, je ne veux plus rien voir ni entendre. Je me mets d'un coup à courir, les yeux ouverts et les bras en balanciers, plus vite que pendant n'importe quel cours de sport.
Je vois finalement la porte de la bibliothèque, quand je sens un bras m'entourer la taille et me plaquer contre un corps, tandis qu'une main se pose sur ma bouche, et on me souffle à l'oreille :

"Chut... Calme toi, tout va bien !"

Je sens des lèvres se poser sur ma gorge, puis ma joue, tandis qu'une jambe s'enroule autour de ma jambe droite et la retient prisonnière. La main droite, posée sur ma hanche gauche, glisse vers mon ventre et se met lentement à descendre sur le tissu de ma nuisette, tandis que la gauche glisse de ma bouche vers ma gorge, et plus bas, avec cette même lenteur. La panique m'empêche de faire le moindre geste et je reste figée. D'un coup, je crois agir sans réflexe, mon corps m'échappe et se défend seul. Ma jambe gauche, encore libre, part en avant avant que mon talon ne vienne brusquement heurter la personne qui me tient à l'entre-jambe. Ma tête part aussi en arrière, et j'entends un craquement, suivi d'une grognement et d'un cri retenu.
Je n'attends pas la suite et me précipite vers la porte de la bibliothèque, avant de heurter quelque chose. Ou plutôt quelqu'un... Je recule avant de m'arrêter. A la lueur de la lampe qu'il transporte, je m'aperçois que la personne que j'ai heurtée n'est autre que... Ôno... Je baisse la tête et pique un fard. Pourquoi je lui ai foncé dessus ? Et je n'aurais pas du baisser la tête, parce que je me rends compte que je suis en nuisette devant lui. Un nuisette courte, moulante, et qui n'est pas des moins transparentes.
Pourquoi faut-il que lui me voit dans cette situation ? Je ne pouvais pas tout simplement aller seule à la bibliothèque, lire le restant de la nuit et retourner m'habiller peu avant l'aube ? Et non, au lieu de ça il a fallu que je croise cette ombre bizarre, avec ces bruits de pas, que je me fasse attaquer par un pervers qui avait décidé de s'amuser avec moi, et que je me retrouve en nuisette à bretelles devant Ôno !
Il me dévisage, et a une sorte de sourire en coin. Forcément, il se balade en uniforme.

"Tout va bien Nakajima ?
-Je... euh oui... ça va... enfin... euh oui oui...
-On dirait pas...
-Non tout va bien !"

A ce moment, je me retourne en sursaut, en entendant une sorte de grognement derrière moi. Ôno braque sa lampe, et je peux clairement reconnaître Yahiro, le nez en sang, les yeux plissés à cause de la lumière. C'est lui qui... ?!

"Yahiro ?
-Hein ? C'est qui ?
-Ôno... Mais tu fais quoi à te balader dans les couloirs la nuit ?
-~~~~~..."

Sans un mot, il fait demi tour et se met à courir. Je lance un regard interrogateur à Ôno, qui me le rend. C'est vrai que ce serait plutôt à moi de lui expliquer pourquoi Yahiro se retrouve avec le nez en sang... Mais je ne veux pas... Je ne veux pas revivre ces instants... Je frissonne. Il enlève sa veste et me la tend.

"Merci..."

Je l'enfile timidement, puis entre dans le bibliothèque. Il me suit. C'est finalement une fois les lumières allumées et installés dans des fauteuils qu'il se met à parler.

"J'étais avec des amis, quand on a vu Yahiro passer discrètement devant la porte. Il avait l'air vraiment bizarre... On a décidé que j'allais le suivre, et les autres sont allés surveiller ses amis. Mais il m'a semé, et j'ai marché un peu au hasard, avant d'atterrir dans le couloir de la bibliothèque.
-Je vois..."

Il attend probablement que je lui explique ce qu'il s'est passé, mais il en est hors de question. Il se lève finalement pour aller prendre un livre, et je fais pareil. Cela doit faire 1h que le silence est là, quand il se remet à parler :

"Pourquoi tu étais dans ce couloir au juste ? Et dans cette tenue ? (Nouveau regard sur ma nuisette et nouveau sourire ironique en coin. Je remonte mon livre devant moi.)
-Je ne peux plus dormir, j'ai décidé de venir lire un peu. Je dors en pyjama, et j'en ai pris un au hasard dans mon placard.
-Il te va bien.
-...
-Tu devrais retourner dormir non ?
-Je ne peux plus.
-Pourquoi ?
-Trop peu de temps pour tout assimiler... Et toi ?
-Aller dormir quand je peux rester en si bonne compagnie ? Et avec une si belle vision ? Ô, folie démente d'un être insensible aux charmes féminins d'une créature assez démoniaque pour paraître angélique et subjuguer !"

Je ne crois pas que je puisse devenir un jour plus rouge et gênée que je ne le suis en ce moment. Mais finalement la nuit passe, et le ciel pâlit. Il s'étire avant de se lever. J'en fais autant, et ensemble on se dirige vers la porte de la bibliothèque. Peu importe qui je peux croiser, je vais faire le grand tour cette fois. Plus jamais je ne repasserai dans ce couloir...
Arrivés devant sa chambre, je me rends compte que je porte toujours sa veste. Je fais mine de la retirer, mais il m'interrompt :

"Tu peux la garder, tu a l'air d'en avoir plus besoin que moi au vu des circonstances...
-Merci...
-Eh bien, il y a du progrès ! J'ai réussi à avoir le droit à un sourire timide et à un rougissement moins prononcé. J'espère vraiment qu'il y aura d'autres progrès ! Et essaies d'arriver à ta chambre sans faire de mauvaises rencontres, petite Misa !"

Il semble hésiter, s'avance et se penche un peu vers moi. Mais finalement il recule et se détourne pour entrer dans sa chambre.

C'est seulement une fois dans ma chambre que je me rends compte de ce qu'il a dit... "Petite Misa"... Et il avait doucement sourit en refermant la porte de sa chambre... Bizarrement, cela me fait le même effet que lorsque Mimi m'appelle "Misa"... Chiemi ! Avec toute cette histoire je l'avais oubliée ! Je me dépêche de m'habiller, de manière correcte cette fois, et attrape ma veste de la main tout en sortant et en me dépêchant d'aller dans sa chambre. Elle dort encore. Je soupire.
Je descends chercher à manger, et quand je remonte, elle est réveillée. Elle me regarde poser le plateau, et ne dit rien. Elle a une tête étrange... Je commence à avoir peur.

"Chiemi... Mimi, qu'est-ce que tu as à me fixer comme ça ?
-Misa... C'est quoi cette tenue ?"

Quoi ? Je ne suis plus en nuisette, ça au moins j'en suis sûre ! Je me regarde, mais tout va bien.

"Quoi ?
-Pourquoi tu portes cette... veste ?"

Je la regardes plus attentivement... Oups ! Cette fois, je deviens pâle. Je me suis trompée de veste, et j'ai enfilé celle d'Ôno... Je sais qu'elle ne va pas me laisser me défiler... Mais je ne suis pas encore prête à tout lui raconter...

"Je... euh... c'est celle d'Ôno...
-Mais qu'est-ce qu'elle fait sur toi ?
-Il me l'a donnée..."

Regard étrange. Suspicieux. Qu'est-ce qu'elle va s'imaginer ?

"Oh non, c'est juste pour que j'ai moins froid avec ma nuisette..."

Aïe. A voir sa tête, je m'enfonce...

"Mais vous avez fait quoi exactement ? Enfin sans les détails mais euh..."

Qu'est-ce qu'elle s'imagine ? Elle ne croit tout de même pas que...

"Enfin Chiemi, si tu veux tout savoir, on a passé une partie de la nuit à lire... Et l'autre chacun dans sa chambre. Je voulais aller à la bibliothèque, et je l'ai croisé devant... Il suivait Yahiro je crois..."

Je suis mal à l'aise. Et elle le sent. Je le vois. Mais ne peux tout de même pas lui raconter ce que Yahiro a... Non. Enfin pas encore. Et pas avec ce que j'ai découvert sur son portable ni sur l'ordinateur... Je ne peux d'ailleurs pas lui en parler...
Nous mangeons en silence, quand nos portables vibrent à l'unisson. Quoi ? Un élève écartelé pour avoir enfreint les règles ? Mais qui est exactement ce Roi, pour pouvoir être toujours au courant de nos actes ? Je n'assisterai pas au spectacle, je ne peux pas... Mais je supporte encore moins d'être enfermée dans cette chambre... J'ai besoin de voir du monde, de m'assurer que nous ne sommes pas les deux seules encore vivantes...
Daisuke... le pauvre... Mais je le comprends un peu, il ne voulait pas finir comme Imoto ou les autres... Quelque part il faisait aussi ça un peu pour nous... Mais je me demande ce qu'il a pu faire...
Ensemble, nous sortons de la chambre.

"Chiemi, et si nous allions un peu prendre l'air ? J'aimerais bien voir l'internat entier et ses alentours de haut... Tu veux bien m'accompagner ?
-Euh... Ok.
-Merci."

Mais en chemin, nous rencontrons les jumeaux Ueda, accompagnés de... Daisuke. Aucun des trois ne semble aller bien. Nous voyons Kana glisser au sol, et son frère nous laisser un regard désespéré. Nous nous précipitons.

"On va la porter à l'infirmerie.
-Je crois que la pièce est déjà bondée... Mais elle a juste besoin d'un peu d'air frais...
-Dans ce cas on pourrait l'emmener sur le toit non ? On comptait aller s'y poser un peu..."

Il nous lance un regard un peu suspicieux et méfiant.

"Euh ok...
-Ne t'inquiètes pas, on ne va rien lui faire, on sait qu'elle t'est précieuse..."

Nous la portons donc, mais d'un coup j'ai une idée.

"Chiemi, passons par le parc, il y a cette tour qui donne un accès direct au toit, ce sera plus simple."

C'est ainsi qu'une dizaine de minutes plus tard nous posons doucement Kana au sol. Un bruit métallique, et nos portables qui vibrent. Nous nous regardons, paniquées. Chiemi se dirige vers la porte, mais son regard désespéré me prouve que j'avais raison. Nous sommes enfermées sur le toit... J'ouvre mon portable pour lire l'ordre.

"L'élève n°20, Misaki Nakajima, doit avoir un rapport sexuel avec l'une des personnes présentes dans la pièce dans les 10 minutes."

Non... Il fallait que ça tombe sur moi... Kana remue et semble reprendre connaissance. Elle regarde autour d'elle, et sort son portable pour lire l'ordre. Elle me lance un drôle de regard. Je me détourne. Je prends Chiemi par le bras, et l'entraîne un peu plus loin. Je ne veux pas que Ueda entende ce que j'ai à lui dire. Non pas que je ne lui fasse pas confiance, mais ce dont je veux parler est secret.

"Chiemi... Mimi, explique moi, s'il te plaît. Pourquoi... Pourquoi tout ça, pourquoi toi ? J'ai vu les sms. Tu es en contact avec ce Roi n'est-ce pas ? Je veux juste savoir. Pourquoi ? Mais je veux juste... la vérité. Tu peux me l'accorder non ?

Haruka :

C'est pourave mais c'pas grave. Après tout vous êtes habituer nan ? <3 Aussi je saute jusqu’à la scène du toit tout de suite...Flemme powa...xd Et quand elle dis " Pas une nouvelle fois..." c'est en rapport avec la première fois ou Misa et Mimi ce sont perdue de vue. Il n'étais pas inconnue a la chose héhé
je sais que les sentiments sont exprimé d'une façons merdique mais je mangeais...et quand je mange je ne ressent plus rien..en gros voila. Juste retenir : CHIEMI AIME BEAUCOUP MISA. Et si on a l'impression qu'elle est égoïste, ba c'est sans doute parce que IRL je suis une p'tin d' égoïste aussi. bref. A aussi Mimi c'est pas bien exprimer ses sentiments. Ya bien que ceux qui la connaissent qui peuvent comprendre quelque chose...Même moi je suis pas sur de comprendre <>.<>
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Deux petits mots. Juste deux petites mots. " Tiens bon". C'est ma seule réponse. La seule chose a laquelle je peux me raccrocher....Enfin, non c'est faux. Il me reste encore Misaki..Ma précieuse Misa...La seule qui m’ait jamais vraiment comprise. La seule qui voulait me comprendre. Ma Misa douce et fragile, gentille et compréhensible... Mon rayon de soleil dans les ténèbres de mon existence...Ma flamme éphémère qui menace de me laisser seule a tout instant.
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"L'élève n°20, Misaki Nakajima, doit avoir un rapport sexuel avec l'une des personnes présentes dans la pièce dans les 10 minutes."

C'est une blague ? Ça ne peux pas être...Non ! Je...Il n'aurais quand même pas fait sa...si...? Serait-il si cruel qu'il..?
" Ne te rapproche pas trop des autres. Je ne ferais aucun traitements de faveurs."
Il m'avait dis ça mais... Misaki..ma précieuse Misaki... Il ne va pas me l'enlever si ? Il ne peut pas ! Il n'a pas le droit... Pas une nouvelle fois... Je..
Les doigts de mon amie me saisirent le poignets et me tira au loin, loin de Kana qui nous regardait avec des drôle d'yeux.
-Chiemi... Mimi, explique moi, s'il te plaît. Pourquoi... Pourquoi tout ça, pourquoi toi ? J'ai vu les sms. Tu es en contact avec ce Roi n'est-ce pas ? Je veux juste savoir. Pourquoi ? Mais je veux juste... la vérité. Tu peux me l'accorder non ?
Non je ne peux pas...car ces paroles sonnent comme la dernière requête d'un mourant. Et je ne veux pas qu'elle parte !
- Misa...je...
Je n'arrivais pas a dire ce que j'aurais voulu lui dire. J'aurais voulu tout lui raconter...qu'elle sache pourquoi je collaboré avec...le roi..
- Pourquoi ? Pourquoi a t-il fallu que ça soit toi...? Je lui avais pourtant dis...que je n'en pouvais plus... Alors...pourquoi...J'aurais encore préférer...que ce soit moi qui reçoive cet ordre..
Je sentais les larmes monter a mes joues. J'étais comme en état de choc. je ne comprenais pas...Enfin plutôt disons que je ne voulais pas comprendre.
- Je ne veux pas sa...Je ne veux pas que tu meurs...Pas comme mes parents dans ces foutu King's Game.. Pas d'une façons aussi horrible... Je ne veux pas que ça recommence !
Mes jambes cédèrent et je me retrouver a genoux devant elle, la tête tourner vers le sol et un torrent de larme coulant sur mes joues.
- Misa...tu dois vivre... S'il te plait, ne part pas... Ne m'abandonne pas comme les autres !

Pluplume :

Suite du post interrompu précédemment :3

-Misa... je... Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fallu que ça soit toi ? Je lui avais pourtant dit... que je n'en pouvais plus... Alors... pourquoi... J'aurais encore préféré... que ce soit moi qui reçoive cet ordre... Je ne veux pas ça... Je ne veux pas que tu meures... Pas comme mes parents dans ce foutu King's Game... pas d'une façon aussi horrible... Je ne veux pas que ça recommence ! Misa... tu dois vivre... S'il te plaît, ne pars pas... Ne m'abandonne pas pour les autres !"

Ainsi, elle aussi avait perdu ses parents... Et dans les mêmes circonstances que ce que nous vivons actuellement... Mais pourquoi ? Le temps des réponses n'est pas encore venu il faut croire, cela ne fait que soulever de nouvelles interrogations.

"Ma Mimi..."

Je n'ai pas les mots. Je me contente de la prendre dans mes bras, et de la serrer fort. Je sens les larmes me monter aux yeux. Mais je ne dois pas pleurer. Non ! Aujourd'hui est peut-être le seul jour de ma vie où je me dois d'être forte. Je relève la tête.

"Chiemi, j'ai toujours tiré ma force de la tienne. Ta présence est aussi vitale pour moi que l'air pour n'importe qui. Je te dis merci. Merci de m'avoir offert une place dans ton cœur. Et je tais tout de suite tes doutes, je ne t'en veux pas. Je me sens... sereine maintenant que je connais ce qui t'as tant troublée. Je partage ta souffrance, tu le sais... Mais continue de lutter, comme tu l'as toujours fait. Sois cette gagnante qui ne baisse jamais les bras et combat avec son cœur. Quoi qu'il se passe à partir de maintenant, je te demande de ne pas changer. Reste la même. Reste cette Chiemi forte et pleine de vie que je connais, d'accord ? Quoi qu'il arrive, ne te laisses pas abattre. J'ai besoin de toi... besoin que tu sois forte... pour nous deux. Offre moi cette sécurité que je n'arrive pas à connaître seule... Mais surtout, je te demande pardon. Pardon Chiemi, pour tout ce que j'ai pu te faire endurer. Pardon d'être ce que je suis. Pardon surtout d'être lâche et de faire ce que je vais faire... Tu n'es pas obligée ni de regarder ni d'écouter. Je ne crois pas que tu le veuilles d'ailleurs, cela choquerait toutes les personnes présentes ici... Je ne te demande pas de me pardonner, tu m'as déjà assez offert avec cette vérité. Et moi, je ne peux rien te donner en retour. Pardon. Pour ce que je vais faire, je sais que jamais tu ne me le pardonneras, mais ce n'est pas grave. Je veux juste que tu sois forte pour pouvoir surmonter tout ça à ma place, car tu sais très bien que je n'ai pas la force, je suis une fille malheureusement fragile et anxieuse pour un rien. Je sais que tu y arriveras, tu es forte Chiemi, et tu as un cœur d'or. Merci pour tout ce que tu as toujours fait pour moi...
Prends toujours soin de toi, et tu peux compter sur Kanzawa tu sais. On sait mieux que quiconque que la vie est trop courte pour hésiter et regretter. Alors n'aies pas peur, et fonce. Je lui fais confiance aussi pour s'occuper de toi, tu sais... Tu connais ses sentiments et les tiens, alors ne te pose pas de questions, et fais comme la logique de la situation le voudrait. Qui sait qui sera le prochain à recevoir un ordre qui nécessite forcément la mort ?
Je t'aime Chiemi, ne l'oublie pas. Et pourtant, égoïste comme je suis, même en m'apprêtant à faire ce que je vais faire, je ne pense qu'à moi. Mais je t'ai toujours aimée, je t'aime toujours, et je t'aimerai toujours.
Je t'aime ma Mimi..."

Je la serre encore contre moi, aussi fort que mes paupières pour éviter de faire couler mes larmes. Je relève la tête, et vois qu'elle pleure. Je me fais violence pour me détacher d'elle. Vite. Je n'ai plus beaucoup de temps. Je me dirige lentement vers Ueda. Je dois le faire avant qu'elle ne puisse réagir, c'est ma seule solution... Même si cela me rebute moi-même et qu'avant de lutter contre qui que ce soit, physiquement, c'est contre moi que je dois me battre.

"Pardon Ueda..."

Je monte sur le petit rebord du toit, plus agréable à parcourir que le toit rocailleux, et avance de quelques pas avant de m'arrêter. J'hésite. Mais je dois le faire. Je me force à continuer, même si j'ai peur. Je ne sais pas comment ça va se passer... J'ai l'impression qu'un œil invisible m'observe. Chiemi et Ueda aussi. Je vois cette dernière trembler, et reculer légèrement. Seulement, je n'ai pas le choix. Je me dégoûte moi-même de devoir lui imposer cela, mais cette décision n'est pas la mienne, j'y suis contrainte par ce Roi... Je ne peux lutter contre ça... Je plus terrible, c'est le regard qu'elle me lance. Comme si elle me défendait de le faire, et qu'elle lutterait de toutes ses forces. D'ailleurs elle en a sûrement plus que moi... Mais là n'est pas la question. Je dois me plier aux contraintes que l'on m'impose si je veux espérer en être plus tard libérée.

"Il faut lutter, ne pas lui laisser la victoire. Offrons lui la défaite et le déplaisir de trouver sous ses yeux une autre issue à celles qu'il nous impose."

Ces mots sont sortis de ma bouche sans que je ne m'en rende compte. Les ai-je murmuré ou criés , je ne sais pas.

J'ouvre les bras, ferme les yeux et inspire un grand coup, avant de les rouvrir. Ce sera ma première... et dernière fois si je ne me dépêche pas. Je vois Chiemi qui commence à peut-être comprendre. En tout cas elle se met à marcher vers moi, bras tendus. Elle se met à courir. Mais je ne peux pas lui imposer ça. Vite, il faut que je le fasse. D'après ce que je sais, c'est sans douleur si on n'y pense pas et qu'on se détend. Mais j'ai peur, je ne sais pas comment ça se passe précisément, la théorie n'égale jamais la pratique... Je regarde droit devant moi, et j'y vais.
Je me laisse doucement tomber en arrière. Le vent m'entraîne dans le vide. Quelque chose frôle ma main. Un courant d'air ? Peut-être, je n'ai pas vu. Tout se passe au ralenti. J'ai l'impression que cela dure des heures. Je sens mon corps tomber, parallèle au ciel. Mes bras, ouverts, se tendent pathétiquement vers le haut, dans une tentative désespérée de se raccrocher à ce que je quitte ?
Je vois Chiemi, agrippée d'un bras au rebord pour ne pas tomber, et l'autre bras tendu vers moi. Elle a la bouche ouverte. Crie-t-elle ? Je n'entends que le sifflement du vent à mes oreilles. Je vois ses larmes tomber dans le vide. Mais elles ne pourront me rattraper. Rien ne peut récupérer ce qui échappe à la vie. Je vois lentement le toit s'éloigner de moi, comme la réalité qui laisse place au rêve, ou la mort m'enlevant à la vie.
Je ne reverrai pas Chiemi. Ni Ôno. D'ailleurs je porte toujours sa veste. Que pensait-il de moi ? Je ne le saurais jamais... Mes yeux ne quitte pas Chiemi, voulant se raccrocher à elle, emplir mon cœur de son image avant de la quitter.
La mort, qu'est-ce c'est ? Je ne sais pas... Je vais le découvrir. Mais ce Roi n'aura pas le plaisir de me conduire jusqu'à ces portes. C'est un chemin qui se fait seul. Car quiconque nous accompagne le fait jusqu'au bout, et part avec nous.
Je ne pensais pas que la chute serait si longue, et que j'aurais le temps de penser à tant de choses. Je vais peut-être rejoindre mes parents, ma sœur, et mes camarades. Mais je ne pense qu'à Chiemi. Peu importe qui je retrouve, seule Chiemi compte pour moi. Je l'aime tellement... Elle est toujours sur le toit, mais s'éloigne de plus en plus... Je ne sens plus mon corps, il est déjà parti. Je n'ai pas bougé de toute la chute, je reste comme je suis partie... Il me reste une dernière chose à faire...
J'ouvre la bouche, et peut-être le vent sera-t-il mon complice, et portera-t-il ces quelques mots jusqu'à son destinataire... Je ne le saurais jamais...

"Ma Mimi... Je t'aime..."

Un triste sourire s'étire sur mes lèvres, et je me sens apaisée. Finalement, je n'aurais pas pu tenir ma promesse... Je sens mes larmes qui sont emportées vers le haut par le vent, et n'ont pas le temps de ruisseler sur mes joues... Je suis moins vivante qu'elles... Elle se raccrochent plus que moi à la vie, le vent les fait me quitter... Je regarde une dernière fois Chiemi, et croise son regard. Mon petit sourire qui contient tout mon bonheur ne parvient pas à cacher la tristesse de mon regard...
Je ferme les yeux, autant pour contenir mes larmes que pour garder le plus longtemps possible cette dernière image de Chiemi, ce dernier regard infiniment triste qu'elle m'a lancé. La fin est proche. Je l'attends, les paupières closes.

Tout est noir.
Un noir éternel...

Modest' :

Un sms venait d'arriver sur le téléphone du Roi. Il y jeta un rapide coup d'œil :
Je vais craquer.
N'ayant pas le temps de trop converser avec elle, il ne lui répondit que peu de choses :
Tiens bon.

Le Roi se leva de son fauteuil et regarda sa montre : il était bientôt l'heure. Il s'approcha de l'ordinateur et commença à taper le mail. L'ordre était prêt :
"L'élève n°20, Misaki Nakajima, doit avoir un rapport sexuel avec l'une des personnes présentes dans la pièce dans les 10 minutes."
Il savait bien que ça n'allait pas plaire à son contact, mais il était obligé s'il voulait que la personne qui l'intéressait se montre.
L'ordre était envoyé. Il venait aussi d'être reçu. L'élève n°20 étant sur le toit, il verrouilla les portes. Le Roi retourna s'assoir devant l'écran de contrôle et aperçu la lueur de défi dans les yeux de l'élève. Misaki allait détruire son plan ! Il fallait agir et vite.
Il sortit son téléphone et envoya un sms à Chiemi :
"Retient-la, dis lui tout ! J'ai pu faire quelques recherches sur la personne que nous cherchons, et ce n'est pas elle. Retient-la ! Fais vite. Sinon je devrais expérimenter le système dé sécurité… Je ne promets rien quant à lui. Fais de ton possible."
Reposant son portable il vit avec effroi l'élève n°20 se rapprocher du vide. Il fit un bond et se précipita vers l'ordinateur. Il ouvrit la protection de l'interrupteur rouge qui était sur la gauche et appuya dessus en priant. Il fallait que ça marche ! Il n'avait pas le droit à l'erreur. Il retourna devant l'écran et vit la jeune fille se laisser tomber dans le vide. Et le miracle se produisit. Une trappe s'ouvrit en dessous du point de chute de l'élève. Le système fonctionnait donc. Le Roi courut jusqu'à la porte menant vers l'extérieur et sortit. Il tourna une première fois à gauche puis une fois à droite. Devant lui se dressait une petite porte verrouillée par un code. Il tapa rapidement ce dernier sur le digicode. Accès à la salle fut enfin possible. Il entra dedans tout en continuant de courir.
Dans un immense bassin tapissé de mousse et rempli d'hydrocarbure perfluorés (liquide respirable, ça existe réellement ^^) flottait le corps de Misa. Le Roi s'approcha d'elle et posa sa joue contre son nez. Elle respirait, c'était déjà ça. Il la rapprocha un peu plus du bord et la sortit de l'eau avec peine.
Il sortit de la pièce en portant l'élève n°20. Il se précipita vers son repère et une fois dedans posa délicatement Misa sur le lit. Ne voulant pas lui faire peur, il enleva son masque ainsi que le reste de sa cuirasse et revêtit son uniforme.
Il pris son téléphone et envoya un nouveau sms à Chiemi :
C'est bon, je l'ai et elle respire.

Luw :

#YOOOOO ! Voilà...un post ! pas corriger de moi 8)
~

Je sens de nouveau un air froid frôler mes jambes, mes paupières tremblent avant de s’ouvrir…j’était vivante ? Morte ? J’ouvre mes yeux avec peine en tournant la tête, puis je gémis en sentant comme de la pierre ou du béton glacé sous ma tempe. De nouveau vertiges viennent m’envahir alors que je suis déjà au sol, des formes humaines étaient dessiner au loin…mais trop loin pour que je puisse leur attribuer un visage ni même une voix ou un prénom. Mes yeux impuissants tombent dans un noir immense et pur pour cacher un paysage bleu minuit aveuglant par les étoiles.

Je sursaute en me levant assise…mais qu’est ce que… ? Mes yeux rouges s’ouvrent en grand voyant une pièce aux murs écarlates, ornée de meubles robustes et élégants. J’était posé sur un lit deux places aux draps de soie pourpres et rouges, je tremble un peu par une des grandes fenêtres ouvertes à ma gauche, il faisait nuit mais il n’y avait personne…Où suis-je ? J’aimerais parler mais ma voix ne veut pas se dévoiler, étrangement, je me lève et me dirige vers les couloirs menant à une grande salle remplit d’étagère noir en bois solide, recouvertes d’objets en cristal et d’autres livres encyclopédiques d’une époque lointaine et même futuriste …J’avance…mais mes pas s’arrêtent par un sifflement chantonnant l’hymne que ma mère me chanter quand je n’avais que sept ans…sa viens de derrière, j’entend des pas lourd tombé sur le planché en bois puis des claquements de doigts sur les colonnes de marbres placer aux quatre coins de la pièce…il faisait presque noir, j’avais peur. Je n’avais pas remarqué que j’était à pied nus avec mon uniforme mais je n’avais pas ma veste…j’entend les pas s’approché…puis courir, est-ce moi qui cour et est-ce la personne qui est derrière moi ? Ma respiration saccadée ce mêle aux objets qui tombent un par un sur le planché devenant de plus en plus grinçant, concentré sur ma fuite vers la porte grande ouverte et les battements de mon cœur, mon pied ce prend dans une craquelure du sol, je tombe à plat ventre, comme impuissante et irrésistiblement attirante pour la personne qui ce retrouve face à moi. J’hausse la tête…un éclair d’orage apparaît par l’un des vitraux du bâtiment, éclairant un visage fin et blanc aux trait amusés et fières puis au trait devenant impassibles, souriants…une touffe blonde au mèches impeccablement repartit sur un visage reflétant l’ombre…Adashi ?! Je suis retourner sans que je ne puisse rien penser ni rien faire, je sent des larmes couler sur mes joues touchant le sol à présent délabré comme si le temps passe à toute vitesse entre une étreinte attirer par la seule envie de me serrer, de m’aimer ou de me faire du mal. Je n’arrive plus à réagir quand je suis emprisonner dans cette accolade plus que désireuse de chaleur. Ma seule envie de m’enfuir ce décompose en cendre de larme transparente reflétant des mains caressant mes hanches. Je crie…puis je suis enfin lâcher mais mes jambes paralyser ne font que me faire tombé sur le plancher qui ce transforme en bétons glacial, la où le décor redevient noir et aveugle…

Je pousse un gémissement aigu, mes yeux s’ouvre face au froid et à ce paysage noir et brillant…Alors…ce n’était qu’un cauchemar…

Je lève mon bras avec peine pour regarder mon portable…Il est minuit passer…déjà. Je tourne la tête essayant de repérer une quelconque forme humaine à l’horizon. Ne voyant pas grand chose je me lève en essuyant la poussière sur mes vêtements. Je tourne sur moi même, j’était sur le toit de l’internat…par qui ? Et comment ? Je n’en sais rien. Je marche vers le sud du grand toit plat entourer de toits en vielles tuiles noires et marrons reflétant la lune. J’aperçois enfin Chiemi accroupit dans le vide quand un grand bruit métallique ce fait entendre. Je cours vers elle, la voyant en larme, comme choquée ou rassurée, d’une disparition ou d’une perte ? Je n’en savait rien mais mon instinct me disait que je devais la prendre dans mes bras pour que tout aille mieux…ou que toutes personne soit consoler.

J’arrive à la remettre sur pied par mon épaule. Maladroitement, j’ouvre la porte menant au dernière étage du bâtiment par le toit. Je sentait son portable vibré plusieurs fois mais sa réaction ne change pas. Elle déposer sur son visage, comme des larmes de détresse, voulant revoir une personne chère….Misa ?
Arriver à notre étage, là où ce trouver sa chambre et la mienne, j’ouvre lentement la porte de la sienne pour la déposer sur son lit. Son visage n’avait toujours pas changer, je lui sort quelques cookies de ma poche pour les déposer sur sa table de chevet en lui disant,
« Tu devrait dormir… Sinon…merci de m’avoir déposer là haut, même si je penses que c’est moi qui t’est offert le plus d’aide sans savoir quelle en est la situation. Fait de beaux rêves… »

Je ferme alors la porte de sa chambre, lui adressant un sourire tendre, fatigué de ce que j’ai vécu, je traverse le couloir, regagnant ma chambre sans que je ne puisse réagir au saut de Yôsuke dans mes bras. Il ne disait rien non plus, juste un câlin pour me prouver son amour ou quelque chose comme sa….Il avait l’air de savoir que c’était Chiemi qui m’avait porter en haut de l’internat, mais trop longtemps je penses à cause de mon malaise qui a duré plus de deux heure je croit…
Je quitte son étreinte pour aller me doucher puis enfiler de nouveau un pyjama improvisé et me glisser dans mon lit. Je ne savais pas réellement ce qu’il s’était passer avec Chiemi et Misa, mais le rêve que j’avais fait était encore plus perturbant, il fallait que j’oublie tout ça…vite.


Haruka :

J'ai envie de poster, je vous emmerde pas, cordialement 8)

Tout était noir. Mon cœur, mon esprit, mon âme étaient couleurs d'encre. Ténèbres dans lesquels je me plongeai volontairement, en punition de mon pitoyable égoïsme. La chandelle était tombé, la flammèche orangée et rassurante s'était éteinte. La cire avait coulait sous la chaleur de mon impitoyable mensonge. La mèche ne brulerait plus, pour moi tout du moins. Un enfant tel que moi ne faisait qu'abimer et déchirés les poupées apaisantes, baume sur mon cœur abimée par les cruels réalités de la vie, qui sont arrivées a moi trop tôt. Les morceaux de tissus décousus finissaient par cédés tout a fait, me laissant seule dans cette réalité pétrifiante et sans merci. Réprimande bien dur à assumer pour un esprit simple et dépourvue d'amour propre. En effet, une personne s'accablant d'un tel blâme ne peu que se détester. Haine bien mériter, quand l'on sait que j'ai été l'actrice principale d'une pièce macabre, sacrifiant la vie de jeune gens dans le but d'une vulgaire vengeance. Mon cœur m'a juger coupable. Mon esprit m'a condamné à une peine éternelle. La porte close semblait me regarder, se demandant si ma promesse silencieuse seras tenue. La fenêtre ouverte se referma sous ma main, après que cette dernière ai lâcher la clef de la sortie sur les couloirs désert de l'école. Le rideau fut tiré, et l'abime sombre d'une salle silencieuse repris ses droits.De léger sanglots dans la pénombres, les miens. Une silhouette honteuse tordue sur un lit non fait, murmurant le nom de sa meilleure amie, implorant le pardon que son esprit hésite a donner et que son cœur refuse cruellement. Cette jeune fille qui c'est auto-condamné pour le bien des autres, ombre difforme et se tortillant dans le noir, il est inutile de préciser que c'est moi. Je me suis brisée moi même, cela est indéniable. Je suis irréparable, cela est une certitude.







Omg j'écris mal.... Si toi aussi tu as eu envie de vomir en lisant mes posts ! =D

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 23 Juin - 21:07

PAGE 3 :

Luw :
Bon, pour lutter contre l'ennuie de Mitsu, on continue ! Tu essaiera de suivre, Merdo, mais je penses que ce sera facile x')

~

Je regarde les lattes du lit du haut, installer sous mes couettes confortables, je veux absolument oublier ce rêve absurde... pourquoi faire un rêve avec Adashi... rien qu'en pensant à ce cauchemar, je ferme les yeux pour l'oublier de nouveau. Je soupir en serrant les paumes de mes mains contre mon oreiller en me retournant sur le ventre. Je fixe un instant Yôsuke.
"Yo...Yôsuke...?" dis-je.
Il se retourne, me regardant avec des yeux que je n'avais jamais vue auparavant... était-ce de la tristesse...? ou de la peur ? Déboutonnant sa chemise d'uniforme pour la laisser entrouverte, il se campa devant moi.
"S'il te plait... ne dit rien. Je sais à quel point tu a eu peur, et je sais moi même à quel point tu m'a manqué." Il grimpa sur le lit du haut en laissant dépasser sa tête.
"J'ai toujours peur. Peur de notre avenir ici... peur des décisions du roi..." je disait mes mots avec peine d'une voix tremblotante, je n'arrivais plus à me contenir de cette tristesse.
"Kana, il faut que tu sache, que tant que je suis là, tu ne craindra rien. Car je serait là, pour toi..." C'est vraie qu'il est toujours aussi possessif et protecteur... alors que normalement, cela devrait être totalement l’inverse. "En fait... tiens, j'ai trouvé ça dans ton sac... tu a dû l'oublier." Je le regarde étrangement, me tendre un livret, un livret de musique, de...de partitions ? Je tourne lentement les pages, c'était mon dernier morceau jouer au piano. Comment ai-je pu l'oublier si vite ? Je tourne la tête vers l'horloge, déjà 7h30 , j'ai du rattraper toutes mes heure de sommeil pendant mon soit disant malaise. Je me demande s'il... si Yôsuke a dormis...? Je me lève rapidement de mon lit, il dormais belle et bien... Me faisant discrète, j'enfile mon uniforme puis sortit de la pièce noire. Les couloirs était vide, les élèves dormais encore... Je me dirige vers le couloir intérieur que j'avais emprunté la dernière fois [5e message de la page 2, avec les porte étranges et les pièces insonorisées]. Tiens...il est de nouveau ouvert. Serrant mon livret de partition contre moi, je parcours lentement le chemin en regardant les portes une à une, elle paraissait toujours inanimée ou condamnée. Je m'arrête devant l'une des portes des pièces étant insonorisées, la doublure des murs était toujours aussi apparentes... Si mes souvenirs son bon, le club de musique y était pendant l'heure du midi, mais dans quelle pièce...? Je fixe une seconde les autres portes des pièces insonorisées avant de plaqué ma mains contre la poignée de celle en face de moi. D'un pas hésitant, la porte s'ouvra sans problèmes laissant apparaître de magnifiques armoires supportant les cuivres et un piano à queue noir... Laissant la porte ouverte, je m'empresse de m'installer en face de celui-ci sur le siège. Ouah... cette impression... je ne l'ai pas eu depuis des jours... Déposant mon livret je respire un grand coup, fixant les touches qui ont l'air neuves. Je me mis à poser un doigt puis deux, suivant alors la mélodie qui me revenais de plus en plus de mes souvenirs. Elle raisonnais dans tout le bâtiments, tel une chanson douce et harmonieuse. C'était si agréable, pourquoi n'ai-je pas était dans cette pièce au premier regard...
**

EDIT pour que Mitsu puisse écrire quelque chose <_<

PDV Yôsuke
Je baille un grand coup, je n'arrive pas à dormir... Il est déjà 8h du matin. J'ai l'impressions d'être totalement vide d'esprit quand soudain ma tête fut remuer par une mélodie... je connait ce morceau. Je me penche vers l’extérieur... Je me doutais bien que Kana n'allait pas résister à l'envie de jouer du Piano. Son lit est vide, sa serviette éponge gisait sur le sol. Un sourire ce dessine sur mon visage, elle à l'air de ne plus avoir peur... d'après cette mélodie, c'était ça signature... Je me lève, posant les deux pied au sol, me grattant la tête, je referme maladroitement ma chemise en pensant au malaise de Kana. Je devrait peut être aller remercier Chiemi pour ce qu'elle a fait. Sans prendre le temps de me coiffé convenablement ou même d'enfiler une paire de chaussure, je sort de la pièce pour me rendre à la chambre des deux amies. Je colle ma tempe contre le bois sec de la porte, il n'y a pas un bruits. Je l'ouvre lentement, laissant apparaître mon oeil. La pièce était totalement sombre, j'entre, apercevant Chiemi tremblotante de larmes dans son lit. Misa n'était pas là. C'était étrange, mais je devrais tout de même la remercier.
"Mh...Chiemi ?" Elle s'arrêta de trembler, mais ne sortit aucun mot de sa bouche. Je m'accroupi à son chevet en regardant le sol, croyant la déranger.
"Euh...C'est moi, Yôsuke, je voulais simplement te remercier... pour Kana hier soir..."
Un reniflement ce fit entendre, je ne sais même pas pourquoi elle pleurait... je devrais peut être la laisser seule, ce ne sont pas mes affaires après tout, je ne suis même pas de ses connaissances, seul Kana la connaissais suffisamment pour pouvoir discuter avec elle mais bon. On entendais la mélodie du piano jusqu'ici d'ailleurs...
"...Merci". Sur mes mots je me relève, en fixant les cookies que Kana avait dû laisser ici après son passage. Je fixe Chiemi une seconde fois avant de fermer la porte.

Plume Noire :
Voilà ma petite suite, j'espère qu'elle va vous plaire un minimum, et que c'est plus ou moins ce à quoi tu t'attendais Momo, par rapport à ce que nous avions discuté ^^'



J'ouvre lentement les yeux. Tout est flou. Il me semble voir des murs, une petite pièce. Je suis allongée. Un lit ? C'est la pensée la plus logique qui me vient en tête. Mais, je ne suis donc pas morte ? Je ferme les yeux. La dernière chose dont je me rappelle, c'est la visage de Chiemi, alors que je tombais. Puis j'ai fermé les yeux. Ensuite ? Je ne me souviens plus. Aucun choc, aucune douleur. Malgré tout, j'ai froid. La chaleur quittant mon corps, pour faire face à la mort ? Après tout, peut-être que je suis dans l'antichambre de la mort, personne n'en ai jamais revenu pour dire comment cela se passe.
Ai-je peur ? Je ne sais pas. Je ne sais pas ce que je ressens, j'ai du mal même à percevoir mon corps. La mort, sans aucun doute. Peut-être ai-je été mise ici en attendant que mon esprit se sépare de mon corps, et qu'on décide ensuite si je vais au paradis ou aux enfers... Ou alors, cette séparation entre physique et mental me fera revenir sur le lieu de ma mort et de mes dernières années de vie, sous forme d'un fantôme... Je ne sais pas si les autres pourront me voir ou non. Peut-être que non. Peut-être vivrai-je éternellement à l'internat, entourée d'autres esprits morts et attachés à ce lieu.
Pourquoi ai-je des pensées si sordides et macabres ? Peut-être parce que je m'attends à mourir. Je suis prête. Mais dans ce cas, pourquoi dois-je attendre ? Si je suis préparée, alors passons à la suite. A moins que ce ne soit l'étape finale, et que je vais passer l'éternité dans cet état semi-conscient, cet état second. Etrange pourtant, personne n'a jamais décrit la mort comme un perpétuel questionnement, allongé sur un lit, dans une petite pièce... En même temps, personne n'a jamais pu décrire la mort...
J'entends du mouvement à côté de moi. J'ouvre les yeux. Tout est encore un peu flou, mais moins. Je vois. Je suis donc bien morte, pour qu'ils soient tous autour de moi. D'un coup, sans bien savoir pourquoi, je ressens le besoin de les appeler par leurs prénoms. Peut-être parce que nous sommes tous morts, et que cela nous rapproche beaucoup...
Trois formes encadrent le lit, autour de moi, et une quatrième se tient à mon niveau, un peu derrière moi. Je perçois clairement leur présence, et même si je ne les vois pas vraiment, ils ne sont encore que de vagues ombres, comme le reste de ce qui m'entoure, je sais que Hideki est à côté de moi, et Hirofumi au bout du lit. La plus proche est Yûko. Ils semblent tous vivants, ils ne portent aucune marque montrant comment ils sont morts. Raison pour laquelle peut-être je n'ai pas le crâne éclaté et que tout mon corps semble en état de marche.
Leurs visages se clarifient et les détails apparaissent. Hideki pose une main réconfortant sur mon épaule, même si je ne peux savoir si elle st chaude, normale, ou froide, comme on le dit des corps des êtres fantomatiques... Maki, Hirofumi et surtout Yûko me sourient d'un air triste, comme chagrinés pour moi. J'ai tant de questions à leur poser.
Quelle est cette pièce. Pouvons-nous aller dans la dimension des vivants. A volonté. Peuvent-ils nous voir. A quelle(s) condition(s). Reverrai-je ma Chiemi. Pouvons-nous leur parler. A quelle(s) condition(s).Sommes-nous enchaîner à un unique lieu. Celui de notre mort. Un avec lequel nous avons un lien particulier. Pourquoi. Et sinon pouvons-nous voyager où nous le souhaitons. Quand nous le souhaitons. Le temps s'écoule-t-il différemment pour nous. Dans quelle mesure. Existe-t-il vraiment des vivants plus sensibles que d'autres à notre présence. A quoi est-ce dû.
Mais bien évidemment rien ne sort de ma bouche, qui reste aussi pâteuse et immobile que le reste de mon corps.
Je regarde Yûko, et ses yeux essaient de me dire quelque chose, mais je ne saisis pas quoi. Ses lèvres remuent, mais je ne comprends pas ce qu'elle dit, aucun son ne me parvient. J'essaie de transmettre à mon regard l'incompréhension qui règne en moi, mais je ne sais si j'y arrive. Yûko continue, avec l'énergie du désespoir. Peut-être que ce sont mes oreilles qui n'entendent plus, et non elle qui n'émet pas de sons... Je perçois un mouvement à mes côtés. Hideki qui a retiré sa main je suppose... Hirofumi semble hésiter, fait un pas en avant, et finalement revient à sa place, la tête basse, comme honteux. De quoi culpabilise-t-il ?
Yûko se met à pleurer. Maki et Hirofumi aussi. Je n'entends pas leurs sanglots, mais je vois les larmes s'échapper de leur yeux. Je suis sûre qu'Hideki a le même comportement, même si je ne peux le voir. Je sens leur tristesse. Immense. Dévorante. Une sensation de froid supplémentaire. Le flou qui revient. Je cligne de yeux et il repart. Je me rends compte que je pleure aussi, comme eux. Que regrettent-ils ? En tout cas ils ne reposent pas en paix comme dans les contes pour enfants ou même ces phrases de consolation qui sont dites aux enterrements. Comment peut-on d'un coup devenir serein, surtout lorsque l'on a été tué, ou obligé de tuer ?
Je ne pleure pas comme eux. Je pleure Chiemi. Ma Chiemi. Que je ne reverrai sans doute plus. Ou alors plus du tout de la même manière ni avec le même rapport. Mais si j'avais le choix, est-ce que je préférerais ne jamais revoir mon amie morte, ou revoir son fantôme ? J'avoue ne pas savoir. Mais si seulement je pouvais la voir une dernière fois... La serrer une ultime fois dans mes bras, lui dire à quel point je l'aimais, je l'aime, et l'aimerai toujours... Je le dirais que je n'ai pas eu le choix, que j'y ai été contrainte, je l'ai fait pour qu'elle vive. Car après tout, si je n'exécutais pas l'ordre, elle risquait de mourir avec moi... Et Cana avec aussi. Je ne pouvais entraîner deux innocentes avec moi.
Je lui dirais de vivre pleinement sa vie, pour elle mais aussi pour moi, mais de faire tous ses choix pour elle, de ne jamais rien regretter, et de franchir le pas avec Kanazawa... Je lui dirais de ne jamais se sentir coupable, de ne jamais se dire "si j'avais fait cela, elle n'aurait pas..." car c'est faux. Je l'ai fait pour elle, mais aussi pour moi, et pour tous les autres. J'ai toujours été d'un caractère très calme et soumise. C'était mon coup d'éclat. Ma rébellion. Mon dernier acte. Oui, je lui dirais de sécher ses larmes, de se lever, et de redresser fièrement la tête. Je lui dirais de respecter et accepter mon choix, comme elle l'a toujours fait, et comme je lai toujours fait envers elle. Même si c'était pour moi la seule issue, c'est resté mon choix. Je n'ai pas été victime. Pour une fois.
Je lui dirais... Je n'arrive plus à penser, le flot de larmes ne cesse de grandir, malgré mes yeux fermés, chose dont je viens de me rendre compte. Depuis combien de temps ? Je ne sais. Mais je pleure. Car toutes ces idées, tous ces mots, ne sont jamais que l'illusion d'une pseudo-morte. Je ne pourrai jamais les lui offrir. Tout ce que j'espère, c'est qu'elle n'a pas regardé ma chute jusqu'au bout. Qu'elle n'a pas écouté mon corps heurtant brusquement le sol, et se brisant sous l'impact. Qu'elle n'a pas regardé le béton se parer de rouge. Qu'elle m'aimait.
J'ai froid. J'ouvre à demi les yeux. Mais ce n'est pas la peine, je sais déjà ce que je vais voir : ils sont partis. Je suis de nouveau seule. Le flou revient progressivement. Mon corps m'échappe de plus en plus, pourtant j'ai l'impression de le sentir grelotter. Un dernier ressenti avant la suite. Je sais enfin ce qui se passe. C'est l'antichambre. Là où l'esprit se détache du corps. C'est pour ça que j'ai froid. Si froid. Le noir revient, mais je suppose que c'est normal. J'attends pour la suite. Déjà je n'arrive plus à penser, je me sens engloutie, engourdie. Une dernière chose à laquelle se raccrocher. Vite. Chiemi. Encore une fois, c'est son dernier regard croisé juste avant que je ne ferme les yeux qui m'accompagne alors que je sombre de nouveau dans les ténèbres.
Chiemi...
Chiemi...
Chie...mi...
Chi...e...mi...
Chi...

-----Vualaaa------
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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Jeu 10 Juil - 23:08

M'ennuie. Bon je lis beaucoup de Yuri alors ça risque de ce voir dans ce post...désolée ~ Mais bon après tout un amour non réciproque entre fille, ça ferait une belle intrigue en plus non ? Aussi Alex, je dois parler d'un truc avec toi sur la Cb alors viens dès que tu peux. C'est au sujet du jeu du roi, je viens d'avoir une idée. Pour les fautes pardon, mais il est tard....

----------------------

J'entendis la porte de bois noir s'ouvrir lentement en émettant un râle semblable à un grognement, un grincement, tel un animal ouvrant son immense gueule et invitant une nouvelle victime à y pénétrer. La grande gueule de ce monstre appelé désespoir. Un faible rayon lumineux pénétra dans la pièce sombre, et, bien qu'il sois ténu, il m'aveugla. Cette lumière me brulais vraiment les yeux, j'avais l'impression que je ne pourrais plus jamais voir. Combien de temps étais-je restée dans l'obscurité à chouiner et à me lamenter comme l'humaine égoïste que je suis ? Ah quoi bon me réprimander pour ça ? L'être humain est égoïste. Quelqu'un se rapprochait de moi. Je le savais grâce au vieux parquet grincent. Bientôt une ombre passa sur moi et soulagea mes yeux. Elle ne bougea pas, et resta ainsi, immobile et silencieuse pendant un long moment. J'avais cessée de trembler. Toute mon attention était tournée vers cette ombre inconnue. Que me voulais-t-elle ? Était-ce Kana venu mettre fin à mes jour, en réalisant que j'étais le pion traitre de l'échiquier dont le but était de trahir sa propre reine ? Si c'est le cas, je ne résisterais pas. Je le mérite hein? J’accueillerais la mort avec un grand sourire. C'était mieux pour ELLE aussi n'est ce pas ?

L'ombre se mit à parler. Trop vite pour mon cerveau encore engourdi et meurtri. Je ne discernais qu'un tumulte de mots sans queue ni tête, des sons, des syllabes collées les unes à la suite des autres sans aucunes logiques. Je ne comprenais tout simplement pas. Avais-je envie de comprendre ? D'entendre tous ces mots probablement coupant comme des lames de couteaux, tranchant comme du verre ? Non. Je n'avais pas besoin de l'entendre. Je ne le voulais pas. Tous les reproches dont cette ombre m'accablais sans doute, je me les étais déjà infligés. Et cela faisait mal. Vraiment très mal. Finalement l'ombre se retira, ou commença a se retirer tout du moins. Sa voix avait enfin cessée...
Mon répit fut de courte durer. Une voix s'insinuait dans ma tête, passant par mon cerveau pour se frayer un passage jusque dans mon cœur. ELLE m’appelais. Je l'entendais m'insulter. M'accuser de tout ses maux, de sa présence dans ce foutu trou à cadavre. Je l'entendis me dire les mots qui brisèrent mon cœur et mon âme en milles morceaux. Je te détestes. Pourquoi cela me faisait-il aussi mal ? Je pensais être habituée. Aux durs paroles de mes parents, de mes amis... de mon frère. Je pensais que de tels mots ne feraient plus de mal. Alors pourquoi avais-je l'impression de mourir ? Parce que c'était elle qui les disait ? Peut-être ce lier d'amitié avec elle avait était une mauvaise idée... Je le savais depuis longtemps, en réalité. Parce que je lui appartiens corps et âme, cette fille a le pouvoir de me détruire. De me consumer entièrement, de me transformer en poussière. Ce que je ressentais pour elle, c'était sans doute plus que de l'amitié. Mais cela n'avait plus d'importance à présent. Elle me détestais sans doute.

Je gémis et roulais sur le coté, tombant sur le sol. Je ne me relevais pas. Je restais juste la, couchée comme une chienne sur le parquet. Qu'est ce que j’essayais de faire ? Attiser la pitié des autre ? Ou peut-être étais-je juste trop fatiguée pour me relever. De toute façon le sol m'allait bien. Je ne méritais pas plus. Je méritais même moins. J'étais devenue le chien dressé de la société, de cet homme, des figures les plus sombres de ce monde. J'en avais ras le cul de tout ça. Peut-être que ça aurais étais plus simple de mettre fin à mes jours et de laissais tous les autres dans la merdasse jusqu'au cou. Ils m'auraient trouvés dégueulasse de faire ça, mais après tout, l'être humain est comme cela n'est ce pas ? Égocentrique, égoïste, manipulateur ne pensant qu'à sa pomme. La confiance n'avait pas de place en ce monde. L'amitié, l'amour tout cela étaient de trop. La seule personne que j'aimais vraiment de tout mon être, de toute mon âme devait souhaitait plus que tout ma mort. C'est bien ironique, de réalisé ses sentiments en pensant à mourir.

Mes yeux c'étaient ouvert et ne quittaient plus le plafond, d'un blanc lumineux dans l'obscurité. Une foule de pensées sans cohérence et se contre-disant les unes les autres tournoyaient dans ma tête. Je ne savais plus quoi faire. Je n'avais pas envie de me lever en sachant qu'elle n'était plus la à m'attendre. Peut-être que je n'entendrais plus jamais son rire. Quand elle reviendra, je n'entendrais surement plus que du silence. Un silence pesant, effrayant, et blessant. Je dois arrêter de penser à elle mais c'est plus fort que moi, je ne cesse de revoir son visage dans ma tête. Je ne cesse de passer du coq-à-l'âne. Même si j’essaie de songer à autre chose, mon cœur ne veut pas m'écouter. Son nom tourne et tourne encore dans mon crâne. Une larme coule sur ma joue. Finalement, je sais ce qu'il me reste à faire. C'est mieux pour elle. C'est la conclusion à laquelle je suis arrivée. Je me lève lentement. Je trébuche. Je m'accroche à la table et me redresse. J’attrape délicatement le couteau de cuisine posé sur le bureau, et le pose lentement sur ma gorge.... Ça y est, c'est bientôt la fin.

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 13 Juil - 1:32

(Oui je n'ai que ça à faire à 1h du matin un dimanche à écrire un texte...)
Voilà une courte suite. A un moment Ôno fait une bourde mais essaie de se rattraper, on verra si tu trouves Isa ;) Par contre concernant Chiemi j'ai un peu improviser, je savais pas trop quel genre de réaction elle aurait à tel ou tel moment :x Faudrait qu'on en parle sur la CB dès que t'es dispo. Et je sais que par rapport à certains autres ce texte est moyen/mauvais, mais bon, c'est juste quelque chose pour empêcher le suicide de Chiemi en attendant le texte de Alex...




Il hésite un peu, avant de finalement toquer quelques légers coups à la porte. Il attend, puis recommence, avec un peu plus de force. Toujours rien. Il pense à repartir, mais il est venu avec un but. Il n'arrive pas à se décider. Puis finalement pose la main sur la poignée de la porte, et la tourne doucement. La porte s'ouvre... Il retient son souffle.
La pièce est plongée dans l'obscurité, mais la lueur qui arrive par la porte maintenant grande ouverte lui permet de discerner les meubles et objets présents. Il reste surpris quand il veut une forme au sol bouger. Honda ? Il la regarde se diriger vers la table. Elle ne l'a pas remarqué, il ne dit rien, il n'a pas envie de lui faire peur. Quelque chose le tire de ses réflexions. Un reflet.
Il oublie toutes ces idées quand il la voit diriger le couteau sur sa gorge. Il traverse la pièce en courant, et essaie de lui arracher l'arme des mains. Mais elle ne se laisse pas faire, et ils se retrouvent à lutter tous les deux pour prendre possession du coup. Au bout de presque une minute, le silence et la calme reviennent. Il est à califourchon sur elle, allongée au sol. Essoufflés, ils se regardent dans les yeux. Elle lève encore le bras dans une dernière tentative pour s'emparer du couteau. Il recule son propre bras droit, et sursaute en sentant quelque chose sur ses doigts. Il regarde. Du sang. Sur la lame. Il regarde la jeune fille. Son poignet droit saigne.

"Honda, tu saignes, il faut mettre un pansement.
-..."

Il l'aide à se lever, et l'emmène avec lui dans la salle de bain, en gardant sur lui le couteau. Il bande son poignet, puis la ramène sur le lit, avant d'aller ouvrir les volets et fermer les volets, puis venir s'assoir sur le lit à côté d'elle.

"Bon sang Honda, mais ça va pas bien ?! Tu te rends compte de ce que t'allais faire ?!
-M'ouvrir la gorge."

Le bruit de la gifle résonne dans la pièce. Elle se contente de reprendre sa position. Il l'attrape alors par les épaules et commence à la secouer.

"Eh oh, il y a quelqu'un ?
-...
-HONDA !!!
-Quoi ?
-T'es complètement barjot ou quoi ? Pourquoi tu voulais faire ça ?
-Elle me déteste. Je dois partir. C'est mieux ainsi. Laisse moi faire.
-Surement pas ! On a déjà assez de morts comme ça avec ce foutu Roi, sans pour autant y ajouter tes débilités ! Et puis tu as pensé à ce que dirait Misa si elle te voyait comme ça ? Tu crois que Nakajima serait heureuse ?
-...
-Rah... D'ailleurs tu sais pas où elle serait ? Quand je pense qu'au départ je venais , et je vois Nakajima, et je me retrouve à empêcher Honda de se suicider...
-Tu lui veux quoi ?
-Laisse tomber, je vais aller voir dans sa chambre si je peux la trouver...
-TU LUI VEUX QUOI ?!?!?!
-Calme toi ! Pas la peine de te mettre dans cet état, détends toi..."

Il ne sait pas trop comment réagir, ce brusque changement l'a pris un peu de court, il ne s'attendait pas à ce qu'elle l'attrape par les poignets et le regarde de cette façon. Un visage torturé, et ces larmes qui coulent sans qu'elle semble s'en rendre compte...

"ÔNO, TU LUI VEUX QUOI A MISA ?!?!?!
-Ne t'inquiète pas, je voulais juste savoir si elle allait bien, et si je pouvais reprendre ma veste... C'est la seule que j'ai de propre, et je la lui aurais laissée sans souci, mais je dois avouer que j'ai froid en chemise... A priori elle n'est pas là. Si tu la vois, tu peux lui dire que je la cherche, et que je serai dans ma chambre à attendre s'il te plait ?
-...
-J'espère que Nakajima va bien, on a tous reçu l'ordre tu sais..."

Il arrive à dégager ses mains, avant de se lever et quitter rapidement la pièce, pour se diriger directement dans sa chambre comme il avait dit à Honda. Il a gardé le couteau avec lui. Il est plus que perplexe concernant la scène qui s'est déroulée devant ses yeux. Tout ce stress... Ce n'est bon pour personne.
Après réflexion, peut-être que l'état de Honda a un rapport avec cet ordre... Elle qui est toujours avec Nakajima, il a du se passer quelque chose. En fait il sait ce qu'il s'est passé, puisque aucun message annonçant la mort de Nakajima n'avait été diffusé... Et pour peu qu'à ce moment elles aient été toutes les deux dans la chambre de Nakajima ou Honda... Non, il ne veut pas vraiment penser à ça.

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 13 Juil - 11:33

Euh je dois dire qu'il y a quand même des incohérences en ce moment. J'ai envoyé un sms à Chiemi pour lui dire que Misa allait bien, donc comment peut-elle vouloir se suicider pour la rejoindre ? >.<

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 13 Juil - 12:04

J'en sais rien, peut-être que sur le coup elle a pas senti son portable vibrer, ou qu'il était en mode silencieux... Attends, je vais rajouter un petit truc dans mon texte pour essayer de rediriger l'histoire.

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 13 Juil - 12:31

Elle veut se tuer en pensant que Misa la déteste et que ça serais mieux pour elle, elle veut pas la rejoindre ! >.<

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 13 Juil - 12:41

Bon, ce texte est...comment dire ? Un peu morne, blasé. En même temps j'essaie de me mettre à la place de Chiemi, alors à mon avis tout mes posts a venir s'ront dans le même genre...xd

Je reste plantée sur le lit, la tête baissée. J'ai d'autant plus envie de mourir que j'ai pris conscience de cette réalité... De ce fait que je n'avais aucun droits sur le cœur de Misa... Que le seul a posséder ses droits, c'était lui. Lui et personne d'autre. Je regarde mon poignet qui a été bandé, dégoutée au souvenir des doigts de cet homme si haï touchant ma peau. J'arrache violemment ce bout de tissus déjà rouge et plante mes ongle dans la plaie. Je grogne, mais je ne crie pas. Après tout, la plaie béante de mon cœur me fait beaucoup plus mal. Elle me fait tellement mal que mes pensée ne sont plus cohérente... Je commence a avoir des hallucination je crois, tendis que je gratte de plus en plus fort ma plaie et que le sang coule. Pourquoi cet homme m'a-t-il empêcher de mettre fin à mes jours ? Voulait-il que je souffre encore plus, quand il sera en couple avec Misa, tendis que moi je serais loin derrière, aveuglée et jalouse de tout leur bonheurs ? Je ne veux pas ça. Ça me ferais trop mal.

Qui aurais cru qu'aimer était si douloureux ? Seuls ce qui ont été amoureux et dont l'amour n'était pas réciproque peuvent comprendre ce poing qui écrase le cœur. Je me dis que je ne suis pas normal. Aimer une fille ? Était-ce seulement permis ? Non. Pas pour moi en tout cas. Je n'avais aucun droit de la chérir, même le fait de la voir était devenu la possession de quelqu'un d'autre. C'était cruel oui, mais le monde est comme ça. Cruel et froid, il ne pardonne aucune erreurs... Je suis la plus grosse erreur de ce monde, un peu comme une IA mal programmer qui se met a développée des sentiments. Le société ne le permet pas, et cette tâche est éradiquée. J'aurais aimée pouvoir transformer mon amour en fumé, mais ce n'est pas possible hein ? La flèche de cupidon a atteint mon cœur. Il doit bien rire de sa bonne blague, en ce moment même... D'ailleurs, je me demande comment réagirais les autres en sachant ce que je ressent. Ils seraient dégoutés, j'imagine. Et je ne peu pas leurs en blâmé. Après tout, ils sont tous des moutons qui suivent aveuglement les avis de la société.

Ma tête commence à tourner. Elle est lourde. Je me demande si c'est la tristesse qui fait sa, ou le fait que je perde encore du sang. La plaie était devenue énorme. Dans cet océan de regret, c'était ma seule satisfaction... Pathétique, hein ? Oui, ça l'est. Je me redresse et tangue un peu. Je n'attend pas que les nausées s’arrêtent et je fais un pas. Qu'est ce que j'ai a perdre ? Ce n'est pas comme si finir la tête écrasée contre le parquet me dérangeais vraiment. Je m’arrête devant le miroir mural en face de mon lit. Ce que j’aperçois, c'est une femme famélique, les yeux mornes, éteins, le dos courbée et les mains tremblante. Tiens, c'est vrai que je jeune depuis quelques jours maintenant... La faim ou la soif viendront surement me prendre. Ça me rassure, cette fois ci personne ne pourra m’empêcher de partir. Je fais quelques pas et tombe contre le mur, à coté de mon bureau. Je tend vaguement la main et attrape un cadre sur le bord du meuble. C'est une photo de Misa. Je la serre contre mon cœur et m’endort en pleurant. Une goute de sang tombe sur le verre. Je mérite bien un peu de repos, avant que les reproches ne fusent de nouveau.

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 13 Juil - 12:43

Correction faite ^^'

Quand je disais que c'était pas mon meilleur texte... Tu viens sur la cb ? (si t'y es pas encore...)

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 13 Juil - 13:18

Kanazawa hésite un peu, avant de finalement toquer quelques légers coups à la porte. Il attend, puis recommence, avec un peu plus de force. Toujours rien. Il pense à repartir, mais il est venu avec un but. Il n'arrive pas à se décider. Puis finalement pose la main sur la poignée de la porte, et la tourne doucement. La porte s'ouvre... Il retient son souffle.

Personne dans cette chambre aux volets ouverts. Enfin non, il y a quelqu'un... Mais ce qu'il remarque avant tout, c'est l'énorme tâche de sang sur le lit de Honda. Il transpire, il a peur. Il parcourt la chambre des yeux, voit des gouttes de sang au sol, suit le chemin ensanglanté de son regard inquiet. Mais il n'a pas à aller loin.

"HONDA !"

Il se précipite sur la fille étendue au sol, la prend dans ses bras et la secoue pour la réveiller. Il la repose puis court dans la salle de bain prendre de quoi bander son poignet. Si elle s'est réveillée un instant, elle a l'air de dormir à nouveau. Il sort de la pièce, l'air de rien, et se dirige vers la cantine. Il ne lui faut que 5 minutes avant de remonter avec un plateau bien garni, qu'il pose sur le bureau.
Il prend la fille dans ses bras, essaie de voir où il pourrait la poser, avant de la reposer par terre. Il se dirige vers le lit, et enlève draps et couvertures, couverts de sang, qu'il jette en bas du lit, pour en mettre des propres sur le lit, et y poser Honda. Il ne remarque même pas le bruit d'un objet tombant au sol et du verre qui se brise.
Il regarde le bandage de son poignet arrêté progressivement de se couvrir de rouge. Il secoue l'étudiante, jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux. Il prend une tasse sur le plateau, et la force à la boire jusqu'au bout. Puis il parvient à la forcer à manger un tout petit peu.
Il se lève pour prendre les draps et les mettre dans la salle de bain. En se dépêchant, il se prend les pieds dans les tissus, et tombe. Il se rend compte à ce moment du cadre cassé. Il marmonne entre ses dents avant de se relever, mettre les draps dans la salle de bains, soigner ses quelques coupures.
Puis il sort de la chambre, et revient peu après avec un pelle et un balai. Il nettoie minutieusement le sol pour enlever tous les bris de verre, et pose le cadre cassé sur le bureau.
Il retourne auprès de Honda, toujours dans le lit, s'assoit à côté d'elle, et attend.

Malgré tout, les minutes, puis heures s'écoulent, et il sent sa tête balloter de fatigue. Il ouvre brusquement les yeux. Il ne doit pas dormir ! Mais c'est plus que cette certitude qui l'a réveillé... Il ne fait pas de bruit et écoute. C'est Honda qui parle... Mais elle dort. La curiosité le pousse à essayer de déchiffrer ce qu'elle marmonne. Peut-être avoue-t-elle ses sentiments pour lui...

"Misa..."

Etonné, il voit qu'elle s'est mise à pleurer. Elle s'agite, et tend les bras devant elle.

"Misa..."

Machinalement, il pose sa main sur son bras. Elle l'attrape entre ses deux mains, et la pose contre sa joue.

"Misa... Non... Me étetes... Je t'ai... Misa... Aron... aour..."

Il ne comprend pas sur le coup, se repasses ce qu'elle en dit en boucle dans sa tête, quand d'un coup tout s'éclaire. Deux larmes coulent sur ses joues, avant qu'il ne les essuie de sa main libre. Elle serre un peu plus sa main, elle semble calmée. Il continue de veiller sur elle, car maintenant c'est encore plus important pour lui. Et il veut être certain d'avoir correctement compris ce qu'elle a marmonné, il ne veut pas se faire de fausses idées.

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 13 Juil - 15:53

Texte édité, un peu de contenu à été ajouté à la fin ;)

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Dim 13 Juil - 16:00

Buh. Je peu faire une suite ou je me la ferme et j’attends ? mdr ( Ba, t'façon je ne ferais aucun dialogue, ça serait juste deux ligne pour dire qu'elle se réveille MDR A moins qu'on fasse un post à deux, qu'on éditerais au fur et a mesure du dialogue....)

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 14 Juil - 13:11

Pourquoi pas un assez long dialogue à 2, et on édite nos posts à chaque fois pour mettre la réplique de l'autre et notre propre réponse ?

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 14 Juil - 18:07

Moi qui pensais pouvoir prendre du repos dans le monde des rêves. Je me trompais lourdement. Ce qui m’accueillait n'était pas un doux rêve sucré, mais un horrible cauchemars, peuplé de mes peurs les plus secrètes. Des morts, des morts partout. Tous des camarades de classes. Ils me persécutent de regards accusateurs. Certains me crie dessus, mais je ne distingue pas bien ce qu'ils disent. Mes oreilles bourdonnes. Je crois entendre un vague bruit de verre brisé. D'où cela peut-il bien venir ? Je trouve le monde bien cruel, à ne m'accorder aucun répit... Même dans un univers irréelle sans consistance, il voulait que je sois assaillie par les regrets. Je me demande si la mort était plus douce ? Ba, je le saurais bien assez tôt. Ce qui se trouve devant moi change peu a peu. C'est flou, mais je crois reconnaitre la silhouette douce et élégante de Misa. Elle me souris, et je suis aveuglée par la beauté de ce sourire. Ce rêve n'était pas si terrible après tout. Ici au moins, je pouvais voir cette expression que j'aimais tant, et que je ne re-vérais sans doute plus jamais dans la réalité. Ah, je crois que je me suis mise à pleurer... C'est étrange, la voir ne m'apaise plus comme autrefois. Maintenant je ne suis remplis que d'amertume... Peut-être penser au fait que je ne pourrais jamais posséder son cœur entièrement... Je sais, ce que je dis est vague. Mais c'est dur de mettre un nom sur une émotion vous savez ? L'idée de rester juste une amie m'emplissait de tristesse. Enfin, ce n'est pas comme si j'y pouvais quelque chose.

Mes yeux s'ouvre doucement. A ma grande surprise je suis... sur mon lit ? Hein ?! Je ne m"était pas endormie à coté du bureau...? Ba, je m'en fiche après tout. Si ça tombe je suis morte et je me retrouve au paradis ou au purgatoire, ou un autre de ces endroits débile dont parlent les religieux. Enfin, ça m'étonnerait quand même que le paradis -s'il existe, je n'ai jamais était croyante alors j'ai de gros doute quand même...- sois un lit. Si c'est le cas il faut vraiment que Dieu revoit ça, parce que franchement sa craint. Je me redresse lentement et cligne plusieurs fois les yeux. A mon grand désarrois, je suis toujours en vie. Et mon poignet est bandé. Ptin, qui est le con qui m'a empêcher de crevé d’hémorragie ? Tiens, je commence a devenir vulgaire. Ba, faut croire que la tristesse rend hargneux. Ainsi que suicidaire, solitaire, déprimé, et tant de chose qui font que la vie et belle et que le soleil brille. Le monde des bisounours quoi. Je sens quelqu'un qui me regarde sur ma gauche. Mais bon, comme je suis de mauvaise humeur je décide de l'ignorer. Oh, j'ai l'impression de redevenir une petite garce... ba, qui s'en soucie après tout ?

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 14 Juil - 18:25

CONTENU SUPPR CAR DCBIHDZBCILDVCIYVIYZVD NON. BORDEL DE NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON  NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON  NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON  NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON


"Je me redresse petit a petit et rapproche mon visage du siens... avant de lui foutre un énorme coup de boule."



Seule cette phrase sera acceptée ! CBC, Ô notre sauveur !

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Mer 16 Juil - 19:57

22h, Le Roi continuait sa marche sans fin en attendant que l'élève n°20 se réveille. Il savait que cela pouvait être long et donc ne s'inquiétait pas vraiment pour elle. Cependant, Misa étant trempée par les hydrocarbures, il avait été obligé de lui changer ses vêtements.
L'étrange personne fit encore quelques pas, et remarqua que l'élève n°20 commençait enfin à bouger. Se déplaçant, il alla se placer à la tête du lit. Misa ouvrit finalement les yeux. Elle semblait terrorisée. Que se passait-il donc dans sa tête ? L'élève regarda tout autour du lit comme si elle hallucinait. Et il semblait que se fusse le cas. Le Roi posa sa main sur son épaule pour la rassurer. Misa regarda une nouvelle fois autour d'elle, et le Roi se déplaça. Qui s'imaginait-elle donc voir ? Peut-importe, l'élève n°20 venait de retomber dans un sommeil profond.
Quelques heures passèrent. Le Roi prépara un léger repas pour la rescapée, et retourna s'assoir devant son écran de contrôle, qu'il alluma. Bientôt apparurent les différents cadres montrant chaque recoin du lycée. Il jeta un coup d'œil à sa montre : 23:50. Presque minuit. Il se leva du fauteuil, pour se diriger vers l'ordinateur. Il commença à taper :
L'élève n°20 Misaki Nakajima s'est suicidé pour se soustraire aux ordres du Roi. Elle est donc morte et de par sa faute, les élèves n°8, 9 et 22 devront avoir un rapport sexuel tous les trois ensemble. A la prochaine tentative de soustraction à mes ordres, une personne mourra.
 
Il envoya le message en frissonnant. Ce qu'il faisait était vraiment horrible, mais il était obligé.
Il revêtit sa tenue royale et attendit le réveil de Misa.
Enfin la jeune fille se réveilla, elle semblait parfaitement consciente. Le sombre personnage s'approcha d'elle et d'une voix rauque entama :
"Bonjour Misa, tu ne crains rien ici. Je ne te veux pas de mal. Je sais que toi tu es innocente. De plus tu es chère à une personne à qui je tiens énormément.
-  Que… qui êtes vous ?
-  Pour le moment tu n'as pas besoin de savoir. Cependant si tu le souhaites je peux t'expliquer pourquoi je fais cela, et plus encore : pourquoi Chiemi m'aide.
-  Je ne sais pas si j'ai vraiment envie de savoir ça pour le moment.
-  Libre à toi, répondit tranquillement le Roi. Peut-être veux-tu savoir pourquoi tu es encore envie non ?
-  Il est vrai que j'ai encore du mal à me l'expliquer…
-  Eh bien c'est simple, lorsque tu as sauté du toit j'ai activé le système de sécurité du lycée, tu as plongé dans un bassin d'hydrocarbures perfluorés, un liquide respirable. C'est ceci qui te sauve, plus moi qui te transporta à mes risques et périls d'être découvert.
-  Ainsi donc je dois la vie à un meurtrier, si ce n'est pas de l'ironie du sort…
-  Un meurtrier ? Hum, nous en rediscuterons.
-  Je ne vois pas ce qu'il y a à dire de plus.
-  Tu comprendras peut-être quand tu sauras tout. Sur ce, tu as la salle de bain sur ta droite. Je m'occuperai des repas. Oh et tu as des vêtements dans le placard. D'ailleurs je m'excuse, mais vu que tu étais trempée j'ai été obligé de… Tu comprends sûrement ce que je veux dire.
-  Oui, je vois parfaitement, rétorqua-t-elle en rougissant fortement. Oh et je pense que je dois tout de même vous remercier de m'avoir sauvée…
-  N'en fait rien. La sombre histoire d'où tout est parti ne te concernait pas, tu n'avais donc pas à mourir bêtement. "

 

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     Le temps file, parfois lentement d'autre fois rapidement. Mais pourquoi doit-il en plus de ça tout détruire sur son chemin. Tout est éphémère malgré les dires des autres. Une amitié finie toujours par mourir sans aucune raison apparente.
     Nous sommes nos propres démons, mais se combattre est inutile, le seul moyen de vaincre l'ennemi est de le connaître ainsi que de le comprendre. Connaissez-vous, écoutez-vous, respectez-vous, comprenez-vous mais surtout, ne vous blessez pas, une plaie béante et irréparable ferait son apparition au fond de vous.
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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Mer 16 Juil - 21:22

Je restais toujours sur le toit à regarder la lune. Qu'est ce qu'elle était belle... C'était peut-être la dernière fois que je la voyais. Parce que non, je ne comptais pas exécuter l'ordre. Cette idée ne m'avait même pas effleurée, à vrai dire. Pourquoi paniqué alors que mon but premier était de mettre fin a mes jours ? Autant que je profite de mes dernières heures. De toute façon, si Kana ou Yosuke tentaient quoi que ce soit, un beau coup de poing dans le nez devrait les calmer. Mes jambes tombaient dans le vide, j'étais assise sur le bord du bâtiment. J'avais les yeux mis-clos, profitant de la brise nocturne. Mon seul regret était que je n'aurais pas pu revoir Misa avant ma fin. Mais bon, c'est plus facile comme ça. Elle était en sécurité, c'était le principal. Je plissais les yeux pour apercevoir une autre bâtisse, en ruine d'apparence, un peu plus loin. C'est là qu'il se cachait. A l’abri des regards, hors de porté. Misa y était sans doute aussi. Je me demande si elle peut me voir par l'une des fenêtres d'aussi loin ? J'agitais mes jambes dans le vide comme une gamine en chantonnant une chanson que j'aimais beaucoup " Minna Miku Miku ni shite ageru" de Miku Hatsune. J'aimais beaucoup les Vocaloid- surtout Rin Kagamine- et croyais dur comme fer à leur existence. Misa m'avait plusieurs fois fait des remarques sur ma naïveté, et la plupart du temps je lui répondais par un petit rire. Je regardais les étoiles tout en secouant la tête en rythme avec la chanson. C'était une musique plutôt joyeuse et entraînante. Je n'avais plus à me prendre la tête maintenant, de toute façon, j'allais bientôt mourir. Je repensais rêveusement à mon rêve de devenir chanteuse. J'ai toujours apprécié le chant. Je chantais partout, dans les transport en commun, sous la douche, sur le chemin de l'école, pendant les cours. Beaucoup de gens aimaient ma voix mais moi je la trouvais banale. Je souris et me mis à chanter. Je pouvais bien m’accorder ce dernier plaisir.

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Jeu 17 Juil - 0:24

Je me réveille presque en sursaut, et ouvre les yeux. Je me sens... bien. Comme parfaitement reposée après une bonne nuit de sommeil. Enfin non. Cette sensation étrange après plusieurs courtes nuits quand d'un coup on se réveille très tôt, avant le réveil, et l'on a envie de courir plusieurs kilomètres pour bien commencer la journée et réveiller ses muscles. Oui voilà, ce même ressenti.
A peine le temps de sortir de l'inconscient d'une voix un peu robotique, grave s'adresse à moi.
A peine a-t-il fini de parler qu'il se détourne et s'assoit face à des écrans, me tournant le dos. Je ne regarde pas, je ne veux pas savoir. Vite, il me faut mon remède avant que ma tête n'explose. Je rejette les draps violemment et fais quelques pas. Mes jambes ne m'ont pas abandonnées, c'est bien. Mais j'ai la tête qui tourne à m'être levée si vite après être restée tant de temps allongée. Je n'y fais pas attention. De plus en plus frénétiquement, j'ouvre le placard, et bêtement cherche les vêtements que je portais avant. Bien sûr ils n'y sont pas... Je choisis ceux qui couvrent le plus possible ma peau, et fonce dans la salle de bains, en vérifiant que le verrou est bien fermé. Je ne me contrôle presque plus, et fonce sous le robinet crachant de l'eau glacée. Une minute. Puis virage à fond sur l'eau chaude. Une minute. Une rituel répété trois fois, après quoi je me sens déjà un peu plus calme.
Le filet d'eau diminue un peu, et la vapeur s'échappe de la cabine pour recouvrir le miroir en face. Tant mieux, je ne veux rien voir. Je me laisse glisser le long du mur, pour finir accroupie, mes bras entourant les genoux de mes jambes croisées, ramenés sous mon menton. Je pleure, mais j'évacue ainsi. Tout reprendre depuis un point qui n'est pas le début. Mon réveil et mes paroles échangées avec le Roi. Point par point.
Il m'a sauvée. Je regrette de l'avoir remercié. J'espère que mes paroles sonnaient faux. En tout cas je me suis trompée et je vais lui montrer. Je ne lui dois rien. Par sa faute je dois m'habiller avec des vêtements pris dans ce placard. Parce que je ne supporte pas l'idée de savoir qu'il m'a touchée, qu'il m'a... Froid. Je pousse un peu plus l'eau chaude. J'ai mal aux épaules. C'est la bonne température.
Il tient à Chiemi. Mais je ne croirais que ses paroles à elle. Elle me dira la vérité. Si elle est de mèche avec ce Roi, elle m'expliquera quand je la reverrai. Oui, parce que je la retrouverai, quitte à attirer sur elle la colère de la personne à côté parce que par ma faute ses plans sont compromis. Quel égoïsme de ma part... Mais je tiens tellement à elle.
De toute façon je ne lui adresserai pas la parole. Il veut se faire gentil, mais je n'oublie pas les personnes qu'il a tuées. Selon lui il n'est pas un assassin. Ou plutôt il était gêné d'en parler, il n'en avait pas envie. Parfois, c'était aujourd'hui la première et dernière fois qu'il entendait mes paroles en sa présence. Même quand je partirai, avec ou sans son accord, je ne dirai rien. Pas même un regard.
Foutu King's Game, il change tellement les personnes... Je crois qu'avant je n'aurais jamais pensé de cette manière, et encore moins de manière sérieuse. Je sais que mes résolutions vont être dures à tenir mais j'y arriverai... Je ne veux pas lui parler avant d'avoir entendu la vérité de la bouche de ma Chiemi. Elle ne me mentirait pas. Jamais. Lui, c'est juste quelqu'un caché derrière un déguisement...
Je me sens si mal, pourquoi ? Je pleure sans bruit mais ce n'est pas de la tristesse. Alors qu'est-ce que c'est ? Je n'ai pas envie de savoir. Je me lève, et éteins le robinet d'eau chaude que j'avais déjà poussé au maximum petit à petit sans m'en rendre compte. Sa facture d'eau sera élevée, tant pis. J'essuie le miroir en face de moi, et croise un regard un peu vide. Ma peau est toute rouge, je crois que jamais je ne m'étais tant brûlée sous une douche. Je serai restée encore un peu, et peut-être que des cloques seraient apparues, mais là n'est pas la question. J'agrippe fortement de mes deux mains le bord du lavabo. Mais qu'est-ce qui m'arrive à la fin ? Je relève la tête que j'avais baissée, et mon regard se fixe sur un objet. Je... Me revoilà quelques secondes plus tard sous la douche, eau glacée, avec ce que j'ai attrapé. Est-ce que je... Je sais pourtant qu'on ne peut presque jamais s'en sortir, et j'en ressens pas vraiment le besoin mais... Je me berce d'illusions, je sais que ça ne m'aidera pas à aller mieux. Peut-être que je veux suivre un mouvement de société, et faire sembler d'être rebelle. Je commence avant de flancher. Un coup sec, net, rapide, précis, direct. Je ne ressens rien, mais il faut quelques secondes avant que ça ne vienne. Alors une deuxième fois. Puis encore. Une cinquième et dernière pour commencer. Elle est finie quand la première commence à saigner. Ça pique, mais je sais que tout le travail est psychologique : le liquide qui sort est associé aux douleurs et tracas. Et pourtant j'en suis presque réconfortée... Il faut de la symétrie, je me sens mal à l'aise quand des choses pouvant être symétriques ne le sont pas. Alors l'autre bras. Cinq. J'attends. Je laisse l'eau glacée anesthésier mes blessures, et le sang couler. Je presse ma main sur le bras pour arrêter plus vite l'hémorragie. Elles sont peu profondes, c'est encore simple. Je sors de nouveau de la cabine, et me rince les mains dans le lavabo. Je prends des pansements et me les attache solidement sur les bras, peut-être même en ai-je mis trop. Je n'ose croiser le regard de celle qui me fait face, tout simplement parce que je ne la connais pas.
Cette surface de verre, c'est la brisure entre celle qui j'étais avant et ce que je suis maintenant. Mais si j'ai tant de mal à l'accepter, c'est parce que ce sont des souvenirs qui remontent. Une autre cassure. Une autre séparation. Une autre solitude. Mais pas d'autre faiblesse. Car je veux me croire forte, mais je ne suis que plus faible qu'avant. Jamais je n'aurai eu cette idée. Jamais je n'aurais osé le faire. Et maintenant ? Je n'ai plus de contrôle sur mon corps. Je claque des dents et tremble. Signe que je dois m'habiller. J'enfile en vitesse ce que j'ai pris dans l'armoire. Je ramasse les autres, que je jette négligemment en boule dans un coin. Je me dirige vers le verrou de la porte. Non. J'ai failli oublié. Je repose l'objet exactement là où je l'ai trouvé et dans la même position. J'en aurai encore besoin, et je ne veux pas avoir recours à autre chose... Il ne doit s'apercevoir de rien. Au moins mes vêtements couvrent totalement mes bras, et rendent mes bandages invisibles.
Je reviens dans la chambre. Par rapport à la salle de bains il fait froid. Je remarque du coin de l'œil un plateau posé sur la table de chevet, mais n'y prête pas attention, même si mon corps me dit qu'il serait le bienvenu. Même quand j'ai très faim, mon estomac ne fait pas de bruit. Je l'en remercie beaucoup en ce moment. Je m'assois par terre, contre le lit, qui est une maigre barrière entre le Roi et moi. Je ne vois pas ce qu'il fait, mais je m'en fiche. Il aura s'il le souhaite pleine vue sur mes cheveux dépassant du lit. Les jambes croisées, genoux ramenés contre le menton, tête enfouie dedans, bras autour des jambes, j'attends. Quoi ? Je ne sais pas. Peut-être quelques heures, ou un simple moment de solitude...
Oh Chiemi, c'est tout naturellement vers toi que se dirigent mes pensées... Où es-tu ? Que fais-tu ? Me crois-tu morte ? J'aimerais tellement te revoir... Il faut croire que je n'avais pas assez souffert la première fois, pour me retrouver à nouveau contre mon gré loin de toi. Quelle égoïste... Ce Roi nous pourrit tous, jusqu'aux os. Avant je n'aurais jamais eu de telles pensées. Car après tout, peut-être que ta vie sans moi serait l'égale de la mienne sans toi... Ah, ne puis-je pas juste penser... Comme la Misa d'avant ? Celle toute timide, effrayée de tout, qui ne s'épanouissait et n'était vraiment joyeuse qu'avec Chiemi. J'ai peur de la revoir. Je me rends compte que j'ai tellement changée... Elle en serait apeurée. Oh, je veux juste être avec Chiemi, oublier toute cette histoire, et retrouver notre complicité de toujours, ce lien si fort et fusionnel que nous partagions. Je ne pleure pas. Je le voudrais tellement pourtant... Mais je m'interdis de le faire devant le Roi. Je suis toujours aussi émotive et pleurnicharde, de quoi me prouver que je ne suis pas une personne complètement différente. Mais si les individus peuvent avoir des points communs entre eux...
Oh, je te veux tellement avec moi, je veux tellement être avec toi...
Chiemi...

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"Laisse le tourbillon de tes émotions t'emporter, il guidera
ta plume sur le papier, pour faire du rêve une part de réalité.
Un but inatteignable, c'est le fascinant cadeau de l'écriture,
qui devient poison dès que l'on s'en approche un peu trop."


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Merci à ma petite Haruka chérie pour cette merveilleuse signature que j'aime beaucoup,
l'atmosphère qui s'en dégage est sublime *-*
Un superbe cadeau pour mes 16 ans... ♥
Spoiler:
 


Un autre grand merci à Haruka pour ces deux signatures et cet avatar,
offerts pour les 17 ans.
Le temps passe mais je t'aime toujours autant ♥
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Jeu 17 Juil - 11:34

Petit post très rapide qui doit être simple et rapide, ça ne fera pas les 18 lignes, désolé.

L'ordre était envoyé, tout le monde l'avait vu désormais. Mais il restait désormais le sous-ordre à envoyer seulement à trois élèves. Il n'était pas exactement identique pour tous. Le premier et le plus important était sans aucun doute pour Chiemi :
Je sais qui. Le plan fonctionne, mais il nous faut de l'aide. Kana et Yosuke sont des personnes de confiance. Guide-les jusque là où tout à commencé et là où tout finira. Rejoins moi.


Puis venait les deux autres messages pour Kana et Yosuke :
Obéissez à ce que vous demandera de faire Chiemi, il en va de la fin de cette histoire ainsi que de la vie de bon d'entre nous.
Signé,
le Roi.


Tous ensemble ils parviendraient à leur fin. Pourquoi le Roi les avaient-ils choisi eux ? Tout simplement car leurs parents étaient morts en même temps et dans les mêmes circonstances...

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MessageSujet: Re: King's Game [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]   Lun 21 Juil - 14:09

Ya des fautes mais bon, j'ai mené a bien la mission d'écriture de ce post ! ( Mes phrases veulent rien dire, au secours. ) Bref je vous souhaite une bonne lecture pas trop pénible.

♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦

"Je sais qui. Le plan fonctionne, mais il nous faut de l'aide. Kana et Yosuke sont des personnes de confiance. Guide-les jusque là où tout à commencé et là où tout finira. Rejoins-moi."

Si c'était une blague ça ne me faisait pas rire. Mais alors là, pas du tout. Moi, je ne leur faisais pas confiance. Je les connais à peine, et lui, il ne les connait pas du tout. Comment peut-il dire qu'ils étaient "digne de confiance" ? En plus de ça, le rejoindre, ça veut dire affronter Misa. Je regardais fixement le bâtiment en face de moi. Je m'étais arrêtée de chanter. Je n'étais plus d'humeur. Il fallait que je m'impose des règles très strictes. Pas de contacts physiques, interdiction de la regardez plus de 30 secondes, garder une distance d'au moins un mètre entre nous deux. Autrement, je ne sais pas si je tiendrais le coup et réussirais à lui sourire comme d'habitude. Il faut que je me calme un peu, mon cœur bat la chamade. Je me coiffais de mes écouteurs. Me noyer dans la musique était le seul moyen que je connaissais pour oublier tout mes problèmes. Je me levais lentement et me dirigeais vers la sortie. Je passais par ma chambre pour prendre un sweat noir à capuche, je commençais à avoir un peu froid. Je fauchais un trousseau de clef caché sous une des plantes et le serrais dans mon poing. Étrangement je n'avais croisée personne dans les couloirs. Ils étaient déserts. Le poids de la solitude m'étreignit soudain le cœur. Il n'y avait personne à qui je pouvais me confier. J'étais toute seule. Et je le resterais sans doute jusqu'à ma mort... Je grognais et augmenter le son de la musique jusqu'au maximum possible. La voix de Poucet hurlait dans mes oreilles sur une reprise de Lost One no Goukoku. Je finirais sans doute sourde après ça, mais je n'en avais rien à faire. J'enfonçais mes poings dans les poches de mon sweat et me dirigeais vers la chambre des Ueda. Ils devaient surement y être. En passant devant la chambre de Misaki, je remarquais Ôno adosser contre la porte de celle-ci. Il semblait abattue. Sans doute à cause du message annonçant la mort de Misa. Magnifique mensonge, en passant. Il avait toujours était doué pour mentir. Ses yeux me transpercèrent, et je lui retournais un regard noir. C'était plus fort que moi, je ne pouvais pas m’empêcher de le détester.

♠~♠

Je continuais mon chemin d'un pas plus vif, en grinçant des dents en sentant son regard posé sur moi. J'arrivais enfin à destination. La porte était fermée, mais j'entendais des voix à l'intérieur. Je toquais, et l’agitassions présente quelques secondes auparavant dans cette pièce fit place au silence. La porte s'ouvrit lentement en grinçant, et un visage apparut dans l'encadrement de la porte. C'était Yosuke qui me regardait avec suspicions. Je plissais les yeux et affichait une expression indifférente teintait de mépris. Non, je ne leurs faisait définitivement pas confiance. Mais je n'avais pas le choix.
- Suivez-moi.
Je partais aussitôt après avoir dis cette phrase, sans prendre le temps de les attendre ou tout simplement de vérifier s'ils me suivaient. Un peu plus loin dans le couloir, j'ouvris un des placard qui servait a ranger les outils de maintenance. Après qu'ils y aient pénétré, je le fermais soigneusement. Je poussais un ballais et un vieux tissus qui dissimulais le sol, dévoilant une trappe muni d'un verrou. Je fouillais un moment dans mes poches avant d'en extirper les clefs que j'avais prisent quelques minutes plus tôt. Je mis à genoux avant d'enfoncer la plus petite des clefs dans le trou du verrou. Elle ne faisait même pas 3cm, était d'une jolie teinte argenté avec une gravure couleur or en forme de fleur de lys. Je me reculais et ouvrais la trappe. Je me poussais du chemin et regardais les deux autre personnes présentes avec moi, leur intimant silencieusement d'ouvrir la marche. Ils s’exécutèrent sans piper mot. Je me faufilais la dernière dans l'espace étroit et refermait le passage.

♠~♠

Il faisait noir, et on ne voyait pas grand chose. Heureusement pour moi qui avait une peur panique du noir, des chandelles éclairaient d'une lumière orangée le tunnel humide. Je passais devant, tout en bousculant Yosuke. Je l'entendis marmonner quelque chose, et je lui jetais un regard venimeux par dessus mon épaule. Il se tut presque immédiatement, mais se remit à parler a voix basse à sa sœur dès que j'eus reporté mes yeux sur l'horizon. J'avais toujours mes écouteurs, et me mis à chanter à mis-voix les paroles de ces chansons que je connaissaient par cœur à force d'écouter. Ça me détendais un peu. Au bout d'à peu près quinze à vingt minutes de marche, on pouvait apercevoir de la lumière au bout du chemin. Il nous attendaient et avait déjà ouvert la sortie. Je forçais un peu le pas, et m’extirpais du tunnel sombre avant de secouer mes cheveux plein de terres. Je ronchonnais, le toit de se souterrain n'était vraiment pas sûr. Je sursautais quand je sentis une main se poser sur ma tête et la tapoter doucement. Je relevais les yeux et l'aperçut. C'était le roi. J'eus un petit de mouvement de recul.
- Je suis plus une gamine. Tu sais que je déteste que tu fasses ça.
Il rit, et je me rendis compte qu'il se moquait de moi. Je croisais les bras sur ma poitrine et affichais une moue vexée. J'en profitais pour balayais la pièce du regard. Elle était propre, très propre. Derrière moi se trouvait masse d'ordinateurs, des images du lycée capturées par les caméras de sécurité. Et devant moi... Un lit. Et derrière ce lit, Misa qui me regardait d'un air ahuri, comme si elle n'en croyait pas ses yeux de me trouver là. Que je me laisse toucher par lui sans être plus outrée que ça. Si elle avait eu un doute sur le fait que je collabore avec le roi, il venait de s'envoler. Je ne pu me retenir de la dévisager avidement. J'avais oublié à quel point elle était belle. Les traits plus fin que ceux d'une déesse, plus délicats que ceux des anges. Son regard emplit de reproches et d'une sorte de...besoin. Mon cœur galopait dans ma poitrine comme si il essayait de s'échapper, ou de battre à la course un Pur Sang lancé à pleine vitesse sur un champ de course. Je me perdis au fond de ses magnifique yeux noisettes et sentis le rouge me monter doucement aux joues, avant de me rappeler mes si bonnes résolutions. Je n'arriverais pas à soutenir son regard une seconde de plus de toute façon, ça me faisait trop mal. J’espère que ça ne se lit pas sur mon visage. Je baissais les yeux et jouais avec une mèche de cheveux et commençais à porter mon poids d'un pied sur l'autre, signe que j'étais nerveuse. Je me concentrais du mieux que je pouvais sur la musique, mais j'entendis quand même les hoquets de surprise de Yosuke et Kana quand ils aperçurent l'auteur de ce jeu macabre. C'est sûr qu'ils n'auraient jamais pu s'attendre à ça...

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